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Spiritualité de l'Avent, Joie et pénitence du coeur

Abbé Bruno TignièresBien chers amis, la venue de Notre Seigneur a été attendue pendant des siècles et des siècles. Les prophètes l'ont annoncée, les justes de l'Ancien Testament l'ont désirée, sans connaître la joie d'en contempler l'aurore. L’Église, pendant l'Avent, commémore cette grande attente des siècles appelant le Rédempteur. Mais Elle veut surtout préparer chacune de nos âmes à une nouvelle naissance divine de Jésus en nous, une attente intime et personnelle de la grâce du Seigneur, un accroissement de la vie surnaturelle, et c'est cela le mystère de Noël : l'Enfant-Jésus vient pour nous communiquer sa vie divine, voilà la cause de notre joie.

Chers amis, la joie chrétienne n'est pas celle du monde, cette joie si fugitive et superficielle, provoquée par la satisfaction des désirs et des passions de tous ordres que procure une société de consommation qui est la vitrine d'un monde matérialiste et athée. Non, est-il besoin de le dire, nous ne sommes pas de ce monde là.Par la grâce du Seigneur Jésus, notre joie est surnaturelle, elle est le fruit de l'Esprit-Saint. Notre joie, c'est notre foi en la divinité de l'Enfant-Jésus, et l'assurance du salut, de la vie éternelle qui nous attend. Notre joie, c'est de connaître l'amour de Dieu pour nous dans le Seigneur Jésus, et d'y croire. Et d'avancer ainsi, sans crainte, par la foi et la confiance, dans la lumière de cet amour miséricordieux. La gloire de Dieu, chers amis, c'est que nous croyions à cet amour qui n'est qu'infinie miséricorde, et qui se manifeste clairement dans le mystère de Noël.

Oui Dieu, dans la Personne de Jésus-Christ, a un immense désir de se donner, Il a ce besoin de se communiquer, de se répandre. Il a soif d'être aimé, c'est pourquoi Il suscite en nous le désir de L'aimer en retour. Et c'est cela le mystère de Noël, et les saints désirs du Temps de l'Avent.

Mais aimer Dieu, nous le savons bien, ne peut se faire sans le sacrifice, sans la pénitence, qui est à la fois le moyen et la preuve de l'amour, comme le rappelle la figure extraordinaire de saint Jean-Baptiste, qui domine toute la liturgie de l'Avent. Et c'est dans les sentiments du cœur que réside la véritable pénitence, parce que rien ne peut plaire à Dieu de ce qui n'est qu'extérieur et apparent. La pénitence du cœur, c'est cette vertu surnaturelle par laquelle nous voulons renoncer au péché délibéré, qui nous détache de Dieu, spécialement le péché grave, qui est incompatible avec la grâce de Noël, avec la vie surnaturelle que l'Enfant-Jésus veut nous donner. Renoncement ensuite à notre amour propre, à cet orgueil insensé sous toutes ses formes, tous ses modes d'expression, qui est, s'il n'est pas regretté et combattu, le plus grand obstacle à la croissance en nous de la vie divine que l'Enfant-Jésus vient nous offrir. Le grand sacrifice qui plaît à Dieu, c'est celui de notre cœur ; sans cette offrande, aucun autre sacrifice ne peut Lui être agréable.

Enfin, chers amis, confions nous à la Vierge Marie immaculée, si présente dans la liturgie de ce Temps de l'Avent, et que nous fêterons le 8 décembre. Ouvrons notre cœur à sa douce influence. Soyons sûrs que la mesure de la vie surnaturelle en nous dépend de la mesure du rapprochement de notre âme avec l'Immaculée. Soyons à elle, parce que c'est elle qui nous donne la Grâce de Jésus ; c'est elle qui est donc aussi la cause de notre joie, "causa nostrae laeticiae".

Abbé B. Tignères

Spiritualité de l'Avent, Joie et pénitence du coeur

Spiritualité de l'Avent, Joie et pénitence du coeur

Bien chers amis, la venue de Notre Seigneur a été attendue pendant des siècles et des siècles. Les prophètes l'ont annoncée, les justes de l'Ancien Testament l'ont désirée, sans connaître la joie d'en contempler l'aurore. L’Église, pendant l'Avent, commémore cette grande attente des siècles appelant le Rédempteur. Mais Elle veut...