Saint Michel de Rolleboise

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Devant la partialité, voire la falsification de certains medias, les catholiques doivent aller à la source de l’information et communiquer autour d’eux par tous les moyens, à commencer par l’Internet.                 (Mgr Aillet, le 24/03/2009)

Messes à Rolleboise

 

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Benoît XVI face à
une « opposition frontale »

Parlant le 12 janvier aux évêques américains en visite « ad limina apostolorum », Benoît XVI a pris acte du fait qu’aujourd’hui « de puissants courants culturels s’opposent frontalement aux principes moraux judéo-chrétiens et sont de plus en plus hostiles au christianisme ». Ce qu’il a dit de cette opposition frontale en Amérique vaut assurément pour toutes les autres démocraties occidentales qui, à cet égard comme à d’autres, se trouvent aujourd’hui fort américanisées.

On remarquera en outre que Benoît XVI emploie volontiers cette méthode : formuler à propos d’un cas concret des observations de portée universelle. Ainsi par exemple en octobre 2008, c’est en Allemagne et au sujet de l’exégèse allemande qu’il avait dénoncé « le courant principal de l’exégèse » qui en est à « nier que le Seigneur ait institué la Sainte Eucharistie » et qui « prétend que le corps de Jésus serait resté dans le tombeau ». Tel est en effet le drame, aujourd’hui, de l’exégèse catholique dans son ensemble.

De la même manière, face à une « opposition frontale » enfin désignée comme telle, l’appel de Benoît XVI à « une nouvelle génération de catholiques » et à « un laïcat catholique bien formé et courageux » n’est évidemment pas limité à l’Amérique. Voici quelques-uns des principaux passages de l’allocution pontificale. – J.M.

 

 

« En Amérique, les textes fondateurs sont fondés non seulement sur la foi, mais aussi sur des principes moraux découlant de la nature et du Dieu de la nature. Mais ces principes sont aujourd’hui fortement érodés par de puissants courants culturels qui s’opposent frontalement aux principes moraux judéo-chrétiens et sont de plus en plus hostiles au christianisme… A temps et contretemps, l’Eglise des Etats-Unis doit annoncer l’Evangile, et proposer ses vérités morales immuables qui sont indispensables au bonheur social et personnel… Avec sa longue tradition de respect du juste rapport entre foi et raison, l’Eglise a un rôle critique à jouer contre des courants qui, au nom d’un individualisme effréné, entendent promouvoir une liberté séparée de la vérité morale. Elle doit défendre un raisonnement moral fondé sur la loi naturelle, qui n’est pas une menace de notre liberté mais un langage permettant de comprendre notre être, et sur lequel on peut bâtir un monde plus juste et plus humain… Le témoignage de l’Eglise, qui est aussi de nature publique, entend convaincre au moyen d’arguments rationnels (…)

« Il est impératif que la communauté catholique des Etats-Unis ait conscience des graves périls que court le témoignage public de l’Eglise en matière morale, face à un laïcisme radical croissant dans le monde politique et social… On doit s’inquiéter de certains projets tendant à limiter la première des libertés de l’Amérique, la liberté de religion. Beaucoup d’entre vous m’ont signalé des tentatives de rejeter le droit à l’objection de conscience de fidèles ou d’institutions catholiques face à des pratiques intrinsèquement mauvaises (…). On a donc besoin d’un laïcat catholique bien formé et courageux, au fort sens critique de la culture dominante, qui se dresse face à un sécularisme réductif qui voudrait délégitimer la participation de l’Eglise au débat public sur les questions fondamentales… Je tiens à saluer vos efforts pour maintenir le contact avec les fidèles qui se consacrent à la politique, afin de les renforcer dans leur responsabilité personnelle face aux choix et dans celle de témoigner de leur foi publiquement, en particulier dans le respect des grands principes que sont la défense de la vie…, la dignité de la personne, la diffusion des droits humains véritables… Toute personne réaliste ne peut ignorer les difficultés actuelles de l’Eglise. Mais ceci ne doit pas nous empêcher de croire nécessaire la préservation d’un ordre social enraciné dans la tradition judéo-chrétienne, et de croire dans une nouvelle génération de catholiques dont l’expérience et les convictions seront décisives pour maintenir et raviver le témoignage de l’Eglise. »

