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Prédication pour la fête du Christ-Roi 2017

 

La fête du Christ-Roi

Jésus-Christ est roi, MBCF. Il est roi, non seulement du ciel mais encore de la terre. Et il lui appartient d’exercer une véritable et suprême royauté sur les sociétés humaines. Et ces sociétés humaines, elles mêmes, doivent le confesser. C’est un point incontestable de la doctrine chrétienne. Telle seront les trois idées que je voudrais développer devant vous en ce dimanche.

Jésus est roi, non seulement parce que Dieu, mais dans sa nature humaine, en tant qu’homme. Il est roi de la terre.

Ne multiplions pas les références scripturaires. Elles sont multiples. Contentons nous de l’enseignement de saint Paul, le docteur des Nations et citons son fameux texte aux Philipppiens :

« Dieu l’a exalté et lui a donné un nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’an nom de Jésus tout genou fléchisse, au ciel, sur la terre et dans les enfers ; et que toutes langue confesse que le Seigneur Jésus-Christ est dans la gloire de Dieu le Père » (Phil 2 9-11)

Il suit de là que l’imposition du nom glorieux de Jésus et la domination universelle, l’empire souverain attaché à ce nom sont une récompense  accordée au Fils de Marie. Assurément cet attribut de Maître et de Dominateur appartient de droit au Fils de Dieu, d’une naissance et d’une royauté éternelle. Mais à son droit de naissance, il a eu la noble ambition de joindre le droit de conquête. Il a voulu posséder à titre de mérite, et comme conséquence des actes de sa volonté humaine, ce que sa nature divine lui octroyait déjà par collation.

Et quelle a été la source de ce mérite ? Quelle a été le moyen de cette conquête ? Quel en fut le prix ? Rien moins que la Croix

Les trois versets précédents de la même épître aux Philippiens nous l’apprennent :

« Etant l’image vivante et consubstantielle du Père et ne commettant point d’usurpation en revendiquant d’être égal à Dieu, il s’est pourtant anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave et devenant semblable aux hommes. Que dis-je ? Il s’est humilié lui-même se rendant obéissant jusqu’à la mort et jusqu’à la mort de la Croix » (Phil 2 6-9). Or, poursuit l’apôtre, « Voilà pourquoi Dieu l’a exalté et lui a donné un nom qui est au dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus, tout genou fléchisse, au ciel, sur la terre et dans les enfers ».

« Il s’est anéanti lui-même, il s’est abaissé lui-même ».

Lucifer aussi est descendu, Lui aussi a été abaissé au dessous de son rang primitif. D’ange de lumière, il est devenu ange des ténèbres. Mais ce n’est pas de lui-même qu’il est descendu. C’est par châtiment, c’est par punition…Car il a voulu se grandir refusant d’adorer le mystère du Verbe incarnée. C’est par le crime de lèse-majesté divine qu’Il fut chassé du Ciel, lui et un tiers des anges avec lui, nous dit l’Apocalypse.

Pareillement, l’homme est tombé au-dessous de lui-même et de sa dignité première ; mais pour lui aussi, ç’a  été la juste peine infligée à l’ambition dont il s’était laissé séduire : « Vous serez comme des dieux, sachant le bien et le mal »(Gen 3 5)

Mais pour le Verbe incarné, il n’en est point ainsi.  C’est librement, c’est par choix, c’est par amour pour nous que le Fils de Dieu, égal et consubstantiel à son Père, a résolu de s’abaisser jusqu’à prendre notre nature. Puis ayant poursuivi ce dessein, c’est par un acte méritoire de sa volonté humaine et de ses facultés créées que, non content de s’être fait homme, il s’est fait esclave, qu’il a choisi la confusion au lieu de la gloire, la pauvreté au lieu de la richesse, la souffrance de préférence à la joie, et finalement le sacrifice jusqu’à la mort et la mort de la Croix, la mort la plus déshonorante, la mort de l’esclave.

Or, dit Saint Paul, «  à cause de cela », « propter quod » et abstraction faite du nom, du rang et de l’empire que lui assurait sa divinité, « Dieu l’a exalté et lui a donné un nom qui est au-dessus de tout nom ».

Ce nom étant au dessus de tout nom, c’est l’ordre établi de Dieu, que, devant lui, tout genou fléchisse « au ciel, sur terre et dans les enfers ». Voilà ma deuxième idée.

« Au ciel », c’est l’occupation des anges et des bienheureux. Ils chantent leurs « sanctus » dans un acte profond de liberté et d’amour.

« Aux enfers », aussi les démons et les damnés plient le genou mais par contrainte, écrasés devant la majesté de ce nom et de cet empire tout-puissant.

« Sur terre » : c’est aussi le commandement fait à la terre. Oui ! Il n’est rien ici bas, il n’est rien de terrestre qui ne doive courber le genou devant ce nom de Jésus. L’ayant ressuscité des morts, l’ayant établi, par justice, à sa droite dans les cieux, et lui ayant donné un nom au dessus de tout nom, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle futur et pour toujours, Dieu a mis toutes choses sous ses pieds et il l’a donné pour chef à toute l’humanité régénérée. Saint Paul le dit explicitement aux Ephésiens : « Et omnia subjecit sub pedibus eius, et ipsum dedit caput supra omnem Ecclesiam » (Eph 1 22)

Tout genou…toute langue…N’établissez donc pas d’exceptions là ou Dieu n’a pas laissé de place à l’exception. L’home individuel et le chef de famille, le simple citoyen et l’homme public, les particuliers et les peuples, en un mot tous les éléments quelconques de ce monde terrestre : omne genu…terrestrium, doivent la soumission et l’hommage au nom de Jésus.

Et du reste, NSJC entend bien les choses ainsi, lui qui a dit avant de remonter vers son Père : « Toute puissance m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc enseigner toutes les nations (Mt 28 18-19). Il ne dit pas tous les hommes, tous les individus, toutes les familles,  mais bien toutes les nations. Il ne dit pas seulement, baptisez les enfants, faites leur le catéchisme, administrez les sacrements. Sans doute la mission qu’il confère à ses Apôtres incluse bien cela, mais elle comprend plus que cela : elle a un caractère public, un caractère social. Il les envoie à toutes les nations, les souverains, les législateurs pour qu’ils enseignent à tous sa doctrine et sa loi. Leur devoir comme celui de saint Paul, est de « porter le nom de Jésus-Christ devant les nations et les rois et les fils d’Israël (Act 9 15).

