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7ème Dimanche après la Pentecôte 2017

Le salaire du péché, c’est la mort.

La grâce de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ

 

 

MBCF, voilà des belles paroles mais, je pense, un peu mystérieuses. Elles demandent éclaircissements.

« Le salaire du péché, c’est la mort » dit Saint Paul « Stipendia peccati mors ». Un peu plus haut, il disait encore que « la fin du péché c’est la mort ».

C’est un fait. C’est un fait non seulement moral mais théologal.

Moral. Regardez ces jeunes drogués, prenez les en flagrant délit de « fortes doses », c’est bien souvent la mort. Et si ce n’est pas la mort, c’est la dégénérescence de leurs facultés spirituelles, de leur équilibre nerveux. Ils perdent tout sens du bien et sombre souvent dans la dépression nerveuse ou dans l’instabilité, leur volonté étant détruite. Je ne crois pas nécessaire d’insister pour prouver que sur le plan moral, psychologique, la fin du péché, c’est la mort. « Stipendia peccati mors ».

Mais c’est aussi un fait théologal. Un fait enseigné par la Révélation.

Prenez les premières paroles de la Genèse : « Dieu prit l’homme et le plaça dans le jardin d’Eden pour le cultiver et pour le garder. Et Dieu donna à l’homme cet ordre : « Tu peux manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras tu mourras certainement »…Puis Dieu donna à l’homme la femme qu’il tira de sa chair. Elle devint « l’os de ses os, la chair de sa chair ». Le démon enfin tenta la femme : « Est-ce que Dieu aurait dit : « Vous ne mangerez pas de tout arbre du jardin ? La femme répondit au serpent : « Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point, de peur que vous ne mouriez ». Le serpent dit à la femme : « Non, vous ne mourrez pas ; mais Dieu sait que le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal ». « La femme vit que le fruit de l’arbre était bon à manger, agréable à la vue et désirable pour acquérir l’intelligence ; elle prit de son fruit et en mangea ; elle en donna aussi à son mari qui était avec elle, et il en mangea ». Alors, vous connaissez la suite : ils virent qu’ils étaient nus, ils se cachèrent, mais Dieu passant dans le jardin à la brise du jour appela l’homme et lui dit : est-ce que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ? Il répondit : « La femme que vous avez mise avec moi m’a donné du fruit de l’arbre et j’en ai mangé ». Alors Dieu fit tomber sa sentence d’abord sur le serpent, ensuite sur la femme et enfin sur l’homme, Adam : « C’est à la sueur de ton front que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes à la terre parce que c’est d’elle que tu as été pris ; car tu es poussière et tu retourneras en poussière »…Et Dieu le fit sortir du jardin d’Eden, pour qu’il cultivât la terre d’où il avait été pris. Et il chassa l’homme et il mit à l’Orient du jardin de l’Eden les chérubins et la flamme de l’épée tournoyante pour garder le chemin de l’arbre de vie ». (Gen 2 et 3) Et il dit au serpent : « Parce que tu as fait cela tu es maudit entre tous les animaux domestiques et toutes les bêtes des champs…Et je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité ; et celle-ci te meurtrira à la tête et tu la meurtrira au talon » (Gen 3 15).

La mort est ici nettement mise en relation avec le péché mettant en lumière la phrase de saint Paul : « Stipendia peccati mors », « le salaire du péché c’est la mort ».

Nous pourrions multiplier les textes de l’Ecriture qui mettent en claire évidence cette affirmation paulinienne. Par exemple, le récit du déluge. Alors que les hommes eurent commencé à être nombreux sur la terre, Dieu « vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal, Dieu se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre et décida son extermination. Alors Dieu dit à Noë : « La fin de toute chair est venu devant moi, car la terre est pleine de violence à cause d’eux ; je vais les détruire, ainsi que la terre »…Fais-toi une arche de bois…. « Et moi je vais faire venir le déluge, une inondation de la terre…tout ce qui est sur la terre périra. Mais j’établirai mon alliance avec toi ».

Là aussi, il est clairement affirmé que la mort est lié au mal, au péché : «Il vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal » et le déluge eut lieu.

Oui ! Nous pourrions, vous dis-je, multiplier les exemples scripturaires. Toujours, la mort est liée au péché. « Stipendia peccati mors ». Saint Paul a raison. Le salaire du péché, non repenti, c’est la mort. Ainsi de l’exemple du Judas. Après avoir trahi son maître, il alla se pendre. Ainsi de l’exemple du mauvais larron. …

Mais sain t Paul dit aussi : « la grâce de Dieu c’est la vie éternelle ». Merveilleuse phrase pleine d’espérance. Telle est la pédagogie de Dieu, l’économie de Dieu, une économie de salut, de vie éternelle, et non point de mort.

Dieu veut la vie. L’homme qui se détourne de Dieu et de sa volonté, au contraire veut et fomente la mort. Notre siècle est vraiment le siècle de la mort parce qu’il est le siècle de l’oubli de Dieu, le siècle du mal. L’avortement. C’est la mort de la vie. L’eugénisme, c’est la mort de la vie. On dit que l’Allemagne s’apprête de légiférer en ce sens. Mais vous avez déjà les Pays Bas, la Belgique, le Luxembourg…Et donc l’Allemagne, bientôt…Allez nier qu’une main cachée dirige tout cela. Cette main s’appelle la Franc Maçonnerie, c’est le pouvoir de l’antéchrist. Le pouvoir mortifère parce que révolté contre Dieu.

L’homme refusant la loi de Dieu, ne semble même plus savoir aujourd’hui se divertir gentiment et avec joie. Il faut être chrétien et catholique pour connaître la vie et la joie, semble-t-il. C’est certainement une des caractéristiques des familles chrétiennes. Par contre, les réunions festives qui se déroulent à grands renforts de « musiques dures», le long de la Loire ou ailleurs appellent à la mort, font même l’apologie de la mort, de Lucifer, l’ange de la mort. Ils en appellent aux meurtres et le pouvoir politique reste muet…tant que l’ordre public n’est pas perturbé. Comme si c’était la seul norme du bien…Dieu ! Quelle déchéance du pouvoir politique, indigne et méprisable.

Par contre, ce n’est pas l’économie de Dieu, vous dis-je. Dieu aime la vie.

Du reste à peine le péché originel fut-il commis, que Dieu manifestât publiquement son intention de restauration : « Parce que tu as fait cela, dit-il au serpent, tu es maudit entre tous les animaux domestiques et toutes les bêtes des champs…Et je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité ; et celle-ci te meurtrira à la tête et tu la meurtrira au talon ». Tous les pères de l’Eglise voient dans cette phrase l’annonce de la rédemption, l’annonce de l’incarnation rédemptrice. Et c’est, de fait, le Christ de l’Evangile qui accomplit la réalisation de l’alliance, la réalisation de la réconciliation entre Dieu et les hommes, la réalisation de la vie, de la vie éternelle

Il en est de même de notre récit du déluge. Avant même que Noé soit entré dans l’arche et que toute chair ait disparu de la surface de la terre, Dieu, comme pris de remords, parla de nouveau d’alliance avec Noë : « Et moi je vais faire venir le déluge, une inondation de la terre…tout ce qui est sur la terre périra. Mais j’établirai mon alliance avec toi ».

Et de fait, vous dis-je, c’est ce qu’il fit avec le Christ, le Verbe fait chair, dans le mystère de la rédemption.

Par la Passion du Christ, nous avons été en effet réconciliés avec Dieu puisque le péché qui nous faisait ennemi de Dieu, a été racheté par la Passion du Christ.

Mais surtout, la Passion du Christ nous a réconcilié avec Dieu, « en tant, nous dit saint Thomas, qu’elle est un sacrifice souverainement agréable à Dieu. C’est là l’effet du sacrifice. Dieu est, par ce sacrifice, apaisé : comme quand l’homme remet l’offense commise contre lui, en raison de quelques services agréables qui lui est rendu. Ainsi pareillement, ce fut, pour Dieu, un si grand bien que le Christ ait souffert volontairement sa Passion, qu’en raison de ce bien trouvé dans la nature humaine, Dieu a été apaisé de toute offense du genre humain pour ceux, du moins, qui sont unis au Christ » par la foi et la charité. (cf. III 49 4) Vous voyez l’importance du sacrifice du Christ pour nous : il s’agit rien moins que de notre réconciliation avec Dieu. La Passion de Jésus est le bien trouvé en terre humaine qui opère le mystère de notre réconciliation avec Dieu. Quoi de plus palpable pour nous. Nous pouvons dire, en toute vérité, qu’il est impossible à Dieu de se détourner de nous ou de se souvenir encore de nos fautes, de nos offenses, quelques grandes et nombreuse qu’elles soient, quand nous nous présentons à Lui revêtus de la Passion de son divin Fils, NSJC. Que d’actions de grâces devons nous à ce béni Sauveur. Comme la messe est pour nous importante – elle est notre réconciliation avec Dieu - puisque la messe est la Passion du Christ offerte sacramentellement.

Dès lors, grâce à la Passion du Christ, de pécheurs et d’ennemis de Dieu que nous étions, nous voilà faits, amis de Dieu, réconciliés avec Lui. Le ciel, la vie éternelle est à nous tant il est vrai que la Passion nous ouvre les portes du ciel puisqu’elle nous délivre du péché commun à toute la nature humaine et quant à la faute et quant à la peine, mais aussi de nos propres péchés du moins pour ceux qui communient à sa Passion par la foi et la charité et les sacrements, - le Christ, en sa Passion, étant pour nous le prix de notre rachat. Or le péché était l’obstacle qui empêchait les hommes d’entrer dans le Royaume de Dieu. Cet obstacle n’existant plus, les portes du Ciel nous sont de nouveau ouvertes. (III 49 5) La vie éternelle est à nous. Saint Paul a raison : « La grâce de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ ».

D’un côté, la mort, en suivant le cour du siècle

De l’autre, la vie, la vie éternelle en NSJC. Mais la vie par le sacrifice et pour la Tête et pour les membres. Il en sera toujours ainsi. Mais c’est un autre sujet…merveilleux que nous traiterons une autre fois. Amen !

Dimanche après l'ascension 2017

La famille et les 10 commandements.

Je profiterai de cette fête des mères pour réfléchir avec vous sur la famille et les 10 commandements. Cela tombe bien puisque hier, nous célébrions aussi avec beaucoup de joie les fiançailles de Melle Marie Ciuchindel et de Mr Delacommune.

Il me semble que la famille est le lieu le plus parfait pour apprendre aux enfants la pratique des 10 commandements, c’est-à-dire la pratique de la loi donnée par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï et qui vaut pour le peuple hébreu mais aussi pour le peuple de la Nouvelle Alliance puisque Jésus est venu l’accomplir et non l’abolir : « Je ne suis pas venu pour abolir la loi mais pour l’accomplir ». Il l’a accomplie de fait et au prix de quel sacrifice, de son Sang !

Ces dix commandements, vous le savez,  se résument, selon  NSJC lui-même, à deux : celui d’aimer Dieu et d’aimer son prochain. « Les Pharisiens, ayant appris que Jésus avait réduit au silence les  Sadducéens, se rassemblèrent. Et l'un d'eux, docteur de la loi, lui demanda pour l'embarrasser : " Maître, quel est le plus grand commandement de la Loi? " Il lui dit : " Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. C'est là le plus grand et le premier commandement. Un second lui est égal : Tu aimeras ton proche comme toi-même. En ces deux commandements se résument toute la Loi, et les Prophètes. » (Mt 22 40)

Vous conviendrez avec moi que la famille, par ce qu’elle est, à savoir, l’enceinte de la charité, est vraiment  le meilleur endroit pour apprendre à l’enfant à aimer Dieu et à aimer son prochain.

Ces dix commandements sont aussi le résumé des devoirs que nous devons envers Dieu et envers le prochain. Or la famille est encore le lieu de l’apprentissage des devoirs puisqu’elle est « le lieu du devoir » accompli par l’exemple donné et par le père qui fait son devoir et par la mère qui accomplit  son et ses devoirs. Ils en donnent l’un et l’autre l’exemple aux enfants.

