Saint Michel de Rolleboise
Quis ut Deus?
Devant la partialité, voire la falsification de certains medias, les catholiques doivent aller à la source de l’information et communiquer autour d’eux par tous les moyens, à commencer par l’Internet. (Mgr Aillet, le 24/03/2009)




A Rolleboise
Les horaires de messes
Les dates à retenir
sont ici

L'ignorance de Nicolas Senèze
mise au jour
Dans La Croix, Nicolas Senèze se lamentait de ce que l'article de Wikipedia sur la
messe était presque entièrement consacré à la forme extraordinaire du rite romain.
Patatras ! Il s'agit bien de la forme ordinaire du rite romain, ainsi que l'a relevé un
lecteur du Forum catholique, repris par un lecteur du Metablog.
Mais Nicolas Senèze n'en démord pas et réagit sur le blog de l'abbé de Tanoüarn... pour finalement s'enfoncer. Il est repris successivement par le même lecteur du Metablog, puis par un séminariste qui enfonce le clou pour conclure :
"Les exemples sont multiples et montrent à l'envi que Wikipedia décrit la forme ordinaire. Voir la messe de Jean XXIII dans celle de Paul VI, comme Nicolas Senèze le fait, est au fond un bel hommage à la continuité liturgique".
Comme l'écrit Bernard Lecomte, ces journalistes qui traitent des sujets religieux sont marqués "par une inculture religieuse profonde", ils sont "incapables de distinguer un luthérien d’un anglican" ou "un synode d’un conclave". Restons toutefois indulgents : s'ils ne distinguent pas la forme ordinaire du missel de 2002 et la forme extraordinaire de 1962, c'est aussi parce que la forme ordinaire telle qu'elle est célébrée habituellement en France l'est bien souvent selon l'humeur ou l'ignorance du célébrant et non selon le missel. On comprend mieux alors l'utilité du motu proprio Summorum Pontificum, qui devrait faire croître la formation liturgique dans toutes les paroisses.
Michel Janva
Benoît XVI met en garde contre la tentation du pouvoir au sein de l'Église
Synthèse de la catéchèse
Le 03 février 2010 -
Au cours de l'audience
générale tenue Salle Paul VI, le Pape Benoît XVI est revenu sur la figure de saint
Dominique, le fondateur de l'ordre des Frères prêcheurs, né près de Burgos (Espagne)
vers 1170. Jeune, il se distingua par son intérêt pour l'étude de l'Ecriture et son
amour envers les pauvres. Devenu prêtre, il fut nommé chanoine de la cathédrale d'Osma,
une "position qu'il n'interpréta pas comme un privilège ni comme le début d'une carrière
ecclésiastique mais comme un service à accomplir avec attention et humilité. Faire
carrière, le pouvoir, est une tentation qui menace aussi ceux qui occupent une place
d'autorité au sein de l'Eglise". L'évêque d'Osma, a poursuivi Benoît XVI, ayant rapidement
constaté les qualités spirituelle de Dominique, le prit comme collaborateur dans
ses missions diplomatique en Europe du nord pour le compte du roi de Castille. Voyageant,
Dominique "prit conscience des graves questions qui se posaient à l'Eglise de son
temps, comme l'existence de peuples restant à évangéliser ou la crise religieuse
qui frappait le sud de la France, où les progrès de l'hérésie cathare favorisait
l'éloignement de la vérité de la foi".
Après avoir rencontré Honorius III, Dominique fut chargé de consacrer ses efforts
à la prédication contre la doctrine des albigeois. "Il accepta avec enthousiasme
cette mission, qu'il conduisit en donnant l'exemple d'une vie de pauvreté et d'austérité
tandis qu'il prêchait et prenait part à des débats publics". Le zèle missionnaire
de Dominique, a alors souligné le Saint-
Saint Dominique voulut que ses frères "aient une solide formation théologique, n'hésitant pas à les envoyer dans les universités...pour des études fondées sur l'Ecriture et le savoir théologique, dans le respect des interrogations de la raison". Benoît XVI a encouragé pasteurs et fidèles d'aujourd'hui à suivre l'exemple dominicain "en cultivant la dimension culturelle de la foi, afin que la beauté de la vérité chrétienne soit mieux perçue, et que la foi puisse être nourrie, renforcée, mais aussi défendue. En cette Année sacerdotale, j'invite les séminaristes et les prêtres à réévaluer l'aspect spirituel des études. La qualité du ministère sacerdotal dépend aussi de la générosité avec laquelle on s'applique à l'étude de la vérité révélée". Saint Dominique mourut en 1221 à Bologne (Italie) et canonisé dès 1234. "Sa sainteté indique les deux moyens indispensables à une incisive action apostolique, la dévotion mariale" et en particulier le chapelet, dont les dominicains ont diffusé l'usage, "soulignant la valeur de la prière d'intercession pour le succès de l'apostolat".
Sources : www.vatican.va

Journée du Malade :
L’Eglise au service de l’amour pour ceux qui souffrent
XXV ans du Conseil pontifical pour la Pastorale des services de santé
ROME, Vendredi 5 février 2010 (ZENIT.org) -
Ces célébrations ont été présentées ce matin au Vatican par le président du Conseil
pontifical, Mgr Zygmunt Zimowski, entouré du secrétaire de ce dicastère, Mgr José
L. Redrado, OH, et du sous-
Les célébrations se déroulement sur trois jours, du 9 au 11 février. Les deux premiers jours seront consacrés à un symposium international qui réunira les 540 inscrits de 35 pays, a indiqué Mgr Zimowski (cf. Zenit du 1er février 2010 pour le programme détaillé).
Il s'agit, a précisé le président du dicastère romain, d'agents de santé, d'aumôniers, de médecins et d'infirmiers, de représentants d'associations et de bénévoles.
Mgr Zimowski a souligné que dans son message, Benoît XVI fait référence à la lettre
apostolique de Jean-
Jean-
Mgr Zimowski a également cité la première encyclique de Jean-
Mgr Redrado a souligné pour sa part la nécessité de se pencher sur le chemin parcouru, avec les trois présidents de ce Conseil pontifical, le cardinal Angelini, le cardinal Lozano Barragan, et Mgr Zimowski, pour pouvoir ensuite aller de l'avant, mais avec des « racines ».