Devant cette royauté affirmée, - ce sera ma troisième idée -, se dressent  aujourd’hui, depuis surtout la Révolution,  les régimes politiques « laïques », « sécularisés » qui ne veulent relever que d’eux-mêmes. Mais plus que cela encore, se dressent des régimes « qui ont pris les armes et qui se sont ligués contre Dieu et son Christ » et qui disent hautement : « Brisons les liens et le joug du Christ et de son Eglise, loin de nous ». Oui ! Devant cette royauté affirmée, se dressent des régimes qui veulent supprimer la loi chrétienne, Ces régimes nouveaux veulent  « échapper, disent-ils, à la théocratie imaginaire de l’Eglise ». Ils ne s’aperçoivent pas ou mieux, ils font semblant de ne pas s’apercevoir qu’ils tombent dans une autre théocratie aussi absolue  qu’illégitime, la théocratie de César qui devient, ou veut devenir le chef et l’arbitre de la religion, oracle suprême de la doctrine et du droit, le maître de l’individu comme de la famille, ainsi que de l’école et de l’université. Le totalitarisme est la conséquence nécessaire du refus de Dieu, d’une politique sans Dieu. Voyez les régimes du national-socialisme et du communisme…que Jean-Paul II appelle « les idéologies du mal » et qu’il condamne fortement dans son dernier livre « Mémoire et Identité »

La politique ainsi sécularisée, elle a un nom dans l’Evangile : on l’y appelle « le prince de monde » (Jn 12 31, 14 30, le « prince de ce siècle » (1 Cor 2 6-8) ou bien encore « la puissance du mal, la puissance de la Bête » (Apoc 11 7, 13 4). Et cette puissance a reçu aussi un nom dans les temps modernes : elle s’appelle la Révolution. Et avec une rapidité de conquête, cette puissance « émancipé de Dieu et de son Christ » a subjugué presque tout sous son empire, les hommes, les choses, les trônes et les lois, les princes et les peuples.

Ainsi en cette période de sécularisation, de politique sécularisée, « Désormais, comme le dit Jacques Maritain dans son livre « antimoderne » : « Désormais l’animal raisonnable va s’appuyer sur lui-même, la pierre d’angle ne sera plus le Christ. L’esprit d’indépendance absolue, qui, en définitive, porte l’homme à revendiquer pour lui-même l’« aséité », et que l’on peut appeler l’esprit de la révolution antichrétienne, s’introduit victorieusement en Europe, avec la Renaissance et la Réforme, il soustrait à l’ordre chrétien ici la sensibilité esthétique et toutes les curiosités de l’esprit, là la spiritualité religieuse et la volonté, et vise à remplacer partout le culte des Trois Personnes divines par le culte du Moi humain. Réprimé au XVII siècle, lancé au XVIII et au XIX siècle à la conquête de l’univers, servi avec persévérance et habileté par la contre église maçonnique, il réussit à écarter Dieu de tout ce qui est centre de pouvoir ou d’autorité dans les peuples…L’homme s’isoleIl se soustrait à Dieu par antithéologisme et à l’être par idéalisme. Il se replie sur soi, s’enferme comme un tout puissant dans sa propre immanence, fait tourner l’univers autour de sa cervelle, s’adore enfin comme étant l’auteur de la vérité par sa pensée et l’auteur de la loi par sa volonté ».

Les temps ne sont pas bons, MBCF. Et ce sera ma conclusion, De quoi sera fait demain ? Il est certain qu’à mesure que le monde approchera de son terme, - Sommes nous vers la fin, je ne sais, Dieu le sait -, les méchants et les séducteurs auront de plus en plus l’avantage. Saint Paul le dit : « Quant aux méchants et aux séducteurs, ils avanceront toujours plus dans le mal, égarant les autres et égarés eux-mêmes » (2Tim 3 13). NSJC dit : « A mon retour, trouverai-je encore la foi » (Lc 18 8). Les institutions politiques en seront dépourvues. Saint Jean, dans l’Apocalypse nous dit : « Il sera donné à la Bête de faire la guerre avec les saints et de les vaincre » (Apoc 13 7). L’insolence du mal sera à son comble. Alors que feront les bons, les hommes de foi et de courage. ? Ils diront avec un redoublement d’énergie et par l’ardeur de leurs prières et par l’activité de leurs œuvres et par l’intrépidité de leur foi, au milieu de leur belle famille : O Dieu ; O Notre Père qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié sur la terre comme au ciel, que votre règne arrive sur la terre comme au ciel, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Ils soutiendront le combat jusqu’au bout, espérant contre l’espérance même : Contra spem in spem. Et ainsi connaîtront-ils le bonheur du ciel.

Mais dans le second et dernier avènement, le Fils reviendra en gloire cette fois avec le signe de sa victoire, la Croix, et remettra le royaume de ce monde à Dieu son Père. La puissance du mal sera évacuée à jamais au fond des abîmes. Et tout ce qui n’aura pas voulu s’incorporer à Dieu par Jésus-Christ, par la foi, par l’amour, par l’observance de sa loi sera relégué dans les immondices éternelles. Et Dieu vivra et règnera pleinement et éternellement, en Lui-même et dans la plénitude du corps mystique de son Fils incarné et dans la communion des saints.

Ce que nous contemplerons demain dans la fête de la Toussaint.

Prédication pour le 20ème dimanche après la Pentecôte 2017

 

Le sacerdoce

 

Je voudrais vous parler du prêtre en souvenir de mon ordination sacerdotal, le 17 octobre, des mains de Mgr Lefebvre.

Ce qui fait le prêtre, sa joie, c’est la découverte toute particulière du mystère de Dieu. Le prêtre, plus que tout autre baptisé, contemple ce mystère. Dieu est l’objet de ses études. Il en scrute le mystère. Il en scrute la bonté. « Dieu est chose si bonne que meilleure ne se peut », disait, je crois, saint Louis.