Ces dix commandements ont Dieu pour auteur. Vous vous souvenez de la communication de la loi sur le haut de la montagne, le mont Sinaï, dans le désert au milieu des tonnerres, des feux et des éclairs et d’un nuage épais qui couvrait toute la montagne. Si donc Dieu est l’auteur de la loi, des commandements, tous nous devons à cette loi, respect et obéissance. Mais ne confesserez-vous pas avec moi, que la famille est encore merveilleusement  adaptée pour faire aimer la loi de Dieu puisque la famille est le lieu d’apprentissage et de l’obéissance…aux parents et du respect…aux parents. Et ce que l’enfant apprend vis-à-vis des parents, il le fera spontanément vis-à-vis de Dieu qui est le meilleur des Pères. « Dieu est si bon que meilleur ne se peut… » disait, je crois,  saint Louis.

La pratique des 10 commandements a l’avantage pour nous, non seulement d’assurer la gloire de Dieu, mais également d’assurer notre propre bien. En effet, comme le dit le prophète : « Dans l’accomplissement de la loi se trouvent d’abondantes récompenses » (Ps 18 12). Dieu, en effet, ne nous promet pas seulement les biens terrestres mais il propose encore « un immense trésor dans le ciel, une mesure pleine, pressée, entassée, coulant par-dessus les bords…Mais la famille est aussi le lieu de l’abondance, elle nous fait aimer l’abondance dans l’accomplissement des œuvres de justice et de piété. L’un ne va pas sans l’autre.

Voyons les choses un peu plus en détail.

La famille et les trois premiers commandements : « Un seule Dieu tu adoreras et aimeras parfaitement », « Dieu en vain tu ne jureras ni autre chose pareillement » « Les dimanches tu garderas en servant Dieu dévotement »

Comme vous le voyez la première des deux Tables de pierre renferme les Commandements qui ont Dieu pour objet. Dieu est digne d’amour, de respect et de soumission. C’est Lui qui nous a créés : c’est Lui qui nous conserve, qui nous nous nourrit dès le sein de notre mère, qui nous appelle à la Lumière, C’est Lui qui nous fournit toutes les choses nécessaire à notre vie et à  notre entretien. C’est Lui le Père de l’abondance. C’est Lui qui, se faisant l’un des nôtres,  nous élève à la dignité de fils de Dieu, nous fait enfants de Dieu, nous fait participants de sa nature divine. C’est Lui qui nous donne ainsi  l’espérance du salut, l’espérance du Ciel ; c’est Lui qui nous donne la Vérité ; c’est lui  alors qui nous donne le bonheur de l’intelligence. C’est Lui, vraiment,  le Dieu de l’abondance…Mais la famille est analogiquement la même chose. C’est le lieu de la vie, de l’être, de la protection, de l’abondance, de la multiplicité des biens. C’est elle qui donne un nom. Nom que nous sommes fiers de porter et qui nous donne des obligations, des devoirs. Nous ne pouvons y déroger. Ce nom de famille est même notre bien.  Il est la raison de notre amour. Oui, la famille est digne d’être aimé, respecté. Analogiquement, les raisons,  qui nous font aimer notre famille, sont celles qui nous font  aussi aimer Dieu. La différence est que Dieu est le bien infini, ce que n’est pas la famille, Il doit être aimé infiniment. Toutes ces raisons peuvent aider les parents à convaincre l’enfant à aimer Dieu infiniment, plus que père et mère…Plus que père et mère,  parce ce qu’ils offrent, eux,  ne sont que des biens finis…Mais participants  de la bonté de Dieu, par la surabondance de biens qu’ils donnent, ils doivent être aimés. Ainsi du père et de la mère, ainsi de la famille. Ainsi de Dieu,  Développez en vos enfants l’amour de la famille et de ses biens et vous développerez en leur cœur les raisons d’aimer infiniment le Bon Dieu. Les bienfaits que l’on peut tirer de la famille et quel enfant raisonnable ne les aimerait pas, peut être un exemple pour faire aimer les bienfaits de Dieu qui sont infinis. Mais il ne faut jamais oublier, dans ce raisonnement, lorsqu’il est fait et s’il est fait, la Transcendance divine. Dieu est par Lui-même, digne d’être aimé infiniment par et pour Lui-même. Nous nous ne sommes que des êtres par participation, dès lors, la famille, qui participe à la libéralité divine,  doit être aimée.

Ainsi devons-nous rendre à Dieu et à lui seul un culte saint et plein de respect.

Mais qui veut être honoré veut par là-même qu’on parle de lui avec une déférence parfaite. Il défend même le contraire. C’est ce que nous indique clairement le Seigneur dans Malachie : « Le fils doit honorer son père et le serviteur son maître ; si donc Je suis votre Père, où sont les honneurs qui me sont dus » (Mal. 1 6). Ainsi ce que la loi commande dans ce second commandement, c’est d’honorer le saint nom de Dieu et de ne jurer par ce nom qu’avec un religieux respect. Ce qu’elle défend, c’est que personne n’ose mépriser ce Nom sacré, ne le prenne en vain et ne juge à faux par Lui, témérairement ou sans motif…Mais dites-moi où ces notions de respect, d’honneur sont enseignées sinon dans la famille…Et si aujourd’hui ces notions de respect et d’honneur disparaissent, et si donc le nom de Dieu est invoqué en vain, c’est parce que la famille disparaît et ne joue plus son rôle d’éducatrice…On n’enseigne plus le respect du père et de la mère…Ils  oublient même leur dignité…parfois. Comment voulez-vous qu’ils enseignent alors l’éternelle Majesté de Dieu et sa Toute Puissance qu’exprime le saint Nom de Dieu ? Comment voulez-vous que les enfants, alors, louent Dieu ? Oh quelles sont belles, au contraire, ces familles où les parents, le soir, endorment leurs enfants dans la louange du saint Nom de Dieu confessant qu’Il est notre Seigneur et notre Dieu, que Jésus est l’auteur de notre salut et le proclame hautement, célébrant ses louanges, lui rendant actions de grâces. « Mon âme bénis le Seigneur et n’oublie jamais les grâces que tu as reçu de lui »

Le troisième commandement a pour objet le culte extérieur que nous devons à Dieu. Et ce culte extérieur a mille avantages pour nos familles. Ce culte consolide la famille et l’unifie autour de l’autel. Il nous permet de jouir de la présence de Dieu et de converser avec Lui. De prier et  contempler  la Majesté de Dieu. Là, à l’Eglise, les dimanches nous nous entretenons réellement avec Dieu. Nous approfondissons les vérités religieuses. Dans le saint Sacrifice de la messe, nous adorons NSJC véritablement présent sur l’autel. Cette présence est la joie de nos âmes et la joie de la famille. Le dimanche, la famille vit à l’unisson. On est tous ensemble ! Ce dimanche nous fait comprendre aussi que nous appartenons à une communauté. Nous sommes de ce clocher.  Et ainsi vivons-nous des événements de la communauté. Nul doute que les habitudes de la vie familiale et l’esprit de service qui y est développé auprès de tous, aident chacun à s’investir dans la vie paroissiale et à participer au bien commun.

Il est bien évident que les 7 autres commandements qui se résument à l’amour du prochain, nous dit NSJC, trouvent dans la vie familiale leur exercice et application. En quelques mots, voyons la chose. « Tes pères et mères honoreras afin de vivre longuement ». Où cet honneur peut-il se mieux vivre que dans la famille ? Là, les enfants sont appelés à la piété filiale. Ils se savent les débiteurs des parents. Jamais ils ne pourront donner autant qu’ils ont reçu. C’est pourquoi les parents sont dignes d’honneur, comme Dieu est digne d’honneur. Et doivent être aimés comme Dieu doit être aimé en raison de sa libéralité. « Homicide point ne sera de fait ni volontairement » C’est affirmer tout également le respect de la vie des personnes. Mais où donc mieux qu’en famille se forme ce respect de  la vie. La famille n’est-elle  pas, par excellence,  le lieu de la vie. « Luxurieux point ne seras de corps ni de consentement ». C’est bien en famille que  se trouve enseigné, de facto, la pureté, Les enfants voient l’amour chaste et enflammé de leurs  parents. Ils aiment cela. Ils sont heureux du bonheur juste des parents. Ne vous laissez surtout pas ravir par l’Etat et l’Education nationale cette obligation de l’éducation de la pureté. « Le bien d’autrui tu ne prendras ni retiendra en le sachant ». Le respect du bien d’autrui …Mais c’est en famille qu’il s’aiguise. Le frère sait faire respecter son bien. « C’est à moi ». Il faut que parfois parents s’en mêlent pour faire respecter le droit. Le bien de Gertrude ! « Faux témoignage ne diras ni mentiras aucunement ». Là aussi l’apprentissage du vrai se forme déjà en famille. « L’œuvre de chair ne désirera qu’en mariage seulement ». Les ainés des familles chrétiennes qui sont sur le point de se marier, en portent témoignage. Ils sont modèles et en donnent l’exemple. Ce qui édifie les plus jeunes dans leur croissance et leur désir d’aimer. « Biens d’autrui ne convoiteras pour les avoir injustement ». C’est autrement dit la justice. Or la justice est la vertu qui sait rendre  à chacun son bien. Mais c’est d’abord entre frères et sœurs que ce nième commandement s’apprend.

Concluons : Voulez-vous trouver une civilisation qui vit les 10 commandements et les pratique concrètement, développez les familles, favorisez la vie familiale et ne l’étouffez aucunement.

Dimanche de Pâques 2017

« Souvenez-vous que Notre Seigneur Jésus-Christ est ressuscité d’entre les morts » (2Tim 28)

Après que Jésus-Christ, le sixième jour, à la neuvième heure, eut rendu l’esprit sur la Croix, et que le même jour, vers le soir, Il eut été enseveli par ses disciples — lesquels avec la permission du Procurateur romain Ponce Pilate, avaient descendu son Corps de la Croix, et L’avaient transporté dans un sépulcre neuf, au milieu d’un jardin voisin — le troisième jour après, qui était le Dimanche, de grand matin son âme se réunit de nouveau à son corps. Ainsi, après être resté mort durant ces trois jours, Il reprit la vie qu’Il avait quittée en mourant, et ressuscita.

Voilà le mystère de la Résurrection

Et, par ce mot de Résurrection, il faut entendre  qu’Il est ressuscité par sa propre Force, par sa Puissance personnelle, par sa Puissance divine. L’Apôtre nous le dit: «  S’Il a été crucifié dans son infirmité d’homme, c’est par sa Puissance de Dieu qu’Il est revenu à la vie ».

La Résurrection est vraiment la plus grande preuve de la divinité de Notre Seigneur.

Et en effet, la Divinité n’ayant jamais été séparée, ni du Corps de Jésus-Christ pendant qu’Il était dans le tombeau, ni de son Ame pendant qu’elle était descendue aux enfers, ce Corps et cette Ame conservaient leur Vertu divine. Et c’est par cette Vertu divine que le Corps a pu être réuni à l’Ame, et l’Ame retourner au Corps, et que Jésus-Christ pouvait ressusciter des morts par sa propre puissance.

David, rempli de l’Esprit de Dieu, avait annoncé ce prodige quand il avait dit: «  Sa droite et son bras puissant l’ont sauvé ». (Ps 97 1)

Notre Seigneur Lui-même nous en avait donné l’assurance de sa propre bouche: «  Je quitte mon âme pour la reprendre de nouveau. J’ai le pouvoir de la quitter, et J’ai le pouvoir de la reprendre ». (Jn 10 17) et c’est pour confirmer cette vérité qu’Il disait aux Juifs: «  Détruisez ce temple, et dans trois jours Je le rebâtirai ».(Jn 2 19-21).

Oui ! Vraiment « Il s’est ressuscité par sa propre vertu ».(Rm 8 34)

Et c’est ainsi qu’Il a été «  le premier né d’entre les morts, et le premier né des morts ».

Saint Paul nous le dit émerveillé: «  Le Christ est ressuscité d’entre les morts, comme les prémices de ceux qui dorment. Car si la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’arrive la résurrection. Et de même que tous meurent en Adam, ainsi tous revivront en Jésus-Christ, mais chacun dans son rang, Jésus-Christ d’abord comme les prémices, puis ceux qui sont à Jésus-Christ.

