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L’Eglise, l’Islam et la République

Permettez-moi un petit retour sur la rencontre entre l'épiscopat et Emmanuel Macron au Collège des Bernardins. Beaucoup ont critiqué cette initiative saucisson-pinard faite pour imiter le dîner du CRIF, ce que j'ai trouvé plutôt intelligent.

Avec grande naïveté je croyais que Monseigneur Aupetit, nouvel archevêque de Paris, allait faire le discours “côté évêques”. C'était oublier la sacro-sainte Conférence Episcopale, et c’est donc Monseigneur Pontier qui a eu cette honneur. Ne revenons pas sur son discours d’ailleurs fort peu évoqué dans les médias.
En revanche quand Emmanuel Macron à déclaré: ”nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l'Église et l'État s'est abîmé et qu'il nous importe, à vous comme à moi, de le réparer”, on ne peut que souscrire à son constat. En effet, on n'oublie pas les grandes manifestations et les 700000 signatures mises à la poubelle. La musique de ce discours était bien douce aux oreilles de nos pasteurs, certains devaient s'assoupir et disons-le, ne se sont pas réveillés quand notre président est devenu exigeant en leur disant que toutes les lois de la République devaient par-dessus tout être respectées et ceci sans aucun compromis. 

Ces lois de la République bravent la loi naturelle. Les catholiques auront donc compris que la République passe avant leur foi.

Que je sache, nos pasteurs n'ont pas bronché.

En 2015, après les attentats de Charlie Hebdo, Monseigneur Ravel alors évêque aux armées avait publié une vigoureuse tribune dans le mensuel d'information de l'aumônerie catholique militaire, (ce qui lui avait d'ailleurs procuré quelques soucis !) simplement parce qu'il avait affirmé sans ambages que les catholiques étaient coincés entre l'Islam et la République.
Ne pourrait-on rajouter l'Eglise ?

Et pourtant, il reste de notre devoir de chrétiens, co responsables du salut de nos frères, de soutenir nos évêques par la prière et le respect que nous leur devons.

PO
19/04/2018

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On peut toujours rêver !

L’épiscopat a rencontré Emmanuel Macron lundi soir aux Collège des Bernardins.

Ceci est une nouveauté dans la paysage politique de notre pays et l’on peut s’en féliciter. Pour autant, y a t-il un dialogue possible avec le président de la République? Bien au chaud depuis des décennies sous la couette de la pastorale de l’enfouissement, nos chers évêques, Légion d’honneur à la boutonnière, pour bien montrer qu’ils peuvent servir deux maîtres, auront certainement des difficultés à rappeler les points de divergences que l’Église considère comme non négociables.

À savoir la liberté scolaire attaquée ces dernières semaines, le respect de la vie, de la conception à la mort naturelle, l’eugénisme qui “élimine” 96% des enfants trisomiques et enfin la défense de la famille dont il est inutile ici de rappeler les mauvais coups dont elle fait l’objet. Et j’allais oublier les nouveaux cas de violence contre les chrétiens dont Daniel Hamiche a encore recensé 22 nouveaux cas en mars 2018, ce qui porte à 12 % d’augmentation par rapport au premier trimestre 2017.

L’Espérance étant une grande vertu, il n’est pas impossible d’imaginer que Mgr Aupetit (qui s’est signalé par quelques idées intéressantes à suivre) engage un dialogue de vérité avec un président qui a personnellement demandé le baptême à l’âge de 12 ans.

PO 9/4/18

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Abbé Aulagnier - Discours sur Louis XVI - 21/01/2017

Vous trouverez ci-dessous le discours que l'abbé Aulagnier a eu l’honneur de prononcer, à l’invitation de Monsieur Pierre Jeanthon, devant le prince Sixte de Bourbon Parme, sur la Place de la Concorde , ce matin 21 janvier 2017, à l’endroit même où le Roi Louis XVI fut guillotiné par la Révolution.

La tête de Louis XVI tomba ici le 21 janvier 1793 en haine de la foi, en haine de la religion catholique que le Roi incarnait. Il en assurait le pouvoir « extérieur ». La nouvelle religion, la religion de la raison –le rationalisme- se dressa contre l’ordre divin que le Roi représentait.

