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La Rébellion cachée

Je voudrais, à la reprise de l’année apostolique, en octobre, faire diffuser dans le cadre paroissial, « saint Michel de Rolleboise », le film, dont on parle beaucoup aujourd’hui : « La Rébellion cachée » de Daniel Rabourin sur l’épopée vendéenne.

L’Homme Nouveau vient de publier une interview de l’auteur. En le lisant, vous pourrez commencer à connaître ce cinéaste courageux. Son idéal est noble et rejoint tout à fait notre préoccupation.

Bonne lecture.

 

 

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La dévotion au premier samedi du mois

Parce que je serais très heureux que dans la paroisse Saint Michel de Rolleboise, la dévotion au premier samedi du mois se développe comme l'a demandée  Notre Seigneur à Sœur Lucie de Fatima, il me semble heureux de porter à  votre connaissance, dans ce numéro de juillet, les documents officiels réclamant cette dévotion. Veuillez les lire ! Ne répondrez-vous pas spontanément et favorablement à une telle demande explicite du Seigneur ? Je ne pourrai le croire.

Les communions réparatrices des premiers samedis du mois

 

Abbé Paul Aulagnier

 

 

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La compassion de Marie

Je me permettrai d’emprunter « le mot de l’abbé » à Saint Bonaventure. Dans ce sermon, il nous propose une très belle méditation de Notre Dame au pied de la Croix. On pourrait volontiers y voir un développement théologique de la corredémption de Marie à l’œuvre de notre Rédemption. C’est un sujet qui m’est cher !

Sermon de Saint Bonaventure sur La compassion de Marie

Ne croyez pas, mes frères, que la sainte Mère de notre Sauveur soit appelée au pied de sa croix pour y assister seulement au supplice de son Fils unique, et pour y avoir le cœur déchiré par cet horrible spectacle. Il y a des desseins plus hauts de la Providence divine sur cette mère affligée . et il nous faut entendre aujourd’hui qu’elle est conduite auprès de son Fils, dans cet état d’abandon, parce que c’est la volonté du Père éternel qu’elle soit non seulement immolée avec cette victime innocente, et attachée à la croix du Sauveur par les mêmes clous qui le percent, mais encore associée à tout le mystère qui s’y accomplit par sa mort. Mais comme cette vérité importante doit faire le sujet de cet entretien, donnez-moi vos attentions pendant que je poserai les principes sur lesquels elle est établie.

Trois choses concourent ensemble au sacrifice de notre Sauveur, et en font la perfection. Il y a premièrement les souffrances par lesquelles son humanité est toute brisée : il y a secondement la résignation par laquelle il se soumet humblement à la volonté de son Père : il y a troisièmement la fécondité par laquelle il nous engendre à la grâce, et nous donne la vie en mourant. Il souffre comme la victime qui doit être détruite et froissée de coups : il se soumet comme le prêtre qui doit sacrifier volontairement : Voluntarie sacrificabo tibi: enfin il nous engendre en souffrant, comme le père d’un peuple nouveau qu’il enfante par ses blessures : et voilà les trois grandes choses que le Fils de Dieu achève en la croix. Les souffrances regardent son humanité ; elle a voulu se charger des crimes, elle s’est donc exposé à la vengeance. La soumission regarde son Père ; la désobéissance l’a irrité, il faut que l’obéissance l’apaise. La fécondité nous regarde ; un malheureux plaisir, que notre père criminel a voulu goûter, nous a donné le coup de la mort : ah ! les choses vont être changées, et les douleurs d’un innocent nous rendront la vie.

Paraissez maintenant, Vierge incomparable, venez prendre part au mystère : joignez-vous à votre Fils, et à votre Dieu ; et approchez-vous de sa croix, pour y recevoir de plus près les impressions de ces trois sacrés caractères par lesquels le Saint-Esprit veut former en vous une image vive et naturelle de Jésus-Christ crucifié. C’est ce que nous verrons bientôt accompli, sans sortir de notre évangile ; car, mes frères, ne voyez-vous pas comme elle se met auprès de la croix, et de quels yeux elle y regarde son Fils tout sanglant, tout couvert de plaies, et qui n’a plus de figure d’homme ? Cette vue lui donne la mort : si elle s’approche de cet autel, c’est qu’elle y veut être immolée ; et c’est là en effet qu’elle sent le coup du glaive tranchant, qui, selon la prophétie du bon Siméon, devait déchirer ses entrailles, et ouvrir son cœur maternel par de si cruelles blessures. Elle est donc auprès de son Fils ; non tant par le voisinage du corps, que par la société des douleurs : Stabat juxta crucem : Elle se tient vraiment auprès de la croix, parce que la Mère porte la croix de son Fils avec une douleur plus grande que celle dont tous les autres sont pénétrés.