Et de plus « Jésus-Christ ressuscité des morts ne meurt plus. Et la mort désormais n’aura plus d’empire sur Lui ». C’est l’enseignement formel de Saint Paul aux Romains (Rm 6 9).

Que de merveilles dans ces paroles ! Que d’espérance pour notre coeur, MBCF

Mais pour mieux comprendre les merveilles de ce mystère, étudions

1° le pourquoi la Résurrection de Jésus-Christ. Nous en comprendrons mieux la fin et le but.  

2° quels fruits et quels avantages nous en avons retirés.

Il était nécessaire que Jésus-Christ ressuscitât pour plusieurs raisons, que je prendrai dans la Somme théologique de  saint Thomas

- tout d’abord pour faire éclater la justice de Dieu. En effet, Dieu se devait à lui-même de glorifier son Fils qui avait tellement bien servi sa cause, d’une manière héroïque. Tout serviteur, s’il agit bien, doit être glorifié, honoré  par son maître,. Ainsi Dieu devait-il glorifier Celui qui, par obeissance, S’était volontairement humilié et avait accepté tous les outrages. C’est la raison même que nous donne l’Apôtre écrivant aux Philippiens: «  Il s’est humilié Lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort et à la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu L’a élevé »(Phil 2 8-9).

-ensuite cette résurrection était nécessaire à notre foi, pour fortifier en nous la Foi sans laquelle l’homme ne saurait être justifié. Ce qui prouve le mieux que Jésus-Christ est le Fils de Dieu, c’est sa Résurrection d’entre les morts, et par sa propre vertu. Or le propre de la foi catholique c’est la foi en la divinité de Notre Seigneur. C’est pourquoi la Résurrection de NSJC fonde tellement bien notre foi.

-En troisième lieu, la Résurrection de Notre Seigneur est  nécessaire pour nourrir et soutenir mon espérance. En effet, par le seul fait que Jésus-Christ est ressuscité, j’ai le droit d’espérer d’une manière certaine que je  ressusciterai moi aussi. Car les membres doivent, de toute nécessité, partager le sort de la tête. C’est l’argument  du Prince des Apôtres, argument que j’aime tellement, qui nous dit: «  Béni soit Dieu le Père de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés par la Résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, en nous donnant l’espérance vive d’un héritage incorruptible ! » (I Pet 1 3)

-Enfin, ajoutons que la Résurrection du Sauveur est nécessaire pour achever le mystère de notre Salut et de notre Rédemption. Par sa mort, Jésus-Christ nous délivre de nos péchés ; par sa Résurrection, Il nous rend la justification. Comme le dit Saint Paul : «  Jésus-Christ a été livré pour nos péchés, et Il est ressuscité pour notre justification » (Rm 4 25). Ainsi pour que  l’œuvre de notre salut soit complète, la Résurrection de Notre Seigneur est donc nécessaire, aussi bien que sa mort.

On peut maintenant, après tout ce que nous venons de dire,  apprécier les avantages considérables que la Résurrection de Notre Seigneur nous apporte

Et d’abord, nous voyons dans ce prodige de la résurrection, un Dieu immortel, plein de gloire, vainqueur de la mort et du démon, car tous ces titres appartiennent à Jésus-Christ ; nous le croyons fermement, et nous faisons profession de le croire. Et cette gloire du Fils nous réjouit profondément en proportion de la tristesse que nous avons pu connaître devant les souffrances et les humiliations que le  Fils  de Dieu a supportées pour notre salut.

Ensuite la Résurrection du Sauveur nous mérite et nous assure notre propre résurrection. Elle est la cause efficiente de notre propre résurrection. Elle en est aussi  le modèle.

Elle en est le modèle ! Qu’est-ce à dire ?

De même que le corps de Jésus-Christ, en ressuscitant, s’est élevé dans sa transformation à une gloire immortelle, de même aussi nos corps, aujourd’hui faibles et mortels, seront, après la résurrection, revêtus de gloire et d’immortalité. Car, dit l’Apôtre, «  nous attendons le Sauveur Notre Seigneur Jésus-Christ, qui réformera notre corps humilié, en le rendant semblable à son corps de gloire ». (Phil 3 20-21)

Et notre âme doit connaître cette même transformation glorieuse du Christ glorieux: «  De même, dit l’apôtre, que Jésus-Christ est ressuscité d’entre les morts par la gloire de son Père, ainsi devrons-nous marcher nous-mêmes dans une vie nouvelle. Car si nous avons été entés en lui par la ressemblance de sa mort, nous y serons entés aussi par la ressemblance de sa Résurrection » (Rm 6 4-5). Et un peu plus loin il dit encore « Nous savons que Jésus-Christ ressuscité d’entre les morts ne meurt plus, et que la mort n’aura plus d’empire sur Lui. Car s’Il est mort pour le péché, Il n’est mort qu’une fois ; et maintenant qu’Il vit, Il vit pour Dieu. Ainsi considérez-vous vous-mêmes comme morts au péché, et comme ne vivant plus que pour Dieu en Jésus-Christ »(Rm 9 10-11).

Nous avons donc deux choses à faire pour imiter la Résurrection de Jésus-Christ. D’abord, après nous être lavés des souillures du péché, par la réception du baptême,  nous devons embrasser un nouveau genre de vie, où l’on puisse voir briller la pureté des mœurs, l’innocence, la sainteté, la modestie, la justice, la charité et l’humilité. Ensuite, il est nécessaire de persévérer dans cette vie nouvelle, de manière à ne jamais nous écarter, avec la grâce de Dieu, de la voie de la justice.

« Cherchez ce qui est en haut, où Jésus-Christ est assis à la droite de son Père. »

Jeudi saint 2017

« Ceci est mon Corps. Ceci est mon Sang »

Nous commémorons ce soir, MBCF, l’institution, par Notre Seigneur Jésus, au Cénacle, le Jeudi Saint, du sacrement de l’Eucharistie et du Sacerdoce par ces paroles : « Ceci est mon Corps. Ceci est mon Sang ». « Faites ceci en mémoire de moi ».

Jésus avait déjà annoncé ce profond mystère à ses disciples, le lendemain du jour du miracle de la multiplication des pains, dans la ville de Capharnaüm. Il dit à la foule qui le recherchait et qui venait de la retrouver : « Je suis le pain de vie : celui qui vient à moi n'aura jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif ….  Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c'est ma chair, pour le salut du monde. »

Là-dessus, les Juifs disputaient entre eux, disant : " Comment cet homme peut-il donner sa chair à manger » ?

Malgré leur scepticisme, Jésus confirma son enseignement : … « En vérité, en vérité, Ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui »

Jésus dit toutes ces choses merveilleuses, enseignant dans la synagogue, à Capharnaüm.

Beaucoup de ses disciples, l'ayant entendu, continuèrent de dire : «  Cette parole est dure, et qui peut l'écouter ? »

« Dès ce moment, beaucoup se retirèrent, et ils n'allaient plus avec lui ».

Jésus donc dit aux Douze : « Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller ? "
Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Vous avez les paroles de la vie éternelle ». « Et nous, nous avons cru et nous avons connu que vous êtes le Saint de Dieu. » (Jn 634-69)

Devant ce sacrement de l’Eucharistie, MBCF, une seule attitude convient, c’est une attitude de foi. Seule la foi peut nous permettre de croire en ce mystère. La chair ne sert de rien. Seule la foi compte. Je crois Seigneur, « Vous avez les paroles de la vie éternelle ». Vous êtes la Vérité même. Vous l’avez enseigné : « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie ». Ce que vous dites, vous le faites.

Quelques exemples ! Vous avez annoncé la venue de l’Esprit Saint, votre Ascension accomplie. Saint Jean l’affirme souvent et de manière très claire. Vous avez dit  dans votre discours le jour de l’Institution de l’Eucharistie.: « je vous dis la vérité : il vous est bon que je m'en aille ; car, si je ne m'en vais pas, le Consolateur ne viendra pas en vous ; mais si je m'en vais, je vous l'enverrai.
…Quand le Consolateur, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous guidera dans toute la vérité. Car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Celui-ci me glorifiera, parce qu'il recevra de ce qui est à moi, et il vous l'annoncera. Tout ce que le Père a, est à moi. C'est pourquoi j'ai dit qu'il recevra ce qui est à moi, et qu'il vous l'annoncera ».

Jésus dit la Vérité. Et il fait ce qu’Il dit. Jésus promet aux disciples le don du Saint Esprit, ce don se réalisa le jour de la Pentecôte. Les disciples réunis dans le Cénacle, toujours cette grande salle, reçurent le jour de la Pentecôte le Saint Esprit sous forme de langue de feu. Vous connaissez tous le récit de saint Luc dans les Actes des Apôtres : « Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils étaient tous ensemble en un même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent qui souffle avec force et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Et ils virent paraître comme des langues de feu qui se partagèrent et se posèrent sur chacun d'eux. Ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils se mirent à parler d'autres langues, selon que l'Esprit-Saint leur donnait de s'exprimer ». 

Oui, ce que Jésus dit, il le fait. C’est ce qu’il fit, en promettant le Saint Esprit aux disciples. Il le promit. Il le fit.

C’est ce qu’il fit au fils de l’officier de Capharnaüm. « Ton fils vit ». Il le dit. Il le fit. L’officier crut. Et de retour chez lui, ces serviteurs vinrent au-devant de lui tous en joie : « ton fils vit ». « La fièvre l’a quitté ». L’officier s’inquiète du moment où la fièvre le quitta. Il  reconnut que c’était le moment où Jésus lui dit « ton fils vit ». Il crut lui et toute sa maison.

Jésus est la Vérité. Ce qu’il dit, il le fait. « Ceci est mon Corps. Ceci est mon Sang ». Oui Seigneur Je le crois. Ce que vous dites, vous le faites.
Il est la Vérité. Mais plus, il est le Tout Puissant. Ce qu’Il dit, il le fait. Il le fait parce qu’Il le peut. Il fait ce qu’il annonce. Il a manifesté sa Toute Puissance. « Lèves-toi, prends ton grabat et vas ». Tous ces nombreux miracles le prouvent Ô combien ! « Si vous ne croyez pas à ma parole, croyez au moins à mes actes ».

« Ceci est mon Corps, Ceci est mon Sang ». Comme le dit Saint Pierre : « Seigneur, nous le croyons. A qui irions-nous Seigneur Vous avez les paroles de la vie éternelle ».

Je me souviens du baptême de Jésus dans le Jourdain par Saint Jean Baptiste ; une voix se fit entendre : « Voici mon Fils bien aimé en qui j’ai mis toutes mes complaisances. Écoutez-le. » Oui ! écoutez le. « Ceci est mon Corps, Ceci est mon Sang ». Croyez-le. C’est tout à fait raisonnable de le croire, même si cela dépasse mon intelligence, ma raison… Et dans l’autre Théophanie, celle du mont Thabor, les disciples, les trois qui ont assisté à cette manifestation céleste, Pierre, Jacques et Jean, je remarque leur attitude, ils sont prosternés devant le divin. C’est l’attitude, la seule, qui convienne devant Dieu. C’est l’adoration, la prosternation.

Foi, Adoration. Prosternation. À genou. Voilà l’attitude que nous devons avoir devant la sainte Eucharistie.

Mais aussi Reconnaissance ! Qui nous a donné plus de preuves d’Amour que Notre Seigneur. C’est par amour pour nous que Notre Seigneur est « prisonnier » dans l’Eucharistie. Il est là afin que nous puissions venir chercher consolation, enflammer notre espérance, notre désir du Ciel. L’Eucharistie est vraiment l’invention de l’Amour…Et ne serions-nous pas reconnaissant. Il est notre salut, notre vie, notre médecin, notre remède…Nous éloignerons-nous, le mépriserons-nous ? Pourquoi resterions-nous froids et indifférents à cet Amour. Pourquoi ne pas donner une preuve d’amour et de reconnaissance à l’amour divin. Il nous demande cet amour. Ne le lui refusez pas. Il est facile d’aimer Celui qui est l’Amour même. C’est bien l’Amour qui enflammait le cœur de Jésus lors de l’institution de la sainte Eucharistie. Il avait le désir d’être l’Aliment de nos âmes, d’être notre refuge dans les peines, dans les joies, de nous fortifier dans nos malheurs.