Mgr Mivisi Mpendawatu a rappelé que Jean-
Il a souligné deux manifestations qui accompagnent le XXVe anniversaire du dicastère
romain : une exposition de trois jours de quelque 30 toiles sur Jean-
Lors de l'acte solennel qui conclura les célébrations de ces deux jours de congrès, le 10 février, un représentant de l'OMS prendra la parole, en présence de Benoît XVI.
Anita S. Bourdin
Le dialogue est positif entre catholiques et orthodoxes

Dans le rapport qu'il a établi devant les évêques orthodoxes russes à l'occasion
du premier anniversaire de son intronisation, le patriarche Kirill de Moscou a évoqué
les « tendances positives » enregistrées dans le cadre du dialogue entre orthodoxes
russes et catholiques.
"Des activités communes et les nombreuses rencontres que nous avons eues avec les représentants de l'Eglise catholique ont confirmé que nos positions coïncident sur de nombreuses questions qui interpellent les chrétiens dans le monde moderne : ce sont la sécularisation agressive, la globalisation, l'érosion des principes éthiques traditionnels. Benoît XVI a pris des positions très proches de celles des orthodoxes".
Il a également rappelé la décision de la Cour européenne des droits de l'homme visant à interdire la présence de crucifix dans les écoles italiennes :
"Cela a été une attaque claire contre les traditions chrétiennes européennes. Nous avons rappelé que la civilisation européenne a des racines chrétiennes, il est donc absolument inacceptable de priver l'Europe et ses institutions des symboles de son identité spirituelle".
En revanche, le patriarche a évoqué un bilan très différent avec les Eglises protestantes,
déplorant la «libéralisation rapide» du monde protestant, notamment la bénédiction
des unions homosexuelles et les élections d'évêques homosexuels. Ce sont «les raisons
qui nous ont contraint à interrompre les rapports avec l'Eglise épiscopale des Etats-
Durant cette année, le patriarcat de Moscou a ouvert 900 nouvelles paroisses et le nombre total de clercs a augmenté de plus de 1 500. L'Eglise orthodoxe possède 30 142 paroisses (en décembre 2008, on en comptait 29 263), 160 diocèses (contre 157), 207 évêques (203 l'année précédente) et un total de 32 266 clercs (30 670 en 2008).
Michel Janva
Ne pas « diluer » l’Evangile : appel de Benoît XVI aux évêques d’Ecosse
Le pape compte sur un nouvel élan de l’apostolat des laïcs
ROME, Vendredi 5 février 2010 (ZENIT.org) -
Le pape a en effet reçu ce vendredi matin, au terme de leur visite ad limina, les
évêques d'Ecosse et leur a
adressé un discours en anglais publié par la salle de
presse du Saint-
Apostolat des laïcs
Benoît XVI a encouragé une « juste perception » de la vocation baptismale des laïcs, telle que Vatican II la décrit, et qui fait d'eux des témoins de l'Evangile dans tous les milieux, « en famille » ou « au travail », de façon à participer à la « mission » de l'Eglise de « sanctification du monde ».
Le pape espère de l'apostolat des laïcs un « nouvel élan » pour « l'évangélisation de la société ».
Le pape a également salué l'apport des écoles catholiques d'Ecosse et il leur a demandé d'encourager les enseignants à approfondir l'instruction religieuse, en vue de « préparer un laïcat catholique bien formé et préparé à sa mission ».
En effet, Benoît XVI souhaite une forte présence catholique dans les media, dans la politique, dans les professions publiques et les universités, de façon à « enrichir la nation écossaise tout entière ».
Le courage face à la sécularisation
Face à la sécularisation qui touche l'Ecosse, le pape a non seulement souligné les
enjeux éthiques -
Le pape a demandé aux évêques de présenter le message « positif » de l'Eglise « comme plein d'espérance », car il regrette que la doctrine de l'Eglise soit « trop souvent » considérée comme « une série d'interdits et d'attitudes rétrogrades », quand elle est au contraire « créative », « porteuse de vie », « favorable à l'épanouissement » de ce « grand capital » que Dieu place en chacun en vue du « bien » et du « bonheur ».
Unité des chrétiens
Benoît XVI a aussi fait allusion à 450 ans de division des chrétiens en Ecosse, tout
en saluant les progrès du dialogue œcuménique et spécialement la participation des
évêques catholiques à « l'Action des Eglises ensemble en Ecosse » -
L'Année sacerdotale
Benoît XVI a souligné l'heureuse coïncidence entre l'Année sacerdotale et le 400e anniversaire de l'ordination sacerdotale du martyr John Ogilvie, dont le « courage » doit servir de modèle à tout le clergé d'Ecosse.
Le pape a également salué une initiative intitulée « Prêtres d'Ecosses » -
Benoît XVI a souligné que la promotion des vocations doit s'accompagner d'une « catéchèse spécifique sur le sacerdoce ». Il a souligné que le prêtre « joue un rôle indispensable dans la vie des communautés », en particulier pour l'Eucharistie « qui nourrit l'Eglise et lui donne la vie ».
Enfin, Benoît XVI a souhaité revoir les évêques à l'occasion de son prochain voyage en Grande Bretagne, ce qui confirme une étape écossaise du voyage.
Anita S. Bourdin
Environ 10% des églises sous protection de l'Etat sont menacées
Le New York Times a enquêté sur les églises de France en voie de destruction :
"L'église du XIXe siècle qui domine la bourgade de Gesté, dans le Maine-
Bien que l'édifice, dédié à Saint-
Avec le déclin du nombre de paroissiens, de prêtres et la montée des coûts d'entretien,
dans toute la France des villages sont contraints de s'interroger sur le sort de
leur église, souvent dans des états de dégradation avancé. Selon Béatrice de Andia,
présidente fondatrice de l'Observatoire du patrimoine religieux, le pays compte aujourd'hui
quelque 90 000 édifices religieux -
Michel Janva
Thiberville : Don Camillo en Normandie
Christophe Geffroy Source : La Nef n°212 de février 2010
Le diocèse d’Évreux est le théâtre d’une tension entre l’évêque et l’un de ses prêtres.