Il en étudie d’abord l’existence, les propriétés. C’est l’objet de la théodicée. C’est une des premières études du prêtre. La théodicée, l’étude de Dieu, de son existence, de ses propriétés telles que la raison peut les connaître…

Que d’heures merveilleuses passées sur ce sujet par le séminariste. Il s’applique d’abord à comprendre les cinq voies de saint Thomas qui permettent d’affirmer l’existence de Dieu. Il s’efforce d’en avoir l’intelligence. Il s’arrêtera plus ou moins sur l’une ou l’autre, par exemple sur la preuve dite de l’être contingent. « L’être contingent » ? Qu’est-ce à dire ? C’est l’être qui peut être ou ne pas être. Il est, sans être pourtant un être nécessaire. Il est aujourd’hui. Il ne sera pas demain. Il est l’être non nécessaire. Il n’a pas en lui-même sa raison d’être. Et pourtant il est. Si donc il n’a pas en lui-même sa raison d’être, tout en étant, c’est qu’il l’a par un autre qui a l’être en lui-même. Car on ne peut remonter sans cesse dans la chaîne des causes secondes, des causes contingentes. Il faut nécessairement en arriver à un être premier qui a sa raison d’être en lui-même et nullement en un autre, autrement rien de ce qui est, n’aurait sa raison d’être et donc rien ne serait. Il faut donc s’arrêter à un être nécessaire, à une cause première. Et cet être nécessaire qui a sa raison d’être en lui-même, est ce qu’on appelle Dieu. L’intelligence aime scruter la raison de cet être nécessaire car, de là, elle va en tirer quelques propriétés. Il est au principe de tout. Il est donc le maître de toutes choses. Il est le Tout-Puissant. Il est le principe et la fin  de tout. Il est le principe. Il est l’ « Alpha » et l’ « Omega ». Il est le principe, à l’origine de tout. Tout dépend de lui, de son existence nécessaire. Il est la fin de tout. C’est en lui que toute chose a sa fin, sa finalité, sa raison d’être. Il est le Créateur. Il est la perfection. Il  est l’être subsistant par lui-même. Il se suffit à lui-même. Il n’a besoin de rien. S’il  crée, parce que tout puissant, c’est pour donner et être possédé par tout être créé. Il est l’être provident, la Providence.

L’intelligence du séminariste, futur prêtre, s’enthousiasme de la découverte de l’être, de Dieu. Il arrive à avoir la certitude de l’existence de Dieu. Il va contempler, dans son intelligence, l’être divin. Il va s’initier à chanter sa gloire. Sa raison, là, dans ces premières études qui portent sur Dieu, va fortifier sa foi, son « Credo », « je crois » : « Credo in unum Deum, patrem omnipotentem ». Il pourra dire, à cet instant, « je sais que Dieu est ». Je sais qu’il est « l’acte pur », la perfection même, sans mélange de puissance et d’acte, sans mélange de non être et d’être. Il est. C’est tout et cela me suffit. Et je chante sa gloire. C’est donc bien les créatures – tous êtres contingents -, qui me révèlent l’existence de Dieu comme l’effet révèle la cause.

Aussi le prêtre ne peut tenir cacher dans son cœur l’être divin. Il ne peut tenir captive la vérité dans son cœur. Il vibre à la condamnation de saint Paul écrivant aux Romains : « La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute  impiété et toute injustice des hommes, qui, par leurs injustices retiennent la vérité captive, car ce qui est connu de Dieu est manifeste pour eux : Dieu le leur a fait connaître. Car ses perfections invisibles, son éternelle puissance et sa divinité sont depuis la création du monde, aperçues par l’intelligence au moyen de ses œuvres ». Alors le prêtre comprend ses paroles de Paul : « Ils sont donc inexcusables, puisque ayant connu Dieu, ils ne l’ont pas glorifié comme Dieu et ne lui ont pas rendu grâces ».

Voilà aussi l’injustice du monde moderne. Voilà aussi l’impiété du monde moderne.

Ce monde voit les œuvres et pourtant il ne conclut pas à l’existence de Dieu. Dès lors, il vit dans l’injustice. Il vit dans l’impiété. Dans l’injustice, en ne rendant pas à Dieu son dû : la gloire. A Lui, la gloire. A Lui, l’action de grâces. Dans l’impiété, il crée nécessairement  de faux dieux.

Le jeune lévite, lui, au contraire, vit de tout son être, de tout son cœur, dans l’action de grâces, pour ce Dieu, principe de tout le créé. Il aime. Il contemple. Son intelligence possède, en cette affirmation, «  Dieu est », son bien qui est le vrai. Et c’est alors la joie de son intelligence, tant il est vrai que la joie de l’intelligence est la possession du vrai, c’est son bien. Dieu est le vrai. Dieu est le bien. Dieu est l’objet de la béatitude de l’être contemplatif. Le prêtre est le contemplatif de Dieu. Il est dans la béatitude.

Et cette théodicée qui, au prêtre, lui parle de Dieu, s’épanouie, se développe, se fortifie, par les affirmation de la foi, de la théologie, par les affirmations révélées, objet de la théologie.

Et nous avons alors le merveilleux prologue de l’Evangile de saint Jean qui  nous dit : « In principio erat Vervum »…Au principe de toutes choses, au commencement est le Verbe et le Verbe est en Dieu et le Verbe est Dieu. Il était au commencement en Dieu…Toutes choses ont été faites par Lui et rien de ce qui a été fait, n’a été fait sans Lui ». La foi vient conforter la raison. Heureuse complémentarité. L’auteur inspiré, saint Jean, confirme les conclusions de la raison : « In principium erat Vebum ». Le Verbe, en Dieu, Dieu lui-même est le principe de tout. Rien de ce qui est, n’a été fait sans Lui. Il est la cause de toutes choses… Mais ce qui reste pour la raison une abstraction, grâce à la Révélation, prend un nouveau visage. Ce premier principe, c’est Le Verbe, la deuxième personne de la Trinité, en qui Dieu le père a mis toutes ses complaisances. A Lui toute honneur et toute gloire. C’est ainsi que la théodicée et la théologie, ayant même objet, Dieu, mais l’appréhendant selon un objet formel différent  - ce sont deux sciences distingues, s’appuient mutuellement pour mieux chanter encore la gloire de Dieu. Ainsi le prêtre entretient-il dans son cœur ce désir de la contemplation de Dieu. Entretient-il dans son cœur, la joie intérieure par la possession du bien parfait, Dieu. Il fuit ainsi toute injustice et toute impiété. La vérité de Dieu, pour lui, n’est pas captive dans son cœur. Non ! Que non pas ! Ce qu’il contemple de Dieu, son existence, ses perfections, il veut le prêcher, l’annoncer. Il veut que ses fidèles, chantent comme lui la gloire de Dieu et chantent leurs actions de grâces. Il veut les prévenir des dangers des ténèbres dont nous parle toujours saint Paul dans la même épître aux Romains. Ceux qui nient Dieu et son existence « sont devenus vains dans leurs pensées et leur cœur sans intelligence s’est enveloppé de ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous et ils ont changé la majesté de Dieu incorruptible par des images représentants l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, des reptiles ». La négation de Dieu et de son existence ne va pas sans entraîner l’idolâtrie. On se détourne de Dieu pour se tourner vers des fables, des faux dieux. L’idolâtrie est le  fruit de l’agnosticisme. L’idolâtrie ! Mais c’est l’homme lui-même qui se fait Dieu et s’adore lui-même. Aujourd’hui l’anthropocentrisme est la nouvelle idéologie du monde moderne, son idolâtrie. L’homme devient le centre de tout, au détriment de Dieu, du vrai.