L’Eucharistie est la preuve immense de l’Amour de notre Dieu. Il a donné cette Eucharistie plus particulièrement aux prêtres. Il les a revêtu de sa Puissance afin qu’ils réalisent cette Eucharistie et la donne aux fidèles. Il s’est mis, en quelque sorte, dans leurs mains, à leur disposition. Il descend du ciel sur la terre. ..Il s’abandonne entre leurs mains pour être enfermé au tabernacle ou donné dans la communion. Ils sont pour ainsi dire les dispensateurs du Christ dans sa chair, dans sa parole. Ah ! Face le ciel que nous prêtres nous soyons toujours animé d’amour et de reconnaissance pour cette Eucharistie et que nous attirions toujours plus les fidèles vers cet immense Amour.

Que le Bon Dieu vous éclaire et vous bénisse.

Jeudi de l'ascension 2017

Le Jeudi de l’Ascension.

« Je crois qu’il est monté aux cieux ; qu’il est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant ». C’est un des objets de notre Credo et cet objet est fondé sur les paroles de saint Marc et de Saint Paul.

Saint Paul le confesse aux Ephésiens, lorsqu’il écrit : « Son Père, après l’avoir ressuscité d’entre les morts, L’a fait asseoir à sa droite dans le ciel au dessus de toutes les Principautés, de toutes les Puissances, de toutes les Vertus, de toutes les Dominations et de tout ce que l’on peut trouver de plus grand, soit dans le siècle présent, soit dans le siècle futur et Il a mis toutes chose sous ses pieds » (Eph 1 20)

Tel est le mystère de l’ascension du Seigneur.

Cette année, je voudrais plutôt méditer la phrase qu’Il disait à ces disciples après la Cène, quelques temps avant l’Ascension et que saint Jean nous a précieusement gardée en son chapitre 14ème « Que votre cœur ne se trouble point. Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père; s'il en était autrement, je vous l'aurais dit, car je vais vous y préparer une place. Et lorsque je m'en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi. Et là où je vais, vous en savez le chemin ».

Oh douces paroles ! « Je vais vous y préparer une place…afin que là où je suis, vous y soyez aussi ».

C’est là le fondement de notre Espérance

Et cette phrase nous donne la signification véritable de la vie, de la vraie vie.

Je voudrais développer avec vous cette idée que la vie présente n’est la vraie vie que si elle est rattachée par la foi aux réalités de la vie future. Quelle est donc cette vraie vie ? C’est celle qui est éternelle. (Principe et fondement n°2)

Croire que la vie d’ici-bas est la vraie vie, la seule vie, est la plus radicale de toutes les erreurs.

La vie ici-bas est certainement fascinante…Mais elle n’est certainement pas la vraie vie tout en étant fascinante. Mais si je m’y « enfuis » totalement, si je m’y plonge totalement, elle risque de m’empêcher de voir les biens réels et tout autant les maux réels. Ce qui serait, bien sûr, une erreur cruelle, la plus cruelle de toutes les erreurs…parce que si je fais de cette vie, le tout de mon être, je me dégrade. Comment donc ? Oui je me dégrade. Je suis un être doué d’intelligence et de volonté libre - ce qui me met au dessus de tout le monde créé- je ne peux donc être son esclave. Ce qui serait si je ne voyais en cette vie que ma seule finalité. Mais surtout elle me dégrade car je oublie que je suis, par mon baptême, « enfant de Dieu, héritier de Dieu ». « Etre héritier présomptif de riches trésors, de vastes domaines, de magnifiques châteaux, d’un nom glorieusement historique, c’est quelque chose. Mais être héritier de Dieu, non seulement de ses biens, mais de lui-même, de sa puissance, de sa sagesse, de sa majesté, de ses félicités infinies, au point de devenir un avec lui : quel héritage ». Mais qu’est que ce monde, qu’est-ce que cette vie devant le monde divin, devant la vie divine ? « Je vais vous préparer une place…afin que là où je suis, vous soyez aussi ». Cet être immortel dont les destinées sont si hautes… est-ce seulement raisonnable qu’il se laisse fasciner par cette seule vie présente, passagère et fugitive. Il est fait pour plus grand, pour meilleur. Il ne peut borner ses espérances, « son espace vital », aux seuls biens du temps et passer ses années à seulement les acquérir, à les conserver sans aucun rapport avec l’avenir divin. Ne chercher qu’à conquérir des terres, des châteaux, des parcs, des monceaux de pièces d’or et de papier-monnaie et grâce à tout cela, boire, manger, se distraire, se promener tout à l’aise. Et c’est tout ! Et de tout cela que nous restera-t-il bientôt ? « Que vaut de gagner l’univers s’il on en vient à perdre son âme ? »

Et j’entends dans mon âme de baptisé : « Quid hoc ad aeternitatem ? »

J’aime ce dialogue que l’histoire nous a gardé entre un grand saint de Rome, Saint Philippe de Néri et un jeune homme de nom François. Etant venu voir l’illustre confesseur de Rome, celui-ci fixe sur l’adolescent un regard paternel et, le prenant par le bras, lui dit : « François que fais-tu maintenant : « Je fais mes études ». – « Tu seras un brillant élève couvert de diplômes et chargé de prix. Et après ? –« Après mes humanités, j’apprendrai le droit » - « Tu recevras tes grades cum laude, avec félicitations du jury ? Et après ? » –« J’entrerais dans la magistrature ». – « Tu seras un magistrat connu et recherché. Et après ? » - « Je me marierai ». –« Tu auras une belle et nombreuse famille. Et après ? ». – « Je continuerai d’exercer ma profession, afin de donner une position honorable à mes enfants ». –« La fortune te sourira ; ils seront riches. Et après ? « Je composerai des ouvrages utiles à ceux qui suivront ma carrière ». -« Tes ouvrages auront grands succès ; tu seras l’oracle de tes confrères. Et après ? » - « Je jouirai tranquillement des biens que j’aurai amassés et de la considération que j’aurai acquise » « Tu vivras dans l’abondance ; ton nom sera honoré. Et après ? ». « Après ?  Je vieillirai ; et comme tous les mortels, je payerai le tribut de la nature : je mourrai. Et après ? » - « Après ? » « Après ? » -« Oui après ? » Et après, il faudra être jugé, absous ou condamné, sans appel, pour toute l’éternité. Je ne blâme rien de ce que tu veux faire. Seulement si tu te laisses absorber par les travaux de la vie présente, sans les attacher par la foi aux réalités de la vie future, tu tombes dans la plus dangereuse et la plus cruelle des folies. Tu te seras consumé à poursuivre une chimère que tu n’auras pas saisi et à l’heure du départ –heure certaine - tu te trouveras les mains vides ; vides de bonnes œuvres, pourtant semences de la vie immortelle. N’oublie pas le 7ème article du Credo : « D’où il viendra juger les vivants et les morts ». N’oublie pas la parole de l’Apôtre : « nous devons tous comparaître devant le tribunal de Jésus-Christ, afin que chacun reçoive ce qui est dû aux bonnes ou aux mauvaises actions qu’il aura faites, pendant qu’il était revêtu de son corps » (2 Cor 5 10). François garda le silence, embrassa le père et sortit. Mais le coup avait porté. L’après du Père Philippe lui restait dans l’esprit. Il ne pouvait s’en débarrasser. Il se met à méditer cet après importun. Bientôt, Dieu aidant, ses illusions disparaissent, il comprend que la vie d’ici bas n’est pas la vie et en homme sage, il la fit résolument servir à l’acquisition de la vie éternelle.

Qu’est-ce que la vie si elle n’est éternelle ? Cette réflexion me fait penser au récit du riche de l’Evangile : « J’ai beaucoup de bien et j’en ai pour longtemps. Repose-toi, mon ami, mange, bois, fais bonne chère. Insensé ! Cette nuit on te redemandera ton âme ; et pour qui sera ce que tu as amassé ? (Lc 12 17-21).

Ainsi posséder un trésor auquel on a donné toutes ses forces, se promettre dans jouir et savoir qu’on en sera dépouillé infailliblement au moment où on ne s’y attend pas, bientôt, pour toujours et sans compensation : est-ce là vivre ? « Je m’en vais vous préparer une place. Là où je suis vous serez ». Voilà la vraie vie parce qu’éternelle.

Permettez-moi une autre réflexion sur la vie.

L’amour de la vie est le ressort de l’agir humain. En effet image vivant du Dieu vivant, l’homme est vie. Pour lui, la vie n’est pas seulement le premier et le plus précieux des biens, elle est son être : hors de la vie, néant. L’homme aime donc la vie du même amour que lui-même. Il l’aime essentiellement, il l’aime passionnément, il l’aime invinciblement, il l’aime partout… Pourquoi aime-t-on l’enfant ? Parce que c’est la vie qui vient ? Pourquoi respecte-t-on le vieillard ? Parce que c’est la vie qui s’en va. Pourquoi éprouve-t-on un sentiment de curiosité religieuse à la vue d’une vielle ruine ? Parce que la vie est passée par là. L’homme n’aime que la vie. S’il boit, s’il mange, s’il dort, s’il travaille, s’il pleure, s’il se réjouit, c’est par amour de la vie. A la conserver et à la développer, se rapportent, sans exception et dans tous les âges, ses instincts, ses pensées, ses affections, ses paroles, ses privations, ses craintes, ses désirs, ses actes, ses vertus et même ses crimes. Plutôt que de perdre la vie, il consent à tout. Que l’homme étant ce qu’il est, soit persuadé que la vie d’ici-bas, c’est la vie, toute la vie, qu’il n’y a pas d’au-delà, pas de vie éternelle, vous le rendez fou. Il s’épuisera à la jouissance des biens de cette vie. Courte et bonne, puisque la vie présente est toute la vie, je veux en vivre, vivre pleinement, constamment. jusqu’à l’overdose. C’est la loi de mon être…Mais, dans une telle philosophie, de jouissance effrénée, je cultive la mort.

Mais ôte de ce cœur que la vie d’ici-bas, c’est la vie. A la place, fais prévaloir la parole du Christ, « je vais vous préparer une place », fais prévaloir ainsi que la vie d’ici-bas n’est que l’ombre de la vraie vie, la préparation, le gage de la vraie vie…alors tu opères une révolution totale. Il ne s’attacheras pas à la vie présente…sinon comme moyen de gagner l’éternité. Il usera de ce monde comme n’en usant pas. Toujours avec la même énergie vitale, c’est sa loi, il cherchera l’éternelle vie. Il s’attachera à ses devoirs, car il sait que là dépend la vraie vie. L’ordre règne sur la terre s’il règne dans les cœurs : l’amour de l’au-delà. Le cultiver, est la plus belle des actions. Elle peut servir même l’ordre public. Amen.

Chemin de Croix 2017

1ère station

Jésus est condamné à mort.

Après avoir prêché aux foules ; guéri les malades, rendu la vue aux aveugles, ressuscité les morts…Après avoir vécu trois ans au milieu des Apôtres pour les former et leur enseigner la doctrine de Dieu…après leur avoir appris l’amour de Dieu et du prochain comme soi-même, « aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé »…L’heure est venu maintenant où le Fils de Dieu fait homme, Rédempteur du genre humain, va répandre son sang et donner sa vie pour le monde. Mais préalablement il voulut se mettre en prière afin de se livrer à la Volonté de son Père. Il voulut nous apprendre que la chose importante par-dessus tout, c’est de se soumettre et de se livrer humblement par un acte suprême de volonté à l’accomplissement de celle de Dieu en quelque circonstance que ce soit. Voilà l’importance de Gethsémani. « Mon Père non ma volonté mais la vôtre ». Voilà tout l’enseignement de Gethsémani.