Cette affaire locale est en fait significative d’un problème de fond sur lequel il
n’est pas inutile de réfléchir. Explications et analyse.
Depuis début janvier, les médias se sont fait l’écho des tensions qui existent dans
le diocèse d’Évreux entre son évêque, Mgr Christian Nourrichard, et l’un de ses prêtres,
l’abbé Francis Michel, curé de Thiberville. Fallait-
Il est évident que la paroisse de l’abbé Michel à Thiberville (avec les douze autres
clochers qu’il dessert) n’est pas une paroisse comme les autres. Et pour le comprendre,
il faut sans doute évoquer rapidement la haute figure d’un autre prêtre de ce diocèse,
décédé en novembre 1996 : l’abbé Montgomery, ce truculent pasteur écossais devenu
prêtre catholique et qui resta curé du Chamblac de 1956 jusqu’à sa mort – l’église
du Chamblac jouxte le magnifique château de l’écrivain Jean de La Varende (1887-
Portrait de l’abbé Michel
Pour répondre au besoin des fidèles de l’abbé Montgomery, apaiser les esprits et
essayer de sortir d’une
situation qui s’enlisait, l’abbé Michel, curé de Thiberville
depuis 1986, instaure dans sa paroisse le dimanche à 17 heures une messe dans la
forme extraordinaire : à l’origine, cette messe, célébrée dans le cadre d’un trentain
à la mémoire de l’abbé Montgomery, n’est pas destinée à perdurer. Mais face à l’affluence,
dans ce contexte où ces fidèles se sentent rejetés de tous, l’abbé Michel n’a pas
le cœur de l’arrêter. Son évêque essaie de le persuader de ne plus célébrer cette
messe tridentine, mais finit par laisser les choses en l’état : depuis, elle n’a
jamais cessé. Mgr David dira même avec une pointe d’humour : « Si j’ai bien compris,
c’est un trentain perpétuel ».
Un mot maintenant sur les paroisses de l’abbé Michel. Quand il est arrivé à Thiberville
en 1986, la paroisse n’était pas d’un style « classique ». Il a même dû se battre
plusieurs années contre quelques religieuses pour imposer les normes romaines en
matière liturgique. Car l’abbé Michel n’est pas un « traditionaliste » ; il célèbre
la messe selon le nouvel Ordo… mais telle que le pape Benoît XVI demande qu’elle
soit célébrée : il a mis plusieurs années à retirer l’autel mobile situé au milieu
du cœur pour célébrer ad orientem, les grandes prières du commun sont chantées en
latin et grégorien, on y respire l’encens, etc. (mais on y voit des filles enfants
de chœur, « enfants de Marie » n’assurant pas le service de l’autel). Bref, il faut
le reconnaître, l’abbé Michel est l’un des rares exemples en France qui prouve que
l’on peut célébrer le nouvel Ordo sans rupture avec l’ancien : c’est même un « laboratoire
» où fidèles des deux formes du même rite romain cohabitent dans une parfaite harmonie.
Résultat ? Ses églises sont pleines chaque dimanche et l’abbé Michel est devenu une
personnalité respectée et appréciée de tous. Ajoutons que les cours de catéchisme
de l’abbé – basés sur les méthodes traditionnelles – font le plein, qu’il ne rate
jamais une occasion de processionner dans les rues des villages, que ce soit pour
la Fête-
Après Mgr Gaillot, Mgr David avait compris qu’il valait mieux laisser ce curé continuer
tranquillement son expérience dont ils ne saisissaient pas vraiment la portée. En
2006, Mgr Christian Nourrichard remplace Mgr David comme évêque d’Évreux. Tout semble
devoir continuer comme avant jusqu’en avril 2008. À ce moment, l’abbé Michel est
victime de graves calomnies, notamment dans la gestion des fonds de ses paroisses
– calomnies évidemment non fondées dont on connaîtra par la suite l’origine et sur
lesquelles je préfère ne pas m’étendre par égard pour les « accusateurs ». Il est
convoqué à l’évêché et Mgr Nourrichard lui déclare qu’il ne peut rester à Thiberville
avec de telles accusations contre lui. L’abbé Michel refuse fermement de partir dans
ces conditions : il juge qu’un départ précipité serait une fuite qui donnerait raison
aux calomniateurs. Lors d’un nouvel entretien, Mgr Nourrichard maintient sa décision
et propose à l’abbé d’aller à Évreux assurer les messes de diverses communautés religieuses
sans aumônier et d’assurer l’adoration du Saint-
Curieuses propositions
Pendant ce temps, les fidèles et les élus locaux – fervents soutiens de l’abbé, à
commencer par les maires de ses communes, Thiberville en tête – se mobilisent et
4000 signatures et des centaines de lettres parviennent à l’évêché et à la nonciature
pour demander le maintien de l’abbé Michel à Thiberville. En juin 2008, Mgr Nourrichard
écrit à l’abbé Michel et lui demande de rester un an encore à Thiberville « pour
célébrer vos soixante ans ». L’année se passe donc tranquillement, puis revient la
question du départ : visiblement, Mgr Nourrichard, ne veut pas que l’abbé Michel
soit à nouveau curé de paroisse – là où pourtant il a prouvé son charisme et sa réussite
! Il lui propose d’être vicaire à Aubevoie, paroisse d’un style diamétralement opposé
à celui de Thiberville ! L’évêque finit par reconnaître que ce choix n’est pas des
plus judicieux et nous voilà revenus à la proposition de vicaire à Louviers, avec
un curé presque vingt ans plus jeune que l’abbé Michel. Finalement, Mgr Nourrichard
lui écrit en septembre 2009 avec à la clé une nouvelle solution : dans le cadre d’un
remaniement des paroisses, le secteur de Thiberville serait rattaché à celui de Bernay
: l’abbé Michel viendrait rejoindre l’équipe de prêtres et pourrait notamment desservir…
Thiberville. Cette fois-
La suite est mieux connue et a été largement médiatisée : Mgr Nourrichard a été pris à partie par les fidèles, il n’a pu célébrer la messe à Thiberville et s’est vu interdire l’entrée dans une autre église où officiait l’abbé Michel. Après avoir confirmé sa décision de révocation de l’abbé Michel et de rattachement de ses paroisses au groupement de Bernay sous l’autorité du curé, l’abbé Jean Vivien, Mgr Nourrichard a annoncé qu’il avait rencontré le nonce à Paris et remis son dossier entre les mains de Rome qui tranchera. On en est là aujourd’hui.