La raison, cette étoile brillante, se détacha du firmament, de son Dieu et Maître et tomba sur la terre. Alors s’éleva une fumée épaisse qui obscurcit le soleil et les airs (Apoc 9 1-2). Fumée de la Renaissance, Fumée de l’hérésie avec le  protestantisme et son individualisme; les fumées s’épaississaient tous les jours davantage ; fumées de la philosophie des Lumières qui prend sa source en ce maudit protestantisme qui lui aussi prend sa source en la philosophie de Descartes et en son fameux « cogito ergo sum ». Les Loges maçonniques accomplissaient leurs travaux cachés. Les puissants de la terre, comme le dit le Cardinal Pie, prenaient ombrage du règne de Dieu et de son Eglise. Un secret frémissement des nations et des peuples se faisait chaque jour davantage entendre. Enfin le cri de guerre retenti ; l’impiété a rassemblée sous ses étendards mille soldats divers qui ont oublié leurs préjugés de naissance, d’opinion de rang, pour se coaliser, au nom de la raison, cette lumineuse étoile,  contre l’ennemi commun. Quel est-il cet ennemi contre lequel marchent  ces bataillons serrés ? Quel est-il ? Dans son  fond, dans son essence, « c’est une la conspiration ourdie contre Dieu et contre son Christ » : « Convenerunt in unum adversus Dominum et adversus Christum eius » (Ps 2 2) C’est Dieu, c’est son Christ dont on veut briser les chaines, dont on veut secouer le joug, que l’on veut « séparer de la société civile ». La monarchie de droit divin n’avait plus sa place…dans un tel contexte rationaliste.

Au titre de la raison, on a voulu  séparer l’Eglise de l’Etat, mais plus encore, séparer la religion de toute l’étendue de la vie publique, On a voulu  réduire Dieu et son Christ et son Eglise à rester enfermée dans la vie privée. C’est l’athéisme rationaliste. Dieu ne peut plus posséder la moindre parcelle de son propre domaine. Et la Monarchie s’opposait à cela. On le vit bien par son refus d’approuver la Constitution civile du Clergé. Rien ne devait plus relever de Dieu et de son Eglise. Le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif, le pouvoir administratif, le pouvoir éducatif, ne doit relever que de l’Etat qui ne relève que de sa propre raison, raison qui, par principe, refuse Dieu et sa Lumière, refuse tout « absolu », « toutes certitudes »., comme le disait Jacques Chirac, alors qu’il recevait les loges maçonniques à l’Elysée à l’occasion de leur 275ème anniversaires.

Il existait pourtant un pacte ancien, une alliance entre la religion et la société, entre le christianisme et la France. C’est le pacte de Reims. Le pacte fut déchiré, l’alliance rompue. Dieu était dans les lois, dans les institutions, dans les usages ; il en fut chassé, le divorce fut prononcé entre la constitution et l’Evangile, la loi fut sécularisée et il fut statué que l’esprit de la nation moderne n’aurait rien à démêler avec Dieu, duquel elle s’isolait entièrement. La croix du Seigneur et Rédempteur des hommes est renversée et remplacée par des signes vulgaires. Dieu avait sur la terre des jours qu’il s’était réservés et que tous les siècles et les peuples avaient respectés unanimement ; et toute la famille des impies s’est écrié : faisons disparaître de la terre les jours consacrés à Dieu. « Dieu avait des ministres, dit le cardinal Pie,  qui parlaient de Lui et le rappelaient au peuple, c’est alors que l’exil, l’échafaud, la mer, les fleuves ont tout dévoré ».  Ainsi, disaient-ils, Dieu ne trouvera plus de bouche pour se faire entendre. « O vous tous qui portaient sur votre front l’onction qui fait le prêtre et le roi, de quelques prétexte que l’on s’arme contre vous, rassurez-vous, c’est à cause du nom de Jésus-Christ que vous êtes un objet de haine. Ce n’est pas vous qu’ils ont rejeté, mais c’est moi de peur que je ne règne sur eux.

C’en est fait : tous les droits de Dieu sont anéantis ; il ne reste debout que les droits de l’homme. Ou plutôt, l’homme est Dieu, sa raison est le Christ et la nation est l’Eglise.