Il se retire au jardin de Gethsémani dans la solitude. L’âme cherche son Dieu loin de tout, au-dedans d’elle-même. « Adorez ses desseins sur nous quels qu’ils soient et que tout notre être se prosterne comme il convient à la créature en présence du Créateur ».

C’est ainsi que Jésus-Christ s’offrit pour accomplir l’œuvre de la Rédemption du monde.

A cet instant, il vit s’appesantir sur lui tous les tortures de la passion : les calomnies et les insultes…les fouets et la couronne d’épines…la soif…la croix…les clous…toutes ses douleurs se présentent à ses yeux, en même temps que la multitude des offenses, des péchés et des crimes qui se commettraient à travers les siècles. Non seulement il les vit mais il en fut, en quelque sorte revêtu. Il s’est fait « péché », nous dira saint Paul, après Isaïe…Et c’est ainsi qu’il s’offrit au Père pour calmer son courroux et apaiser sa justice. Il s’est fait pour nous : « propitiation », « justification », « rançon ». Ce fut le prix à payer pour notre Rédemption. Que la justice de Dieu est exigeante ! Il ne voulut pas nous pardonner sans une peine et quelle peine, la mort douloureuse de son Fils. Quelle miséricorde puisqu’il nous donna le « Sauveur » lui-même !

Il vit que beaucoup d’âmes ne profiteraient pas de ce sang versé, de cette agonie. Elle serait inutile pour tant et tant d’âmes…Que de souffrances ! Quelle amertume pour l’âme de Jésus ! Elles seraient endormies comme les trois disciples qu’il avait pris avec lui à Gethsémani. Pierre, Jacques et Jean…Il les avait pris pour partager sa prière et ses angoisses. Par trois fois, il va auprès d’eux et les trouve endormis. Quelle peine de ne pouvoir se confier aux siens…Qu’il trouve aujourd’hui au moins auprès des siens quelques soulagements…Accompagnez-le, vaillants, dans ce chemin de la Croix.

Et Jésus ne recule pas devant ses angoisses. Il veut nous apprendre à ne pas reculer en face de la souffrance. Elle n’est jamais inutile, même si nous n’en voyons pas le résultat : soumettez votre jugement et laissez la Volonté divine agir et s’accomplir en vous.

La peine est si lourde qu’une sueur de sang perle sur son front et que l’envoyé de Dieu vient quelque peu le consoler.

Et puis c’est la venue de Judas. Le traite, Celui qui, pourtant, avait tout reçu de Jésus, son Eucharistie, comme tous les autres… Il arrive à la tête d’une cohorte et le trahit par le signe de l’amitié : un baiser ; « Judas que fais-tu et que signifie ce baiser…le baiser de la trahison…C’est par un baiser que tu trahis le Fils de Dieu, ton Maître, ton Seigneur… Oh que cette prière sera toujours d’actualité. C’est par une passion voulue que Jésus est trahit…Pour trente deniers, il me livra…Pour combien nous livrerons nous, nous aussi, notre Seigneur et Maître…Ah ! Qu’il est triste pour le cœur de Dieu dont l’amour est infini de voir tant d’âmes s’avancer insensiblement vers l’abime… « Et vous que j’ai choisies pour le lieu de mon repos et le jardin de mes délices, de vous aussi j’attends beaucoup plus d’amour, de tendresse et de délicatesse que d’autres qui ne me sont pas aussi intimement unies. A vous d’être le baume qui cicatrice mes blessures, à vous d’essuyer mon visage défiguré…à vous de m’aider à donner la lumière à tant d’âmes aveugles qui, dans l’obscurité de la nui, me saisissent et m’enchaînent pour me conduire à la mort …Ne me laissez pas seul ! Réveillez-vous et venez prier avec Moi car voici mes ennemis » (Sœur Josépha : un appel à l’Amour p 311)

Jésus est conduit chez Pilate et là, il le condamne. Il est chargé de sa Croix.

 

2ème station

Jésus est chargé de sa croix

 

Les Apôtres l’ont abandonné…Pierre seul entrainé par la curiosité mais remplis de crainte, se dissimule au milieu des serviteurs. Autour de Jésus, rien que des faux témoins qui accumulent mensonges sur mensonges pour attiser la colère de juges iniques. Ceux-là même dont les lèvres ont acclamé tant de fois ses miracles et peut-être le miracle si extraordinaire de la résurrection de Lazare. Ils se font aujourd’hui les accusateurs. Ils l’appellent perturbateurs, profanateur du sabbat, faux prophète…et la valetaille, excitée par ces calomnies, profère conte Lui des cris et des menaces.

« Où donc étez les disciples, les Apôtres, vous les témoins de ma vie, de mes enseignements de mes miracles. « Hélas de tous ceux dont j’attendais quelques preuve d’amour, aucun n’est là pour me défendre. Je suis seul accusé des crimes les plus vils, entouré de soldats comme de loups dévorants…Tous me maltraitent, l’un me frappe au visage…l’autre jette sur Moi sa salive immonde, méprisante et cet autre Me tourne en dérision….Et tandis que mon cœur s’offre à tous ces supplices pour délivrer les âmes de la captivité du péché, Pierre, constitué par Moi chef de l’Eglise…Pierre qui a protesté de sa fidélité jusqu’à la mort…Pierre qui a l’occasion de Me rendre témoignage, répond à une simple demande par le reniement et par trois fois confesse qu’il n’a jamais été mon disciple…Et cela par d’horribles imprécations… »

« Âmes fidèles mesurez-vous combien il est douloureux pour mon cœur qui s’embrase et se consume d’Amour de se voir renier par les Siens…Lorsque tous se soulèvent contre Moi, que tant d’âmes me méprisent et cherchent à me donner la mort…alors je me tourne vers les Miens et je ne trouve qu’isolement et abandon. Quelle tristesse et amertume ! ( dans l’esprit des révélations de Jésus à sœur Josepha « un Appel » à l’Amour p 314)

« Je vous demande pardon d’avoir si mal correspondu aujourd’hui à votre Amour ! Je vous supplie de me pardonner et de purifier mes actions dans votre sang divin. J’ai une vive douleur de vous avoir offensé parce que vous êtes infiniment saint. Je me répands du fond de mon âme et je vous promets de faire tout ce qui me sera possible pour ne plus retomber dans les mêmes fautes » (Sœur Joseph un appel à l’amour p. 317)

3ème station

Jésus tombe sous le bois de la croix

Après avoir passé la plus grande partie de la nuit dans la prison humide, obscure et sordide….après avoir subi les outrages et les mauvais traitements de soldats…les insultes et les railleries d’une valetaille curieuse de mon sort….alors que déjà mon corps était exténué par tant de tourments….sur le chemin de la Croix, épuisé Jésus tombe sous le poids de la Croix.

« Tandis que la perte éternelle de Judas plongeait mon cœur dans un abîme de tristesse, les bourreaux insensibles à ma douleur, placèrent sur mes épaules meurtries, la croix dure et pesante sur laquelle allait se consommer le mystère de la Rédemption du monde. Anges du Ciel, contemplez ce Dieu devant lequel vous êtes prosternés en adoration constante…Voyez le Créateur de toutes les merveilles d’ici-bas, monter vers le calvaire, sous le bois saint et béni qui va recevoir son dernier soupir ! Et vous âmes qui voulaient être mes fidèles imitatrices, contemplez aussi mon corps brisé par tant de tourments et qui chemine sans force, baigné de sueur et de sang. Il souffre et personne ne compatit à sa douleur. La multitude m’escorte, les soldats m’entourent comme des loups avides de dévorer leur proie…et nul n’a pitié de moi.

Ma fatigue est si grande et la croix si lourde, que je tombe, défaillant à mi-chemin….Voyez alors ces hommes inhumains me relever brutalement : l’un me tire par un bras, l’autre par mes vêtements qui sont collés à mes blessures…Celui-ci me serre la gorge…celui-là me saisit par les cheveux…d’autres m’accablent de coup de points et de pieds…La crois retombe sur moi, m’écrasant sous son poids…Les pierres du chemin meurtrissent mon visage…Le sable et la poussière se mêlent à mon sang pour obscurcir mes yeux et se coller à ma face. Je suis l’être le plus méprisable de la terre…

Et il révélé à Josepha Ménendez, les pensée de son cœur :

« Ecoute Josepha les dérirs brulants de mon cœur : ce qui me consumait d’amour et avivait en moi une nouvelle soif de douleurs, c’était la pensée de tant et tant d’âmes que j’attirerais plus tard à suivre mes traces. Je les voyais fidèles imitatrices de mon cœur, apprendre de Lui non seulement la douleur, la patience et la paisible acceptation des souffrances et des mépris, mais encore l’amour de ceux-là même qui les persécuteraient. Je les voyais pour mon amour, aller jusqu’à ce sacrifier pour eux, comme Moi-même Je me sacrifiais pour le salut de ceux qui me traitaient ainsi…(Je voyais saint Etienne qui, comme moi, dirait : Père pardonne leur… ils ne savent ce qu’ils font…) Je les voyais soutenus par ma grâce, répondre à l’appel divin, embrasser l’état de perfection…se lier elles-mêmes par les chaînes de l’amour et au milieu des épreuves garder leur cœur à travers tout, intimement uni à leur Dieu et Seigneur. Ainsi au milieu des outrages et des traitements infâmes, l’amour me consumait du désir d’accomplir la Volonté de mon Père et mon cœur étroitement uni à lui durant ces heures de solitudes et de douleurs s’offrait à réparer sa Gloire (et sous cette pensée je retrouvais la force de me relever) (Un appel à l’amour dans cet esprit). p. 322).

4ème station

Jésus rencontre sa très Sainte Mère.

Contemplons Marie dans cette douloureuse rencontre.

Considérez le martyr de ces deux cœurs, dit Jésus : pour ma mère, celui qu’elle aime par-dessus tout, c’est son Fils et loin de pouvoir le soulager, elle sait au contraire tout ce que sa présence ajoute à mes souffrances. Pour moi, celle que j’aime le plus au monde, c’est ma Mère ! Et non seulement je ne puis la consoler, mais l’état pitoyable où elle me voit réduit, la transperce de douleur semblable à la mienne, car la mort que je souffre dans mon Corps, ma mère le porte dans son cœur. Elle fut corredenptrise.

Ah ! Comme ses yeux s’attachent à Moi et comme les miens obscurcis et ensanglantés, se fixent sur elle. Pas une parole n’est prononcée, mais que de choses se disent nos deux Cœurs en cette douloureuse entrevue.

Sachons ici la consoler en chantant ses perfections

« O Mère tendre et aimante, Vierge très prudente qui êtes la Mère de mon Rédempteur, je viens vous saluer en (cet instant) avec l’amour le plus filial dont puisse vous aimer le cœur d’un enfant. Oui je suis votre enfant et, parce que mon impuissance est si grande, je prendrai les ardeurs du Cœur de votre divin Fils, avec Lui je vous saluerai comme la plus pure des créatures, car vous avez été formée selon les désirs et les attraits du Dieu trois fois saints. Conçue sans la tâche du péché originel, exempte de toute corruption, Vous avez été toujours fidèle aux mouvements de la grâce – surtout en cet instant de haute-fidélité - et votre âme accumulait ainsi de tels mérites, qu’elle s’est élevée au-dessus de toutes les créatures. Choisie pour être la mère de Jésus-Christ, Vous l‘avez gardé comme en un sanctuaire très pur et Celui qui venait donner la vie aux âmes, a pris lui-même la vie en vous et a reçu de vous son aliment. O Vierge incomparable ! Vierge Immaculée ! Délices de la Trinité bienheureuse ! Admirée des anges et des saints, vous êtes la joie des cieux : Etoile du matin, Rosier fleuri du printemps, Lys très blanc, Iris svelte et gracieux, Violette parfumée, Jardin cultivé et réservé pour les délices du Roi des cieux !...Vous êtes ma Mère, Vierge très prudente, Arche précieuse où s’enferment toutes les vertus ! Vous êtes ma Mère, Vierge très puissante ; Vierge clémente ; Vierge fidèle. Vous êtes ma mère, refuge des pécheurs. Je vous salue et je me réjouis à la vue de tels dons que vous a faits le Tout-Puissant et de tant de prérogatives dont il vous a couronnée. Soyez bénie et louée, Mère de mon Rédempteur, Mère des pauvres pécheurs ! Ayez pitié de nous et couvrez nous de votre maternelle protection ». (Sœur Josepha Un appel à l’amour p 317-318)

 

5ème station.

Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix

Ces hommes iniques, craignant de me voir mourir avant le terme, pressés par une perfide malice et non par la compassion, s’accordent entre eux pour chercher quelqu’un qui m’aiderait à porter la Croix. C’est alors qu’ils réquisitionnent un homme des environ appelé Simon.

Voici la description que fait Jésus à Josepaha de ceux qui portent vraiment la Croix à la suite de Jésus.  Mais quelles sont ces âmes qui aident Jésus à porter sa croix ? Jésus le confessa un jour à Josepha : ce sont les âmes qui portent la Croix avec amour : « Que ces âmes sont bien celles qui portent vraiment tout le poids de ma Croix, sans autre intérêt ni autre gain que l’amour !Ce sont elles qui reposent mon cœur et qui le glorifient. Et tenez pour certain que votre abnégation et vos souffrances tardent longtemps à donner leur fruits, ou semblent même n’en donner aucun, elles n’ont été cependant ni vaines ni inutiles. Un jour la récolte sera abondante… L’âme qui aime véritablement ne mesure pas ce qu’elle fait et ne pèse pas ce qu’elle souffre. Elle ne marchande ni la fatigue ni le travail, elle n’attend pas de récompense, mais elle poursuit tout ce qu’elle croit être le plus glorieux à son Dieu. Et parce qu’elle agit loyalement, quel que soit le résultat, elle ne cherche ni à se disculper, ni à protester de ses intentions. Et parce qu’elle agit par amour, ses efforts et ses peines aboutiront toujours à la Gloire de Dieu. Aussi elle ne s’agite ni ne s’inquiète…moins encore perd-elle la paix, si, dans quelques circonstances, elle se voit contredite ou même persécutée et humiliée : le seul motif de ses actes était l’amour, et l’Amour son seul but. Voilà les âmes qui n’attendent pas de salaire et qui ne cherchent que ma Consolation, mon repos et ma gloire. Ce sont elles qui ont pris ma croix et qui en portent tout le poids sur leurs épaules. » L’Appel à l’Maour p 353)

6ème station

Véronique essuie la face de Jésus

C’est certainement par compassion que Véronique agit ainsi… affrontant tous les mépris et les sarcasmes de la foule….et peut-être aussi l’admiration de certains…Comment peut-elle agir ainsi devant la haine de tous… ? Quelle force d’âme. Voilà le caractère de cette femme. Elle fait l’objet de notre admiration…

 

7eme station

Jésus tombe pour la seconde fois

Ma première chute obtiendra aux pécheurs enracinés dans l’habitude du mal, dit Jésus à Josepha, la force de se convertir

La seconde encouragera les âmes faibles, aveuglées par la tristesse et l’inquiétude à se relever et à reprendre avec une nouvelle ardeur le chemin de la vertu. ..

La troisième aidera les âmes à se repentir à l’heure suprême de la mort »

8ème station

Jésus console les filles de Jérusalem

Le récit de saint Luc : « Sequebatur autem illum multa turba populi et mulierem, quae plangerabant et lamentabantur eum. Conversus autem ad illas Jesus dixit : Filiae Jérusalem, nolite flere super me sed super vos ipsas flete et super filios vestros. Quoniam ecce veniet dies, in quibus dicent : Beatae steriles et ventres, qui non genuerunt et ubera quae non lactaverunt. Tunc incipient dicere montibus : Cadite super nos et collibus ; operite nos. Quia si in virdi ligno haec faciunt, in arido quid fiet ? (Lc 23 27-30)

9ème station

Jésus tombe pour la 3e fois

Commenté dans l’esprit de l’hymne de Matines de la fête du saint Rosaire

Le quatrième mystère

« Trois fois sous le dur poids de la croix suant, haletant, il succombe; jusqu’au sommet de la montagne,  il est contraint de la porter ». L’auteur retient les trois chutes du Christ dans son chemin vers le Golgotha. Ce nombre est traditionnel dans la pratique ecclésiale. Mais Le Christ, au vrai, s’est trainé tout le long du chemin de Croix. Tellement il était épuisé par la nuit passée sans sommeil, flagellé, couronné d’épine, humilié. Les soldats durent faire appel à Simon, qui revenait des champs, pour aider Jésus à porter sa croix jusqu’au sommet. Elle est trop lourde. Et malgré cette aide, il succombe, mieux «il s’écroule, «  mieux, il est ruiné, il est détruit ». Le Christ est épuisé. Il s’écroule « sous le dur poids de la Croix ». Elle est une vraie « masse », un vrai « fardeau ». Et pourtant il faut qu’Il la porte jusqu’au sommet de la Montagne, L’obligation est très forte. Il ne peut renoncer à la Passion. Il doit y arriver coute que coute. « Que votre volonté soit faite… ». Cette résolution de totale soumission résonne dans son cœur. Cette obligation est totale. Il est forcé à porter la Croix, certes, par les soldats romains qui l’y obligent, mais aussi par l’ordre reçu de son Père qu’il veut accomplir et par sa libre acceptation. C’est comme une « violence » faite en son âme…. On ne peut mieux exprimer la violence dont le Christ fut l’objet dans son chemin de Croix.

10ème station

Jésus est dépouillé de ses vêtements

Considérez, âmes que j’aime, quelle ne fut pas la honte en me voyant ainsi exposé devant la multitude ! …Quelle douleur pour mon corps et quelle confusion pour mon âme. Partagez l’affliction de ma sainte Mère qui contemple cette scène…Et voyez avec quel désir, elle voudrait s’emparer de la tunique imbibée et teinte de mon Sang !

11ème station

Jésus est attaché à la croix

L’heure est sonnée. Les bourreaux m’étendent sur la croix. Ils saisissent mes bras et les étirent afin que mes mains puissent atteindre les trous déjà creusés dans le bois. A chaque secousse, ma tête est ballottée de côté et d’autre…Les épines de la couronne y pénètrent plus profondément…Entendez le premier coup de marteau qui fixe ma main droite ! Il résonne jusqu’au profondeur de la terre ! Ecoutez encore : ils clouent ma main gauche. Les cieux frémissent et les anges se prosternent devant un tel spectacle

Pour moi je garde le plus profond silence et pas une plainte ne s’échappe de mes lèvres

Après avoir cloué mes mains, ils tirent cruellement mes pieds, les plaies s’ouvrent…Les nerfs se rompent…Les os se déboitent…la douleur est intense…Mes pieds sont transpercés et mon sang baigne la terre !

Contemplez un instant ces mains et ces pieds déchirés et ensanglantés…Ce corps couverts de blessures, cette tête transpercée par les épines acérées, souillées de poussière, inondée de sueur et de sang !

Admirez le silence, la patience et la conformité avec laquelle j’accepte cette cruelle souffrance

Quel est celui qui souffre ainsi, victime de tant d’ignominies ? C’est Jésus-Christ, le Fils de Dieu…celui qui a fait le ciel et la terre et tout ce qui existe…Celui qui fait croître les plantes et donne la vie à tous les êtres…Celui qui a créé l’homme et dont la puissance infinie soutient l’univers…Il est là immobile, méprisé, dépouillé de tout ! Mais bientôt une multitude d’âmes viendront à lui pour l’imiter et le suivre. Elles abandonneront tout…pour lui donner la Gloire et lui prouver l’amour qui lui sont dus

Et tandis que les coups de marteau résonnent d’un bout à l’autre de l’espace, le monde tremble, le ciel se revêt du plus rigoureux silence, tous les esprits angéliques se prosternent en adoration…Un Dieu est cloué sur la croix !

Contemplez votre divin Seigneur étendu sur la Croix. Il est sans mouvement, sans honneur et sans liberté…Tout lui est arraché. Personne n’a pitié de lui, et nul ne compatit à ses souffrances. Mais sans cesse de nouvelles moqueries, de nouveaux opprobres, de nouvelles douleurs s’ajoutent aux tourments qu’Il endure !

Oh âmes fidèles consolez votre Maître de votre amour. Et de votre fidélité.

12e station : Jésus meurt sur la croix

Commenté dans l’esprit de l’ Hymne des Vêpres de la fête de ND des 7 douleurs

Iam toto subitus vesper est polo

Que l’étoile du soir disparaisse entièrement du ciel

 

« Que l’étoile du soir disparaisse entièrement du ciel, que le soleil entraine avec lui le jour foudroyé, tandis que je célèbre la dérision de l’horrible meurtre et l’écroulement d’un Dieu »

Je vois là un ordre de l’auteur : « Que disparaisse l’étoile du soir…que le soleil entraine avec lui le jour foudroyé ». Oui ! Ce sont des ordres solennels aux astres célestes, des commandements étonnants. Mais qu’elle en est la raison ? C’est que notre auteur va contempler le déroulement de la Rédemption aux événements si cruels, cruautés qui ont de quoi choquer, même les puissances célestes, créatures de Dieu. Cette injonction à l’adresse des puissances célestes : « Que l’étoile du soir disparaisse entièrement du ciel, que le soleil entraine avec lui le jour foudroyé » exprime l’émotion de l’âme pieuse de notre auteur devant la Croix. Ces créatures de Dieu, qui sont la manifestation de la toute-puissance de Dieu, ne peuvent voir cette scène terrible : d’un Dieu terrassé, humilié. Elles doivent s’éloigner comme on éloigne un enfant d’un spectacle horrible…Et cette remarque s’inspire, du reste, du récit évangélique lui-même. Il y eut précisément un obscurcissement du ciel au moment de la crucifixion du Dieu de Majesté, comme si le soleil s’était retiré ne pouvant souffrir un tel spectacle. Les trois synoptiques sont formels. Saint Luc, comme les deux autres, note bien : « Il était environ la sixième heure, quand des ténèbres couvrirent toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Le soleil s’obscurcit…» (Lc 23 44 45)

Cette remarque de l’Evangéliste n’aurait-elle pas influencé notre auteur ? C’est plus que probable !

« que le soleil entraine avec lui le jour foudroyé », frappé de stupeur, stupéfait, confondu. Oui ! Ce jour est frappé d’étonnement devant le spectacle de la Croix. Que le soleil et donc la clarté du jour, se retirent pour ne pas voir ce spectacle affreux, d’un Dieu humilié, « écroulé »!

Que le jour se retire, « tandis que je célèbre la dérision de l’horrible meurtre et l’écroulement d’un Dieu »

Cette mort fut « horrible », mieux « féroce, cruel ». Elle fut une vraie « dérision », « risée », Dieu, même fut objet de risée » d’amusement, de divertissement ». Mais ne fut-ce pas le comportement d’Hérode face au Christ ; ne se moqua-t-il pas de Lui ? C’est expressément dit dans saint Luc : « Hérode eut une grand joie de voir Jésus …mais avec ses gardes, il le traita avec mépris ; après s’être moqué de lui, et l’avoir revêtu d’une robe éclatante, il le renvoya à Pilate » (Lc 23 8 11). Cette mort ne fut rien moins que l’ « écroulement d’un Dieu ». Ce qui justifie parfaitement le premier verset de cette strophe : « Que l’étoile du soir disparaisse entièrement du ciel, que le soleil entraîne avec lui le jour foudroyé ». Ce spectacle est intolérable à voir.

Contempler maintenant : la Mère et l’Enfant, en cette Rédemption.

« Vous étiez là, ô Mère, assistant au supplice, submergé par le malheur en gardant un cœur inébranlable, tandis que votre enfant, pendu à la Croix meurtrière, poussait de grands cris »

C’est tout simplement sublime !

Marie est comme seule. Elle est spectatrice, observatrice de ce supplice. Elle est là… elle est là « spectatrice ». Elle est présente. Elle n’a nullement fui, comme les disciples. Elle est auprès de son Fils. Elle est Mère, une Mère fidèle, toute absorbée dans la contemplation de la scène violente de la Passion de son Fils.