Cette histoire, assez triste en vérité, est cependant intéressante en ce qu’elle nous renseigne sur un état d’esprit qui est loin de celui que le pape Benoît XVI essaie d’insuffler dans l’Église universelle – et que l’on peut résumer par son souci de « l’herméneutique de la réforme, du renouveau dans la continuité » (2) par opposition à toute idée de rupture entre le passé et le présent. Car ce qui est extraordinaire dans cette affaire, c’est l’impression irrépressible qui apparaît clairement : l’expérience de Thiberville, unique dans ce diocèse, doit cesser ! On ne sait pas très bien pourquoi et dans quel but, mais cela semble une nécessité incontournable.
Raisons d’une révocation
La raison d’abord invoquée est la rumeur des calomnies, finalement oubliée au profit
d’un autre motif impérieux : l’abbé Michel est en poste depuis 23 ans, c’est beaucoup
trop ! Faut-
L’argument, au demeurant, a fait long feu puisque désormais c’est la réorganisation des paroisses – ancien projet intitulé « Paroisse 2000 » – qui est le motif officiel de la révocation de l’abbé Michel. Mais dans tout cela, à aucun moment on a entendu les autorités du diocèse se soucier du bien des fidèles – un paradoxe pour ceux qui ne cessent de se revendiquer du concile Vatican II qui a cherché à donner aux laïcs une plus grande place dans l’Église : un prêtre pour 5000 habitants (c’est le ratio de l’abbé Michel à Thiberville), c’est trop, c’est un luxe que ne peut plus se payer l’Église, affirme l’abbé Jean Vivien. Mais l’argument est absurde puisque la solution retenue, comme s’il y avait trop de prêtres, consiste à révoquer un curé en étant prêt à ne plus lui donner de ministère équivalent et à rattacher ses paroisses à un secteur déjà très étendu. Le seul résultat tangible de ce remaniement est que les 5000 habitants de la région de Thiberville qui avait un prêtre… n’en auront plus et seront rattachés à une ville située à 12 km : cela ne contribuera pas à augmenter le ratio de l’abbé Vivien !
De plus, quand on change un prêtre d’une paroisse, on essaie de faire en sorte qu’il
y ait une certaine continuité entre l’équipe sortante et celle qui arrive, c’est
une délicatesse élémentaire envers les fidèles… sauf si l’on considère que le travail
de l’ancienne équipe est mauvais et doit être corrigé ! Là est bien le cœur du problème.
Comme style de prêtre, l’abbé Vivien est en effet à l’opposé de l’abbé Michel, comme
l’a fort bien montré un reportage diffusé le 17 janvier sur TF1 dans l’émission «
Sept à huit » : l’abbé Michel, en soutane, est apparu jovial, très à l’aise parmi
les habitants qui le connaissent bien, aimé de tous, y compris des non-
C’est finalement bien cela qui est en cause dans l’affaire de Thiberville : l’expérience
d’un curé d’esprit traditionnel, dont la paroisse est florissante, est-
L’expérience de l’abbé Michel étant très positive, l’Église ne pouvant se développer qu’à partir de bastions forts comme celui de Thiberville, pourquoi ne pas agrandir le secteur paroissial de l’abbé Michel et même lui donner un vicaire pour le seconder ? S’il n’y a pas de prêtre disponible dans le diocèse, pourquoi ne pas faire appel à un prêtre extérieur, soit d’un autre diocèse, soit d’une communauté nouvelle ou traditionnelle ? Ainsi, l’abbé Vivien serait satisfait et pourrait vérifier avec sa calculette que l’abbé Michel est dans les bons ratios et l’évangélisation aurait ainsi un bon terrain de départ. Quand on a la chance d’avoir un abbé Michel, on le félicite, on l’encourage : persécuter un tel prêtre n’est pas bon signe…
Derrière les explications officielles, il y a bien une conception de la vie paroissiale qui est en jeu. En ce sens, c’est bien une affaire exemplaire.
Christophe Geffroy
(1) Nous avions relaté toute cette affaire dans La Nef n°80 de février 1998 et nous avions interviewé Mgr Jacques David dans La Nef n°82 d’avril 1998.
(2) Discours à la Curie du 22 décembre 2005.
Des nouvelles de notre
cher abbé Berche
par l'Abbé Philippe Laguérie -
Notre Alexandre ouvre les yeux depuis hier soir et manifestement nous reçoit ! Quelle
joie, mes amis! Je sors à l'instant ( 3 février à 10h00) de sa chambre, où j'ai passé
un bon quart d'heure à l'entretenir, renouer, prier avec lui. Ca marche! Il n'y a
pas de doute, ses yeux ont retrouvé une expression, vous regarde...droit dans les
yeux et clignent à chaque membre intelligible de nos phrases. Ils sont même très
beaux, d'un vert que je n'avais pas considéré auparavant, pleins d'affection et de
douceur et semblent vouloir vous dire tout ce que les lèvres ne peuvent encore exprimer.
Après ces trois semaines d'absence, de vide même, de souffrances aussi, vous imaginez
facilement ma joie. Manque encore le sourire, qui pourtant semble poindre, et bien-
Je n'ai aucune autorité pour crier victoire, m'y refuse et ne voudrais en aucun cas
me substituer au verdict des médecins et des infirmières. Qu'ils soient d'ailleurs
vivement remerciés, ici, de leur exceptionnelle compétence et dévouement. Mais avouez
que, même si l'on sait en théorie la toute-
Ne nous relâchons pas. Un essai vient d'être marqué, il faut le transformer.
En mai (le 13 ?) à Fatima
« Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi »
Par Jean Madiran
A Fatima en mai 2010 : l’annonce du pèlerinage de Benoît XVI a comme rouvert un livre
qui
paraissait s’être fermé ; elle a suscité la renaissance d’une attente fervente
et laisse espérer diverses éventualités (cf. Présent du 5 décembre).