Mais aussi Dieu, poursuit saint Paul, les « a-t-il livrés, au milieu des convoitises de leurs cœurs, à l’impureté, en sorte qu’ils déshonorent entre eux, leurs propres corps, eux qui ont échangé le Dieu véritable pour le mensonge et qui ont adoré et servi les créatures de préférence au Créateur, lequel est béni éternellement ».

Les conséquences de la négation divine sont gravissimes pour l’homme.

« Ils ont adoré et servi les créatures de préférence au Créateur, lequel est béni éternellement ». Vous remarquerez la conclusion, MBCF, «  lequel est béni éternellement ». C’est une conclusion énergique, forte, une conclusion enflammée d’un cœur amoureux de Dieu. Voilà, de fait, les sentiments de celui qui étudie la science de Dieu, la plus belle des sciences, du séminariste, du prêtre. Je ne peux que souhaiter que les jeunes qui m’entendent réfléchissent à ce témoignage vrai que je donne du haut de cette chair.

Mais la théodicée, sans être oubliée est vite dépassée par la théologie. Et le prêtre va ainsi pénétrer dans le plus beau des mystères, l’intimité de Dieu, dans le mystère de la charité de Dieu que seule la Révélation peut nous faire connaître. Alors le prêtre est ravi au ciel, je ne dis pas au troisième ciel, mais il est ravi au ciel dans une joie plus exaltante encore quand la théologie lui dit, avec saint Jean : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie  éternelle » (Jn 3 16) Voilà le véritable et unique mystère de Dieu. Voilà le mystère de l’Incarnation, le mystère de la Rédemption. Voilà sa cause : la charité de Dieu. Voilà sa finalité : le ciel, la béatitude. Le prêtre, le lévite va se consacrer des années durant, des mois, des semaines, à scruter ce mystère de la charité de Dieu. Il va comprendre que Dieu est charité. « Deus caritas est ». Il va scruter ce mystère du salut, « l’Evangile du salut ». Il va comprendre que « Dieu est riche en miséricorde », « qu’à cause du grand amour dont il nous a aimés et alors que nous étions morts par nos offenses, nous a rendu vivants dans le Christ » (C’est par grâce que nous sommes sauvés) « qu’il nous a ressuscités ensemble et nous a fait asseoir ensemble dans les cieux en Jésus-Christ afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ ».

Le prêtre va scruter, vous dis-je, cette charité divine, sa gratuité, son immensité, sa volonté de bien, sa volonté bienfaitrice. Il va comprendre que le ciel des béatitudes est la raison de l’Incarnation rédemptrice, « propter nostram salutem », disons-nous dans notre Credo. Le prêtre va comprendre et s’enflammer de cet amour divin. Il comprendra que c’est par grâce que nous sommes sauvés. Il va comprendre que la foi au Christ Seigneur est la voie royale du salut, et qu’elle est unique, la seule : « le salut par le moyen nécessaire de la foi au Christ. Il va comprendre que le salut ne vient pas de nous mais qu’il est un don de Dieu. Il va comprendre que le salut ne vient pas de nos œuvres afin que nul ne se glorifie. Alors il comprendra que nous sommes tous, baptisés, « l’ouvrage de Dieu » par le sang rédempteur du Christ, œuvre de charité.

Ce sera là sa prédication, le thème central de sa prédication. Ce fut la prédication de saint Paul. Sa prédication fut le mystère du Christ et rien d’autre. Il ne cesse de le répéter :

- Aux Corinthiens , il dit : « Moi, mes frères, lorsque je suis venu chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis venu vous annoncer le témoignage de Dieu. Car je n’ai pas jugé que je dusse savoir parmi vous autre chose que Jésus et Jésus crucifié ».

- Aux Ephésiens, il écrit encore plus explicitement : « J’ai été fait ministre de cet Evangile selon le don de la grâce de Dieu qui m’a été accordée par l’efficacité de sa puissance. C’est à moi le moindre de tous les saints, qu’a été accordé cette grâce d’annoncer parmi les gentils, les richesses incompréhensibles du Christ et de mettre en lumière aux yeux de tous l’économie du mystère qui avait été cachée depuis le commencement en Dieu, le créateur de toutes choses afin que les principautés et les puissances dans les cieux connaissent aujourd’hui à la vue de l’Eglise, la sagesse infiniment variées de Dieu, selon le dessein éternel qu’il a réalisé par Jésus-Christ notre Seigneur en qui nous avons par la foi en lui l’assurance et l’accès en toute confiance auprès de Dieu »

Voilà ce qu’apprend le prêtre durant son séminaire : le mystère de Dieu, le mystère du Christ, expression, manifestation  de la charité de Dieu qui a pour unique finalité la rédemption et la glorification des hommes dans la vision de gloire, au ciel, un jour.

Voilà ce qu’il contemple, contemplera, prêche, prêchera, « afin que le Jésus Christ habite dans vos cœurs par la foi »

« afin que, étant enracinés et fondés dans la charité, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur et la longueur et la profondeur et la hauteur de la charité du Christ »

« afin que vous puissiez connaître l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu »

Vous avez fait attention, je pense, à ces dernières expressions de l’Apôtre :

-connaître l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance. Je traduis : la connaissance du Christ et son mystère est l’objet de la Théologie. Dès lors cette science est la science des sciences. Elle surpasse toute connaissance. Que vaut la science du Droit, la science physique, la mathématique face à la théologie. La théologie fut bien en Sorbonne la science des sciences.