Mais suivons l’histoire de notre évangile, et voyons en quelle posture elle se présente à son Fils. La douleur l’a-t-elle abattue, a-t-elle été jetée à terre par la défaillance ? Au contraire, ne voyez-vous pas qu’elle est droite, qu’elle est assurée ? Stabat juxta crucem : Elle est debout auprès de la croix. Non, le glaive qui a percé son cœur n’a pu diminuer ses forces : la constance et l’affliction vont d’un pas égal ; et elle témoigne par sa contenance, qu’elle n’est pas moins soumise qu’elle est affligée. Que reste-t-il donc, Chrétiens, sinon que son Fils bien-aimé, qui lui voit sentir ses souffrances et imiter sa résignation, lui communique encore sa fécondité ? C’est aussi dans cette pensée qu’il lui donne saint Jean pour son Fils : Femme, dit-il, voilà votre fils. O femme qui souffrez avec moi, soyez aussi féconde avec moi ; soyez la mère de mes enfants, que je vous donne tous sans réserve en la personne de ce seul disciple ; je les enfante par mes douleurs ; comme vous en goûtez l’amertume, vous en aurez aussi l’efficace, et votre affliction vous rendra féconde. Voilà, mes frères, en peu de mots, tout le mystère de cette journée ; et je vous ai dit en peu de paroles ce que j’expliquerai par tout ce discours avec le secours de la grâce. Marie est auprès de la croix, et elle en ressent les douleurs ; elle s’y tient debout, et elle en supporte constamment le poids ; elle y devient féconde, et elle en reçoit la vertu. Ecoutez attentivement ; et surtout ne résistez pas si vous sentez attendrir vos cœurs.

Pour aimer dignement un Dieu, il faut un principe surnaturel : sera-ce du respect ou de la tendresse, des caresses ou des adorations ; des soumissions d’une créature, ou des embrassements d’une mère ? Marie aimera-t-elle Jésus-Christ comme homme, ou bien comme un homme Dieu ? De quelle sorte embrassera-t-elle en la personne de Jésus-Christ la divinité et la chair que le Saint-Esprit a si bien liées ? La nature ne les peut unir, et la foi ne permet pas de les séparer : que peut donc ici la nature ? Elle presse Marie à aimer ; parmi tant de mouvements qu’elle cause, elle ne peut pas en trouver un seul qui convienne au Fils de Marie.

Vous étonnez-vous, Chrétiens, si je dis que son affliction n’a point d’exemple, et qu’elle opère des effets en elle que l’on ne peut voir nulle part ailleurs ; il n’est rien qui puisse produire des effets semblables ? Le Père et le Fils partagent dans l’éternité une même gloire, la Mère et le Fils partagent dans le temps les mêmes souffrances ; le Père et le Fils une même source de plaisirs, la Mère et le Fils un même torrent d’amertume ; le Père et le Fils un même trône, la Mère et le Fils une même croix. Si on perce sa tête d’épines, Marie est déchirée de toutes leurs pointes ; si on lui présente du fiel et du vinaigre, Marie en boit toute l’amertume ; si on étend son corps sur une croix, Marie en souffre toute la violence. Qui fait cela, sinon son amour ? et ne peut-elle pas dire dans ce triste état, en un autre sens que saint Augustin : Mon amour est mon poids ? Car, ô amour, que vous lui pesez ! ô amour, que vous pressez son cœur maternel !