En effet le contenu des apparitions de 1917 et les trois « secrets » ultérieurement
dévoilés par sœur Marie-
Parmi les points demeurés obscurs, il y a le sens et la portée d’une phrase révélée
en 1941 par sœur Marie-
« Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi. »
A ce sujet Mgr Gilles Wach, fondateur bien connu et prieur général de l’Institut
du Christ-
— Mais vous l’avez, m’a-
Que le Portugal conserve toujours « le dogme de la foi » (c’est-
On a pu au siècle dernier supposer un moment que cette prédiction était vérifiée
par le gouvernement du président Salazar (1932-
La différence persistante du Portugal « conservant le dogme de la foi », ce n’est
donc pas dans sa provisoire restauration politique qu’il faut la voir. Mais ce n’est
pas non plus dans une différence religieuse. La crise provoquée par l’« esprit du
Concile » ne l’a pas épargné, surtout à partir du moment où Paul VI a remplacé son
épiscopat conservateur par un épiscopat progressiste : le clergé portugais et sa
hiérarchie ont connu comme ailleurs une dérive modernisante qui n’est pas encore
guérie. La différence portugaise n’est pas non plus dans une résistance particulière
à la déchristianisation de la société : au Portugal elle est semblable à celle des
autres pays d’Europe. Si bien que la question reste posée : en quoi le Portugal se
distingue-
La différence existe pourtant. Cette différence que souligne Mgr Wach consiste en
ce que le Portugal est le seul pays d’Europe continentale à ne pas subir une immigration
massive et sans cesse croissante de populations musulmanes. L’hypothèse de Mgr Wach
est qu’il se pourrait bien que le Portugal soit le seul à ne pas être finalement
submergé par une domination (à la fois démographique et politico-
Pratiquement, cette hypothèse rejoint en somme ce que j’annonçais en 2002 dès le premier chapitre d’Une civilisation blessée au cœur : La République française, avec les « valeurs » qui sont les siennes, ne peut rien légalement, elle ne peut rien moralement contre la montée de l’islam, on le vérifie aujourd’hui de Sarkozy en Besson, de légalité paralysante en moralité subvertie. Face à la menace, il faudrait d’abord changer de moralité officielle ; et changer de légalité.
JEAN MADIRAN
LES MODIFICATIONS APPORTÉES AU RITE AMBROSIEN
Le nouveau lectionnaire de la messe de rite ambrosien, rite utilisé dans le diocèse de Milan et certaines localités des diocèses de Bergame, Novare, Lodi et Lugano, cause quelques problèmes. Pour certains c'est même "une affaire brûlante."
Les paroisses concernées par ce rite comptent près de 5 millions de baptisés. Il s'agit en fait du lectionnaire.
L’affaire a été" imposée" à la Congrégation pontificale pour le culte divin par le
cardinal Giacomo Biffi. Milanais, théologien, éminent spécialiste de saint Ambroise
et du rite qui en porte le nom. Il a été co-
Cette première édition, appréciée, est entrée en vigueur à Milan en 1976. Elle a été suivie en 2008 d’une seconde édition, élaborée par la "congrégation du rite ambrosien" locale et présentée en grande pompe comme "définitive" par le cardinal Dionigi Tettamanzi, actuel archevêque de Milan et donc "chef du rite".
Cette seconde édition du lectionnaire ambrosien a été soumise, avant d’entrer en
vigueur, à l'examen de la Congrégation vaticane pour le culte divin, mais celle-
Quand le cardinal Biffi a vu ce nouveau lectionnaire entrer en vigueur dans sa ville
de Milan, il a été stupéfait." On y trouve de tout, dit-
En décembre dernier, il a résumé en huit chapitres ses "observations critiques sur le nouveau lectionnaire ambrosien" et transmis le tout à la Congrégation vaticane pour le culte divin dont le nouveau préfet est le très traditionnaliste cardinal Antonio Cañizares Llovera et le nouveau secrétaire l'archevêque dominicain Joseph Augustine Di Noia.
Dans l'Église catholique romaine, sont reconnus huit rites latins, d'ailleurs très proches les uns des autres : les rites romain, tridentin, mozarabe (Tolède), ambrosien (Milan), Braga, dominicain et cartusien (Chartreux). (information : Service de presse du Vatican)
Koweït : Une paroisse pour les immigrés indiens
La quatrième paroisse du diocèse
ROME, Mercredi 3 février 2010 (ZENIT.org) -
Dédiée à saint Daniel Comboni, la paroisse est située dans la zone de Jleeb Al-
Au cours de la cérémonie, a été lu le décret épiscopal concernant l'érection canonique de la paroisse, en précisant quelles sont ses zones d'influence.
Les catholiques de ce secteur ont longuement prié pour avoir une paroisse. Ils ont également récité une neuvaine à saint Daniel Comboni pour demander son intercession.
La paroisse a ouvert son centre missionnaire à Jleeb Al-
Elle adopté saint Daniel Comboni comme saint patron car « nous voulons, a expliqué Mgr Ballin, que ce saint intercède pour nous pour une église à Abbassiya », a expliqué Mgr Ballin.
Un des fidèles de la nouvelle paroisse a souligné : » Avoir un lieu de prière et trois religieux est pour nous une grande consolation spirituelle ».
Le faux débat anglais sur la visite du Pape en Grande-
En recevant, en conclusion de leur visite Ad Limina, les membres de la Conférence
épiscopale d’Angleterre et du Pays de Galles, Benoît XVI, qui a confirmé, sans en
préciser la date, sa prochaine visite dans leur pays, a involontairement provoqué
la colère de certains lobbies. « Votre pays est bien connu pour son engagement en
faveur de l’égalité des chances pour tous les membres de la société, leur a, en effet,
déclaré le Pape. Pourtant, certaines lois conçues pour atteindre ce but imposent
des contraintes injustes sur la liberté des communautés religieuses d’agir en accord
avec leurs croyances. »
Aussitôt, des cris se sont élevés, dénonçant une critique d’un projet de loi du gouvernement Brown sur l’égalité des chances, projet présenté par Harriet Harman, numéro deux du Parti travailliste et ministre pour les Femmes et l’Egalité, et qui pourrait contraindre les organisations religieuses à recruter des candidats homosexuels. La loi pourrait également empêcher les Eglises de sélectionner les personnels des écoles religieuses en fonction de leur foi, ce qui permettrait par exemple à un athée ou à un musulman de diriger une école chrétienne… « Le projet de loi ne concerne pas en revanche les prêtres », ajoute (naïvement ?) le rédacteur de l’AFP.
