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2ème dimanche après l’Epiphanie - Les noces de Cana - 14/01/2017

MBCF,

Dimanche dernier, nous avons médité sur les vertus de la Sainte Famille et nous avons pu admirer quelques unes de ses vertus. L’adoration de Notre Dame à la parole de l’Ange, la promptitude dans le service de Notre Dame se hâtant près de sa cousine Elizabeth pour lui porter secours. Nous avons contemplé aussi la joie de Notre Dame exprimée tout particulièrement dans le chant de son Magnificat. Nous avons pu voir que cette joie était essentiellement surnaturelle. Elle avait pour objet le plan salvifique de Dieu, son mystère de l’Incarnation rédemptrice. Nous avons pu admirer également le sens de la contemplation de Notre Dame. « Elle méditait toutes ces choses dans son cœur ». Et j’affirme que l’on ne peut réaliser son salut, sauver son âme et celles de ses enfants sans avoir ce sens du « recueillement », ce sens du « silence ». On ne peut vivre sans cesse dans le bruit et l’agitation. Il faut s’avoir s’asseoir…brodant… et laisser sa pensée se perdre en Dieu. Nous avons admirer la promptitude de l’obéissance de saint Joseph, cherchant dans  l’énergie de sa résolution, et la fidélité à l’ordre angélique, à sauver l’enfant Jésus, cherchant à sauver la « Vie »…Et c’est ainsi que cette après midi ce défilé de nombreuses familles chrétiennes à Paris a pour finalité la vie à sauver, à sauvegarder, la proclamation ferme et décidée pour la vie, la vie étant un don de Dieu, la vie, fruit du respect de la loi de la Création, de la loi du Seigneur.

Voilà quelques vertus qu’il nous faut imiter…en famille.

Mais il me semble que l’on pourrait poursuivre notre méditation sur la famille et ses vertus en méditant ce passage de l’épître aux Romains dont l’Eglise nous propose la lecture en ce dimanche du miracle de Cana. Ce n’est pas sans raison que l’Eglise en a choisie ce passage le jour même où elle nous fait contempler Jésus bénissant de sa présence l’institution familiale et manifestant à tous sa divinité par le miracle du changement de l’eau en vin..

« Nous avons des dons différents, nous dit saint Paul, selon la grâce qui nous a été accordée ». Les premiers dons dont il parle, me semble plutôt concerner le clergé…Mais très vite, dans cette énumération, les dons concernent aussi la famille, ses éléments constituants, le père, la mère, les enfants.

Le père, tout d’abord. Le père doit être animé de la « sollicitude ». « Qui praeest in sollicitudine ». Cette expression concerne, me semble-t-il, particulièrement le père. « La sollicitude pour celui qui préside ». En effet « praeesse », « praeest » du verbe praeesse veut dire « être à la tête de… », « être le premier » et de là « commander, diriger », « être le guide, l’instigateur ». Tous ces termes désignent le chef, le père de famille. Il doit avoir de la sollicitude pour tous, pour son épouse d’abord, pour ses enfants ensuite. De la sollicitude, c’est-à-dire de la préoccupation, du souci, de l’attention…Oui !  De l’attention, de la vigilance. Il est comme celui qui est « aux aguets». Voilà le père de famille. Voilà saint Joseph auprès de Notre Dame, de l’enfant Jésus. La sollicitude est à l’opposé de « l’indifférence », de la « nonchalance ». Dans les litanies de saint Joseph, l’Eglise nous le fait acclamer par cete expression fabuleuse : « defensor sedule Christi». « Défenseur zélé du Christ ». « Sedule » veut dire « servir avec zèle, avec empressement », « être empressé », « être assidu auprès de… » . Tel doit être le père. C’est une belle vertu qui doit se trouver  dans un cœur paternel.

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Prédication pour la première communion de la petite de Jaeger

Je ne doute pas un instant que vous ayez été bien préparée pour ce jour de votre première communion et pour bien recevoir ce merveilleux sacrement qu’est l’Eucharistie.

Vous me permettrez cependant de vous rappeler quelques vérités essentielles sur ce merveilleux sacrement qu’est la sainte Eucharistie

  • quand et par qui et où ce sacrement a été institué,
  • que devons-nous croire au sujet de ce sacrement
  • et enfin quelle doit être notre attitude envers la Sainte Eucharistie.

A- Et tout d’abord quand et par qui et où ce sacrement a-t-il été institué

Pour répondre à cette question, il nous suffit de nous rappeler le récit de saint Luc, l’Evangéliste.Souvenez-vous de son chapitre 22 : Nous sommes très précisément aujour des Azymes, le jour où l'on devait manger l’Agneau pascal en souvenir de la délivrance du peuple juif de l’esclavage d’Egypte, selon l’ordre de Moïse… C’était la troisième fête pascale que Jésus célébrait avec ses disciples…Alors Jésus dit à Pierre et Jean : " Allez, leur dit-il, nous préparer le repas pascal. " Ils lui dirent : " Où voulez-vous que nous le préparions ? " Il leur répondit : " En entrant dans la ville, -Jérusalem - vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau ; suivez-le dans la maison où il entrera,et vous direz au maître de cette maison : Le Maître te fait dire : Où est la salle où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? Et il vous montrera un grand cénacle meublé : préparez-y ce qu'il faut. Ils partirent, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque ».

« L'heure étant venue, Jésus se mit à table, et les douze Apôtres avec lui ; et il leur dit : " J'ai désiré d'un grand désir de manger cette Pâque avec vous avant de souffrir. Car, je vous le dis, je ne la mangerai plus jusqu'à la Pâque parfaite, célébrée dans le royaume de Dieu. " Et prenant une coupe, il rendit grâces et dit : " Prenez et partagez entre vous. Car, je vous le dis, je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu'à ce que le royaume de Dieu soit venu. " Puis il prit du pain, et ayant rendu grâces, il le rompit et le leur donna, en disant : " Ceci est mon corps, qui est donné pour vous : faites ceci en mémoire de moi. "Il fit de même pour la coupe, après le souper, disant : " Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, lequel est versé pour vous.

C’est donc à Jérusalem, lors de la fêtede la Pâque juive, au jour même des Azymes, que Jésus, entouré de ses disciples,dans une « salle », appelé « le Cénacle »,la salle était grande et meublé comme à l’époque de lits sur lesquels les convives s’étalaient tout de long, les lits étant disposés en fer à cheval, le service des plats se faisant par le centre, que Jésus institua la sainte Eucharistie par ces paroles. « Ceci est mon Corps », « Ceci est mon Sang ». « Faites ceci en mémoire de moi ».

Le témoignage est identique en Saint Mathieu : « Le premier jour des Azymes, les disciples vinrent trouver Jésus, et lui dirent : " Où voulez-vous que nous préparions le repas pascal ? " Jésus leur répondit : " Allez à la ville chez un tel, et dites-lui : Le Maître te fait dire : Mon temps est proche, je ferai chez toi la Pâque avec mes disciples. " Les disciples firent ce que Jésus leur avait commandé, et ils préparèrent la Pâque. Le soir étant venu, il se mit à table avec les Douze. » Puis Il annonce la trahison de Judas. « Et Pendant le repas, nous dit saint Matthieu, Jésus prit le pain ; et, ayant prononcé une bénédiction, il le rompit et le donna à ses disciples, en disant : " Prenez et mangez, ceci est mon corps. " « Il prit ensuite la coupe, et, ayant rendu grâces, il la leur donna en disant : " Buvez-en tous : car ceci est mon sang, le sang de la nouvelle l'alliance, répandu pour la multitude en rémission des péchés. Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu'au jour où je le boirai nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. " Après le chant de l'hymne, ils s'en allèrent au mont des Oliviers. » (Mt 26 17-31)

Ainsi il est clair, il est net que c’est Jésus qui institua la sainte Eucharistie, quand ? le jour des Azymes. Où ? à Jérusalem dans une grande salle qui s’appelait le Cénacle, entouré de ses disciples.