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Carême

C’est aujourd’hui que le Carême apparaît dans toute sa solennité. Pour vous encourager à vous lancer généreusement dans ce saint temps liturgique, je me permets de vous adresser quelques paroles de saint Léon le Grand :

« Très chers fils, ayant à vous annoncer le jeûne sacré et solennel du Carême, puis-je mieux commencer mon discours qu’en empruntant les paroles de l’Apôtre en qui Jésus-Christ parlait, et en répétant ce qu’on vient de vous lire : Voici maintenant le temps favorable ; voici maintenant les jours du salut ? Car encore qu’il n’y ait point de temps dans l’année qui ne soient signalés par les bienfaits de Dieu, et que, par sa grâce, nous ayons toujours accès auprès de sa miséricorde ; néanmoins nous devons en ce saint temps travailler avec plus de zèle, à notre avancement spirituel et nous animer d’une nouvelle confiance. En effet, le Carême, nous ramenant le jour sacré dans lequel nous fûmes rachetés, nous invite à pratiquer tous les devoirs de la piété, afin de nous disposer, par la purification de nos corps et de nos âmes, à célébrer les mystères sublimes de la Passion du Seigneur.

« …C’est avec une grande utilité pour nous qu’a été établie cette institution divine qui nous donne quarante jours pour recouvrer la pureté de nos âmes, en rachetant par la sainteté de nos œuvres et par le mérite de nos jeûnes les fautes des autres temps de l’année.

« A notre entrée, mes très chers fils, en ces jours mystérieux qui ont été saintement institués pour la purification de nos âmes et de nos corps, ayons soin d’obéir au commandement de l’Apôtre, en nous affranchissant de tout ce qui peut souiller la chair et l’esprit, afin que le jeûne réprimant cette lutte qui existe entre les deux parties de nous-mêmes, l’âme recouvre la dignité de son empire, étant elle-même soumise à Dieu et se laissant gouverner par lui. Ne donnons à personne l’occasion de se plaindre de nous ; ne nous exposons point au juste blâme de ceux qui veulent trouver à redire. Car les infidèles auraient sujet de nous condamner, et nous armerions nous-mêmes, par notre faute, leurs langues impies contre la religion, si la pureté de notre vie ne répondait pas à la sainteté du jeûne que nous avons embrassé. Il ne faut donc pas s’imaginer que toute la perfection de notre jeûne consiste dans la seule abstinence des mets ; car ce serait en vain que l’on retrancherait au corps une partie de sa nourriture, si en même temps on n’éloignait pas son âme de l’iniquité. »

Courage ! Et saint Carême !

Abbé Paul Aulagnier

 

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A la fin, le cœur immaculée de Marie triomphera

Dans ce nouveau numéro du « Quis ut Deus », le n° 8, de juin 2017, je vous propose la lecture du texte que j’ai appelé « présentation », qui sera en exergue de mon nouveau petit livre sur la Mère de Dieu que j’ai intitulé : « A la fin, le cœur immaculée de Marie triomphera ». Il va bientôt paraître après les ultimes corrections que notre bon abbé Pillet, professeur de latin au séminaire de Courtalain, a acceptées de faire.

Que trouverez-vous dans ce livre ? Un commentaire des hymnes mariales du Bréviaire romain.

Un commentaire littéral, nullement historique. Je ne m’intéresse pas à l’auteur ni à son temps. Je vous renvoie éventuellement aux études de Dom Guéranger et à son Année Liturgique.

Mais vous trouverez un commentaire théologique sur les « Grandeurs de Notre-Dame ». Ces hymnes les « chantent » merveilleusement. Il y a beaucoup de poésie dans ces hymnes. C’est en latin qu’elles furent écrites : je suis sensible aux mots. J’essaye d’en donner le sens profond pour mettre en valeur l’idée exprimée.

S’il y a beaucoup de poésie dans ces hymnes, il y a aussi et surtout beaucoup de théologie. Là, se vérifie, mieux qu’ailleurs, le principe « lex orandi, lex credendi » : « La loi de la prière est la loi de la foi ». C’est le dogme surtout qui retient mon attention. Dans ces vingt chapitres, vous trouverez un poème et même plusieurs poèmes ̶ puisque l’Eglise chante ces hymnes aux Premières Vêpres, à Matines, aux Laudes et aux Secondes Vêpres –, pour chaque mystère : les Mystères de la Nativité, de l’Immaculée Conception, de la Maternité divine, de sa Royauté, de sa Co-Rédemption, du très Saint Rosaire, de l’Assomption, de sa Victoire finale sur Satan : « Elle t’écrasera la tête ». Ces hymnes sont de vraies méditations, d’une richesse extraordinaire. C’est un vrai traité de Mariologie que l’on découvre dans ces hymnes. C’est une étude passionnante. Dans la récitation du bréviaire, on passe trop vite. Elles méritent qu’on s’y arrête.