Quelles en sont les conséquences. Concrètement la chute du Roi. Et cela nécessairement.

L’Etat, la société civile ne relève, nous dit-on,  que  « du libre débat » et que du « consensus social ». Alors on vous dit le plus naturellement du monde qu’il  n’y a rien d’antérieur et de supérieur à l’humain et à sa propre pensée. (C’est le naturalisme rationaliste dans son expression la plus parfaite). Dieu n’a pas son mot à dire. Tout relève de l’homme. « Il n’y a pas de loi morale antérieure à la loi civile », disait Jacques Chirac, alors Président de la République Française. La vie publique, les mœurs publiques ou privées ne relèvent plus en rien du domaine divin. Ils sont autonomes et propres. C’est donc l’affirmation du « refus de quoi que ce soit qui soit supérieur à  humain » ; alors « l’humain  devient arbitraire». On ne vous demande pas d’abjurer publiquement la foi en Dieu, comme au temps du pouvoir romain impérial. On vous demande et vous impose de la garder en silence. « Dieu est interdit en public », il est interdit en politique. Il est interdit dans les problèmes de société. Il est interdit dans « la démocratie des mœurs ». Au milieu d’une telle philosophie, où voulez-vous que la monarchie catholique de nos Rois trouve une place…

La « démocratie », « la démocratie  des mœurs » alors s’impose. Les  « règles ne pouvant naître que du libre débat » et « toute référence à un principe étant, de soi, exclue et soumise elle-même à la discussion » , le Roi ne pouvait plus régner « en ses conseils » qui ne trouvait les lois et les coutumes du Royaume  que dans leur « référence aux lois éternelles du Décalogue divin et de l’Evangile ». Oui ! Avec le rationalisme, c’est l’instauration de la libre discussion jusqu’à l’exclusion de toute loi religieuse ou naturelle supérieure à l’homme qui s’impose. La haine de Dieu et de l’Eglise est totale. Le rationalisme c’est  un anthropocentrisme absolu qui refuse toute lumière divine. C’est pourquoi ce régime ne peut qu’engendrer, in fine, l’anarchie mentale et sociale et le nihilisme intellectuel puisque sa philosophie, la seule qu’il admette, c’est de se libérer de tout dogme et du Décalogue et de l’Evangile. Le rationalisme c’est l’anti-dogmatisme absolu. Jacques Chirac le disait en s’adressant toujours aux mêmes groupes maçonniques qui ont tant fait pour l’abolition de la Monarchie : «  l’idéal maçonnique  rêvait de substituer aux dogmatismes le débat, de desserrer l’étreinte, de casser les rigidités, pour instaurer un espace de liberté, hors des tabous et des index de l’époque… »  Se substituer aux « dogmatismes », c’est-à-dire aux dogmes catholiques, « desserrer les étreintes », « casser les rigidités », « instaurer un espace de libertés, hors des tabous et des index de l’époque »… c’est affirmer vouloir se « dégager » de tout surnaturel, de toute « Révélation », de toutes affirmations révélées, qui sont autant de « rigidités », de  « tabous », autant « d’index » inspirés de la Révélation chrétienne. Et c’est pourquoi le rationalisme  est capable de faire la promotion, par exemple, de choses tellement contre nature : l’avortement, par exemple, l’homosexualité, autre exemple… ce qui est le signe d’une rupture totale avec le Dieu créateur et les lois de sa Création. Sa haine de Dieu est telle qu’elle  engendre, de soi,  la haine de la création…

On a dit à Dieu et surtout à son Christ : Retire-toi, nous ne voulons pas de la science de tes voies (Job 21 14). «  Et il fut fait comme il fut dit ». Et la Tête du Roi tomba.

Il faut des victimes. Le Roi Louis XVI fut la première après son Christ dont il était le ministre « extérieur ».