B- Que devons-nous croire au sujet de la sainte Eucharistie ?

Que c’est le Corps et le Sang de Notre Seigneur. Ce n’est plus du pain azyme. i.e. sans levain,mais bel et bien le Corps et le Sang de NSJC, c’est la matière du sacrement, la forme étant les paroles même prononcées par Jésus : « Ceci est mon Corps, Ceci est mon Sang ». Ce que les théologiens et l’Eglise appellent la « transsubstantiation ». C’est-à-dire, Le changement de la substance du pain en la substance du Corps de NSJC et du Vin en son Sang.

Jésus, du reste, avait déjà annoncé ce mystère à ses disciples le lendemain du jour de la multiplication des pains, dans la ville deCapharnaüm. Il dit à la foule qui le recherchait et qui venait de la retrouver : " Je suis le pain de vie : celui qui vient à moi n'aura jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif.« Les Juifs murmuraient à son sujet, parce qu'il avait dit : " Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel. " Et ils disaient : " N'est-ce pas là Jésus, le fils de Joseph, dont nous connaissons le père et la mère ? Comment donc dit-il : Je suis descendu du ciel ? " Jésus leur répondit : " Ne murmurez point entre vous…En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle.. Il répète : « Je suis le pain de vie.Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts. Voici le pain descendu du ciel, afin qu'on en mange et qu'on ne meure point Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c'est ma chair, pour le salut du monde. "Là-dessus, les Juifs disputaient entre eux, disant : " Comment cet homme peut-il donner sa chair à manger ? " Jésus leur dit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme, et ne buvez son sang, vous n'avez point la vie en vous-mêmes. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui. Comme le Père qui est vivant m'a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra aussi par moi. C'est là le pain qui est descendu du ciel : il n'en est point comme de vos pères qui ont mangé la manne et sont morts ; celui qui mange de ce pain vivra éternellement »

Jésus dit ces choses, enseignant dans la synagogue à Capharnaüm.Beaucoup de ses disciples, l'ayant entendu, dirent : " Cette parole est dure, et qui peut l'écouter ? "

Et beaucoup de ses disciples seretirèrent : « Dès ce moment, beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n'allaient plus avec lui.Jésus donc dit aux Douze : " Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller ? "Simon-Pierre lui répondit : " Seigneur, à qui irions-nous ? Vous avez les paroles de la vie éternelle.Et nous, nous avons cru et nous avons connu que vous êtes le Saint de Dieu. " (Jn 634-69)

C- Quelle doit être notre attitude envers la Sainte Eucharistie ?

C’est après de si belles paroles de saint Jean que je peux répondre à la troisième question que je vous posais : quel doit être notre attitude vis-à-vis de la sainte Eucharistie. Une attitude de foi. Seule la foi en la divinité de NSJC peut me permettre de croire en ce mystère. La chair ne sert de rien. Seule la foi compte. Je crois Seigneur, « Vous avez les paroles de la vie éternelle ». Vous êtes la Vérité même. Vous l’avez enseigné : « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie » « Qui me suit ne marche pas dans les ténèbres ». « Vous êtes la Vérité ». « Qui d’entre vous me convaincra de péché, avez-vous dit un jour aux Juifs. Ce que vous dites, vous le faites. Vous avez annoncé la venue de l’Esprit Saint, votre Ascension accomplie. Saint Jean l’affirme souvent et de manière très claire dans son discours le jour de l’Institution de l’Eucharistie. Vous avez dit : « je vous dis la vérité : il vous est bon que je m'en aille ; car, si je ne m'en vais pas, le Consolateur ne viendra pas en vous ; mais si je m'en vais, je vous l'enverrai.…Quand le Consolateur, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous guidera dans toute la vérité. Car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Celui-ci me glorifiera, parce qu'il recevra de ce qui est à moi, et il vous l'annoncera. Tout ce que le Père a est à moi. C'est pourquoi j'ai dit qu'il recevra ce qui est à moi, et qu'il vous l'annoncera ».

Jésus dit la Vérité. Comment ? De fait, ce que Jésus promet aux disciples, le don du Saint Esprit, ce don se réalisa le jour de la Pentecôte. Les disciples réunis dans le Cénacle, toujours cette grande salle, reçurent le jour de la Pentecôte le Saint Esprit » sous forme de langue de feu ». Vous connaissez tous le récit de saint Luc dans les Actes des Apôtres : « Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils étaient tous ensemble en un même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent qui souffle avec force et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Et ils virent paraître comme des langues de feu qui se partagèrent et se posèrent sur chacun d'eux. Ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils se mirent à parler d'autres langues, selon que l'Esprit-Saint leur donnait de s'exprimer ».

Oui, ce que Jésus dit, il le fait. C’est ce qu’il fit, en promettant le Saint Esprit aux disciples. Il le promit. Il le fit. C’est ce qu’il fit au fils de l’officier de Capharnaüm. « Ton fils vit ». Il le dit. Il le fit. L’officier crut. Et de retour chez lui, ces serviteurs vinrent au-devant de lui tous en joie : « ton fils vit ». La fièvre le quitta. L’officier s’inquiète du moment où la fièvre le quitta. Il reconnut que c’était le moment où Jésus lui dit « ton fils vit ». Il crut lui et toute sa maison. Jésus est la Vérité. Ce qu’il dit il le fait. « Ceci est mon Corps. Ceci est mon Sang » Oui Seigneur Je le crois. Il est la Vérité. Mais plus, il est le Tout Puissant. Ce qu’Il dit, il le fait. Il le fait parce qu’Il le peut. Il fait ce qu’il annonce. Il a manifesté sa Toute Puissance. « Lèves-toi, prends ton grabat et vas ». Tous ces nombreux miracles le prouvent Ô combien !« Si vous ne croyez pas à ma parole, croyez au moins à mes actes ».

« Ceci est mon Corps, Ceci est mon Sang » Comme le dit Saint Pierre : « Seigneur, nous le croyons. A qui irions-nous Seigneur Vous avez les paroles de la vie éternelle ».

Je me souviens du baptême de Jésus dans le Jourdain par Saint Jean Baptiste ; une voix se fit entendre : « Voici mon Fils bien aimé en qui j’ai mis toutes mes complaisances. Écoutez-le. » Oui écoutez le. « Ceci est mon Corps, Ceci est mon sang ». Croyez-le. C’est tout à fait raisonnable de le croire, même si cela dépasse mon intelligence, ma raison…Et dans l’autre Théophanie, celle du mont Thabor, Les disciples, les trois qui ont assisté à cette manifestation céleste, Pierre, Jacques et Jean, je remarque leur attitude, ils sont prosternés devant le divin. C’est l’attitude, la seule, qui convienne devant Dieu. C’est l’adoration, la prosternation.

Foi, Adoration. Prosternation. À genou. Voilà l’attitude que nous devons avoir devant la sainte Eucharistie.

J’ai dit et répondu à mes trois questions. Que le Bon Dieu vous éclaire et vous bénisse.