C’est ce que nous faisons dans ce livre.

J’ai toujours été intéressé par la Mariologie. Le premier livre scientifique que j’ai lu sur le dogme marial fut ̶ à Rome, au Séminaire français à Santa Chiara, alors que je faisais mes études à la Grégorienne   le livre du Père Réginald Garrigou Lagrange, son beau livre sur « Marie », « La Mère du Sauveur et notre vie intérieure », (Lyon, les Éditions de l'Abeille; 1941. In-16 (205 x 135)

Ce livre m’ouvrit au mystère de la Vierge, cette créature unique sortie des mains du Très-Haut. J’ai pu ensuite étudier les œuvres de saint Bernard, ses homélies sur la Vierge Marie, les traités de saint Alphonse de Ligurie, Les gloires de Marie, et le petit traité de saint Grignion de Montfort, La vraie dévotion mariale…

Je fus toujours frappé d’admiration par la dévotion que Mgr. Marcel Lefebvre portait à la Vierge Marie. Il ne terminait jamais une homélie sans invoquer Notre-Dame, « Notre Bonne Mère du Ciel », comme il aimait l’appeler. Il était fidèle à son chapelet qu’il n’omettait pas et qu’il terminait toujours par la prière de saint Bernard. Lorsqu’il me fut donné l’honneur de le conduire en voiture, il faisait réciter le chapelet, toujours… Au séminaire, il n’aurait pas voulu qu’on omette la récitation en communauté du chapelet…

Je m’étais promis, lorsque le temps me serait donné, d’écrire un jour sur Notre-Dame pour la faire mieux aimer : chanter les merveilles de Marie, parler de son rôle unique dans l’œuvre de la Rédemption... Les Hymnes mariales du Bréviaire Romain le permettent absolument.

Le temps est venu. Ecrire prend du temps et absorbe tout votre être et votre pensée. Il m’est donné aujourd’hui… Je ne manquerai pas l’occasion.

Faire aimer Notre-Dame, tel est le but de ce livre que j’intitule : «A la fin, le cœur immaculé de Marie triomphera », en sous-titre « les Grandeurs de Notre dame ». « Les hymnes mariales du Bréviaire Romain ». . Je suis heureux de lui offrir ce livre à l’occasion du centenaire de ses apparitions à Fatima. Qu’elle veuille bien protéger cet ouvrage, écrit avec amour et pour sa gloire.

Que les fidèles de Saint-Michel de Rolleboise (Yvelines), que j’ai l’honneur de servir, me fassent la joie de le lire et de le méditer. Je le leur offre.

En plus du commentaire des hymnes, vous trouverez dans les chapitres sur Notre-Dame du Très Saint Rosaire, des poèmes que le Colonel Anrès, homme pieux et juste, a écrits à ma demande. Alors que j’informais les fidèles de Rolleboise de ma nouvelle étude, je l’ai interpellé du haut de la chaire, comme je le fais volontiers, lui proposant qu’il se mette au travail, lui aussi. Aussitôt dit, aussitôt fait. Vous apprécierez ses poèmes !

Voilà ce que vous trouverez dans ce livre.

 

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L'heure de Jésus

Nous approchons du temps liturgique que l’Eglise appelle : « le temps de la Passion ». La liturgie va nous faire méditer la Passion de Notre Seigneur. Permettez-moi ces quelques considérations sur ce que Notre Seigneur appelait lui-même: « son heure ».

C’était l’heure par excellence ; elle avait été infailliblement déterminée de toute éternité par la Divine providence, et, avant qu’elle ne fut arrivée ses ennemis ne pouvaient rien contre lui. Que de témoignages de cela dans les Evangiles ! Notre Seigneur parle de cette « heure » comme devant immanquablement venir, sans que sa liberté ni celle de ces bourreaux soient le moins du monde violentées ou nécessitées. Plus cette heure approche, plus pressants sont les avertissements à ses disciples. A Gethsémani, « il commença à éprouver de la frayeur et à être accablé d’ennui. Alors il dit à Pierre, à Jacques et à Jean : « Mon âme est triste jusqu’à la mort » (Marc 14 33). Et pourtant Notre Seigneur a désiré cette heure de toutes les « fibres de son cœur ». Serait-ce là une contradiction ? Serait-ce en Notre Seigneur la négation de cet ardent désir de souffrir pour nous, la négation d’accomplir parfaitement sa mission de victime ? Certains martyrs semblent ne pas avoir éprouvé pareille tristesse devant la mort : Saint Ignace d’Antioche désirait ardemment être moulu par les dents des bêtes pour devenir le froment du Christ. (Si vous avez l’occasion de lire les lettres de saint Ignace d’Antioche ne manquez de les lire. C’est extraordinaire). Notre Seigneur aurait-il donc été une minute inférieur à quelques-uns de ses disciples ?