« En sorte que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu » : Celui qui s’adonne à cette science, la théologie, est rempli de la plénitude de Dieu. Il est avec Dieu, il vit de Dieu et de sa plénitude. Il est dans une joie spirituelle et intellectuelle profonde, celle que donne la possession de l’être divin, la Sagesse éternelle.

Prédication pour le 18ème dimanche après la Pentecôte 2017

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

Je ne voudrais pas laisser passer cette année sans parler, du haut de cette chair, de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, patronne secondaire de la France. Les saints sont mis sur notre chemin pour que nous les prions, contemplions, les imitions.

Sainte Thérèse, Thérèse Martin, naquit à Alençon le 2 janvier 1873, en Normandie, de parents très chrétiens (Louis et Zélie-Marie Martin), aujourd’hui canonisés,  qui regardaient leurs neuf enfants comme des présents du Ciel et les offraient au Seigneur avant leur naissance. Thérèse eût voulu, dès l'âge de quinze ans, rejoindre ses trois sœurs au Carmel, mais il lui fallut attendre une année encore pour pouvoir y entrer, le 9 avril 1888.

Au Carmel, sa vie devint alors une ascension continuelle vers Dieu, mais ce fut au prix des plus douloureux sacrifices toujours acceptés avec joie et amour... car c'est à ce prix que Jésus forme les âmes qu'Il appelle à une haute sainteté.

Sa spiritualité est dominée par sa foi en l’amour miséricordieux de Dieu  « Jésus, comme elle l'a écrit, dormait toujours dans Sa petite nacelle ». Elle pouvait dire : « Je n'ai plus aucun désir, si ce n'est d'aimer Jésus à la folie ».

 

La voie de l'Amour, telle est, en résumé, la voie de la "petite Thérèse de l'Enfant-Jésus", la voie  de l’humilité, la voie de la  simplicité dans l'amour.

 

Sa vie au Carmel pendant neuf ans seulement fut une vie cachée, toute d'amour et de sacrifice. Elle quitta la terre le 30 septembre 1897 en ayant comme derniers mots : « Mon Dieu, je vous aime ». Saint Pie X la qualifiera comme étant « la plus grande sainte des temps modernes » et introduira sa cause de béatification en 1914. Le 14 août 1921, Benoît XV proclama le Décret sur "les vertus héroïques" de la petite Thérèse. Brûlant les étapes, elle fut béatifiée le 29 avril 1923 et canonisée le 17 mai 1925 par Pie XI qui dira qu'elle sera « l'étoile de son pontificat ». Le 14 décembre 1927 (année sainte), Pie XI proclama Sainte Thérèse de Lisieux "Patronne Universelle des Missions" (comme Saint François-Xavier). En 1944, Pie XII en fit la "Patronne secondaire de la France" (comme Sainte Jeanne d'Arc) et le 19 octobre 1997, Jean-Paul II proclama Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus "Docteur de l'Eglise". Comme elle l'a prédit, « elle passe son Ciel à faire du bien sur la terre ! ». 

Et quel est donc le bien qu’elle verse sur la terre de France ? Ce ne peut être que de nous rappeler sans cesse son message essentiel : la foi en l’amour miséricordieux de Dieu. Elle nous rappelle, elle rappelle à notre pays  qu’il faut revenir à Dieu sincèrement, pratiquement, entièrement. Il faut revenir à Dieu de tout notre esprit, de toute notre âme, de toutes nos forces. C’est la condition de la paix sociale, de la prospérité de notre pays. Oui ! Il faut le reconnaître,  c’est la justice - et la justice nous oblige d’être à Dieu -, c’est la justice qui élève une nation, c’est le péché, le refus de l’amour de Dieu qui le rend malheureux. C’est l’Ecriture Sainte qui le dit : « « Justitia elevat gentem, miseros autem facit populos peccatum »(Prov 14/34). Aussi la cause la plus grande  à la tranquillité publique, c’est l’opposition à Dieu et à son amour ; c’est notre injuste défiance à l’égard de la vérité qu’est Dieu, c’est notre sympathie persévérante pour le péché. Or c’est l’iniquité qui fait le fond, aujourd’hui,  du « politique ». Ainsi l’impiété, c’est ce terrible adversaire de la patrie, c’est l’ ennemi mortel de la République ou de la Monarchie.

Sainte Thérèse nous rappelle qu’il est temps de reprendre l’étendard sacré de la vérité : l’étendard de Dieu et de son amour.

Oui ! La raison de la perte de notre siècle, c’est l’incrédulité, l’irréligion, l’indifférence, l’oubli de Dieu, le mépris de sa loi et de son amour, en d’autres termes, c’est le péché. Or seul l’amour de Dieu peut contrer réellement le péché. Tant que le péché, cette « aversio a Deo », restera au fond de la politique actuelle, la ruine national restera. On ne peut enlever l’effet que si l’on s’attaque d’abord à la cause.

Oui ! Ce qu’il faut à notre monde moderne, à ce grand paralytique qui ne peut plus marcher, c’est de mériter d’entendre la parole de Jésus : « Mon fils, aie confiance, tes péchés te sont remis ». Il lui sera facile ensuite de se lever de son grabat et de se mettre en mouvement ; la guérison du péché sera la raison de la guérison nationale,  de tous les autres maux du corps social (Mt 9/2).

On entend souvent dire que la France souffre du dépérissement des caractères, de l’amollissement des âmes. Ce n’est pas faux. Mais c’est une simple conséquence. Il y a d’abord  le dépérissement de vrai dans l’âme. Ce ne fut pas le cas de Sainte Thérèse. En effet d’où provient ce symptôme si grave de l’affaiblissement des caractères ? Ne serait-il pas vrai qu’il est la conséquence naturelle et inévitable de l’affaiblissement des doctrines, de l’affaiblissement de la vérité, et pour dire le mot propre, de l’affaiblissement de la foi en l’amour de Dieu? La foi était la force d’âme de sainte Thérèse et la raison du soutien de son martyr, la lumière de son âme.

 En effet le courage n’a sa raison d’être qu’autant qu’il est au service d’une conviction. La volonté est une puissance aveugle lorsqu’elle n’est pas éclairée par l’intelligence. On ne marche pas d’un pied ferme quand on marche dans les ténèbres ou seulement dans un demi-jour. Or si l’homme d’aujourd’hui souvent avance à tâtons,  ne serait-ce pas que la loi de Dieu, son Amour,  n’est plus le flambeau qui guide ses pas, ni la lumière qui éclaire ses sentiers.