Devant cette inconséquence, la réaction romaine s’explique on ne peut mieux, et on
imagine que les autres confessions la partagent. Mais certains n’hésitent pas à en
profiter pour accuser le Saint-
Ainsi Terry Sanderson, président de la National Secular Society, a-
Plus sagement, le Premier ministre Gordon Brown a refusé d’être entraîné dans la polémique, soulignant simplement son immense admiration pour le Pape.
En réalité, Benoît XVI a été bien au-
Lorsqu’il évoque des contraintes injustes, le Pape précise en effet que, « à certains égards, cela enfreint la loi naturelle sur laquelle l’égalité de tous les êtres humains est fondée et par laquelle elle est garantie ». Il a donc invité les évêques à ce que « les enseignements moraux de l’Eglise soient toujours présents dans leur intégralité et soient toujours défendus avec conviction ». Car « la fidélité à l’Evangile ne limite en aucune façon la liberté des autres », au contraire « elle sert leur liberté en leur offrant la vérité ».
Le pape a également souligné que l’Eglise a le droit de participer au débat public par un dialogue respectueux avec les autres composantes de la société.
« Nous attendons avec enthousiasme la visite de Benoît XVI », déclarait, il y a quelques jours, Mgr Vincent Gerard Nichols, archevêque de Westminster et président de la Conférence épiscopale de l’Eglise d’Angleterre et du pays de Galles, qui a jugé, par ailleurs, très « encourageant que le gouvernement britannique et la reine soient extrêmement favorables » à la visite du Pape.
OLIVIER FIGUERAS
AMÉRIQUE/VENEZUELA -
L’Église défend son droit à s’exprimer sur les problèmes du pays et invite au dialogue
Caracas (Agence Fides) – Le second vice-
Litanies de Notre-
Seigneur, prends pitié.
O Christ, prends pitié.
Seigneur, prends pitié.
Notre-
R/ Priez pour nous.
Notre-
R/ Priez pour nous.
Notre-
R/ Priez pour nous.
Notre-
R/ Priez pour nous.
Notre-
R/ Priez pour nous.
Notre-
R/ Priez pour nous.
Notre-
R/ Priez pour nous.
Notre-
R/ Priez pour nous.
Notre-
R/ Priez pour nous.
Notre-
R/ Priez pour nous.
Notre-
R/ Priez pour nous.
Notre-
R/ Priez pour nous.
Notre-
R/ Priez pour nous.
Notre-
R/ Priez pour nous.
Notre-
R/ Priez pour nous.
Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde,
R/ pardonne-
Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde,
R/ exauce-
Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde,
R/ aie pitié de nous, Seigneur.
V/ Priez pour nous, Notre-
R/ Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Prions : Seigneur Jésus, nous te bénissons et te remercions pour toutes les grâces
que, par ta Mère à Lourdes, tu répands sur ton peuple priant et souffrant. Que nous-
Par Jean de Viguerie dans IBP ROMA 30 janvier 2010
L’école irréformable est celle de la République. Je vais m’en expliquer.
Il y a en France depuis de longues années une crise de l’enseignement, une crise qui dure et qui s’aggrave de jour en jour.
Cette dégradation et ses innombrables effets malheureux sont reconnus et déplorés
depuis plus de vingt ans. Dès les années 80 on entendait partout un concert de gémissements,
et nous avions les oreilles cassées de ces cris déchirants : l’école n’est plus l’école,
nous criait-
Mais en vain. Les pleurs et les critiques n’ont aucun effet. Le système est maintenu
et semble devoir être maintenu longtemps. De tous côtés des voix s’élèvent et protestent.
Comment, demandent-
Pourquoi ? Je vois au moins deux raisons.
La première est que l’on ne veut pas remonter aux causes. Il y a eu entre 1960 et 1977, conduite par les gouvernements de la cinquième république, une « réforme générale de l’enseignement » (c’était l’expression employée alors par le ministère de l’Education Nationale). En même temps on a ouvert le secondaire à tous les élèves sortis du primaire, sans contrôle et sans examen Tout le désordre vient de cette réforme et de cette ouverture. Si l’on ne veut pas reconnaître ces causes, il est inutile de vouloir quelque amélioration que ce soit.
La seconde raison est que la conscience du désastre n’est pas assez vive. On ne réalise pas suffisamment l’énormité du changement introduit dans les années soixante. L’école a subi alors une révolution comme elle n’en avait jamais connu depuis le début de son existence. Du jour au lendemain on a rejeté les lois fondamentales de la connaissance intellectuelle et de l’apprentissage du savoir. Si l’on prenait vraiment la mesure d’une telle atteinte, on mettrait tout en œuvre pour y remédier.
A condition bien sûr qu’il y ait une volonté politique. S’il y avait cette volonté,
il suffirait de deux ou trois lois et de quelques instructions et circulaires ministérielles
pour revenir à un enseignement digne de ce nom. Je prends un seul exemple. C’est
une simple instruction ministérielle (datée du 7 mai 1963), signée René Haby, directeur
des services d’enseignement, qui a détérioré l’enseignement de l’histoire dans le
secondaire en limitant les programmes du second cycle à la seule histoire contemporaine.
Ce qu’une instruction a défait, une autre pourrait le refaire. De même pour toutes
les autres disciplines, de même pour la lecture.
Mais il n’y a pas de volonté politique. Considérons cette dégradation de cinquante années… Combien de politiques l’ont dénoncée ? Un bien petit nombre en vérité. Et toujours pendant les campagnes électorales. Mais l’élection faite, il n’en était plus question. .