Présentation de Jésus au Temple - 01/01/2017

Les vœux du vice chapelain de Rolleboise

Saint Paul est un homme d’action de grâce. « Je rends grâce au Seigneur » écrivait-il de nombreuses fois dans ses lettres. Le mystère du Christ était sa joie, son chant d’allégresse, son action de grâce. Sa lettre aux Ephésiens en est l’exemple type. Elle n’est qu’une action de grâce à Dieu le Père: « Béni soit le Dieu et le Père de NSJC qui nous a comblés dans le Christ de toutes sortes de bénédiction spirituelles toutes célestes » (Eph 1 3)

Quelles sont donc ces bénédictions ? Quels sont donc ces bienfaits ?

J’aimerais vous les rappeler brièvement pour que vous en viviez toujours mieux.

J’en ferai ainsi l’expression de mes vœux pour cette nouvelle année.

Le premier de ces bienfaits, c’est l’amour de Dieu qu’il a manifesté dans son Fils, par l’envoi de son Fils. « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique (Jn 3 16). La Nativité du Christ est bien la manifestation de la Charité de Dieu. Elle en est la preuve évidente. Et cette charité est immense, sans limite, généreuse, bienfaisante. Aussi on peut comprendre facilement que Saint Paul puisse écrire que la Charité du Christ le presse : « Caritas urget nos ». Si Dieu est ainsi charité – et quelle charité - : « Deux caritas est », on peut comprendre facilement qu’il faut que nous grandissions dans cette charité divine pour en mieux vivre.

C’est le vœu que saint Paul formulait aux Ephésiens : « … que Jésus-Christ habite vos cœurs par la foi afin que étant enracinés et fondés sur la charité, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur et connaître l‘amour du Christ qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu ».

Et de fait qui pourrait douter de cette charité du Christ. Nous la contemplons dans la crèche. Lui le Fils de Dieu n’a pas craint pour notre salut de se faire homme. Quelle charité ! Nous l’avons vu dans sa vie publique, multiplier les miracles, soulager les douleurs physiques, morales… Nous l’avons vu à la porte de Naïm, arrêter le cortège funèbre et par compassion ressusciter l’enfant et le remettre à sa mère, qui était veuve. Nous l’avons vu portant sa croix, aller jusqu’au Golgotha sous le regard de sa Mère et là, cloué sur la Croix, remettre son âme en les mains de son Père. « Père, je remets mon âme entre vos mains ». Et au paravent, il avait pardonné à ses bourreaux. Il nous a donné sa Mère pour qu’elle soit aussi notre Mère….. Nous l’avons vu affectueux auprès des petits : « laissez venir à moi les petits enfants c’est à de telle qu’appartient le Royaume de Dieu ». Nous l’avons vu enseigner, nous avons écouté son enseignement ! Quelle tendresse ! Quelle bonté dans sa parole. Il s’est défini comme le Bon Pasteur qui connait ses brebis et qui donne sa vie pour elles. Nous l’avons entendu dire qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l’on aime…Et de fait, le jour de Vendredi Saint il réalisa sa parole. Nous l’avons vu le Jeudi saint instituer la sainte Eucharistie pour que nous ayons la vie éternelle. Nous l’avons vu instituer le sacerdoce et l’Eglise pour que tous ses trésors ne se perdent pas mais soient à jamais gardés fidèlement et prêchés à toutes les générations et aujourd’hui à nous et fassent la joie de nos intelligences et de nos cœurs. Quelle joie en effet de méditer toutes les vérités de notre sainte religion. Et Marie gardez toutes ces choses en son cœur, les méditant.

Il a raison saint Paul de dire aux Ephésiens que Jésus-Christ habite vos cœurs par la foi afin que étant enracinés et fondés sur la charité, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur et connaître l‘amour du Christ qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu ».

Oui ! Forts de toutes ces révélations, nous ne pouvons pas ne pas comprendre quelle est la largeur, la longueur et la hauteur de la charité de NSJC. De sorte que nous soyons, tous, remplis de cet amour.

Tel est mon premier vœu ! Que vous grandissiez dans la connaissance de l’amour de Dieu.

Le deuxième bienfait de Dieu, c’est notre filiation divine qui est un effet de son amour et nullement de nos mérites : « C’est en lui ( en Jésus) que Dieu nous a élus …, nous ayant dans son amour, prédestinés à être ses fils adoptifs par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de la magnificence de sa grâce, par laquelle il nous a faits agréables à ses yeux en son Fils bien aimé » (Eph 1 4-6)

Quelle richesse d’expression ! Nous sommes les « élus » de Dieu, l’objet de son « élection », nous sommes « les choisis » de Dieu, non en raison de nos mérites personnels mais par pure gratuité, en raison de son amour. Il nous a prédestinés à être ses fils adoptifs. Ce que le Fils de Dieu, le Verbe fait chair, est par nature, nous le sommes pas grâce. Si nous sommes fils, nous sommes aussi héritiers de Dieu, cohéritiers du Christ. C’est-à-dire que nous avons part au même héritage que le Fils par nature, à la même béatitude, au même royaume. Que de grâces ! Que de bienfaits !

Fasse le Ciel que nous grandissions toujours plus dans cette filiation divine !

Ce sera mon deuxième vœu ! Qu’est-ce, à côté de ces grandeurs, MBCF, les soucis de ce monde ? Rien ! Ils doivent fondre comme neige au soleil !

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Messe de Minuit - 24/12/2016

Essayons, MBCF, de faire le lien entre le conte de Noël que vous venez de voir dans notre belle petite église, en cette nuit de Noël, entre  son message essentiel et le Mystère de la Nativité que nous fêtons en cette Nuit sainte. Vous verrez, notre charité et notre dévotion mariale n’en seront que renforcées. 

Car de fait il y a un lien profond entre ce conte et le mystère de la Nativité.

Voyons de près les choses !

Quel est le sens fondamental de ce conte de Noël composé par notre cher Colonel pour cette veillée de Noël? Qu’est-ce qui  constitue l’essentiel du conte ? C’est finalement la conversion du chasseur Stephane, conversion  qu’il publie en cette Nuit de Noël. « Vois-tu, Thérèse, j’étais un mécréant mais la charité dont ta sœur et  toi avez fait preuve quand j’étais blessé ainsi que la croix et la médaille que j’ai toujours gardées par devers moi en ce souvenir de ce jour mémorable, ont suscité ma conversion. Aujourd’hui je suis heureux de fêter Noël avec vous tous ».

Vous le voyez, le chasseur Stéphane attribue sa conversion à l’acte de charité que les deux enfants ont manifesté alors qu’il était, en raison de son indiscipline, entre la vie et la mort…Mais il attribue  aussi sa conversion « à la croix et à la médaille » que les enfants lui ont jetées fuyant le lion. Il  s’agit, bien sûr, de la médaille miraculeuse de la Rue du Bac que de nombreux soldats portaient à la guerre et qui les ont protégés des balles ennemis. Le fait est connu. Sa conversion est due à la fois à la charité et à la dévotion mariale des enfants – lui envoyant cette médaille, mais aussi à celle de ce mécréant, qui malgré tout, a conservé précautionneusement cette médaille.  Il fut délivré de la fureur du lion près à le dévorer en serrant dans ses mains cette médaille. Souvenez-vous de sa déclaration : A Thérèse qui lui pose la question : « Vous êtes vivant ? Le lion ne vous a pas mangé ? » Il répond « Non, ma chérie, le lion ne m’a pas dévoré. Il s’est cependant approché de moi. C’était horrible ; mon corps frissonnait de la tête aux pieds et se couvrait de sueur. J’ai vu son énorme crinière se pencher sur moi. J’ai fermé les yeux, persuadé que ma dernière heure était arrivée. J’ai alors serré bien fort la croix et la médaille que tu avais lancées sur moi. J’ai senti l’haleine fétide du fauve réchauffer mes mains dont j’ai augmenté l’étreinte. Le lion s’est alors mis à pousser un rugissement terrifiant et puis plus rien…Quelques secondes plus tard, j’ai ouvert les yeux, et me retournant sur le côté, je l’ai aperçu qui s’éloignait d’un pas de sénateur, comme dégouté par le mets que je représentais pour lui » ».