Elle est là « mouillée, trempée, baignée » de larmes par ce mal qui touche son Fils, mais loin d’être effondrée. « Elle garde un cœur fort ». Elle est là debout au pied de la Croix. « Stabat Mater dolorosa ». Et le verbe « stare » exprime précisément une attitude ferme, un peu comme le soldat au garde à vous.

«Elle est ferme », alors que son Fils, « est pendu à la Croix cruelle ». Oui ! Cette croix est un instrument « cruel ». Il est non seulement pendu à la croix cruelle, mais il pousse des grands cris. C’est ce que nous enseigne l’évangéliste saint Luc qui retient le cri ultime du Christ en Croix « Le soleil s’obscurcit…Et Jésus s’écria d’une voix forte : Père, je remets mon esprit entre vos mains » (Lc 23 47) ; « E clamans voce magna, Jesus ait : in manus tua commendo spiritum meum ».

Cette attitude de fermeté dans la douleur est d’autant plus admirable que l’objet de sa douleur, Son Fils, loin d’être absent de son regard, est là, devant elle, sous ses yeux, « ante oculos » suspendu sur la Croix souffrant de combien de douleurs ! Elle est spectatrice !

« Votre Fils suspendu devant vous, déchiré par des coups cruels, votre Fils percé de plaies béantes, ô de quels traits acérés vous a-t-il transpercé ».

« Il est déchiré par des coups cruels », « atroces , durs ». Et de fait, les coups que reçut Notre Seigneur dans sa Passion, et particulièrement dans sa flagellation et sa crucifixion, méritent bien ce qualificatif : d’atroces, de cruels…

C’est son Fils, ce n’est pas un quidam,- c’est son Fils qui « est percés de plaies béantes », « percé de plaies grandes ouvertes ».

Il est « creusé au-dedans, percé, piqué, déchiré ». Ainsi de Notre Seigneur en sa Passion ! La flagellation a déchiré tout son corps, les épines du couronnement ont pénétré douloureusement le cuir chevelu. Ne parlons pas des plaies de ses mains, de ses pieds : les clous ont creusés profondément tous ses membres.

On comprend qu’un tel spectacle puisse déchirer le cœur d’une Mère par leur atrocité : « ô de quel traits acérés vous a-t-il transpercée ». Il faut se rappeler ici rappelle ici la prophétie du prophète Siméon : « Un glaive transpercera votre âme » (Lc 2 35). L’annonce s’accomplit ici même, au pied de la Croix. Les souffrances du Christ, son Fils, sont raison de ce glaive annoncé par Siméon et aujourd’hui réalisé. Quelles étaient mystérieuses les paroles de Siméon ! Aujourd’hui elles trouvent toute leur explication !

« Hélas, les crachats, les soufflets, les coups, le fiel, l’absinthe, l’éponge, la lance, la soif, les épines, le sang, comme tout cela a torturé de mille manières votre cœur compatissant ! »

N’est-ce pas rappeler toutes les atrocités de la Passion du Seigneur ? De fait, il a connu les crachats, les soufflets, les coups, le fiel, l’absinthe, l’éponge, la lance, la soif, « J’ai soif », les épines, « la couronne d’épine », le sang, « la lance » transperçant son côté. Il en sortit du sang et de l’eau, au témoignage de l’Apôtre Jean. Il suffit de se remémorer le lent déroulement de la Passion du Christ pour voir l’exactitude de tous ces dix mots. Cette synthèse est, je trouve, très émouvante. On comprend que tout cela ait pu torturer le cœur compatissant de la Mère. Ne méprisons pas la profondeur de la souffrance qu’a connue la Mère au pied de la Croix, d’autant qu’elle assista à ces scènes d’un « cœur compatissant » , mieux même d’un cœur « affectueux, tendre, dévoué ».

Et malgré ces douleurs si vives, La Vierge reste ferme.

« Cependant vous restez debout, plus généreuse que tous les martyrs, ô Vierge ; par un prodige inouï, mourant sans mourir, ô Mère, clouée par de si dures douleurs »

Et là nous retrouvons notre verbe « stare » : « être ferme, être droit, immobile ». Ce verbe veut dire : « être debout, être immobile, demeurer ferme, résister, durer, rester fidèle ». Telle est l’attitude de la Mère affligée en cette Passion. On ne peut pas mieux exprimer la force d’âme de Marie en la Passion de son Fils. Elle n’est pas écroulée, mais ferme et résolue.

Elle est là comme « mourante », comme clouée à la Croix avec son Fils «  blessée, transpercée de si graves douleurs, cependant sans mourir, « moriens non moreris ». Elle aurait dû mourir comme son Fils, volontairement, dans un grand cri de douleur, …Mais non, il fallait qu’elle soit, aussi, à la naissance de l’Eglise, au jour de la Pentecôte…

 

13e station

Jésus est descendu de la croix et remis à sa mère

En suivant l’hymne des Laudes de la fête des sept douleurs

O quels torrents de larmes, quel flot de douleur, lorsque la Vierge Mère navrée, voit son Fils couché sur son sein, détaché de l’arbre sanglant !

Nous exprimons ici de nouveau les souffrances de la « Vierge Mère » après la crucifixion. C’est la description de la belle et émouvante scène que la piété populaire a retenue sous le nom de : « la piéta » que Michael Ange a si bien sculptée.

Le coup de lance du romain vient d’être donné. Du sang et de l’eau sortent de ce cœur transpercé, au témoignage de l’Evangéliste Saint Jean. « Aucun de ses os ne sera brisés ». Un petit groupe d’hommes s’approche du Calvaire. Jésus est l’objet de leur venue. Ils apportent une nouvelle douleur pour Marie, mais non un nouvel outrage. Ce sont Joseph d’Arimathie et Nicodème, accompagnés de leurs serviteurs. Tous les deux étaient des disciples de Notre Seigneur, mais en secret. Ils étaient des hommes timides. Joseph était un « sénateur, homme de bien et juste » qui n’avait pas consenti au dessein ni aux actions des autres, parce qu’il « attendait aussi le Royaume de Dieu ». Nicodème était un homme instruit dans les Ecritures, celui qui était venu trouver Jésus, pendant la nuit de peur des Juifs, et qui avait appris de lui la doctrine de la régénération baptismale. Joseph était allé trouver Pilate auprès duquel il avait probablement accès en sa qualité de sénateur et il avait demandé le corps de Jésus, ce qui lui fut accordé. Il avait alors, comme saint Matthieu nous l’apprend, « apporté un linceul blanc » pour en envelopper le corps et il était allé prier Nicodème de l’accompagner au Calvaire. Nicodème, comme nous l’apprend saint Jean apportait avec lui « environ cent livres d’une composition de myrrhe et d’aloès ». Suivis de leurs serviteurs, ils approchent de la Croix et disent à Marie leur intention.

Ils s’exécutent avec infiniment de respect, enlèvent la couronne d’épine. Marie la reçoit avec douleur ; ils détachent les clous…puis le saint corps. La « Vierge Mère » le reçoit à son tour, douloureuse.

Faisons vivre les souffrances de Marie, son Fils sur ses genoux : « O quels torrents de larmes ». Oui ! Ce ne sont pas seulement de simples larmes qui expriment sa douleur. C’est « un torrent de larmes ». O quelle intensité dans la douleur lorsque Marie reçoit dans ses bras le corps de son Fils, juste descendu de la Croix !

« O quel flot de douleur » Son cœur est balloté comme navire sur une mer déchainée. Marie en effet ferme chaque plaie, chaque marque de la flagellation, chaque piqure des épines avec le mélange de myrrhes et d’aloès apporté par Nicodème. Il n’y avait pas un trait du visage sacré de Jésus, pas une marque sur sa chair qui ne fut à la fois, pour Marie, une nouvelle douleur. Les yeux de Marie parcouraient la Passion sur le Corps ensanglanté de son Fils. Que de traces d’ignominie et de souffrance y étaient si profondément empreintes !

Marie est «  plongé dans le deuil » au spectacle de ce corps ensanglanté de son Fils

« Lorsque la Vierge Mère …voit son Fils couché sur son sein, détaché de l’arbre sanglant »

O que cette phrase est douloureuse ! Elle n’a, à cet instant, que considérations pour son Fils : il est « ensanglanté ». Il est là sur ses genoux :

« alors qu’elle voit son Fils couché sur son sein » « Alors qu’elle voit son Fils ». « elle scrute toutes les plaies, les ferme tendrement, repassant toute la Passion de son Fils , couché sur son sein, sur ces bras comme l’enfant sur les bras de sa mère, aussi peut-on dire, sur son sein. Nul doute que la « pieta » de Michael Ange peut nous faciliter la contemplation de cette scène!

Elle voit : Cette bouche suave, cette douce poitrine, cette main droite blessée, cette main gauche transpercée, ces pieds rouges de sang, elle les baigne tristement de ses pleurs.

C’est décrire ici les objets de la contemplation de Marie. C’est son Fils qu’elle a sur son sein. C’est d’abord sa bouche qu’elle voit et scrute. Puis sa main droite. Puis sa main gauche et enfin ses pieds. C’est, d’un mot, tout son Fils qui est l’objet de ses pleurs. Mais sa bouche n’est pas sans qualificatif. Elle est dite « suave » qui veut dire « doux ». « Apprenez de moi, a-t-il dit un jour, que je suis doux et humble de cœur». Son « côté » est dit « des plus doux, même très doux ». Sa main droite est blessée. Sa main gauche est transpercée par le clou. Elle fut transpercée. Ses pieds, rouges de sang. Ces mots, vous le voyez, exprime la cruauté de la Passion. Ces pieds sont rouges. Ils sont rouges de sang. Voilà l’objet de la contemplation de Marie, la Vierge, sa Mère : « elle les baigne tristement de ses pleurs » : elle les regarde d’un regard souffrant, douloureux. elle les regarde d’un regard baigné de larmes. « Elle les baigne tristement de ses pleurs ».

On ne peut pas ne pas penser ici au texte du « Serviteur souffrant d’Isaïe ». Notre Dame connaissait ce texte qu’elle avait appris au Temple. Elle a pu le dire tout haut tout en contemplant le Corps de cette Victime outragé, celui de son Fils ?  Pourquoi ne pas penser que ce texte fut sa force ?  

« Qui a cru ce que nous avons entendu, et à qui le bras de Yahweh a-t-il été révélé? Il s'est élevé devant lui comme un frêle arbrisseau; comme un rejeton qui sort d'une terre desséchée; il n'avait ni forme ni beauté pour attirer nos regards, ni apparence pour exciter notre amour. Il était méprise et abandonné des hommes, homme de douleurs et familier de la souffrance, comme un objet devant lequel on se voile la face; en butte au mépris, nous n'en faisions aucun cas. Vraiment c'était nos maladies qu'il portait, et nos douleurs dont il s'était chargé; et nous, nous le regardions comme un puni, frappé de Dieu et humilié. Mais lui, il a été transpercé à cause de nos péchés, broyé à cause de nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix a été sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

Nous étions tous errants comme des brebis, chacun de nous suivait sa propre voie; et Yahweh a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous. On le maltraite, et lui se soumet et n'ouvre pas la bouche, semblable à l'agneau qu'on mène à la tuerie, et à la brebis muette devant ceux qui la tondent; il n'ouvre point la bouche. Il a été enlevé par l'oppression et le jugement, et, parmi ses contemporains, qui a pensé qu'il était retranché de la terre des vivants, que la plaie le frappait à cause des péchés de mon peuple? On lui a donné son sépulcre avec les méchants, et dans sa mort il est avec le riche, alors qu'il n'a pas commis d'injustice, et qu'il n'y a pas de fraude dans sa bouche.

Il a plu à Yahweh de le briser par la souffrance; mais quand son âme aura offert le sacrifice expiatoire, il verra une postérité, il prolongera ses jours, et le dessein de Yahweh prospérera dans ses mains.

A cause des souffrances de son âme, il verra et se rassasiera. Par sa connaissance le juste, mon Serviteur, justifiera beaucoup d'hommes, et lui-même se chargera de leurs iniquités.

