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3ème dimanche de l’Avent - 11/12/2016

MBCF, hier samedi, il m’a été donné de relire la belle lettre de saint Paul aux Ephésiens, cette lettre qu’il écrivit alors qu’il était en prison, qu’il écrivit pour toutes les communautés de l’Asie. Cette lettre est un cri d’amour pour le Christ Jésus, un cri d’amour  pour son œuvre rédemptrice. Prisonnier, il est tout adonné à la prière et à la contemplation de cette œuvre salvifique en le Christ. Ses ennemis veulent « rabaisser le Christ et son œuvre ». Ce rabaissement de Jésus est pour lui un blasphème insupportable. Il le repousse et  veut, tout au contraire, l’exalter. Il le veut. Il le fait. Le Christ, le salut, est la plus belle chose du monde. Hors du Christ, nul salut, Mais en Lui: justification, sanctification, béatitude, rédemption universelle. Tout est dans le Verbe incarné. En Lui « toutes les richesses » de sainteté, d’espérance, de charité. Elles s’y trouvent, non point d’une manière quelconque mais d’une manière « insondable », dit saint Paul. Il ne trouve pas toujours les mots pour exprimer sa pensée tant les richesses du Christ qu’il veut confesser face à ses détracteurs,  sont grandes. Le dessein de Paul, en cette lettre, c’est de révéler, en son développement majestueux,  le mystère divin, le mystère de l’Incarnation, le « mystère de l’amour du Christ surpassant toute connaissance, nous donnant Dieu en plénitude, rendant, dès lors, superflue, inutile, impossible même toute autre révélation ».
La prière était devenue chez Saint Paul en prison sa vie même, l’occupation continue de son âme. C’est l’esprit tout à Dieu qu’il dicta cette lettre aux Ephésiens. Cette lettre n’est qu’une action de grâces au Père qui nous donne tout don parfait dans son Fils incarné. Ecoutez cet accent de son cœur : « Béni soit le Dieu et Père de Notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a comblé dans le Christ de toutes sortes de bénédictions spirituelles toutes célestes » (Eph 1 3).

Dès l’éternité, il nous a choisis dans le Christ, et pour la plus noble fin, pour nous faire « immaculés, saints devant lui en amour ». La charité, qui ne peut pas ne pas naître de la contemplation de ce mystère du Christ, est le principe de toute sainteté. Oui ! C’est de cette vertu surnaturelle qu’est la charité, que jaillit toute sainteté. Il nous a prédestiné par là à devenir dans notre union au Christ, « ses enfants adoptifs », Il nous a prédestiné à obtenir par le sang de Jésus la rédemption, la rémission des péchés. Sans Lui, nulle réparation possible. Telle est, pour saint Paul, la volonté éternel de Dieu, volonté demeurée mystérieusement cachée jusqu’à l’heure où les temps se trouvant accomplie, la révélation s’en est faite : « tout a été réuni dans le Christ, tant les choses du ciel que les choses de la terre » (Eph 1 10) Aussi est-ce en Lui « que nous avons été élus », nullement selon nos œuvres, mais selon la seule « résolution de celui qui opère toutes choses d’après le conseil de sa volonté », élus «pour que nous servions à la louange de sa gloire ». C’est donc en Lui que nous pouvons accomplir toute justice, rendre gloire à Dieu. Et c’est dans cette élection divine, nous qui croyons au Fils incarné, que nous nourrissons notre espérance : « nous qui d’avance avons espéré en NSJC ».

Aussi saint Paul qui connaît mieux que quiconque ce mystère de Jésus-Christ, se réjouit-il pour cette église d’Asie : « Je ne cesse de rendre grâce pour vous dans mes prières ». Et que demande-t-il dans son action de grâce ?  Il demande  que les Ephésiens grandissent dans la « connaissance » de Dieu « en le Christ ; qu’ils sachent toujours mieux l’espérance à laquelle ils sont appelés, qu’ils comprennent les « richesses de la gloire » auxquelles ils sont destinés et surtout qu’ils comprennent que le Christ est tout : « Il (Dieu) a tout mis sous ses pieds et l’a donné pour chef sur toutes choses à l’Eglise qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous ».