C’est de nouveau très clair.

Il fut sauvé par la médaille… Non point que le lion fut dégouté du met à sa portée, mais, comme le fait très bien remarquer Thérèse, c’est l’intervention de la Sainte Vierge qui a obtenu ce miracle : « je ne crois pas, Monsieur, qu’il ait été dégouté par vous, mais je pense que c’est la croix et la médaille de la sainte Vierge qui l’ont fait fuir, parce que j’avais demandé à Jésus et à sa maman de vous protéger ».

C’est encore très clair. Notre auteur, le colonel, veut insister sur la force de la médiation mariale dans notre vie quotidienne.

Le chasseur Stéphane, du reste le reconnait aussi : « Tu as raison, ma chérie et c’est pour cela que je te rends ces précieux objets qui te serviront toute ta vie et qui, grâce à toi, ont sauvé la mienne ».

Retenons la leçon !

Mais la charité  et la dévotion mariale, ne sont pas les seuls messages du conte.

Il y en a un troisième. Lequel ?  C’est la reconnaissance. Reconnaissance qui ici se manifeste de deux manières : - en utilisant sa puissance politique pour châtier les coupables du crime des brigands contre le village et en laissant sa fortune aux petites. C’est bien la reconnaissance qui le fait agir ainsi : « Mon souhait le plus cher est de vous léguer à vous quatre, mes biens chers enfants, toute ma fortune. Je suis certain que vous en ferez bon usage ».

Ainsi charité, dévotion mariale, reconnaissance : tels sont les messages du conte.

Mais ce sont aussi  les messages de la nuit de Noël ?

C’est par charité que le Fils de Dieu s’est fait chair. « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit ait la vie éternelle » (Jn 3 16) Oui ! le mystère de la nuit de Noël est un mystère de charité. C'est cette charité, que l’on contemple dans l’enfant Jésus, qui a allumé la charité dans le monde, de  celle de Thérèse…. Comme le dit saint Paul : « Caritas urget nos ». « La charité nous presse ». C’est cette charité qui a animé les Apôtres à porter, de par le monde, la Bonne Nouvelle. C’est cette Charité qui a donné la force aux premiers martyrs de supporter leurs terribles souffrances. C’est cette charité du Christ qui a donné la force aux nombreux chrétiens d’Orient de porter leurs martyrs devant cette puissance brutale et primitive de cet Islam décadent et tortionnaire. C’est cette charité qui devra nous animer lorsque l’heure sera venue de porter, à notre tour, cette croix pour la rémission des péchés de ce monde. Ces milliers d’avortements et autres qui crient vengeance au Ciel. C’est cette Charité du Christ que  saint François d’Assise prêchait dans les pleines d’Assise, criant à tue-tête : « l’amour n’est pas connu, l’amour n’est pas aimé ». Où le connaître ? Mais bien sûr, dans la crèche de la Sainte Famille. Où Thérèse et apollinaire ont-ils puisé leur charité qu’ils exprimèrent sur le Chasseur Stéphane, sinon dans la crèche de Jésus.  A vous tous, je vous crie en cette nuit de Noel : comme Thérèse et Apollinaire puisez votre charité auprès de l’enfant Jésus de Nazareth.

L’autre message de notre conte, c’est la dévotion que l’on doit avoir à l’égard de Notre Dame. Elle obtient toutes les grâces. Elle a obtenu la conversion du chasseur Stéphane par la force de la médaille de la rue du  Bac, justement appelée médaille miraculeuse. C’est précisément  elle, qui est médiatrice de toutes grâces. Et la première des grâces, qu’elle nous ait obtenue, c’est la venue du Fils de Dieu. Si le Fils est devenu l’un des nôtres pour notre rédemption, c’est par le consentement de Marie. «  Que votre volonté soit faite » et « le Verbe s’est fait chair ». S’il en fut ainsi dès l’origine de notre salut, si Marie est la raison de notre vie éternelle par son obéissance à la parole de l’ange, il en sera toujours ainsi. Dieu ne changera pas sa manière de faire. Toutes ses grâces passent, passeront par la médiation de Marie.

C’est l’affirmation merveilleuse de Saint Grignion de Montfort exprimée dans son ouvrage merveilleux : du Traité de la Vraie dévotion.

« … Dieu ayant voulu commencer et achever ses plus grands ouvrages par la Très Sainte Vierge depuis qu'il l'a (Marie) formée, il est à croire qu'il ne changera point de conduite dans les siècles des siècles, car il est Dieu, et ne change point en ses sentiments ni en sa conduite. Dieu le Père n'a donné son Unique au monde que par Marie. Quelques soupirs qu'aient poussés les patriarches, quelques demandes qu'aient faites les prophètes et les saints de l'ancienne loi, pendant quatre mille ans, pour avoir ce trésor, il n'y a eu que Marie qui l'ait mérité et trouvé grâce devant Dieu par la force de ses prières et la hauteur de ses vertus. Le monde étant indigne, dit saint Augustin, de recevoir le Fils de Dieu immédiatement des mains du Père, il l'a donné à Marie afin que le monde le reçût par elle. Le Fils de Dieu s'est fait homme pour notre salut, mais en Marie et par Marie. Dieu le Saint-Esprit a formé Jésus-Christ en Marie, mais après lui avoir demandé son consentement par un des premiers ministres de sa cour…

Si nous examinons de près le reste de la vie de Jésus-Christ, nous verrons qu'il a voulu commencer ses miracles par Marie. Il a sanctifié saint Jean dans le sein de sa mère sainte Elisabeth, par la parole de Marie ; aussitôt qu'elle eut parlé, Jean fut sanctifié, et c'est son premier et plus grand miracle de grâce. Il changea, aux noces de Cana, l'eau en vin à son humble prière, et c'est son premier miracle de nature. Il a commencé et continué ses miracles par Marie ; et il les continuera jusqu'à la fin des siècles par Marie.

Dieu le Fils a communiqué à sa Mère tout ce qu'il a acquis par sa vie et sa mort, ses mérites infinis et ses vertus admirables, et il l'a faite trésorière de tout ce que son Père lui a donné en héritage ; c'est par elle qu'il applique ses mérites à ses membres, qu'il communique ses vertus et distribue ses grâces ; c'est son canal mystérieux, c'est son aqueduc, par où il fait passer doucement et abondamment ses miséricordes

Comme dans la génération naturelle et corporelle il y a un père et une mère, de même dans la génération surnaturelle et spirituelle il y a un père qui est Dieu et une mère qui est Marie. Tous les vrais enfants de Dieu et prédestinés ont Dieu pour père et Marie pour mère ; et qui n'a pas Marie pour Mère n'a pas Dieu pour Père

C’est assez !