Nos anciens, en toutes choses, cherchaient leur direction dans l’enseignement de l’Evangile et de l’Eglise. Alors ils  marchaient dans le plein jour. Ils savaient ce qu’ils voulaient, ce qu’ils repoussaient, ce qu’ils aimaient, ce qu’ils haïssaient et, à cause de cela, ils étaient énergiques dans l’action. Beaucoup aujourd’hui, même parmi ceux qui portent le nom de chrétiens, marchent dans la nuit car ils n’ont plus rien de défini, rien d’arrêté dans l’esprit. Et ils ne rendent plus compte du but où ils  vont.  Par suite, ils sont faibles et hésitants. « Comment se pourrait-il que la chaleur de la résolution soit dans la volonté, et la vigueur de l’exécution dans le bras, quand il n’y a dans l’entendement, au lieu de la claire lumière du vrai, que le nuage ou le brouillard du peut-être ». (Cardinal Pie)

Ainsi la rose que saint Thérèse jette du haut du ciel sur les paroissiens  de Rolleboise, c’est certainement le goût de la vérité qui est Dieu, le gout de son amour, le servir et l’aimer. Qu’elle nous aide à garder la profession et la pratique totale de notre foi religieuse. Qu’elle nous aide à en prendre les moyens.

Cet amour divin, total, intégral, nous le devons à Dieu.

Nous le devons à notre âme qui sera jugée sur cet amour

Nous le devons à notre pays. N’oublions pas qu’un citoyen est le commencement d’une cité, qu’un cité est l’union de familles. Si, de fait, chacun voulait remplir son devoir et s’attachait à l’amour de Dieu dans la simple sphère du foyer domestique, nous aurions bientôt le spectacle d’une  société mieux réglée et plus florissante.

Restons des hommes de conviction. Soyons des êtres fermes éclairés par l’amour formidable de Dieu et de son Christ. Et disons avec saint Jean : «  Nos ergo diligamus Deum, quoniam Deus prior dilexit nos » (I Jn 4 19). C’est cet amour divin qui est notre lumière, notre joie, notre force. C’est cet amour divin qui fut la lumière de sainte Thérèse.

Amen.

15éme Dimanche après la Pentecôte 2017

« Celui qui sème dans l’esprit moissonnera de l’esprit, la vie éternelle ».

C’est le Christ qui est au principe de la Vie éternelle

C’est inéluctable. Je posséderai la vie éternelle - la finalité de ma vie - si j’en prends le chemin, si je pratique les œuvres de l’esprit : la charité, la joie la paix, la patience, la bénignité, la bonté, la longanimité, la douceur, la foi, la modestie, la continence, la chasteté.

C’est inéluctable.

Il est étonnant de voir toute une génération, celle qui nous entoure, vivre s’en se préoccuper de sa fin, de la vie éternelle. Elle a soif des choses matérielles. Elle a soif des biens temporels. Elle a soif, pour certains, de diplômes, pour d’autres de distractions. Dans les uns comme dans les autres, elle s’y perd. Elle s’y engouffre. Elle s’y étourdit. Elle cherche ainsi à fuir toute préoccupation métaphysique, toute recherche de l’Etre. Elle semble ne même pas soupçonner qu’il existe un « au-delà », un « lendemain », une destinée qui est « éternelle », « essentielle ».  Du moins, elle fait comme si cela n’existait pas pour elle. Elle ne s’y intéresse pas. Elle ne semble même pas s’en soucier.

Tout cela m’étonne, mais ce sont là, n’en doutons pas,  les conséquences de l’enseignement laïc, du laïcisme. Eduquer, des jours et des jours, des enfants sans leur parler jamais de la vie éternelle, c’est inéluctablement leur fermer l’horizon divin. C’est inéluctablement les empêcher de croire. C’est faire volontairement un peuple athée, agnostique.   Dieu et son ciel deviennent  des réalités méconnues de toute une génération. Ce qui était hier la foi de tout un peuple, est aujourd’hui ignoré du même peuple. Benoît XVI déclarait un jour, à l’adresse des jeunes: « Il y a un fort courant « laïciste », qui veut supprimer Dieu de la vie des personnes et de la société, projetant et tentant de créer un « paradis » sans Lui. Or l’expérience enseigne qu’un monde sans Dieu est « un enfer ».

Dieu ! Le ciel ! Ce dont on ne parle pas ou plus, n’existe pas. Saint Paul a raison de dire la foi vient de ce qu’on entend : « Fides ex auditu ». Ecoutez ce passage pathétique de saint Paul. Il y exprime en quelque sorte son angoisse d’Apôtre. Ce texte se trouve dans son Epître aux Romains : « Comment donc invoquera-t-on celui en qui on n’a pas encore cru ? Et comment croira-t-on en celui dont on n’a pas entendu parler ? Et comment en entendra-t-on parler s’il n’y a pas de prédicateur. Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés ? (ou si on leur ferme la bouche les empêchant d’enseigner ou les réduisant à néant) selon ce qui est écrit : « qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix, de ceux qui annoncent le salut….Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Dieu ». (Rm 10 14-17)

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Prédication pour le 19ème dimanche après la Pentecôte 2017

 

En l’honneur de Saint Michel

 

 

« L’Ange se tint près de l’autel du temple, un encensoir d’or à la main »

« Et tandis que l’archange Michel luttait contre le dragon, on entendit la voix de ceux qui disaient : «le  Salut est à notre Dieu ».

Telles sont, MBCF, les deux premières antiennes des Premières Vêpres de la fête de saint Michel Archange.

Elles feront l’objet de notre méditation de ce dimanche puisque nous voulons être en harmonie avec la paroisse de Bonnières qui va honorer mercredi 18 octobre saint Michel.

Ces strophes nous parlent des hauts faits de Saint Michel et ses anges

Quels sont donc ces hauts faits de saint Michel archange  et de ses anges ?

Ils sont doubles.

« L’Ange se tint près de l’autel du temple, un encensoir d’or à la main ». Voilà sa fonction dans la cour céleste « un encensoir d’or à la main » pour honorer Dieu, le louer, chanter sa gloire.  Assurer le chant glorieux de Dieu.