Article extrait du n° 7523

du Samedi 21 janvier 2012

 

Les principes non négociables
et les autres

Dans l'éditorial du dernier numéro de l'Homme Nouveau, Philippe Maxence évoque la mission politique et sociale des chrétiens en 2012. Le bimensuel publie ensuite l'incontournable «Note doctrinale concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique» du Cardinal Ratzinger, que tout catholique est invité à relire avant les prochaines échéances électorales. Philippe Maxence cite ensuite les 3 principes non négociables énoncés par Benoît XVI en mars 2006 :

"la protection de la vie à toutes ses étapes, du premier moment de sa conception jusqu'à sa mort naturelle;

la reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille - comme union entre un homme et une femme fondée sur le mariage - et sa défense contre des tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes d'union radicalement différentes qui, en réalité, lui portent préjudice et contribuent  à  sa  déstabilisation, en obscurcissant son caractère spécifique et son rôle social irremplaçable;

la protection du droit des parents d'éduquer leurs enfants."

Ces principes ne sont pas négociables car ils forment le socle naturel de la société et y toucher c'est détruire les fondements de toute vie sociale. Néanmoins, Philippe Maxence précise :

"La place prise par ces principes a parfois conduit certains à oublier l’avertissement de la Note doctrinale du cardinal Ratzinger, rappelant qu’il ne s’agissait pas là de la totalité de l’enseignement social de l’Église ni de l’ensemble des devoirs des laïcs. La Note précisait même avec une certaine gravité : «L’engagement politique en faveur d’un aspect isolé de la doctrine sociale de l’Église ne suffit pas à répondre totalement à la responsabilité pour le bien commun [...]»".

Il est en effet utile de rappeler que la Doctrine Sociale de l'Eglise ne se réduit pas à 3 principes, quand bien même ils sont les plus importants. C'est pourquoi sur ce blog nous évoquons d'autres sujets d'importance comme

• la souveraineté nationale, contre le fédéralisme de l'UE contraire au principe de subsidiarité,

• les libertés économiques et les dangers de l'Etat-providence et de l'assistanat, contraires à la dignité de la personne humaine et à sa responsabilisation, ce que la crise actuelle nous montre avec acuité,

• les problèmes liés à l'immigration, qui privent le pays d'origine de ses richesses et constituent à ce titre une injustice,

• le refus des racines chrétiennes de l'Europe et de la France lié à un laïcisme agressif face auquel les chrétiens doivent se montrer fermes,

• les problèmes liés à la croissance de l'islam, conséquence des deux sujets précédents, l'immigration et le rejet de l'identité chrétienne,

• ...

Néanmoins, les 3 principes formulés par Benoît XVI dans son discours de 2006 et répétés plusieurs fois depuis, notamment au n°83 de l'Exhortation apostolique Sacramentum Caritatis, sont les plus importants car c'est à partie de ces 3 principes qu'une société digne de ce nom existe.

Michel Janva

 

Réunion samedi 4 février à Rosny sur seine (salle KT presbytère) pour tous ceux qui désirent préparer et s'investir pour la veillée de Noel 2012. Nous partagerons le dessert et une tisane bien chaude!

Info à transmettre à tous les paroissiens de Rolleboise et à tous les autres qui souhaitent participer à cette veillée. (scenarios, couture, musique, décors, tracts, affiches ...)

Rendez vous spirituel

pour les Chrétiens d’Orient

En attente infos

Présentation de Jésus au temple - Andrea Mantegna 1465     Gemäldegalerie   Berlin

La perte du sens religieux :
le plus grand défi de l'Eglise

 

Benoît XVI a reçu vendredi 27 01 2012 au matin l'assemblée plénière de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qu'il a félicité pour le service qu'elle rend à l'Eglise, en particulier pour préparer l'Année de la foi. Dans de vastes régions du monde,

 

   "la foi court le risque de s'éteindre par manque d'alimentation. On assiste à une profonde crise de la foi et à la perte du sens religieux, qui représentent le plus grand défi de l'Eglise. Raviver la foi doit être la priorité de toute l'Eglise et j'espère que l'Année de la foi...contribuera à replacer Dieu dans ce monde, à ouvrir aux hommes les portes de la foi et de la confiance en ce Dieu qui nous a aimé jusqu'au bout en Jésus-Christ".