Evidemment non ; mais au contraire, après la sainte ardeur de l’oblation, il a voulu connaître l’écrasement. Il a voulu pour offrir un sacrifice parfait, souffrir pour nous jusqu’à cette tristesse mortelle, jusqu’à cette frayeur que l’homme éprouve naturellement devant une pareille mort : son heure. Il a voulu aussi nous laisser là un grand exemple pour nos heures d’accablement. Cette tristesse n’était pas en lui une émotion qui précédait et troublait le jugement de la droite raison et le consentement de la volonté ; elle était au contraire voulue pour que l’holocauste fut parfait. Au lieu de se raidir comme un stoïcien contre la souffrance et de la nier avec orgueil, Jésus se livrait volontairement à elle pour notre salut : « Personne ne m’arrache la vie mais je la donne de moi-même ; j’ai le pouvoir de la donner et le pouvoir de la reprendre » (Jn 10 18) Il a voulu souffrir jusqu’au couronnement d’épines, jusqu’à la flagellation qui réduisait tout son corps à n’être qu’une plaie. Tous ses membres étaient sanglants, à vifs. S’étant offert pour nous en holocauste, il a voulu être cloué à la croix, il a voulu souffrir des prêtres de la Synagogue qui avait pour mission, cependant, de reconnaître la venue du Messie, souffrir de la trahison de Judas, son disciple… Il a voulu aller plus loin encore et après avoir pris sur lui toutes nos fautes, il a voulu souffrir à notre place de la malédiction due au péché. Victime expiatoire, il sentit la justice terrible de Dieu s’appesantir sur lui….Il a été blessé pour nos iniquités, brisé pour nos crimes ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui….Dieu l’a frappé pour l’iniquité de nous tous. Il connut alors l’abandon de son Père : « Père, Père pourquoi m’avez-vous abandonné »…Quel mystère… « La déréliction de Dieu », imagine-t-on ce que cela représente pour le Fils de Dieu fait chair ? Mais après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, il verra une très nombreuse postérité, et l’œuvre de Dieu prospèrera entre ses mains et sera exalté à la droite du Père, en toute justice.

La plénitude de grâce a conduit Notre Seigneur jusqu’à cette extrémité. C’était là sa mission de Rédempteur et de Victime. Elle se réalisa à son heure, l’heure de Dieu, à la plénitude des temps. C’était « son heure ». Quel émerveillement ! Et le monde, aujourd’hui, plus par ignorance que par malice, méconnait cela !

Abbé Paul Aulagnier

 

 

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2ème dimanche de carême 2017

2ème dimanche de carême 2017

Que faire pour obtenir le salut, la vie éternelle ? MBCF, Dimanche dernier, partant de l’acclamation qui ouvre le temps de Carême « Voici maintenant le jour du salut », nous avons médité sur ce salut. Nous nous sommes posés plusieurs questions Quel est ce salut ? En quoi consiste-t-il ? Quel est-il ? Quel son objet ? Qui est-il ? Quel est celui...

Carême

Carême

C’est aujourd’hui que le Carême apparaît dans toute sa solennité. Pour vous encourager à vous lancer généreusement dans ce saint temps liturgique, je me permets de vous adresser quelques paroles de saint Léon le Grand : « Très chers fils, ayant à vous annoncer le jeûne sacré et solennel du Carême,...

Dimanche de la Quinquagésime 2017

Dimanche de la Quinquagésime 2017

En ce dimanche de la Quinquagésime, l’Eglise nous fait lire le texte où Jésus annonce à ses disciples, à l’écart, sa Passion prochaine : « Ensuite Jésus prit à part les Douze, et leur dit : " Voici que nous montons à Jérusalem, et que va s'accomplir tout ce que les prophètes...

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