C’est pourquoi dans l’office de la fête de saint Michel, l’Eglise a choisi 9 psaumes de louange

Nous avons le psaume 8. : « Je te chanterai Seigneur car ta majesté s’élève au dessus des cieux …O Seigneur, notre Dieu que ton nom est glorieux par toute la terre « quam admirabile est nomem tuum in universa terra ».

L’antienne du psaume 14 nous maintient dans cette atmosphère de louange : « la fumée de l’encens monte devant le Seigneur des mains de l’ange », comme celle de l’enfant de chœur devant l’autel du Seigneur.

Et le psaume 23 donne les raisons de la gloire due à Dieu : « la terre est à Dieu avec ce qu’elle renferme, le monde avec ceux qui l’habitent : car c’est lui qui l’a affermie par-dessus les mers. Il l’a établie par-dessus les fleuves…O portes élevez vos têtes Oui soulevez-vous, portails éternels et le roi de gloire entrera ! Et quel est ce roi de gloire. C’est le Seigneur, puissant héros. C’est le Seigneur, héros des combats ».

Et puis nous avons le merveilleux psaume 33 : « O justes acclamez le Seigneur, la louange convient sur les lèvres des justes. Louez le Seigneur sur la harpe, chantez le sur la cithare à dix cordes. Chantez-lui un cantique nouveau. Harmonisez à l’envi vos harpes avec vos trompettes…La bonté du Seigneur remplit toute la terre. La parole du Seigneur a fait les cieux et le souffle de sa bouche, toute la milice céleste. Il fait un seul amas des eaux de la mer, dans ses trésors il met les océans. Que toute la terre craigne le Seigneur, que tous les habitants du monde le révèrent. Car il a parlé et tout a été fait. Il a commandé et le monde s’est dressé ».

Et puis dès le troisième nocturne nous reprenons ce chant de gloire : « Chantez au Seigneur un cantique nouveau, chantez le Seigneur par toute la terre. Chantez et bénissez son nom. Redites chaque jour la puissance de son salut, racontez sa gloire parmi les nations et ses merveilles parmi les peuples. Car Le seigneur est grand et souverainement digne de louange, il est terrible plus que tous les dieux car ils ne sont tous, les dieux des nations, que des idoles vaines. Mais le Seigneur a créé les cieux, la gloire et la majesté marchent devant sa face, la puissance et la splendeur  éclatent dans son sanctuaire. Rendez donc au Seigneur, ô familles des peuples, rendez au Seigneur gloire et honneur, rendez au Seigneur la gloire due à son nom. Prenez vos offrandes et venez dans  ses parvis, adorez le Seigneur avec les vêtements sacrés…Que les cieux se réjouissent et que la terre soit dans l’allégresse, que la mer frémisse avec tout ce qu’elle renferme, que les champs jubilent avec tous ce qu’ils contiennent, qu’enfin les arbres des forets tressaillent, devant la face de Dieu, car le voici qui vient, qui vient juger la terre, juger le monde selon la justice et les peuples selon la vérité ».

Telle est, MBCF, la fonction essentielle de saint Michel devant le trône de gloire du Seigneur. Saint Jean est formel, dans son Apocalypse. Au milieu des choeurs des anges et des saints, il chante, lui et tous les anges avec lui : « Sain t Saint Sain t est le Seigneur Dieu, le Tout Puissant qui était, qui est et qui vient…Vous êtes digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir l’honneur, la gloire et la puissance car c’est vous qui avez créé toutes choses et c’est à cause de votre volonté qu’elles ont eu l’existence et qu’elles ont été créées » (Ap 4 8 11)

Il porte bien son nom cet archange qui est capable d’une telle louange devant son Dieu. Qui est comme Dieu. « Quis ut Deux ». Il sait que rien ne peut égaler. Son Dieu. Il est le tout puissant. Et c’est à ce titre qu’il doit être loué.

Voilà son nom. Voilà sa fonction, sa raison : « « L’Ange se tint près de l’autel du temple, un encensoir d’or à la main ».

Alors je me permets de vous dire : et vous glorifiez-vous, comme il se doit votre Dieu, et Sauveur? Vous me répondrez en prenant en main le psaume 102 qui conclut l’office de la saint Michel : « O mon âme bénis le Seigneur et que  tout ce qui est en moi bénisse son saint nom. Oui, bénis le Seigneur, ô mon âme et n’oublie jamais tous ses bienfaits. C’est lui qui pardonne toutes tes fautes, lui qui guérit toutes tes infirmités, lui qui arrache ta vie au tombeau, lui qui te couronne de bonté et de miséricorde, lui qui te rassasie de biens, au cours de tes années pour que tu reprenne comme l’aigle, une jeunesse nouvelle…Bénissez le, anges du Seigneur, héros puissants, exécuteurs de ses ordres, dociles au son de sa voix ; bénissez le toutes les armées du Seigneur. Bénissez le toutes les créatures du Seigneur en tous lieux de son empire. Et toi aussi, ô mon âme bénis le Seigneur » (Benedic anima mea Domino)

Voilà, ce que nous devons  nous rappeler quand nous pensons à saint Michel. Il nous donne l’exemple de glorifier Dieu. Celui qui est sans égal, « Quis ut Deus », doit être béni et loué. Voilà une de nos caractéristiques à Rolleboise : L’amour de la louange de Dieu.

Mais nous avons dit également : « Et tandis que l’archange Michel luttait contre le dragon, on entendit la voix de ceux qui disaient : «le  Salut est à notre Dieu ».

Voilà la deuxième grande gloire de saint Michel. Oui ! Il prit, si l’on peut dire,  le parti de Dieu. Dieu, après avoir créé les anges, leur révéla le mystère de l’Incarnation du Verbe dans le sein d’une femme sans égale, l’Immaculée. Il leur donna l’ordre d’honorer le Verbe incarné comme leur Roi et de l’adorer comme leur Dieu : « Et que tous les anges l’adorent », lisons nous dans l’Epître aux Hébreux (Hb 1 6). Ils reçurent aussi l’ordre d’honorer et de vénérer la Mère, créature pourtant non angélique et seulement humaine, comme leur Reine et leur Souveraine : « Ave Regina Coelorum, Ave, Domina Angelorum ». « Salut, Reine des Cieux ! Salut, Souveraine des Anges » chantons nous à Complies du 2 février au mercredi saint.