Partout où il a prévalu, le despotisme révolutionnaire a tout détruit, tout renversé, tout abaissé sous son niveau égalitaire, tout absorbé dans son autocratie centralisatrice : religion, propriété sacré et profane, autorité paternelle, corporations, lois, coutumes, franchises, libertés, il n’a rien respecté. Car il ne veut pas plus de la tradition humaine que de la tradition divine ; il fait le même mépris de l’histoire et de la religion, il dédaigne l’autorité comme l’expérience du passé, comme il dédaigne l’autorité de l’Eglise. La révolution ne permet de vénérer aucun dieu, aucun roi, aucun homme. Elle veut être adoré seule et ne laisse d’autre idole debout qu’elle-même. Toute voix doit se mettre à l’unisson de sa voix. Tout dogme même surnaturel et révélé, devient un programme séditieux s’il est, en désaccord avec ses théories et ce qu’elle appelle ses « valeurs », ses « principes ». C’est là l’histoire des Démocraties, c’est l’histoire de la Chine en lutte avec l’Eglise. Toute conscience, même formée selon la loi divine doit se laisser redresser et modifier par la conscience et la loi du temps modernes. Enfin si elle tolère l’existence des divers religions admises à vivre sous son abri, c’est à la condition qu’elle pourra les dominer toutes, et se tenant au milieu de cet aréopage de dieux, les entendre, les juger, les conseiller et les accorder tant bien que mal entre eux. Voyez, vous dis-je, l’histoire récente de la Chine…

La Monarchie et l’Eglise ont eu, hier les cœurs vendéens pour les défendre. Verrons-nous nous aussi ces cœurs vendéens pour sauver les institutions, celles qui restent, entre autres la famille et l’Eglise et faire sombrer un jour la République ?

Je n’en appelle pas à une guerre civile, à une guerre politique. Ce ne fut pas cela que fut l’action vendéenne. L’action vendéenne, nous dit encore le cardinal Pie,  fut une guerre sainte, une armée, l’armée chrétienne, l’armée catholique. Ce peuple, sans doute aimait sa patrie, aimait son roi. Son père. Arrière le patriotisme qui faisait rouler la tête du père sur l’échafaud. Cependant la foi de ce peuple vendéen réserva toujours la première place pour la première majesté : Dieu. La Révolution vint atteindre ce peuple dans ce qu’il avait de plus précieux, de plus sacré ; dans ce qui touchait à sa foi, à toutes ses affections, à tous ses respects.  Elle s’attaqua aux temples, elle attaqua les prêtres, elle s’attaqua à l’orthodoxie. Dès lors la résistance commença. On espéra conjurer la résistance en envoyant à ce peuple des prêtres intrus pour lui dire la messe, les prêtres jureurs. Ce peuple avait une religion ferme et éclairée. Et une messe par un prêtre jureur ne le lui suffisait pas. Autant ce peuple était docile et respectueux pour les prêtres fidèles, dignes de leurs fonctions, autant il était énergique à repousser les apostats et les schismatiques qu’on voulait lui imposer de vive force. Souvenez-vous de l’attitude de la Reine, de Madame Elizabeth…Ce fut l’occasion du premier sang versé. Vous connaissez tous ce magnifique récit : l’un de ces cœurs vendéen fut battu à mort par les « bleus », il  fut sommé de ce rendre : « Rends-toi », lui dit-on. Il répondit : « rends moi mon Dieu » et il expira.

Vous avez là toute l’histoire de ce duel acharné que mena la Vendée. La Révolution brandissant son sabre sur la Vendée et lui criant « Rends–toi », la religieuse Vendée se défendant avec énergie et jusqu’au dernier soupir, répondant : « Rends-moi mon Dieu. Ce dialogue est le résumée le plus pathétique de sept ans de guerre…

Le principe et la justification de toutes les plus belles batailles, même dans l’antiquité n’était-elle pas ce cri : « pro aris et focis », « pour les autels et pour les foyers ». « Pour les autels » d’abord parce que les intérêts divins sont les plus élevés de tous ; « pour les autels », parce qu’un peuple ne peut jamais sacrifier ses autels ; « pour les autels » parce que les foyers ne sont en sureté que derrière les remparts des autels.

Si vous voulez que l’ordre revienne en France, restez attachés à vos autels, revenez plus franchement à NSJC, à sa Loi, à son Eglise éternelle, à son « Eglise de toujours », à celle qui condamna Luther et qui ne « fricotait » pas avec les ennemis de Dieu, ni avec ceux qui pactise avec le protestantisme et ni avec ceux qui mettent le trouble dans les lois du mariage. Priez pour eux. Gardez le respect mais ne pactisez pas.