Enfin, la troisième idée du conte, c’est la reconnaissance.

Devant un bienfait donné gratuitement, comme la conversion de Stéphane, comme la médaille de la Vierge et la charité de ces deux cœurs d’enfant, au  Chasseur Stéphane, celui-ci  répondit par un merveilleux acte de reconnaissance : cette reconnaissance se manifeste par le don de son cœur, qu’il donna à la Vierge Marie en cette nuit de Noël et toute sa fortune aux quatre enfants. Nous, de même, devant cette charité de l’enfant Jésus, donnée par l’acte d’obéissance merveilleux de Marie, sachons répondre par notre reconnaissance, par notre foi. Cette reconnaissance est un simple acte de justice. Il nous est plus profitable qu’il l’est à Notre Seigneur qui n’a besoin d’aucun de nos biens…Il se suffit à lui-même dans la contemplation d’amour de la sainte Trinité. Par contre, cette reconnaissance nous est nécessaire, elle nous vaudra la vie éternelle : « Afin que quiconque croit ne périsse pas mais ait la vie éternelle ». Cette reconnaissance religieuse nous donnera la récompense éternelle.

Voilà le message de Noël, résumé, voilà le message de la crèche. Voilà ce que le colonel a voulu nous rappeler de sa plume poétique. AMEN

Fête de saint Jean Baptiste - 13/01/2017

Que dirons-nous cette année sur saint Jean Baptiste.
Nous rappellerons tout d’abord le récit de  sa naissance, merveilleuse, récit qui nous fait comprendre le caractère tout divin du personnage, quant à son origine.
Nous rappelons ensuite sa mission qui nous fait comprendre la grandeur du personnage. Sa mission fut essentiellement de montrer du doigt le Messie. Ce qu’il fit.
Nous rappellerons le panégyrique qu’en fit un jour NSJC. Il ne peut y avoir de plus grand éloge ici-bas que celui qui fut rendu à Jean Baptiste.
Et nous rappellerons enfin le récit de sa mort et surtout la raison de sa décapitation. Ce qui, en ces temps troublés, nous permettra de comprendre la beauté de la défense des lois du mariage et tout particulièrement de son indissolubilité. Ce n’est pas inutile de rappeler cela alors que l’Église se déchire autour  de la publication « d’Amoris Laetitia » et son fameux chapitre 8.

A-    Sa naissance

Une naissance miraculeuse. Elizabeth étant âgée et stérile. Mais rien n’est impossible à Dieu. Et ce signe de la conception d’Elizabeth  est donné à Notre Dame, pour l’encourager à croire au message de l’Ange.
Le récit de Luc est le plus complet. Suivons le
« Aux jours d'Hérode, roi de Judée, il y avait un prêtre, nommé Zacharie, de la classe d'Abia ; et sa femme, qui était une des filles d'Aaron, s'appelait Elisabeth.
Tous deux étaient justes devant Dieu, marchant dans tous les commandements et ordonnances du Seigneur, d'une manière irréprochable. Ils n'avaient point d'enfants, parce qu'Elisabeth était stérile, et ils étaient l'un et l'autre avancés en âge ».
C’est là un bel éloge des parents, de Zacharie et d’Elizabeth. On peut difficilement dire mieux et faire mieux.
« Or, pendant que Zacharie s'acquittait devant Dieu des fonctions sacerdotales, dans l'ordre de sa classe, il fut désigné par le sort, selon la coutume observée par les prêtres, pour entrer dans le sanctuaire du Seigneur et y offrir l'encens.
Et toute la multitude du peuple était dehors en prière à l'heure de l'encens.
Mais un ange du Seigneur lui apparut, debout à droite de l'autel de l'encens.
Zacharie, en le voyant, fut troublé, et la crainte le saisit. Mais l'ange lui dit : " Ne crains point, Zacharie, car ta prière a été exaucée ; ta femme Elisabeth te donnera un fils que tu appelleras Jean. Il sera pour toi un sujet de joie et d'allégresse, et beaucoup se réjouiront de sa naissance ; car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin, ni rien qui enivre, car il sera rempli de l'Esprit-Saint dès le sein de sa mère. Il convertira beaucoup d'enfants d'Israël au Seigneur leur Dieu ; et lui-même marchera devant lui, dans l'esprit et la puissance d'Elie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les indociles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple parfait. "
Zacharie dit à l'ange : " A quoi reconnaîtrai-je que cela sera ? Car je suis vieux, et ma femme est avancée en âge. " 
Légère expression de scepticisme !
« L'ange lui répondit : " Je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu ; j'ai été envoyé pour te parler et t'annoncer cette heureuse nouvelle. Et voici que tu seras muet et ne pourras parler jusqu'au jour où ces choses arriveront, parce que tu n'as pas cru à mes paroles, qui s'accompliront en leur temps. »
Cependant le peuple attendait Zacharie, et il s'étonnait qu'il demeurât si longtemps dans le sanctuaire. Mais étant sorti, il ne pouvait leur parler, et ils comprirent qu'il avait eu une vision dans le sanctuaire, ce qu'il leur faisait entendre par signes ; et il resta muet.
« Quand les jours de son ministère furent accomplis, il s'en alla en sa maison.
Quelque temps après, Elisabeth, sa femme, conçut,
Dieu est fidèle en ses promesses.
et elle se tint cachée pendant cinq mois, disant : " C'est une grâce que le Seigneur m'a faite, au jour où il m'a regardée pour ôter mon opprobre parmi les hommes. »
Elizabeth est une femme d’action de grâce !
C’est alors que l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu à Nazareth auprès de Marie pour lui annoncer qu’elle a trouvé grâce auprès de Dieu et qu’elle concevra un fils, dont le nom sera Jésus. Pour faciliter le consentement de la Vierge, l’ange Gabriel lui parle d’Elizabeth, sa parente : « Déjà Elisabeth, votre parente, a conçu elle aussi, un fils dans sa vieillesse, et c'est actuellement son sixième mois, à elle que l'on appelle stérile : car rien ne sera impossible à Dieu. « Marie dit alors : " Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon votre parole. " Et l'ange la quitta. »
Fort de cette nouvelle, Marie, en hâte, alla dans les montagnes de Judée chez Zacharie et Elisabeth.
« Or, dès qu'Elisabeth eut entendu la salutation de Marie, l'enfant tressaillit dans son sein, » au témoignage de la mère, de joie et d’allégresse, et il fut rempli du Saint Esprit.
Marie demeura avec Elisabeth environ trois mois, et s'en retourna chez elle.
Alors le temps s'accomplit où Elisabeth devait enfanter, et elle mit au monde un fils. La circoncision eut lieu ; Zacharie retrouva la parole. Il fut appelé Jean, comme l’avait ordonné l’Ange et Zacharie put alors chanter son « Benedictus » grandiose acclamation qui nous révèle toute la grandeur du précurseur.
« Quant à toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut, Car tu marcheras devant la face du Seigneur, Pour lui préparer les voies ; Pour apprendre à son peuple à reconnaître le salut dans la rémission de leurs péchés :
… Pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et l'ombre de la mort,
Pour diriger nos pas dans la voie de la paix. «  Quelle mission !