Ephésiens, avant votre venu à la foi, avant notre prédication, vous étiez aux yeux de Dieu « enfants de colère » (2 1-3), Mais Dieu qui est riche en miséricorde, poussé par le grand amour qu’il a pour vous, alors que vous étiez morts par le péché, vous a rendu la vie dans le Christ…vous a ressuscités avec lui ( pour que comme Lui vous viviez désormais pour Dieu, « vivit Deo »), Il vous a fait asseoir dans le ciel en Jésus-Christ, afin de montrer aux siècles à venir, dans sa bonté sur vous dans le Christ Jésus, les richesse surabondantes de sa grâce » (Eph 2 4-7).

Mais vous n’étiez pas seulement, avant la venue du Christ, « enfants de la colère », vous étiez « étrangers aux alliances de la promesse, sans Messie, sans espérance, sans Dieu en ce monde ». Mais dans et grâce à Jésus, à son Incarnation rédemptrice, « dans Jésus seul et par la vertu de son sang, éloignés autrefois des choses divines, vous en êtes proches maintenant ».

Qu’il en soit ainsi de vous, chrétiens de Rolleboise !

Comprenez que Jésus est votre Paix : « car c’est lui qui est notre paix ». C’est Lui qui est « venu annoncer la Bonne Nouvelle » : « et paix aux hommes de bonne volonté » chantent les anges sur la crèche de l’enfant Jésus.

C’est pourquoi devant cette volonté de bienveillance divine qui éclate en son Fils Jésus, sur vous, en vous, il vous faut comprendre avec tous les saints « quelle est la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur de ce mystère, connaître l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance, afin d’être remplis selon la toute plénitude de Dieu même ».

« Vous pouvez, en écoutant ce discours, reconnaître l'intelligence que Saint Paul a du « mystère du  Christ », de Celui que nous fêterons en cette nuit de Noël. Il est clair que ce mystère « n'a pas été manifesté aux hommes dans les âges antérieurs, comme il a  été révélé de nos jours par l'Esprit aux saints apôtres et prophètes de  Jésus-Christ et surtout en saint Paul ».

Puissions-nous, MBCF, donner au Mystère du Christ toute sa valeur, toute sa place dans notre vie personnelle. A la lumière de ce que nous venons de dire en suivant saint Paul, nous pouvons affirmer que c’est dans notre relation au Christ que le jugement de Dieu sera porté sur nous. Si nous sommes dans une relation vivante avec NSJC alors nous nous préparons à la vie éternelle et nous participerons à la gloire de Jésus par la présence de l’Esprit Saint en nous. Ailleurs NSJC dit « Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il sèche, puis on ramasse les sarments, on les jette au feu et ils brûlent » (Jn 15 6)

Alors on conçoit qu’il  est capital de répondre à cette question : Mais où trouverais-je ce Christ ? Je vous réponds avec certitude : nulle part ailleurs que dans  l’Eglise. C’est en elle, en l’Eglise, que je trouve les saintes Ecritures qui me parlent de Lui. C’est en elle que je trouve les Apôtres, que je trouve leurs Ecrits qu’elle m’interprète grâce à ses docteurs, à ses saints. C’est en elle que je trouve l’eucharistie qui n’est rien d’autre que le Christ présent réellement, substantiellement sous les apparences du pain et du vin dans nos tabernacles. C’est en elle alors que je trouve la vie divine : « Qui mange mon corps et boit mon sang, a la vie éternelle ». L’Eglise  a été fondée pour cela : pour faire part aux âmes des mérites infinis du Christ, pour les faire vivre du Christ. L’Eglise est alors vraiment « cette fontaine de vie », « cette source de vie ».