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A propos de la piété populaire

Notre peuple a soif de Dieu 
 les églises vont se remplir si nous relevons le défi.

Une réunion s’est tenue le 15 novembre dernier à Mantes, réunissant prêtres et membres des conseils pastoraux des paroisses du doyenné, en présence de Monseigneur Aumonier. Le thème de la réunion était : « les dévotions populaires en général et sur notre doyenné ».

Le sujet du jour n’étant pas de faire un compte rendu de cette réunion (*), on peut résumer de la façon suivante que la piété populaire est louable quand il s’agit d’une expression de la foi qui soit éloignée de toute superstition.

Monsieur l’abbé Amar a souligné un fait qui me paraît évident, à savoir que depuis de nombreuses années l’on avait peut-être un peu trop intellectualisé ce sujet. En d’autres termes et en espérant ne pas trahir la pensée de l’abbé, le petit peuple (dont je fais partie !), s’est trouvé marginalisé et ringardisé dans sa foi simple qui cherchait le Pain de Vie à sa manière au-delà de celui de la terre. Un accompagnement que l’Eglise s’honorerait de reprendre à la suite, par exemple, de Madeleine Delbrêl.

Or, actuellement, notre société est désorientée, sentant confusément que cette culture imposée est mortelle. En un mot, sans s’en rendre compte, le peuple soif de Dieu ; si vous parlez du ciel, on vous écoute ; les processions de Fête-Dieu, je parle d’expérience, sont à nouveau respectées. Mgr Aumonier a attiré notre attention sur la formidable augmentation de la participation populaire de la fête de l’Assomption à ND de la Mer.  Les maires des communes de notre doyenné qui ont rencontré Monseigneur ont rappelé « combien la voix des cloches était importante » pour leurs administrés (*).
Il ne tient qu’à nous que nos églises se remplissent.

Les cloches sonneront-elles encore demain ?  C’est notre défi qui relève de l’urgence. J’y reviendrai.

François Charbonnier.
24/11/2016

(*) Voir le compte-rendu des visites pastorales sur le site du diocèse.

Doc. Complém. Famille Chrétienne : « La piété populaire est un trésor de l’Église », déclare le pape François

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Neuvaine pour la France - Présidentielles 2017

Adoration Samedi 06/05/2017 après la messe de 18h00 jusqu'à Minuit

 

« France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? »

Chers amis,

En ces temps troublés, à l’heure où nous allons élire notre futur chef d’Etat, nous vous proposons une neuvaine afin de confier la France au Cœur de Jésus. Au-delà de la politique qui limite souvent nos débats, au-delà des tensions de ces dernières semaines, il s’agit par cette neuvaine de nous abandonner avec confiance à la Providence, abandon qui passe par une vraie conversion du cœur. A nous, par nos efforts quotidiens, nos prières, de supplier le Ciel de sauver la France. Que nos gouvernants soient inspirés en vue du bien commun et du salut des âmes !

Cette neuvaine sera placée sous l’intercession de Sœur Josépha Menendez, mystique morte en 1923 à 33 ans à Poitiers. C’est en France que le Cœur de Jésus fait d’elle sa confidente et sa messagère. Par elle, Il renouvelle au monde l’appel d’une Miséricorde et d’un Amour infinis et demande en retour la confiance qui attend tout de Lui. C’est un véritable « Appel à l’amour » que nous adresse le Cœur de Jésus par son intermédiaire.

La neuvaine commencera le samedi 29 avril pour s’achever le dimanche 7 mai, jour des élections. En plus de la prière quotidienne, vous trouverez un texte de méditation pour chaque jour tiré des paroles même du Christ confiée à sœur Josépha. Ce texte nous aidera à nous plonger et à nous abandonner dans l’Amour de Dieu.