La question se pose alors : pourquoi n’y a-
D’abord parce que les hommes au pouvoir aujourd’hui ne diffèrent pas de ceux qui ont détruit l’enseignement dans les années soixante. Ce sont leurs doubles, ce sont leurs semblables. Si une telle destruction était à refaire, ils la referaient. Et je parle de tous les politiques. Je ne fais pas de différence entre la gauche et la droite. D’ailleurs c’est la droite qui a fait la « réforme générale de l’enseignement » des années soixante, c’est elle qui a voté la calamiteuse loi d’orientation des universités en 1968, c’est elle enfin qui a créé le collège unique (réforme Haby de 1977). La gauche voulait ces réformes, mais, le plus souvent, c’est la droite qui les a faites.
Ce livre délirant dénonce un prétendu complot catholico-
L’ignorance généralisée, fruit de toutes ces réformes, ne gêne pas les politiques.
Non seulement elle ne les gêne pas, mais elle leur profite. On gouverne mieux un
agrégat d’ignorants (au surplus abrutis par la télévision) qu’un peuple instruit
et formé dès l’enfance au double exercice de la mémoire et de la raison. J’irai même
plus loin. Je dirai que cette fausse école mise en place dans le demi-
Nous sommes dans le système de pensée des Lumières, et ce n’est pas un hasard si
les Lumières sont invoquées à tout instant par la classe dirigeante. Ce n’est pas
un hasard, et c’est à juste titre. L’éducation nouvelle dont nous subissons aujourd’hui
les tristes effets, a été conçue par les philosophes des Lumières. Ces philosophes
ont appelé de leurs vœux cette éducation qui s’empare de l’enfant, et au moyen de
l’enfant de tout un peuple, et finalement fabrique une nouvelle espèce humaine dont
la caste des maîtres et des privilégiés pourra disposer à son gré. A ces êtres fabriqués
sur mesure on fera croire qu’ils sont libres, et ils obéiront d’autant mieux… C’est
la ruse conseillée par Rousseau au gouverneur d’Emile, et cette ruse dans l’esprit
de Rousseau lui-
L’école actuelle est irréformable. Si l’on veut retrouver une école digne de ce nom,
il ne faut pas l’attendre de l’éducation dite nationale. A moins que l’Etat ne change
de nature, il n’y aura pas dans l’avenir d’autre véritable école que l’école vraiment
libre, c’est-
Jean de Viguerie
Contraception et « IVG »
L’imposture à répétition
Le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) remis hier à Roselyne
Bachelot est accablant par ses chiffres et consternant par ses commentaires.
72 % des plus de 200 000 avortements pratiqués chaque année en France sont commis sur des femmes qui étaient sous contraception. L’INED estime pour sa part que quatre femmes sur dix (40 %) auront un jour recours à l’ « IVG ». C’est le paradoxe contraceptif français : la généralisation de la contraception (record mondial pour la France) ne fait nullement baisser mais augmente au contraire le recours à l’avortement.
Mais, comme le note l’Alliance pour les droits de la vie (ADV) : les réponses imaginées
par l’IGAS (et mises en œuvre par le ministre : cf. Présent d’hier) pour « prévenir »
l’IVG sont malheureusement celles qui ont fait la preuve de leur nocivité : toujours
plus de contraception et de campagnes pour la promouvoir alors qu’elles se sont avérées
inefficaces ; toujours plus d’interventions en milieu scolaire banalisant la relation
sexuelle précoce, sans mettre en valeur les dimensions d’affectivité et de responsabilité
(comme les campagnes sur l’abstinence aux Etats-
Comment, demande l’ADV, persister à parler de « difficulté d’accès à l’IVG » quand
on avorte de plus en plus tôt, de plus en plus souvent et deux fois plus qu’en Allemagne,
sans jamais avertir des conséquences de cet infanticide prénatal avec le syndrome
post-
La vérité est que le paradoxe contraceptif français – près de deux grossesses non
prévues sur trois surviennent chez des femmes déclarant utiliser un moyen contraceptif
et la moitié de ces grossesses se termine par un avortement – est un cercle vicieux
qui réunit contraception et avortement dans la même culture de mort. La mentalité
contraceptive (le refus d’être ouvert à la vie par des moyens artificiels, anti-
La justification de la contraception dès le plus jeune âge est la voie la plus mathématique,
non seulement vers les maladies sexuellement transmissibles (sida compris), mais
aussi vers les grossesses précoces et « non désirées », suivies d’avortements eux-
Qu’elle soit d’hier, du lendemain ou du surlendemain, la pilule ne passe plus, même si on veut toujours nous la dorer ! Plus de quarante ans après la loi Neuwirth, la France vérifie toujours cette funeste logique qui lie consubstantiellement contraception et avortement : trop d’IVG non pas faute d’infos, comme titre Métro, mais à cause d’une désinformation diaboliquement persévérante, taisant aussi bien la perversité de la mentalité contraceptive que la nature homicide de son acte final qu’est l’avortement. Rejeter aussi peu scientifiquement la vérité des chiffres, c’est forcément faire primer l’idéologie sur la santé publique, soit par manipulation soit par aveuglement coupables, complices en tous les cas de crime contre l’humanité.
REMI FONTAINE
"Tomber enceinte serait-
Dans sa chronique du 3 février sur RTL, Eric Zemmour a dénoncé la campagne pro-
Il note aussi que 72% des avortements sont pratiqués sur des femmes sous pilules. La généralisation de la contraception n'a pas entrainé la quasi disparition de l'avortement, contrairement à ce qui a été dit. Notre corps nous appartient, disaient les féministes dans les années 70. La réalité est toute autre : leur corps ne leur appartient pas, preuve en est ! Pourquoi toujours privilégier le renoncement à l'enfant ?