 

Ayant dit ensuite que l'unité des chrétiens était étroitement liée à cette mission, il a abordé les aspects doctrinaux touchant au processus oecuménique:

 

   "Reconnaissant les nombreux fruits récoltés par le dialogue, il faut aussi reconnaître le risque d'un faux irénisme ou de l'indifférentisme, étrangers à l'esprit de Vatican II, et être vigilants. Ces travers sont causés par l'opinion croissante selon laquelle la vérité ne serait pas accessible à l'homme. Il serait ainsi suffisant de se donner des règles pour pouvoir améliorer le monde. La foi serait remplacée par un moralisme sans racine profonde. A l'inverse, il y a au coeur de l'oecuménisme authentique la foi par laquelle l'homme trouve la vérité révélée dans la Parole. Sans cette foi, tout le mouvement oecuménique se réduirait à une sorte de contrat social auquel on adhérerait par intérêt général. La logique conciliaire est totalement différente car il s'agit de la recherche sincère de l'unité des chrétiens comme dynamique qu'anime la parole de Dieu".

 

Puis le Saint-Père a parlé de

 

   "la question cruciale marquant transversalement le dialogue oecuménique: la structure de la révélation, le rapport entre Ecriture, Tradition vivante de l'Eglise et Ministère pétrinien, comme témoin de la foi véritable. Il est fondamental de distinguer entre Tradition et traditions... S'il existe une richesse spirituelle dans les diverses confessions chrétiennes, expression de l'unique foi et don à partager...il faut traiter avec courage les questions controversées, dans le respect. Il est important d'offrir une interprétation correcte de ce qu'est l'ordre ou hiérarchie dans la vérité doctrinale catholique, telle que la définit le décret conciliaire Unitatis Redintegratio".

 

   "Dans nos dialogues, nous ne pouvons oublier les grandes questions morales touchant à la vie et à la famille, à la sexualité et à la bioéthique, à la liberté, à la justice et à la paix. Nous devrions en parler d'une seule voix en revenant à ce que dit l'Ecriture et de la Tradition vivante. En défendant les valeurs fondamentales de la grande tradition de l'Eglise, c'est l'homme et la création que nous défendons".

 

Michel Janva dans LE SALON BEIGE

Communiqué de l'Association Catholique
des Infirmières et Médecins.

«Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d'une assistance médicalisée pour finir sa vie dignement. » François Hollande le 25 janvier 2012.

 

« Le Reichsleiter Bouhler et le docteur en médecine Brandt sont sous leur responsabilité, chargés d'étendre l'autorité de certains médecins, à désigner personnellement à l'effet d'accorder la délivrance par la mort, aux personnes qui dans la limite du jugement humain et à la suite d'un examen médical approfondi, auront été déclarées incurables ». Signé Hitler. 1er septembre 1939

 

Ajoutons que le Dr Brandt cité déclarera à son procès à Nuremberg : « Il n'y a pas de médecin aujourd'hui qui ne donnerait à un malade qui souffre un anesthésique et qui ne rendrait la mort plus facile... ».

 

Ces deux textes, légalisant l'euthanasie l'un comme l'autre, ont strictement le même sens général. Passons le fait que dans les deux cas, des médecins dont la vocation est de soigner, sont chargés d'accomplir un geste de mort. Et aussi que M. Hollande va « proposer », histoire de diluer sa responsabilité.  De plus, apparemment il n'a pas entendu parler des soins palliatifs.

 

La nuance est donnée par le fait que M. Hollande est prêt à faire voter l'acte de mort à condition qu'il soit « demandé ». Mais si la personne concernée le demande alors qu'elle n'est pas en réalité consciente des implications ? C'est le cas des dépressifs, des trisomiques, de la majorité des maladies mentales, des déliriums, les malades atteints d'Alzheimer, les vieux qui commencent doucement à perdre la raison ou le goût de vivre etc. Notons au passage que de telles demandes tiennent du suicide assisté comme il est accordé actuellement en Hollande et toléré en Suisse. Quoi qu'il en soit, il y aura des médecins qui accepteront de mettre fin à la vie de leurs contemporains alors que ceux-ci ne sont pas réellement conscients de la nature de leur demande.

 

Le Dr. Brandt sera condamné à mort le 20 août 1947 et pendu le jour même.

 

                                           Dr Jean-Pierre Dickès