Les 9 thèmes des méditations de cette prière pour la France :

  1. Qui suis-Je ?
  2. Appel à l’Amour
  3. Appel au pardon
  4. Les trésors de mon Cœur
  5. Appel à la vie intime avec Jésus
  6. Appel à l’assistance dominicale
  7. Appel à la Foi
  8. Appel à la confiance
  9. La victoire de l’Amour

Pour son Amour et pour la France, devenons des saints à l’école de Sœur Josépha Menendez.

Neuvaine pour la France par l’intercession de Sœur Josépha Menendez :

Ô Jésus qui ne pouvez résister à la supplication de ceux qui attendent tout de Vous, donnez-nous la confiance, la foi et l’abandon qui touchent Votre Cœur afin que sûrs de Vous, nous obtenions de Votre toute puissante bonté la grâce pour la France que nous Vous demandons pour Votre gloire et l’accomplissement de Votre règne d’amour et de miséricorde.

Ô Jésus, glorifiez Votre Cœur en nous accordant pour la France la grâce que nous sollicitons par l’intercession de Votre humble servante Josépha.

Ô Jésus, à Votre Cœur, nous vous confions notre pays ; regardez, puis faites ce que Votre Cœur Vous dira ; laissez agir Votre Cœur ; Ô Jésus, nous comptons sur Vous, nous nous fions à Vous, nous sommes sûrs de Vous !

Pourquoi une neuvaine à sœur Josépha ?

Ultimes paroles de Sœur Josépha

Vous prierez pour la France lui demandèrent ses Mères : “Ah ! Mes chères Mères” répondit-elle “je crois bien ! C’est la patrie de mon âme ! Elle m’a donné ma vie religieuse ! Ici, j’ai trouvé un petit coin pour vivre et mourir.”

Révélation de Notre-Seigneur à Sœur Josépha

La France est au cœur de ce message divin peu connu aujourd’hui « … comme Dieu veut régner par l’amour, il demande à ses âmes et principalement à celles de cette nation (en parlant de la France) de réparer, d’abord pour obtenir le pardon mais surtout pour attirer de nouvelles grâces à cette nation qui, je le répète, est la première qui a connu mon Cœur et où cette dévotion s’est répandue ».

Pour aller plus loin :

Commander le livre un « Un Appel à l’Amour » qui retranscrit le message du Cœur de Jésus pour chacune de nos âmes. Vous pouvez vous le procurer au Sacré-Cœur de Poitiers : 1 voie Malraux 86000 Poitiers ou en envoyant un mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Lire la suite : Neuvaine pour la France - Présidentielles 2017

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L’amitié sans faille, terreau de l’évangélisation

Les cloches sonneront-elles encore demain ? C’est notre défi qui relève de l’urgence.
C’est ainsi que je terminai un récent billet  en reprenant le titre du dernier livre de Philippe de Villiers.
Ce défi concerne bien évidemment le pape et les évêques, mais aussi et d’abord nos petites communautés, là où nous sommes acteurs.

Le pape Benoît XVI dans son livre Le sel de la Terre nous dit :

« L’Église prendra d’autres formes. Elle ressemblera moins aux grandes sociétés, elle sera davantage l’Église des minorités, elle se perpétuera dans de petits cercles vivants où des gens convaincus et croyants agiront selon leur foi. Mais c’est précisément ainsi qu’elle deviendra, comme le dit la Bible, le sel de la terre. »

Cette vision prophétique de maintenir « des îlots, des oasis » où l’on peut dire de ceux qui y vivent « voyez comme ils s’aiment, ce sont des chrétiens » est à notre portée. Le prix à payer en est modeste, et grâce à notre bonne entente l’Esprit Saint se chargera seul de l’évangélisation à notre entour.

Nous autres catholiques, sommes coincés entre la République et l’Islam. Et aussi nos évêques, mais c’est un autre sujet. Il y a le feu à la baraque et nous n’avons vraiment plus les moyens à nous entre-déchirer en conflits divers et variés comme des enfants gâtés. Garder ses convictions sans manquer à la charité, qu’elles soient politiques, liturgiques (!) ou autres est bien sûr possible.