B- Sa mission

Voilà la mission de saint Jean Baptise affirmée par le père qui eut la vision.
Et de faite, Saint Jean Baptiste fut fidèle à cette mission. Il montra le Messie du doigt : « Voici celui qui vient au nom du Seigneur ». Souvenez-vous du récit de saint Jean :
«  Et voici le témoignage que rendit Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : " Qui êtes-vous ? "
Il déclara, et ne le nia point ; il déclara : «  Je ne suis point le Christ. »
C’est un homme de vérité !
«  Et ils lui demandèrent : « Quoi donc ! Etes-vous Elie ? » Il dit : « Je ne le suis point — Etes-vous le prophète ? « Il répondit : «  Non. — Qui êtes-vous donc, lui dirent-ils, afin que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dites-vous de vous-même ? « Il répondit : «  Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme l'a dit le prophète Isaïe. »
Or ceux qu'on lui avait envoyés étaient des Pharisiens. Et ils l'interrogèrent, et lui dirent : « Pourquoi donc baptisez-vous, si vous n'êtes ni le Christ, ni Elie, ni le Prophète ? » Jean leur répondit : «  Moi je baptise dans l'eau ; mais au milieu de vous il y a quelqu'un que vous ne connaissez pas, c'est celui qui vient après moi ; je ne suis pas digne de délier la courroie de sa chaussure. »
J’admire l’humilité de ce personnage. Vérité. Humilité.
« Cela se passait à Béthanie, au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.
« Le lendemain, Jean vit Jésus qui venait vers lui, et il dit : " Voici l'agneau de Dieu, voici celui qui ôte le péché du monde. C'est de lui que j'ai dit : un homme vient après moi, qui est passé devant moi, parce qu'il était avant moi.
Et moi, je ne le connaissais pas, mais c'est afin qu'il fût manifesté à Israël, que je suis venu baptiser dans l'eau. »
Quelle fidélité à la mission à lui donnée par l’ange et précisé par Zacharie. Que demande-t-on à un ministre, dira plus tard saint Paul ? Sa fidélité. C’est chose faite.
« Et Jean rendit témoignage en disant : " J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe, et il s'est reposé sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a dit : Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et se reposer, c'est lui qui baptise dans l'Esprit-Saint.
Et moi j'ai vu et j'ai rendu témoignage que celui-là est le Fils de Dieu. "
« Le lendemain, Jean se trouvait encore là, avec deux de ses disciples.
Et ayant regardé Jésus qui passait, il dit : " Voici l'Agneau de Dieu. "
Les deux disciples l'entendirent parler, et ils suivirent Jésus ».

C- le témoignage de jésus sur saint jean Baptiste.

Voici le témoignage que Jésus rendit de Jean Baptiste au témoignage de saint Luc : « Lorsque les envoyés de Jean furent partis, Jésus se mit à dire au peuple, au sujet de Jean : " Qu'êtes-vous allés voir au désert ? Un roseau agité par le vent ? Qu'êtes-vous allés voir au désert ? Un homme vêtu d'habits moelleux ? Mais ceux qui portent des vêtements précieux et vivent dans les délices sont dans les palais royaux. Enfin qu'êtes-vous allés voir ? Un prophète ? Oui, je vous le dis, et plus qu'un prophète. C'est de lui qu'il est écrit : J'envoie mon messager devant votre face, pour vous précéder et vous préparer la voie. Je vous le dis en effet, parmi les enfants des femmes, il n'y a pas de prophète plus grand que Jean-Baptiste ; mais le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui ».(Lc 7 24 et ss)

D- Enfin sa mort.

Il rendit témoignage à la vérité sur l’indissolubilité du mariage. Il reprocha publiquement à Hérode d’avoir pris avec lui la femme de son frère, Philippe, Hérodiade. Par vengeance, elle obtint d’Hérode son emprisonnement. Lors d’une fête, l’anniversaire d’Hérode, la fille d’Hérodiade plut à Hérode par ses mouvements de danse. Il lui promit, devant les grands de la cour, de lui donner ce quelle désirerait, fut-ce une partie de son royaume. Sous les conseils de sa mère, elle demanda et obtint d’Hérode la tête de Jean Baptiste. Voilà quelque un de grand qui a été capable de défendre la vérité jusqu’au don de lui-même.

Messe de Noël - 25/12/2016

Il vous est né aujourd’hui… un Sauveur qui est le Christ Seigneur.

MBCF, ne cessons pas de méditer, en cette nuit de Noël, les paroles de l’ange aux bergers : « …et l'ange leur dit : " Ne craignez point, car je vous annonce une nouvelle qui sera pour tout le peuple une grande joie : il vous est né aujourd'hui, dans la ville de David, un Sauveur, qui est le Christ Seigneur. Et voici ce qui vous en sera le signe : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une crèche. " Tout à coup se joignit à l'ange une troupe de la milice céleste, louant Dieu et disant : " Gloire, dans les hauteurs, à Dieu ! Et, sur terre, paix aux hommes de bonne volonté ! ».

Ici, MBCF, l’ange donne le motif de l’Incarnation : « un Sauveur vous est né qui est le Christ Seigneur ». Cette raison est la grande révélation de l’Evangile. C’est la bonne nouvelle de la Nuit de Noël. Et cette bonne nouvelle du salut apportée par le Christ Seigneur est, sera, doit être, bien évidemment, la raison de la joie du peuple : « Je vous annonce une nouvelle qui sera pour tout le peuple une grande joie : Il vous est né aujourd’hui un Sauveur » 

Toujours, dans tous les écrits évangéliques, MBCF, l’Incarnation est liée au salut. Le Christ Seigneur est venu nous apporter le salut. C’est l’affirmation de l’ange. Et qui pourrait oser affirmer n’avoir pas besoin du salut de Dieu …Il faudrait être saisi par la perversité de ce monde moderne pour l’oser l’affirmer. Le monde moderne n’éprouve en effet aucune nécessité du salut parce qu’il ne se sait pas pécheur. Ca ne lui dit rien ! Il ne sait plus ce qu’est le péché parce qu’il ne sait plus ce qu’est Dieu et sa perfection. Et c’est pourquoi n’ayant aucun sens du péché, il n’éprouve aucune nécessité d’un Sauveur. Et c’est pourquoi il traîne sa vie sans espérance, sans désir du ciel, sans amour de Dieu, sans reconnaissance et sans joie. Il vit seulement la fête, il profite des fêtes chrétiennes pour se divertir un peu mais dans la tristesse et demain dans la casse….Quand on pense que 7000 hommes d’armes sont conviés pour garder cette année, l’ordre dans la cité…On peut mesurer le déclin d’une société…

Mais nous nous le savons. Le péché existe. Le péché originel, les péchés personnels. Pour nous en libérer, le Christ Seigneur est venu en cette Nuit.

Déjà dans l’Ancien Testament, les prophètes lient la venue du Messie à la Rédemption. L’Ancien Testament montre du Christ futur son rôle de Rédempteur. La première promesse de l’Incarnation, faite aussitôt après la chute, prédit un Sauveur qui doit briser la tête du serpent. C’est affirmé dans la Genèse au chapitre 3, verset 15. Vous en connaissez le texte. Les prophètes entrevoient un Messie qui se substitue à nous pour expier. Et c’est pourquoi ils nous le présente – c’est Isaïe – comme un Messie brisé, broyé à cause de nos iniquités. C’est le fameux texte d’Isaïe sur le « serviteur souffrant ». Il mettra fin ainsi au péché, détruira le mal et amènera le règne de la justice éternelle. C’est Daniel qui l’annonce.

Mais le Nouveau Testament est plus explicite encore.