Cette source de vie qui est tellement bien exprimée par la mosaïque,  du XII ème  siècle, de la Basilique de saint Clément dans l’abside, à Rome. C’est le Christ cloué en croix. On peut y observer la floraison luxuriante d’un pied d’acanthe, duquel partent de très nombreux rameaux qui s’étendent dans toutes les directions avec leurs fleurs et leurs fruits. La vitalité de cette plante vient de NSJC et de sa croix qui est principe de vie. Jésus est le Nouvel Adam qui, par le mystère de son Incarnation rédemptrice, fait refleurir l’humanité, fait revivre l’humanité,  en la réconciliant avec Dieu le Père. Autour du Christ en Croix,  il y a douze colombes blanches qui représentent les douze Apôtres. Au pied de la Croix se trouvent Marie et l’Apôtre Jean. En haut, apparaît la main du Père qui offre une couronne de gloire à son Fils, victorieux de la mort par sa vie crucifiée. A la base de la plante, un petit cerf combat le serpent du mal. De cette plante qui représente l’arbre de la rédemption, naît une source d’eau jaillissante qui donne vie aux quatre petits ruisseaux qui symbolisent les quatre évangiles, auxquels s’abreuvent les fidèles, comme le font les cerfs aux sources d’eau vive. L’Eglise est ainsi représentée ici comme un jardin céleste vivifié par Jésus et son mystère, véritable arbre de vie. Je suis cette biche qui, au pied de la Croix veut s’abreuver…pour vivre.

De la crèche au Calvaire - 02/11/2016

Abbé Paul AulagnierMes Bien chers Frères, nous célébrons aujourd'hui le deuxième dimanche  de l'Avent. A cette occasion, nous méditerons sur la spiritualité de l'Avent. Pour cela, nous nous poserons quatre questions :

- quel est celui qui vient ?
- d’où il vient et comment il vient ?
- pourquoi il vient ?
- et comment il réalise la raison de sa venue ?

Si nous arrivons à répondre à ces quatre questions, nous pénétrerons un peu dans la spiritualité de ce grand mystère, dans  le mystère de l’Incarnation.


1- En premier lieu, quel est celui qui vient ?


C'est, dit l'ange Gabriel à Notre Dame, « le Fils même du Très-Haut », égal au Père dans sa Grandeur et sa Puissance. Ne nous laissons pas tromper par la faiblesse de Celui qui est aussi l’Enfant de la crèche. C’est « le Fils du Très Haut ». Il est là pour que nous devenions, nous aussi, en lui,  fils de Dieu par grâce.  Ce qu’Il est, Lui, par nature, nous le devenons par grâce, si, du moins nous croyons en Lui.
Aussi sachons garder la fierté de ce que nous sommes et vivons vraiment en fils de Dieu. Voilà un premier principe de la spiritualité du temps de l’Avent.
Que notre préparation à Noël soit ardente. Celui que nous attendons, est le Fils de Dieu. N’éprouverions nous pas une grande joie à la pensée que nous allons recevoir un grand personnage aimé ?  Qu’il en soit ainsi de cette attende du Fils de Dieu, du Roi des rois…une attente aimante, joyeuse et ardente.


2- Vous avez entendu, mes Frères, quel est Celui qui vient, écoutez maintenant d'où Il vient et où Il va.


Il vient « de loin », nous dit Isaïe, Il vient du sein du Père et va dans celui d'une « Vierge Mère ». J’attire votre attention sur cette expression « Vierge Mère ».C’est mystérieux ! La liturgie nomme Marie toujours de cette manière. C’est une appellation constante qui se retrouve dans toutes les hymnes du Bréviaire Romain. Et n’oublions pas que la liturgie est un lieu théologique… Nous devons alors conserver grande estime et profonde dévotion à Notre Dame puisque c’est en elle que le Fils du Très Haut s’est incarné… alors que l’Univers ne pouvait le contenir. Gardons grande dévotion mariale. Nous devons également reconnaître « l'honneur inestimable et presque incompréhensible que Dieu daigne nous faire en descendant de si haut vers nous  dans « le séjour de notre prison ». Mais c’est pour nous en délivrer…
Qui  pourrait alors douter, nous dit saint Bernard,  « qu'il ne fallût rien moins qu'une bien grande cause pour qu'une si grande Majesté daignât descendre de si loin dans un séjour si peu digne d'elle »?
C’est par compassion et une immense charité qu’Il vint « chez les siens ». « Et les siens ne l’ont pas connu » (Jn 1 5) ne soyons pas de ceux-là ?.


3- Répondons maintenant à la question de la raison de sa venue ?