Il a dénoncé la campagne du planning familial en Ile-
"mais enfin, tomber enceinte serait-
"On songe, effrayés, que nous avons tous été des foetus: après tout le foetus n'a pas de statut pénal en France, on peut le tuer tant qu'il n'est pas sorti du ventre de sa mère. Bref on se dit rétrospectivement qu'on l'a échappé belle: on a eu de la chance, beaucoup de chance"
(merci à BS)
Michel Janva
Mgr Sanz, évêque d'Oviedo : par l'avortement commence le lent suicide la mère
Lu dans le blogue de Jeanne Smits:
Le nouvel archevêque d'Oviedo, Mgr Jesus Sanz, a participé jeudi soir à la présentation
d'un livre de 400 pages de la journaliste Magdalena del Amo, Déjame nacer (« Laisse-
Il a dénoncé « les intérêts qui peuvent se cacher derrière cette mesure criminelle, car il s'agit bien d'un crime sur un être humain qui n'a pas la possibilité de riposter ! »
« En même temps que l'horrible infanticide se commet le matricide fatal » : cette idée fut centrale à l'intervention de Fray Jesus Sanz, le fransiscain et tint l'auditoire en haleine : « L'enfant ainsi assassiné porte avec lui le suicide de sa mère. Comme je vous le dis. J'ai pu vérifier cela chez tant de femmes qui viennent en cachette vous demander l'aide que ne lui donneront jamais aucun législateur injuste, ni aucun homme politique adepte de la démagogie, ni ceux qui subventionnent leurs délires pour faire leur moisson dans des laboratoires et des cliniques. C'est un assassinat suicide où meurt l'enfant conçu et où la mère commence sa terrible et longue agonie. Il faut sauver l'enfant en sauvant cette mère et sauver la mère en sauvant l'enfant de ses entrailles. »
Et d'insister sur le caractère intrinsèquement injuste de la loi d'avortement vis-
« A la question, où est Dieu quand se produisent des choses aussi terribles, la seule
réponse est celle-
Otan et ABM, principales menaces de la Russie selon la nouvelle doctrine militaire
MOSCOU, 5 février -

L'élargissement de l'Otan et le déploiement de systèmes de défense antimissile (ABM) constituent les principales menaces pour la Russie, stipule la nouvelle doctrine militaire russe approuvée vendredi par le président Dmitri Medvedev.
Le document énumère les principales menaces militaires pour la Russie, notamment "la tendance à conférer aux forces de l'Otan des fonctions mondiales en violation des normes du droit international, à rapprocher l'infrastructure militaire des pays membres de l'Alliance des frontières de la Fédération de Russie, y compris par l'élargissement du bloc".
La nouvelle doctrine militaire russe considère aussi comme une menace la mise au point et le déploiement de systèmes de défense antimissile (ABM) stratégiques "torpillant la stabilité internationale et perturbant l'actuel rapport de forces dans le domaine balistique nucléaire, ainsi que la militarisation de l'espace et le déploiement de systèmes d'arme conventionnelle stratégique de haute précision".
Par ailleurs, on constate toujours dans le monde des tentatives de déstabilisation dans certains Etats et régions, visant également à saper la stabilité stratégique. Le document considère comme une menace le déploiement ou le renforcement de contingents militaires d'Etats étrangers (de groupes d'Etats) sur les territoires limitrophes de la Fédération de Russie et de ses alliés, ainsi que dans les eaux bordant son territoire.
La Russie se réserve le droit de riposter avec l'arme nucléaire en cas d'attaque similaire ou avec des armes de destruction massive conformément à la nouvelle doctrine militaire russe approuvée par le président Dmitri Medvedev et publiée vendredi sur le site du Kremlin.

13 prises de soutane et tonsure au séminaire de l’IBP à Courtalain


En la fête de la présentation, le 2 février dernier.
Sur la photo du bas on reconnaîtra au dernier rang notre cher abbé !
La Chine, force et faiblesse
François-
Source : La Nef n°212 de février 2010
La Chine est devenue la deuxième puissance économique du monde avec un PIB désormais
supérieur à celui du Japon. Au XXe siècle avant notre ère jusqu’à 1840, la Chine
a été une grande puissance. La Chine d’aujourd’hui s’appuie sur un empire au passé
millénaire, à la civilisation brillante, sur des mentalités religieuses demeurées
solidement ancrées. Le déclin de la dernière dynastie va faire éclater la Chine.
Entre 1840 (guerre de l’Opium) et 1880, elle est quasiment partagée entre la France,
la Grande-
Le maintien du principe mandarinal, c’est que les fonctionnaires, les dirigeants sont toujours nommés d’après le mérite même quand ils sont élus. Au fond, la Chine d’aujourd’hui reste attachée au principe impérial, l’empereur étant remplacé par le Secrétaire Général du Parti communiste. La victoire des successeurs de Mao a été de maintenir le système autoritaire en libéralisant l’économie. Les chinois ont réussi là où Andropov et Gorbatchev ont échoué.
Au fond, la Chine est un État à trois vitesses : une zone côtière riche et développée, un centre qui cherche à rattraper son retard, et la troisième Chine essentiellement rurale qui groupe vraisemblablement la moitié de la population qui reste pauvre, parfois même très misérable. Quels que soient les espoirs d’une intelligentsia occidentalisée et des défenseurs des droits de l’homme occidentaux, la Chine a toutes les chances de demeurer encore un certain temps un État totalitaire dans lequel le Parti détruit dans l’œuf toute velléité d’association, et où les médias sont soumis à l’autocensure.
La Chine d’aujourd’hui dispose de plusieurs atouts. Le peuple chinois est un peuple intelligent et 1,3 milliard d’hommes, cela compte. Cette population, c’est tout autant de clients : même si l’on ne compte que les Chinois des classes moyennes et supérieures, c’est 400 millions de personnes, soit autant que l’Union européenne tout entière.
Mais la Chine est fragile. Elle est trop peuplée, malgré les tentatives gouvernementales
de réduire le nombre de naissances. D’autre part, elle a des besoins de toutes sortes.
La moitié de ses sources d’énergie viennent de l’extérieur, Moyen-
Tout cela pose le problème du néo-
La Chine surveille aussi la République indienne. Elle ne la souhaite pas trop forte,
alors que celle-
La puissance chinoise est peut-
Mais le problème fondamental de la Chine d’aujourd’hui est le problème de la coexistence
de deux communautés totalement différentes : un milliard de Chinois vivant avec 250
euros par mois et, en face d’eux, 250 millions bénéficiant de la croissance. Tout
cela peut contribuer à rendre la Chine tout à fait instable malgré la pression du
parti, mais pour l’instant les grands succès internationaux – Jeux olympiques de
Pékin, Foire universelle de Shangaï en 2010 – constituent des éléments de propagande
considérable. Enfin apparaît un élément qui n’est peut-
F.G. D.