Le  salut nous vient par le Christ Jésus qui est le fruit de la Vierge Marie. Voilà un des mystères divins ! Le décret divin !

Le plus grand nombre des anges se soumit au décret divin et fut confirmé en grâce, obtenant la béatitude parfaite de la vision de Dieu.

Mais Lucifer, le premier des Anges, pourtant l’ange de Lumière, refusa de se soumettre à ce  décret divin. Il considéra comme un déshonneur de s’incliner devant une nature inférieure, la nature humaine et du Fils et de la Mère.  C’est alors qu’Il prit la tête d’une redoutable rébellion, entraînant à sa suite un tiers des anges. Michel prit l’étendard de la fidélité et lui cria : « Quis ut Deux », pour te permettre de contester ses décrets.

Ecoutez ! C’est le fameux chapitre 12 de l’Apocalypse :

« Et il y eut un combat dans le ciel.  Michel et ses anges combattaient contre le dragon; et le dragon et ses anges combattaient; mais ils ne purent vaincre, et leur place même ne se trouva plus dans le ciel. Et il fût précipité, le grand dragon, le serpent ancien, celui qui est appelé le diable et Satan, le séducteur de toute la terre, il fût précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. Et j'entendis dans le ciel une voix forte qui disait : " Maintenant le salut, la puissance et l'empire sont à notre Dieu, et l'autorité à son Christ ; car il a été précipité, l'accusateur de nos frères, celui qui les accuse jour et nuit devant notre Dieu.  Eux aussi l'ont vaincu par le sang de l'Agneau et par la parole à laquelle ils ont rendu témoignage, et ils ont méprisé leur vie jusqu'à mourir.».

« Et j'entendis dans le ciel une voix forte qui disait : « Maintenant le salut, la puissance et l'empire sont à notre Dieu, et l'autorité à son Christ »

 

Voilà la voix de saint Michel, qui crie du haut du ciel : « Maintenant le salut, la puissance et l'empire sont à notre Dieu, et l'autorité à son Christ ».

Nous aussi nous confessons que « le salut, la puissance et l’empire sont à notre Dieu et l’autorité à son Christ ». Vous aussi vous voulez vous soumettre à l’autorité de ce Christ. Qui est aussi l’autorité de l’Eglise. 

16ème Dimanche après la Pentecôte

En la solennité de saint Michel

 

En cette fête de Saint Michel, patron de notre petite église, je voudrais vous dire la joie de mon âme, d’être au milieu de vous. C’est en effet au milieu de vous que s’accomplit ma vie sacerdotale. Le prêtre vit au milieu d’un peuple, au milieu de ses fidèles. Il pense  à eux, il prie pour eux, il communie et aux joies et aux peines de tous. Grâce au MP de Benoît XVI, Summorum Pontificum, dont nous fêtons le 10ème anniversaire, grâce à l’accueil sacerdotal de  Monsieur l’abbé Long, curé de Bonnières, à l’époque, chapelain de Rolleboise, c’est vous, chers fidèles, attachés à la « messe de toujours » qui êtes la raison de ma présence ici, sa justification. J’aurais bien aimé, il est vrai, écouler  mes jours dans la FSSPX, mais les circonstances et mon caractère franc-tireur, ne me l’ont pas permis. Je le regrette. Quoi qu’il en soit, je suis là à cause de vous. Et je m’en réjouis.

 J’aime penser aux baptisés que j’ai engendré à la vie divine, en ces quelques années de présence. Ils ont maintenant leurs noms inscrits au livre de vie. Ils sont, en quelque sorte, mes titres de gloire. Ils sont un peu pour moi comme les décorations des militaires gagnées sur le champ de bataille ou comme la légion d’honneur reçue pour les services rendus. Mon champ de bataille, à moi, est celui contre le démon. Et c’est pourquoi j’aime voir le tableau de saint Michel terrassant le dragon, qui domine l’autel de Rolleboise, restauré et installé grâce à vous. Il a quelque chose de guerrier. C’est clair. Mais la scène que nous raconte saint Jean dans l’Apocalypse n’est-elle pas un combat… Le combat de saint Michel contre le dragon. Et le baptême est bien ce combat gagné du bien sur le mal. Car par l’eau versée sur le front, jointe aux paroles sacramentelles : « je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit », les baptisés reçoivent le Saint Esprit et sont arrachés à l’empire de Satan. Belle victoire ! Aussi je pense tout particulièrement à la petite L.H., mon petit béguin, que nous avons baptisé à Goussonville, à Mme B., mère de famille, à Mathieu V., à Quentin M., aujourd’hui marié, à Léo, à Victor, ses frères, à la petite M., aux petites enfants C. et aux autres baptisés en dehors de la paroisse. Ils me sont tous chers et j’aime les voir grandir dans la foi dans leurs belles familles, venant à la sainte Table recevoir la sainte l’Eucharistie.

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3ème dimanche de Carême 2017

Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent MBCF, En ce Carême 2017, de dimanche en dimanche, nous essayons de scruter, du regard de la foi, le plan divin, son plan de salut. Nous savons que ce plan salvifique se concentre essentiellement en son Fils unique, NSJC. Il est...

2ème dimanche de carême 2017

2ème dimanche de carême 2017

Que faire pour obtenir le salut, la vie éternelle ? MBCF, Dimanche dernier, partant de l’acclamation qui ouvre le temps de Carême « Voici maintenant le jour du salut », nous avons médité sur ce salut. Nous nous sommes posés plusieurs questions Quel est ce salut ? En quoi consiste-t-il ? Quel est-il ? Quel son objet ? Qui est-il ? Quel est celui...

Carême

Carême

C’est aujourd’hui que le Carême apparaît dans toute sa solennité. Pour vous encourager à vous lancer généreusement dans ce saint temps liturgique, je me permets de vous adresser quelques paroles de saint Léon le Grand : « Très chers fils, ayant à vous annoncer le jeûne sacré et solennel du Carême,...

Dimanche de la Quinquagésime 2017

Dimanche de la Quinquagésime 2017

En ce dimanche de la Quinquagésime, l’Eglise nous fait lire le texte où Jésus annonce à ses disciples, à l’écart, sa Passion prochaine : « Ensuite Jésus prit à part les Douze, et leur dit : " Voici que nous montons à Jérusalem, et que va s'accomplir tout ce que les prophètes...

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