Nous n’avons pas de mal à répondre à cette question tant les paroles et les actes de ce « Fils du Très haut » sont clairs.  En effet, c'est pour chercher ceux qui étaient perdus, pour chercher les brebis perdues et errantes, sans Pasteur. C’est pour nous qu'il est venu. Il vient  nous chercher ! Quel  mystère ! Quel amour ! Mais aussi quelle  dignité de l'homme que Dieu recherche ainsi! « Seigneur, qu'est-ce donc que l'homme, s’exclame saint Bernard, pour que vous le combliez de tant de gloire et pourquoi votre coeur est-il porté en sa faveur »?
N’oublions pas ces fortes paroles de saint Paul qui contiennent tout le mystère de notre rédemption : « Mais Dieu montre son amour envers nous en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Jésus-Christ est mort pour nous. A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés dans son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère…Bien plus, nous nous glorifions même en Dieu par NSJC par qui maintenant nous avons obtenus la réconciliation » (Rm 5 6-11). La doctrine de saint Paul est claire. Je la résume : « par l’Incarnation rédemptrice, nous sommes réconciliés avec Dieu » ! La théologie devra l’expliquer…


Comme le dit encore saint Paul : « Comme par la faute d’un seul la condamnation est venue sur tous les hommes, ainsi par la justice d’un seul vient à tous les hommes la justification qui donne la vie » (Rm 5 18). La justification ! Voilà le mot qu’il faut garder en notre cœur lorsque nous essayons de comprendre la raison de la venue du Christ en terre. Ce mystère est un mystère de justification, un mystère de vie, de vie surnaturelle, de vie éternelle. « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique fin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle « (Jn 3 16)


Jésus-Christ, MBCF, est donc la seule source de vie et de salut des hommes, pour tous les hommes. La seule source de vie, de vie divine. La seule source de salut. Saint Pierre le confesse le jour de la Pentecôte : Il n’y a pas d’autre nom sous le ciel par lequel nous puissions être sauvés » que celui de Jésus, le « Fils du Très-Haut ».
Il est, pourrions-nous dire « l’unique fontaine de vie au milieu du désert ». On comprend que notre dévotion doit être « christologique ». Elle doit avoir « le Christ » comme objet. Toute notre dévotion doit être centrée et sur le Christ et sur sa Mère, puisque c’est elle qui nous a donné le « Sauveur » justificateur.


Mais le Christ n’a cessé de vouloir la Croix. J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous »…. Mais cette Pâque, la troisième que vécut le Christ précédait de quelques heures son chemin de Croix. Et ce désir, nous le trouvons en toute la vie du Christ. Dès Bethléem il a dit : « je viens o Dieu pour faire votre volonté ». Et cette volonté était le Calvaire, le Golgotha. C’est là et seulement là que le Christ a dit « tout est consommé » et « penchant la tête, nous dit saint Jean, il remit son âme entre les mains de son Père ». Voilà pourquoi le Christ n’a cessé de parler de son heure »…. « Mon heure vient »… « Mon heure n’est pas encore venue ». Cette heure était l’heure de son sacrifice. Dès lors, on peut dire que cette justification, raison de la venue du Christ, le Christ nous l’a obtienue par le sacrifice de la Croix.


Ainsi à  la question : par quel moyen, Dieu nous communique-t-il cette vie nouvelle ? Nous devons  répondre par le sacrifice de la Croix.
Puissions-nous alors donner au Mystère de la Croix, raison de la venue du Christ,  toute sa valeur, toute sa place dans l’économie du salut.
C’est donc dans cette relation de chaque âme, avec Jésus crucifié que le jugement de Dieu sera porté. « …afin que quiconque croit en Lui… ». Si l’âme est dans une relation vivante avec Jésus crucifié, alors elle se prépare à la vie éternelle et participe déjà à la gloire de Jésus par la présence de l’Esprit Saint en elle. Autrement, je tremble…« Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il sera jeté dehors comme le sarment, et il sèchera, puis on ramassera les sarments, on les jettera au feu où ils brûleront » (Jn 15 6)


Pour notre justification, pour notre sanctification, Jésus organisera tout autour de cette fontaine de vie qu’est son sacrifice du Calvaire. Il fonde l’Eglise au Clavaire, il transmet son sacerdoce à la Cène, il institue les sacrements pour faire part aux âmes des mérites infinis du Calvaire. Aussi on comprend que saint Paul puisse dire : « Je n’ai pas jugé que je devais savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié » (I Cor 2 2)


Or ce sacrifice du calvaire est perpétué sur nos autels dans le sacrifice de la messe. La messe  réalise le Sacrifice de la Croix et en elle le sacrement de l’Eucharistie, qui nous rend participant à la divine Victime.