L’ange de l’Annonciation annonce à Marie l’Incarnation et annonce en même temps que le Christ vient comme Sauveur et qu’il faudra l’appeler Jésus : «  Voici que vous concevrez, et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus », lui dit l’ange. Quand Joseph est dans le trouble, le céleste messager lui révèle que le Fils de Marie est du Saint Esprit, que son nom doit être Jésus parce qu’il sauvera les hommes de leurs péchés : « Joseph, son mari, qui était juste et ne voulait pas la diffamer, se proposa de la répudier secrètement. Comme il était dans cette pensée, voici qu'un ange du Seigneur lui apparut en songe, et lui dit :" Joseph, fils de David, ne craint point de prendre chez toi Marie ton épouse, car ce qui est conçu en elle est du Saint-Esprit. Et elle enfantera un fils, et tu lui donneras pour nom Jésus, car il sauvera son peuple de ses péchés. » Voilà qui est clair ! Après la naissance de Jésus, souvenez vous des paroles de l’ange aux bergers : «  Il vous est né aujourd’hui un Sauveur, le Christ Seigneur, dans la cité de David ». Plus tard, Saint Jean Baptiste saluera Jésus comme l’Agneau victime qui efface le péché du monde : « Le lendemain, Jean vit Jésus qui venait vers lui, et il dit: "Voici l'agneau de Dieu, voici celui qui enlève le péché du monde ». Jésus, lui-même, dans toute sa vie publique et ses prédications, se donne comme le médecin qui vient guérir l’humanité malade. Ainsi quand les pharisiens se scandalisent de voir NSJC assister chez Lévi à un grand dîner de publicains et de gens mal famés parmi les scribes, Notre Seigneur leur explique, en ces termes, la raison de sa Mission : « Ce ne sont pas ceux qui sont en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais ceux qui sont malades. Je ne suis pas venu appeler les justes mais les pécheurs, afin qu’ils fassent pénitence » (Lc 5 31-32) C’est la même déclaration très nette quand il répond à Zachée : « Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Lc 19 10). C’est aussi l’affirmation de saint Paul à Timothée : « C’est donc une parole certaine et entièrement digne d’adhésion, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier » (1 Tm 1 15) Et il répète ce même enseignement lorsqu’il s’adresse aux Galates : « Mais lorsque est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, formé d'une femme, né sous la Loi, afin qu’il rachetât ceux qui sont sous la Loi, afin de nous conférer l'adoption ».
Et saint Jean confirme en son évangile même doctrine : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle » (Jn 3 15).

Et les pères de l’Eglise – la Tradition - parlent tous dans le même sens que les Ecritures. Saint Irénée affirme que « si la chair n’avait pas eu besoin d’être sauvée, jamais le Verbe de Dieu ne se serait fait chair » (Adv. Haer. 1. 5, 14).

Saint Augustin dit encore : « Le Christ n’avait aucune raison de venir, sinon pour sauver les pécheurs : pas de maladie, pas de blessures, pas non plus besoin de remède » et ailleurs, il écrit : « S’li n’aimait pas vraiment les pécheurs, il ne descendrait pas du ciel sur terre ». On ne peut lier en termes plus formels l’Incarnation d’avec la délivrance de nos péchés. NSJC n’est pas venu pour un autre motif que celui de vivifier, de sauver, de délivrer, de racheter les hommes.

C’est pourquoi, MBCF, en ce jour de Noël, il nous faut lever la tête et savourer la paix de Seigneur. C’est ce que nous récitions lors des premiers vêpres de la fête : « Levez la tête : voici qu’approche votre rédemption ». Et au Capitule des premières Vêpres, toujours, l’Eglise nous donne à méditer, le texte de saint Paul : « La bonté de Dieu, notre Sauveur, et son amour pour les hommes ont paru ; il nous a sauvés non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais en vertu de sa miséricorde » (Tit 3 4-5). Et nous répétons cela dans la merveilleuse hymne des Vêpres : « Jesu Redemptor omnium » Nous chantons que l’espérance du salut n’est qu’en Lui : « O vous, lumière et splendeur du Père, vous, l’éternelle espérance de tous, écoutez les prières que répandent vos serviteurs dans le monde entier….Ce jour, que chaque année nous ramène dans son cycle, est témoin que seul descendu du sein du Père, vous êtes venu pour le salut du monde » (Mundi salus). Mais cette hymne reste parfaitement joyeuse et dit : « Les astres, la terre, la mer et tout ce qui est sous le ciel saluent par un cantique nouveau l’auteur de ce nouveau salut » « Salutis auctorem novae Novo salutat contico » et le poème se termine par cette merveilleuse strophe : « Et nous, que l’onde bienheureuse de votre sang divin a lavés, nous acquittons le tribut de cette hymne en l’honneur de votre jour natal ».

Vraiment l’Eglise exprime merveilleusement la doctrine catholique dans sa liturgie.

Les Matines de ce jour sont vraiment source de joie et de paix.

Le choix des textes et des lectures est absolument formidable.

La première lecture est tirée du prophète Isaïe : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière, et sur ceux qui habitaient le pays de l'ombre de la mort, la lumière a resplendi. Vous avez multiplié votre peuple vous avez rendu grande la joie; il se réjouit devant vous comme on se réjouit à la maison, comme on pousse des cris au partage du butin. Car le joug qui pesait sur lui, la verge qui frappait son épaule, le bâton de son exacteur, vous les avez brisés comme au jour de Madian! Car toute sandale du guerrier dans la mêlée, et tout manteau roulé dans le sang sont livrés à l'incendie; le feu les dévore. Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné; l'empire a été posé sur ses épaules, et on lui donne pour nom: Conseiller admirable, Dieu fort, Père éternel, Prince de la paix ».

La seconde lecture chante la délivrance de Jérusalem. Il en sera ainsi aussi le jour de la Nativité : «  Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. Parlez au coeur de Jérusalem, et criez-lui: Que sa servitude est finie, que son iniquité est expiée, qu'elle a reçu de la main de Yahweh le double pour ses péchés. Une voix crie: Frayez dans le désert le chemin de Yahweh, aplanissez dans le steppe une route pour notre Dieu ! Que toute vallée soit relevée, toute montagne et toute colline abaissées; que la hauteur devienne une plaine, et les roches escarpées un vallon ! Alors la gloire de Yahweh apparaîtra, et toute chair sans exception la verra; car la bouche de Yahweh a parlé »

Il en de même de la 3ème lecture :

 « Réveille-toi, réveille-toi, revêts ta force, Sion ! Revêts tes habits de fête, Jérusalem, ville sainte !.... Secoue ta poussière, relève-toi, assieds-toi, Jérusalem; détache les chaînes de ton cou, captive, fille de Sion! Car ainsi parle Yahweh: Vous avez été vendus pour rien, et sans argent vous serez rachetés!
Car ainsi parle le Seigneur Yahweh: Mon peuple descendit jadis en Egypte pour y séjourner puis Assur l'opprima sans cause. Et maintenant qu'ai-je à faire ici? -- oracle de Yahweh, puisque mon peuple a été enlevé sans droit? Ses tyrans poussent des hurlements, -- oracle de Yahweh et sans cesse, tout le jour, mon nom est outragé. C'est pourquoi mon peuple connaîtra mon nom ; oui, il saura en ce jour que c'est moi qui dis : "Me voici !" Qu'ils sont beaux sur les montagnes les pieds du messager; qui publie la bonne nouvelle de la paix ; de celui qui annonce le bonheur, qui publie le salut; de celui qui dit à Sion: "Ton Dieu règne !" La voix de tes sentinelles ! Elles élèvent la voix, elles poussent ensemble des cris d'allégresse, car elles voient de leurs yeux le retour de Yahweh en Sion. Eclatez ensemble en cris de joie, ruines de Jérusalem ! Car Yahweh a consolé son peuple, il a racheté Jérusalem. Yahweh a découvert le bras de sa sainteté, aux yeux de toutes les nations; et toutes les extrémités de la terre verront le salut de notre Dieu. Partez, partez, sortez de là ; ne touchez rien d'impur ! Sortez du milieu d'elle ; purifiez-vous; vous qui portez les vases de Yahweh ».