C’est sur l’amour que nous serons jugés, sur terre et… au Ciel !
François Charbonnier
10/12/2016

« Sous l’égide de la Vierge qui écrase le dragon, les chrétiens qui prient véritablement et qui s’aiment dans le Christ se donneront la main, comme des frères, par-dessus les flots déchaînés d’un monde qui a renié Dieu et qui est en train de détruire l’homme. Unis par la prière et l’amitié, aussi contrecarrés soient-ils par la pression générale, ils arriveront à maintenir ou à reconstituer une sorte de milieu temporel vraiment civilisé, suffisant pour permettre aux âmes de bonne volonté de ne pas aller à la dérive et se perdre sans retour mais de rester fermes et vivantes, de poursuivre leur chant intérieur, de célébrer sans cesse l’amour et la beauté de Dieu à travers les épreuves de l’exil », prophétise admirablement le Père Calmel.
« L’Eglise prendra d’autres formes. Elle ressemblera moins aux grandes sociétés, elle sera davantage l’Église des minorités, elle se perpétuera dans de petits cercles vivants où des gens convaincus et croyants agiront selon leur foi. Mais c’est précisément ainsi qu’elle deviendra, comme le dit la Bible, le sel de la terre. »

Joseph Cardinal Ratzinger - Le sel de la Terre

 

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Homélie du 3ème Dimanche de l'Avent 2017

Homélie du 3ème Dimanche de l'Avent 2017

Saint Jean-Baptiste Nous avons dit, Dimanche dernier, que parmi toutes les figures de l’AT qui annonçaient le Messie, - comme celle du serpent d’airain, celle du bouc émissaire, - il y en avait une qui surpassait toutes les autres figures, c’était celle de l’ « Agneau pascal ». Le sang de cet...

Homélie du 1er Dimanche de l'Avent 2017

Homélie du 1er Dimanche de l'Avent 2017

La venue du Messie Son annonce dans l’Écriture Sainte   L’Avent, MBCF, est le temps de l’attente, de l’attente du Messie, de l’attente de la venue du Messie, du Fils de Dieu. Et s’il en est ainsi, c’est parce que Dieu dans sa Sagesse et sa grande Bonté – car le propre de la...

Les âmes du Purgatoire

Les âmes du Purgatoire

MARIA SIMMA, QUI EST MARIA SIMMA ? Maria Simma est une mystique autrichienne. Par un don particulier de Dieu, déjà vu dans l'histoire de l'Eglise, elle reçoit depuis 50 ans la visite d'âmes du purgatoire. Que lui disent ces âmes ? Elles donnent des avertissements, demandent des prières, et parlent de...

Prédication pour la fête du Christ-Roi 2017

Prédication pour la fête du Christ-Roi 2017

  La fête du Christ-Roi Jésus-Christ est roi, MBCF. Il est roi, non seulement du ciel mais encore de la terre. Et il lui appartient d’exercer une véritable et suprême royauté sur les sociétés humaines. Et ces sociétés humaines, elles mêmes, doivent le confesser. C’est un point incontestable de la doctrine chrétienne....

Prédication pour le 20ème dimanche après la Pentecôte 2017

Prédication pour le 20ème dimanche après la Pentecôte 2017

  Le sacerdoce   Je voudrais vous parler du prêtre en souvenir de mon ordination sacerdotal, le 17 octobre, des mains de Mgr Lefebvre. Ce qui fait le prêtre, sa joie, c’est la découverte toute particulière du mystère de Dieu. Le prêtre, plus que tout autre baptisé, contemple ce mystère. Dieu est l’objet de...

Prédication pour le 19ème dimanche après la Pentecôte 2017

Prédication pour le 19ème dimanche après la Pentecôte 2017

  En l’honneur de Saint Michel     « L’Ange se tint près de l’autel du temple, un encensoir d’or à la main » « Et tandis que l’archange Michel luttait contre le dragon, on entendit la voix de ceux qui disaient : «le  Salut est à notre Dieu ». Telles sont, MBCF, les deux premières antiennes des Premières Vêpres de...

Prédication pour le 18ème dimanche après la Pentecôte 2017

Prédication pour le 18ème dimanche après la Pentecôte 2017

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus Je ne voudrais pas laisser passer cette année sans parler, du haut de cette chair, de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, patronne secondaire de la France. Les saints sont mis sur notre chemin pour que nous les prions, contemplions, les imitions. Sainte Thérèse, Thérèse Martin, naquit à...