C’est donc autour de la messe que s’organisera, que vivra le Sacerdoce catholique et le baptisé pour édifier le Corps mystique du Christ, par le sacrifice eucharistique, par la manducation de la divine Victime. La messe doit être au cœur de la vie chrétienne comme elle fut au cœur de la vie du Christ.

Abbé Paul Aulagnier

 

De la dépendance vis-à-vis de Dieu - Prédication du 06/11/2016

 Je voudrais, en ce dimanche, méditer sur la dépendance vis-à-vis de Dieu. Voilà une vérité fondamentale. Nous sommes dépendants de Dieu. Nous devons vivre dans cette dépendance, dans le respect des lois et des commandements de Dieu. L’oraison m’en donne l’occasion.

 

Abbé Paul AulagnierDe la dépendance à Dieu 

 

La sagesse philosophique ainsi que la théologie  nous enseignent cette dépendance à l’égard de Dieu.

 

La Sagesse philosophique nous apprend que nous recevons notre être de Dieu. Nous n’avons pas  l’être par nous-même. Nous le recevons. Nous sommes dépendants dans l’existence d’un Autre qui, lui, a l’être par Lui-même. Et cela nécessairement.  Autrement rien ne serait, rien de ce qui est, aurait sa raison d’être. Relisons notre théodicée et les conclusions sont là, inéluctables, d’une logique implacable : l’homme, par lui-même, n’est rien. Il est dans les mains de  Dieu constamment. Nous ne pouvons rien faire par nous-même, Nous sommes totalement, dans l’être et dans l’agir,  dans la dépendance de Dieu. 

 

D’autre part la théologie nous apprend que nous sommes pécheurs, que notre Seigneur est venu pour nous racheter, qu’Il a versé son sang sur la croix et que, sans Lui, nous ne pouvons rien faire de nous-mêmes pour le ciel.

 

Alors nous sommes réellement dans la dépendance de Dieu, pour notre salut.

 

C’est cette dépendance qui caractérisa  toute la civilisation chrétienne. Elle est caractérisée par cette dépendance vis-à-vis de Dieu, L’Eglise et son clergé vivaient dans cette dépendance ; les  rois, les princes, les familles, les personnes, les petits et les grands. Tout était soumis à Dieu. Ce principe était admis de tous, même s’il n’était pas toujours pratiqué. Tout dépendait de Dieu, de NSJC. Le Christ était vraiment le Roi, le Roi accepté officiellement, publiquement, par tout le monde, par toute la société, publiquement. Il y avait partout cet esprit de respect de la nature, création de Dieu, mais aussi de simplicité, de discrétion, d’humilité dans les personnes, dans les  foyers. La règle, c’était le Christ et sa loi, son Evangile. Il y avait partout cette dépendance à l’Evangile du Seigneur.  D’où naissait ce désir d’instaurer en nous et en la cité, le Règne de NSJC. « Instaurare omnia in Christo ». C’est la devise de saint Pie X. Mais bien avant, c’était  l’affirmation de Saint Paul : « Recapitulare omnia in Christo ». « Recapitulare » ! L’avantage de ce verbe, c’est qu’il contient le mot latin  « caput », qui  veut dire  « tête ». Tout doit être ramené à la tête qui est NSJC. Il n’y a rien en dehors de Lui.

 

Je pense qu’il faut méditer souvent cela.  C’est la principale réalité.

 