N’appréciez vous pas ces lectures ? Ce sont les plus beaux récits que l’on puisse proposer à notre méditation.

Viennent ensuite les belles lectures de saint Léon le Grand, pape. Il nous appelle lui aussi à la joie : « Notre Sauveur est né aujourd’hui : réjouissons nous. Il ne peut y avoir de tristesse au jour où naît la vie, qui dissipant la crainte de la mort, répand en nos âmes la joie, par la promesse de l’éternité. Il n’y a personne qui est sa part de cette allégresse. Tous ont un même motif de se réjouir car notre Seigneur, destructeur du péché et de la mort, nous trouvant tous assujettis au péché, est venu pour nous affranchir tous. Qu’il trésaille celui qui est saint, car la palme approche pour lui. Que le pécheur se réjouisse : voici qu’on l’invite au pardon. Que le Gentil prenne courage : car il est convié à la vie. En effet, le Fils de Dieu dans la plénitude des temps fixés par les impénétrables profondeurs du conseil divin, a pris la nature humaine, pour la réconcilier avec son auteur, afin que l’inventeur de la mort, le diable, fut vaincu par où il avait triomphé ».Pour ne pas allonger, nous en resterons là. Amen.

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Jeudi de l'ascension 2017

Jeudi de l'ascension 2017

Le Jeudi de l’Ascension. « Je crois qu’il est monté aux cieux ; qu’il est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant ». C’est un des objets de notre Credo et cet objet est fondé sur les paroles de saint Marc et de Saint Paul. Saint Paul le confesse aux Ephésiens, lorsqu’il écrit :...

La compassion de Marie

La compassion de Marie

Je me permettrai d’emprunter « le mot de l’abbé » à Saint Bonaventure. Dans ce sermon, il nous propose une très belle méditation de Notre Dame au pied de la Croix. On pourrait volontiers y voir un développement théologique de la corredémption de Marie à l’œuvre de notre Rédemption. C’est...

Le sermon du Père Boules George, Copte, après les Rameaux sanglants : « Un message à ceux qui nous …

Le sermon du Père Boules George, Copte, après les Rameaux sanglants :  « Un message à ceux qui nous tuent »

Au lendemain du double attentat islamiste contre des églises coptes en Egypte en pleine célébration du Dimanche des Rameaux, qui a fait près de 50 victimes, un prédicateur bien connu au Caire a prononcé un sermon dont l’enregistrement fait le tour des communautés coptes du monde entier. L’appel au pardon,...

Neuvaine pour la France - Présidentielles 2017

Neuvaine pour la France - Présidentielles 2017

Adoration Samedi 06/05/2017 après la messe de 18h00 jusqu'à Minuit   « France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » Chers amis, En ces temps troublés, à l’heure où nous allons élire notre futur chef d’Etat, nous vous proposons une neuvaine afin de confier la France au Cœur de Jésus. Au-delà de...

Dimanche de Pâques 2017

Dimanche de Pâques 2017

« Souvenez-vous que Notre Seigneur Jésus-Christ est ressuscité d’entre les morts » (2Tim 28) Après que Jésus-Christ, le sixième jour, à la neuvième heure, eut rendu l’esprit sur la Croix, et que le même jour, vers le soir, Il eut été enseveli par ses disciples — lesquels avec la permission du Procurateur romain...

Chemin de Croix 2017

Chemin de Croix 2017

1ère station Jésus est condamné à mort. Après avoir prêché aux foules ; guéri les malades, rendu la vue aux aveugles, ressuscité les morts…Après avoir vécu trois ans au milieu des Apôtres pour les former et leur enseigner la doctrine de Dieu…après leur avoir appris l’amour de Dieu et du prochain comme soi-même,...

L'heure de Jésus

L'heure de Jésus

Nous approchons du temps liturgique que l’Eglise appelle : « le temps de la Passion ». La liturgie va nous faire méditer la Passion de Notre Seigneur. Permettez-moi ces quelques considérations sur ce que Notre Seigneur appelait lui-même: « son heure ». C’était l’heure par excellence ; elle avait été infailliblement déterminée de toute éternité par la Divine...

Jeudi saint 2017

Jeudi saint 2017

« Ceci est mon Corps. Ceci est mon Sang » Nous commémorons ce soir, MBCF, l’institution, par Notre Seigneur Jésus, au Cénacle, le Jeudi Saint, du sacrement de l’Eucharistie et du Sacerdoce par ces paroles : « Ceci est mon Corps. Ceci est mon Sang ». « Faites ceci en mémoire de moi ». Jésus avait déjà annoncé ce...

Ier dimanche de la Passion 2017

Ier dimanche de la Passion 2017

« En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort ». « Si quis sermonem meum servaverit, mortem non videbit in aeternum » MBCF, Il n’y a peut-être pas de phrase plus forte, plus importante pour notre âme que cette phrase de NSJC : « Si quelqu’un garde ma...

4ème dimanche de Carême 2017

4ème dimanche de Carême 2017

  Poursuivons, MBCF, notre méditation dominicale sur le salut. C’est le thème de notre prédication de Carême. Nous savons que le salut, c’est le Christ. Nous savons aussi que l’objet de salut, c’est notre délivrance du péché originel et l’accès à la vie éternelle. Nous savons également que ce salut s’obtient par l’observance des...

3ème dimanche de Carême 2017

3ème dimanche de Carême 2017

Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent MBCF, En ce Carême 2017, de dimanche en dimanche, nous essayons de scruter, du regard de la foi, le plan divin, son plan de salut. Nous savons que ce plan salvifique se concentre essentiellement en son Fils unique, NSJC. Il est...

2ème dimanche de carême 2017

2ème dimanche de carême 2017

Que faire pour obtenir le salut, la vie éternelle ? MBCF, Dimanche dernier, partant de l’acclamation qui ouvre le temps de Carême « Voici maintenant le jour du salut », nous avons médité sur ce salut. Nous nous sommes posés plusieurs questions Quel est ce salut ? En quoi consiste-t-il ? Quel est-il ? Quel son objet ? Qui est-il ? Quel est celui...

Carême

Carême

C’est aujourd’hui que le Carême apparaît dans toute sa solennité. Pour vous encourager à vous lancer généreusement dans ce saint temps liturgique, je me permets de vous adresser quelques paroles de saint Léon le Grand : « Très chers fils, ayant à vous annoncer le jeûne sacré et solennel du Carême,...

Dimanche de la Quinquagésime 2017

Dimanche de la Quinquagésime 2017

En ce dimanche de la Quinquagésime, l’Eglise nous fait lire le texte où Jésus annonce à ses disciples, à l’écart, sa Passion prochaine : « Ensuite Jésus prit à part les Douze, et leur dit : " Voici que nous montons à Jérusalem, et que va s'accomplir tout ce que les prophètes...

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