16ème Dimanche après la Pentecôte

16ème Dimanche après la Pentecôte

En la solennité de saint Michel   En cette fête de Saint Michel, patron de notre petite église, je voudrais vous dire la joie de mon âme, d’être au milieu de vous. C’est en effet au milieu de vous que s’accomplit ma vie sacerdotale. Le prêtre vit au milieu d’un peuple, au...

15éme Dimanche après la Pentecôte 2017

15éme Dimanche après la Pentecôte 2017

« Celui qui sème dans l’esprit moissonnera de l’esprit, la vie éternelle ». C’est le Christ qui est au principe de la Vie éternelle C’est inéluctable. Je posséderai la vie éternelle - la finalité de ma vie - si j’en prends le chemin, si je pratique les œuvres de l’esprit : la charité, la joie...

14éme Dimanche après la Pentecôte 2017

14éme Dimanche après la Pentecôte 2017

« Cherchez d’abord le Royaume de Dieu » MBCF, faisons court et disons simplement que le « Royaume de Dieu », c’est Jésus lui-même. Oui ! Ce « Royaume de Dieu », dont le thème est si fréquent dans la prédication de NSJC, n’est finalement rien d’autre que Jésus-Christ lui-même et Jésus-Christ c’est la charité, n’est rien d’autre...

Assomption de la Sainte Vierge 2017

Assomption de la Sainte Vierge 2017

Fête de l’Assomption de la Sainte Vierge   L’Eglise, dans ces hymnes liturgiques, chante, cela ne vous étonnera pas, les différentes fêtes de NSJC, tout comme les fêtes de Notre Dame. Elle consacre trois hymnes à cette fête du 15 août, à ce mystère. Nous allons méditer sur l’hymne des premières Vêpres...

10éme Dimanche après la Pentecôte

10éme Dimanche après la Pentecôte

  « Personne, parlant par l’Esprit de Dieu, ne dit anathème à Jésus »   Ce sera le thème de notre entretien dominical. « Personne, parlant par l’Esprit de Dieu, ne dit anathème à Jésus »… Bien au contraire.  Tous ceux qui sont animés de l’Esprit Saint par suite de la réception du baptême, tout baptisé chante avec...

La Rébellion cachée

La Rébellion cachée

Je voudrais, à la reprise de l’année apostolique, en octobre, faire diffuser dans le cadre paroissial, « saint Michel de Rolleboise », le film, dont on parle beaucoup aujourd’hui : « La Rébellion cachée » de Daniel Rabourin sur l’épopée vendéenne. L’Homme Nouveau vient de publier une interview de l’auteur. En...

9ème Dimanche après la Pentecôte

9ème Dimanche après la Pentecôte

« Si tu connaissais, toi aussi, au moins ce qui te procurerait la paix » « Tu n’as pas connu le temps où tu as été visité »   Terrible reproche, MBCF, que ce reproche adressé par NSJC au peuple juif : « Tu n’as pas connu le temps où tu as été...

7ème Dimanche après la Pentecôte 2017

7ème Dimanche après la Pentecôte 2017

Le salaire du péché, c’est la mort. La grâce de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ     MBCF, voilà des belles paroles mais, je pense, un peu mystérieuses. Elles demandent éclaircissements. « Le salaire du péché, c’est la mort » dit Saint Paul « Stipendia peccati mors ». Un peu plus haut, il...

La dévotion au premier samedi du mois

La dévotion au premier samedi du mois

Parce que je serais très heureux que dans la paroisse Saint Michel de Rolleboise, la dévotion au premier samedi du mois se développe comme l'a demandée  Notre Seigneur à Sœur Lucie de Fatima, il me semble heureux de porter à  votre connaissance, dans ce numéro de juillet, les documents officiels...

Les communions réparatrices des premiers samedis du mois

Les communions réparatrices des premiers samedis du mois

29 mai 1930 : date importante dans l’histoire de Fatima et de la dévotion des premiers samedis du mois La date du 29 mai 1930 n’est pas très connue dans l’histoire de Fatima. Pourtant c’est une date importante, presque aussi importante que celles du 13 mai ou du 13 octobre 1917. En...

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