C'est pourquoi je lui donnerai sa part parmi les grands; il partagera le butin avec les forts. Parce qu'il a livré son âme à la mort et qu'il a été compté parmi les malfaiteurs; et lui-même a porté la faute de beaucoup, et il intercédera pour les pécheurs » (Is 53 1-12).

Oui ! Ces paroles ont dû mettre le cœur de Marie, sa Mère, malgré la douleur intense, dans la paix surnaturelle.

« Cent fois, mille fois, elle embrasse étroitement cette poitrine et ces bras, elle considère ces blessures et elle se fond toute entière en baisers douloureux »

Marie est comme celui qui ne peut s’arracher d’une scène tant elle est poignante. Il a la même attitude qu’une mère qui, cent fois, mille fois, embrasse son fils qui sort d’un danger ou est retrouvé après le danger, mort. Cette insistance montre un amour… intense. Les siècles ne pourront pas reprocher à la Mère-Vierge de ne pas avoir aimé son Fils ! Cent fois, mille fois elle l’embrasse. Cette insistance est remarquable.

« Cent fois, mille fois elle embrasse étroitement cette poitrine et ces bras » Elle enserre « d’une manière étroite » le corps de son Fils. Je crois qu’il serait difficile d’exprimer avec plus de force cette étreinte de Marie. Elle scrute sess blessures.

« et elle se fond toute entière en baisers douloureux »

« O Mère, nous vous en conjurons par vos larmes, par la triste mort de votre Fils et la pourpre de ses blessures, gravez dans nos cœurs cette douleur de votre cœur ».

Oui ! Que nous connaissions, O Marie ! vos propres douleurs, à votre exemple, comme vous. C’est-à-dire que nous ne passions pas à côté des douleurs de votre Fils et de vos propres douleurs dans cette méditation de la Passion du Christ et de sa Mère. « O vous qui passez par-là, voyez si une douleur peut être semblable à celle qui abreuve mon cœur » ?

C’est une supplique : O Marie, « O Mère  nous vous en conjurons ».

14ème station :

Jésus est mis dans le sépulcre

Prendre le texte de l’Evangile de saint Jean .

« Après cela, Joseph d’Arimanthie, qui était disciple de Jésus, mais en secret, par crainte des Juifs, sollicita de Pilate l’autorisation d’enlever le Corps de Jésus. Pilate le lui ayant permis, il vint dons enlever le corps. Nicodème, celui, qui au début, était venu de nuit s’entretenir avec Jésus, vint à son tour, apportant une composition de myrrhe et d’ aloés d’environ cent livres. Ils enveloppèrent les membres de Jésus de bandelettes imprégnées d’aromates, selon la méthode habituelle aux Juifs d’ensevelir les morts. Sur le lieu même du crucifiement, il y avait un jardin, et, dans ce jardin, un sépulcre neuf, où personne encore n’avait été enseveli. Comme le sabbat allait commencer, la proximité du tombeau les décida à y déposer le corps de Jésus. » (Saint jean.)

Terminons en sachant rendre gloire à Jésus, fils de Marie, au Père et à l’Esprit Saint. A la Trinité qui a accompli en la deuxième personne de la Trinité, dans le Fils fait chair, le Christ, une si belle œuvre d’amour pour le salut des hommes.« Jésus, gloire soit à vous  qui êtes né de la Vierge, ainsi qu’au Père et à l’Esprit de vie, dans les siècles éternels. Ainsi soit-il »

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15éme Dimanche après la Pentecôte 2017

« Celui qui sème dans l’esprit moissonnera de l’esprit, la vie éternelle ». C’est le Christ qui est au principe de la Vie éternelle C’est inéluctable. Je posséderai la vie éternelle - la finalité de ma vie - si j’en prends le chemin, si je pratique les œuvres de l’esprit : la charité, la joie...

14éme Dimanche après la Pentecôte 2017

14éme Dimanche après la Pentecôte 2017

« Cherchez d’abord le Royaume de Dieu » MBCF, faisons court et disons simplement que le « Royaume de Dieu », c’est Jésus lui-même. Oui ! Ce « Royaume de Dieu », dont le thème est si fréquent dans la prédication de NSJC, n’est finalement rien d’autre que Jésus-Christ lui-même et Jésus-Christ c’est la charité, n’est rien d’autre...

Assomption de la Sainte Vierge 2017

Assomption de la Sainte Vierge 2017

Fête de l’Assomption de la Sainte Vierge   L’Eglise, dans ces hymnes liturgiques, chante, cela ne vous étonnera pas, les différentes fêtes de NSJC, tout comme les fêtes de Notre Dame. Elle consacre trois hymnes à cette fête du 15 août, à ce mystère. Nous allons méditer sur l’hymne des premières Vêpres...

10éme Dimanche après la Pentecôte

10éme Dimanche après la Pentecôte

  « Personne, parlant par l’Esprit de Dieu, ne dit anathème à Jésus »   Ce sera le thème de notre entretien dominical. « Personne, parlant par l’Esprit de Dieu, ne dit anathème à Jésus »… Bien au contraire.  Tous ceux qui sont animés de l’Esprit Saint par suite de la réception du baptême, tout baptisé chante avec...

La Rébellion cachée

La Rébellion cachée

Je voudrais, à la reprise de l’année apostolique, en octobre, faire diffuser dans le cadre paroissial, « saint Michel de Rolleboise », le film, dont on parle beaucoup aujourd’hui : « La Rébellion cachée » de Daniel Rabourin sur l’épopée vendéenne. L’Homme Nouveau vient de publier une interview de l’auteur. En...

9ème Dimanche après la Pentecôte

9ème Dimanche après la Pentecôte

« Si tu connaissais, toi aussi, au moins ce qui te procurerait la paix » « Tu n’as pas connu le temps où tu as été visité »   Terrible reproche, MBCF, que ce reproche adressé par NSJC au peuple juif : « Tu n’as pas connu le temps où tu as été...

7ème Dimanche après la Pentecôte 2017

7ème Dimanche après la Pentecôte 2017

Le salaire du péché, c’est la mort. La grâce de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ     MBCF, voilà des belles paroles mais, je pense, un peu mystérieuses. Elles demandent éclaircissements. « Le salaire du péché, c’est la mort » dit Saint Paul « Stipendia peccati mors ». Un peu plus haut, il...

La dévotion au premier samedi du mois

La dévotion au premier samedi du mois

Parce que je serais très heureux que dans la paroisse Saint Michel de Rolleboise, la dévotion au premier samedi du mois se développe comme l'a demandée  Notre Seigneur à Sœur Lucie de Fatima, il me semble heureux de porter à  votre connaissance, dans ce numéro de juillet, les documents officiels...

Les communions réparatrices des premiers samedis du mois

Les communions réparatrices des premiers samedis du mois

29 mai 1930 : date importante dans l’histoire de Fatima et de la dévotion des premiers samedis du mois La date du 29 mai 1930 n’est pas très connue dans l’histoire de Fatima. Pourtant c’est une date importante, presque aussi importante que celles du 13 mai ou du 13 octobre 1917. En...

A la fin, le cœur immaculée de Marie triomphera

A la fin, le cœur immaculée de Marie triomphera

Dans ce nouveau numéro du « Quis ut Deus », le n° 8, de juin 2017, je vous propose la lecture du texte que j’ai appelé « présentation », qui sera en exergue de mon nouveau petit livre sur la Mère de Dieu que j’ai intitulé : « A la fin, le cœur immaculée de...

Dimanche après l'ascension 2017

Dimanche après l'ascension 2017

La famille et les 10 commandements. Je profiterai de cette fête des mères pour réfléchir avec vous sur la famille et les 10 commandements. Cela tombe bien puisque hier, nous célébrions aussi avec beaucoup de joie les fiançailles de Melle Marie Ciuchindel et de Mr Delacommune. Il me semble que la famille...

Jeudi de l'ascension 2017

Jeudi de l'ascension 2017

Le Jeudi de l’Ascension. « Je crois qu’il est monté aux cieux ; qu’il est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant ». C’est un des objets de notre Credo et cet objet est fondé sur les paroles de saint Marc et de Saint Paul. Saint Paul le confesse aux Ephésiens, lorsqu’il écrit :...

La compassion de Marie

La compassion de Marie

Je me permettrai d’emprunter « le mot de l’abbé » à Saint Bonaventure. Dans ce sermon, il nous propose une très belle méditation de Notre Dame au pied de la Croix. On pourrait volontiers y voir un développement théologique de la corredémption de Marie à l’œuvre de notre Rédemption. C’est...

Le sermon du Père Boules George, Copte, après les Rameaux sanglants : « Un message à ceux qui nous …

Le sermon du Père Boules George, Copte, après les Rameaux sanglants :  « Un message à ceux qui nous tuent »

Au lendemain du double attentat islamiste contre des églises coptes en Egypte en pleine célébration du Dimanche des Rameaux, qui a fait près de 50 victimes, un prédicateur bien connu au Caire a prononcé un sermon dont l’enregistrement fait le tour des communautés coptes du monde entier. L’appel au pardon,...

Neuvaine pour la France - Présidentielles 2017

Neuvaine pour la France - Présidentielles 2017

Adoration Samedi 06/05/2017 après la messe de 18h00 jusqu'à Minuit   « France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » Chers amis, En ces temps troublés, à l’heure où nous allons élire notre futur chef d’Etat, nous vous proposons une neuvaine afin de confier la France au Cœur de Jésus. Au-delà de...

Dimanche de Pâques 2017

Dimanche de Pâques 2017

« Souvenez-vous que Notre Seigneur Jésus-Christ est ressuscité d’entre les morts » (2Tim 28) Après que Jésus-Christ, le sixième jour, à la neuvième heure, eut rendu l’esprit sur la Croix, et que le même jour, vers le soir, Il eut été enseveli par ses disciples — lesquels avec la permission du Procurateur romain...

Chemin de Croix 2017

Chemin de Croix 2017

1ère station Jésus est condamné à mort. Après avoir prêché aux foules ; guéri les malades, rendu la vue aux aveugles, ressuscité les morts…Après avoir vécu trois ans au milieu des Apôtres pour les former et leur enseigner la doctrine de Dieu…après leur avoir appris l’amour de Dieu et du prochain comme soi-même,...

L'heure de Jésus

L'heure de Jésus

Nous approchons du temps liturgique que l’Eglise appelle : « le temps de la Passion ». La liturgie va nous faire méditer la Passion de Notre Seigneur. Permettez-moi ces quelques considérations sur ce que Notre Seigneur appelait lui-même: « son heure ». C’était l’heure par excellence ; elle avait été infailliblement déterminée de toute éternité par la Divine...

Jeudi saint 2017

Jeudi saint 2017

« Ceci est mon Corps. Ceci est mon Sang » Nous commémorons ce soir, MBCF, l’institution, par Notre Seigneur Jésus, au Cénacle, le Jeudi Saint, du sacrement de l’Eucharistie et du Sacerdoce par ces paroles : « Ceci est mon Corps. Ceci est mon Sang ». « Faites ceci en mémoire de moi ». Jésus avait déjà annoncé ce...

Ier dimanche de la Passion 2017

Ier dimanche de la Passion 2017

« En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort ». « Si quis sermonem meum servaverit, mortem non videbit in aeternum » MBCF, Il n’y a peut-être pas de phrase plus forte, plus importante pour notre âme que cette phrase de NSJC : « Si quelqu’un garde ma...

4ème dimanche de Carême 2017

4ème dimanche de Carême 2017

  Poursuivons, MBCF, notre méditation dominicale sur le salut. C’est le thème de notre prédication de Carême. Nous savons que le salut, c’est le Christ. Nous savons aussi que l’objet de salut, c’est notre délivrance du péché originel et l’accès à la vie éternelle. Nous savons également que ce salut s’obtient par l’observance des...

3ème dimanche de Carême 2017

3ème dimanche de Carême 2017

Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent MBCF, En ce Carême 2017, de dimanche en dimanche, nous essayons de scruter, du regard de la foi, le plan divin, son plan de salut. Nous savons que ce plan salvifique se concentre essentiellement en son Fils unique, NSJC. Il est...

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