Principale réalité ! Alors, le but essentiel de l’ apostolat sacerdotal doit être de mettre les fidèles dans cette dépendance : songez à Dieu, vous ne pouvez rien faire sans Dieu, alors pensez à Dieu, priez le, unissez-vous à lui ; vous ne pouvez rien faire sans NSJC; vous ne pouvez pas sauver vos âmes sans Lui ; vous ne le pouvez pas, c’est impossible, vous ne pouvez pas avoir le moindre mérite pour le ciel sans le sang de NSJC, sans sa charité qui habite en vos cœurs, sans sa grâce. « Nihil mihi prodest », disait saint Paul : il ne me sert de rien de donner mon corps à brûler pour un amour quelconque, si je n’ai pas la charité, la vraie charité. « Nihil mihi prodest », cela ne me sert de rien. NSJC l’a répété : « sine me, nihil potestis facere ». Il faut en être convaincu. Prenez garde de ne pas travailler en vain… La conclusion du Canon de notre belle messe, nous le laisse entendre : « Per Ipsum et cum Ipso et in Ipso…omnis honor et gloria ». Il n’y a de gloire, de louange, d’honneur possible, ici-bas, rendu à Dieu « qu’en Lui, avec Lui, par Lui ». Toutes nos prières se terminent par cette formule : « Per Dominum nostrum Jesus Christum ». C’est plus qu’une formule. C’est la réalité. Tout doit se faire en Lui, par Lui et avec Lui. Saint Paul le dit bien : « Mihi vivere Christus est ». « Vivre pour moi c’est le Christ». Quelle affirmation de dépendance totale. Son être, c’est celui-là même du Christ. Il n’a plus de volonté propre. Il n’a qu’une seule volonté en Saint Paul, celle du Christ. Il est dans sa dépendance totale. Il est un instrument, l’instrument du Christ, comme le pinceau l’est dans la main du peintre. « Voilà ce que vous devrez apprendre à vos fidèles », nous disait Mgr Lefebvre, « leur apprendre cette dépendance à Dieu par les sacrements, par la grâce du Bon Dieu, par la prière, par l’accomplissement de la volonté de Dieu. L’accomplissement de la volonté de Dieu, c’est cela la sainteté. Le teste de la sainteté, qui consiste dans  la charité, c’est l’accomplissement de la volonté de Dieu. « Vous êtes mes disciples si vous accomplissez mes commandements », disait NSJC. « Si vous accomplissez mes commandements nous viendront en vous et nous ferons en vous notre demeure ». C’est bien clair. La sainteté, c’est la dépendance en NSJC.

 

Ce fut l’attitude de Notre Dame : « Que votre volonté soit faite » dit-elle à l’ange Gabriel. Voilà la valeur essentielle du monde catholique !

 

Aussi nous trouvons-nous  en cela, en cette volonté de dépendance, en opposition fondamentale avec le monde moderne qui professe, lui, au contraire, la volonté d’indépendance vis-à-vis de Dieu. C’est une « contre-valeur ». Il mène une guerre inlassable contre toute dépendance de Dieu, contre toutes les lois de Dieu, contre tous les dogmes, contre toutes les lois surnaturelles et naturelles. Il veut tout détruire de l’œuvre divine. Tout ce qui rappelle Dieu, tout ce qui rappelle une dépendance à Dieu doit être brisé, doit être changé. Il faut faire la révolution dans tous les domaines : se libérer de Dieu, se libérer de la dépendance de Dieu dans tous les domaines, naturels et surnaturels. C’est l’esprit de Satan. Reconnaissez que c’est le principe de la législation actuelle. Elle est dominée par le « non serviam » de Satan. Ce « non serviam » est de plus en plus actuel. « Nolumus hunc regnare super nos ». Voilà le cri de la Révolution. Voilà encore le cri du monde juif qui refuse encore le Christ, son Messie. Voilà le cri de la Franc-maçonnerie. « Solve et Coagula ». Ils s’y emploient. Ö Combien !

 

Il n’y a donc  pas le moindre mariage possible entre nous et le monde animé d’un tel esprit. Si mariage, il y avait, ce serait un « adultère », ce serait une fornication.

Si mariage, il y avait, il ne pourrait être conclu devant cet autel qui est le lieu du saint Sacrifice de la messe. Là, est le cœur de l’Eglise, comme le sacrifice de la Croix fut le centre de la vie du Christ. Or là, est l’expression la plus réelle de la dépendance de Dieu. NSJC –ici, au Golgotha, là, à la messe, -  unit sa volonté à celle de son Père. « Père, Non ma volonté mais la vôtre ». « Que votre volonté soit faite et non la mienne». Voilà affirmée la totale et absolue dépendance.  Et nous l’imitons merveilleusement en chaque messe, dans la récitation du « Notre Père ». Et nous l’imitons merveilleusement lorsque nous nous agenouillons devant la Croix, devant l’Eucharistie. Nous professons notre dépendance de Dieu  « Dites seulement une parole et mon âme sera guérie ». Nous professons une totale dépendance à NSJC, véritable « médecin » de nos âmes.

 

Et voilà pourquoi les libéraux, qui veulent « fricoter » avec le monde et son principe, ne nous aiment pas et même veulent notre disparition. Nous opposons doctrine à doctrine, « valeur » à « contre-valeur »…

 

Mais plus fondamentalement encore, voilà pourquoi la nature elle-même se révolte contre l’homme…comme jadis en Adam et Eve, au Paradis terrestre, après le péché originel…D’où ces tremblements de terre à répétition, jusqu’au cœur de l’Italie qui détruisent même le sanctuaire le plus illustre, celui de saint Benoît, à Nurcia, symbole de la chrétienté et de la soumission à Dieu et à sa Loi.

 

Aussi lisez ce commentaire de Roberto de Matthei qui suit cette méditation dominicale. Il vous convaincra de l’obligation pour l’homme de vivre dans cette dépendance vis-à-vis de  Dieu, si seulement il veut vivre…Autrement le monde lui-même, la nature se déchaîne…

 

 

Abbé Paul Aulagnier 

 

Article de la revue Item pour compléter la prédication

 

(Prédication pour le 25 dimanche après la Pentecôte. 5ème dimanche après l’Epiphanie)

 

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La dévotion au premier samedi du mois

La dévotion au premier samedi du mois

Parce que je serais très heureux que dans la paroisse Saint Michel de Rolleboise, la dévotion au premier samedi du mois se développe comme l'a demandée  Notre Seigneur à Sœur Lucie de Fatima, il me semble heureux de porter à  votre connaissance, dans ce numéro de juillet, les documents officiels...

Les communions réparatrices des premiers samedis du mois

Les communions réparatrices des premiers samedis du mois

29 mai 1930 : date importante dans l’histoire de Fatima et de la dévotion des premiers samedis du mois La date du 29 mai 1930 n’est pas très connue dans l’histoire de Fatima. Pourtant c’est une date importante, presque aussi importante que celles du 13 mai ou du 13 octobre 1917. En...

A la fin, le cœur immaculée de Marie triomphera

A la fin, le cœur immaculée de Marie triomphera

Dans ce nouveau numéro du « Quis ut Deus », le n° 8, de juin 2017, je vous propose la lecture du texte que j’ai appelé « présentation », qui sera en exergue de mon nouveau petit livre sur la Mère de Dieu que j’ai intitulé : « A la fin, le cœur immaculée de...

Dimanche après l'ascension 2017

Dimanche après l'ascension 2017

La famille et les 10 commandements. Je profiterai de cette fête des mères pour réfléchir avec vous sur la famille et les 10 commandements. Cela tombe bien puisque hier, nous célébrions aussi avec beaucoup de joie les fiançailles de Melle Marie Ciuchindel et de Mr Delacommune. Il me semble que la famille...

Jeudi de l'ascension 2017

Jeudi de l'ascension 2017

Le Jeudi de l’Ascension. « Je crois qu’il est monté aux cieux ; qu’il est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant ». C’est un des objets de notre Credo et cet objet est fondé sur les paroles de saint Marc et de Saint Paul. Saint Paul le confesse aux Ephésiens, lorsqu’il écrit :...

La compassion de Marie

La compassion de Marie

Je me permettrai d’emprunter « le mot de l’abbé » à Saint Bonaventure. Dans ce sermon, il nous propose une très belle méditation de Notre Dame au pied de la Croix. On pourrait volontiers y voir un développement théologique de la corredémption de Marie à l’œuvre de notre Rédemption. C’est...

Le sermon du Père Boules George, Copte, après les Rameaux sanglants : « Un message à ceux qui nous …

Le sermon du Père Boules George, Copte, après les Rameaux sanglants :  « Un message à ceux qui nous tuent »

Au lendemain du double attentat islamiste contre des églises coptes en Egypte en pleine célébration du Dimanche des Rameaux, qui a fait près de 50 victimes, un prédicateur bien connu au Caire a prononcé un sermon dont l’enregistrement fait le tour des communautés coptes du monde entier. L’appel au pardon,...

Neuvaine pour la France - Présidentielles 2017

Neuvaine pour la France - Présidentielles 2017

Adoration Samedi 06/05/2017 après la messe de 18h00 jusqu'à Minuit   « France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » Chers amis, En ces temps troublés, à l’heure où nous allons élire notre futur chef d’Etat, nous vous proposons une neuvaine afin de confier la France au Cœur de Jésus. Au-delà de...

Dimanche de Pâques 2017

Dimanche de Pâques 2017

« Souvenez-vous que Notre Seigneur Jésus-Christ est ressuscité d’entre les morts » (2Tim 28) Après que Jésus-Christ, le sixième jour, à la neuvième heure, eut rendu l’esprit sur la Croix, et que le même jour, vers le soir, Il eut été enseveli par ses disciples — lesquels avec la permission du Procurateur romain...

Chemin de Croix 2017

Chemin de Croix 2017

1ère station Jésus est condamné à mort. Après avoir prêché aux foules ; guéri les malades, rendu la vue aux aveugles, ressuscité les morts…Après avoir vécu trois ans au milieu des Apôtres pour les former et leur enseigner la doctrine de Dieu…après leur avoir appris l’amour de Dieu et du prochain comme soi-même,...

L'heure de Jésus

L'heure de Jésus

Nous approchons du temps liturgique que l’Eglise appelle : « le temps de la Passion ». La liturgie va nous faire méditer la Passion de Notre Seigneur. Permettez-moi ces quelques considérations sur ce que Notre Seigneur appelait lui-même: « son heure ». C’était l’heure par excellence ; elle avait été infailliblement déterminée de toute éternité par la Divine...

Jeudi saint 2017

Jeudi saint 2017

« Ceci est mon Corps. Ceci est mon Sang » Nous commémorons ce soir, MBCF, l’institution, par Notre Seigneur Jésus, au Cénacle, le Jeudi Saint, du sacrement de l’Eucharistie et du Sacerdoce par ces paroles : « Ceci est mon Corps. Ceci est mon Sang ». « Faites ceci en mémoire de moi ». Jésus avait déjà annoncé ce...

Ier dimanche de la Passion 2017

Ier dimanche de la Passion 2017

« En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort ». « Si quis sermonem meum servaverit, mortem non videbit in aeternum » MBCF, Il n’y a peut-être pas de phrase plus forte, plus importante pour notre âme que cette phrase de NSJC : « Si quelqu’un garde ma...

4ème dimanche de Carême 2017

4ème dimanche de Carême 2017

  Poursuivons, MBCF, notre méditation dominicale sur le salut. C’est le thème de notre prédication de Carême. Nous savons que le salut, c’est le Christ. Nous savons aussi que l’objet de salut, c’est notre délivrance du péché originel et l’accès à la vie éternelle. Nous savons également que ce salut s’obtient par l’observance des...

3ème dimanche de Carême 2017

3ème dimanche de Carême 2017

Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent MBCF, En ce Carême 2017, de dimanche en dimanche, nous essayons de scruter, du regard de la foi, le plan divin, son plan de salut. Nous savons que ce plan salvifique se concentre essentiellement en son Fils unique, NSJC. Il est...

2ème dimanche de carême 2017

2ème dimanche de carême 2017

Que faire pour obtenir le salut, la vie éternelle ? MBCF, Dimanche dernier, partant de l’acclamation qui ouvre le temps de Carême « Voici maintenant le jour du salut », nous avons médité sur ce salut. Nous nous sommes posés plusieurs questions Quel est ce salut ? En quoi consiste-t-il ? Quel est-il ? Quel son objet ? Qui est-il ? Quel est celui...

Carême

Carême

C’est aujourd’hui que le Carême apparaît dans toute sa solennité. Pour vous encourager à vous lancer généreusement dans ce saint temps liturgique, je me permets de vous adresser quelques paroles de saint Léon le Grand : « Très chers fils, ayant à vous annoncer le jeûne sacré et solennel du Carême,...

Dimanche de la Quinquagésime 2017

Dimanche de la Quinquagésime 2017

En ce dimanche de la Quinquagésime, l’Eglise nous fait lire le texte où Jésus annonce à ses disciples, à l’écart, sa Passion prochaine : « Ensuite Jésus prit à part les Douze, et leur dit : " Voici que nous montons à Jérusalem, et que va s'accomplir tout ce que les prophètes...

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