Prédications

Prédication pour le 5ème dimanche après l'Epiphanie

 

Prédication 5ème dimanche après l’Epiphanie

 

A Saint Clair sur Epte

 

Le 5 février

 

 

 

 

Pour ce sermon, je voudrais m’inspirer d’un événement de la vie de saint Clair :

 

Du miracle qui, trois ans après sa mort, se déroula à la fontaine près de l’ermitage du saint. Un homme aveugle de naissance, faisant sa prière sur le tombeau du Saint, vint à s'endormir et fut averti en songe par un ange de prendre de l'eau à la fontaine et de s'en frotter les yeux. Il le fit, aussitôt éveillé et, à l’instant même, il retrouva la vue.

 

C’est cet événement qui inspirera mon homélie.

 

Sur le thème de la vue : « Seigneur faites que je vois » ;

 

Notre Evangile est rempli de miracles où le Seigneur redonne la vue. Rappelons-un de ces récits évangéliques et surtout cherchons en la finalité, la raison. C’est surtout à cette question que je voudrais répondre.

 

Voyons le récit de  saint Jean au chapitre 9.

 

Pour vous permettre de suivre plus facilement ma pensée, je me permettrai de partir du texte où  Saint Jean Baptiste, le précurseur, manifeste sa perplexité  au sujet de Jésus : « est-il le Messie, celui qui doit venir » ? « Es-tu celui qui dois venir ou devons en attendre un autre ». Souvenez-vous du récit de saint Luc : « Les disciples de Jean lui ayant rapporté toutes ces choses (les nombreux miracles de Jésus, il venait de guérir le fils du Centurion, de ressusciter le fils de la veuve à la porte de Naïm…Tous ces miracles interpellaient les disciples de Jean – «Jean baptiste appela deux de ses disciple et les envoya vers Jésus pour lui dire : « Etes-vous celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? ». Etant donc venus à Jésus) ils lui dirent: « Jean-Baptiste nous a envoyés vers vous pour vous demander : Etes-vous celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » — A ce moment même, Jésus guérit un grand nombre de personnes affligées par la maladie, les infirmités, ou les esprits malins, et accorda la vue à plusieurs aveugles. — Puis il répondit aux envoyés : « Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, les pauvres sont évangélisés. Heureux celui qui ne se scandalise pas en moi ! » (Lc 7 20-23). Les disciples virent…. « Ils allèrent rapporter à Jean Baptiste ce qu’ils avaient vu » et  saint Jean conclut, sans hésitation, à la messianité du Seigneur, à sa divinité : « Et moi, j’ai rendu témoignage que celui-là – qui fait tant de miracles - est le Fils de Dieu ». « Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui ôte le péché du monde. C’est de Lui que j’ai dit : un homme vient après moi, qui est passé devant moi, parce qu’il était avant moi » (Jn 129). Quel mystère !

 

« Il accorda la vue à plusieurs aveugles ».

 

Retenons notre attention sur la guérison d’un aveugle de naissance. Celui que nous raconte saint Jean en son Chapitre 9.

 

Voici un très beau récit. Il est magnifique. Parfaitement mené. Le miracle ne peut être contesté. Les témoins en sont nombreux et bien divers, d’abord les disciples de Jésus eux-mêmes, les parents de l’aveugle, les pharisiens. Ce récit nous permet de voir la malhonnêteté intellectuelle des Juifs, des Pharisiens,  leur volonté obstinée de ne pas croire malgré l’évidence des faits incontestables. Saint Thomas à juste titre  parlera d’une volonté « affectata », malhonnête, obstinée. Vous remarquerez également « l’astuce » de l’aveugle guéri, son humour devant cette opposition des Pharisiens. Ils  refusent de croire parce que ce miracle a été accompli par Jésus le jour du sabbat. Toute leur vie, ils ont eu un œil sur Jésus, sur ses actes et un œil sur la Loi. On avait même l’impression que Jésus faisait exprès de guérir le jour du Sabbat. N’était-il pas le Maître du sabbat ? Comment pouvait-il, être de Dieu celui qui n’observe pas la Loi du Sabbat, la Loi de Moïse. Les faits sont là pourtant, le miracle a lieu…Ils le refusent. Ecoutez ce merveilleux récit qui chaque fois que je le lis m’enchante. C’est le chapitre 9 : « Jésus vit, en passant, un aveugle de naissance. Maître, lui demandèrent ses disciples, est-ce que cet homme a péché, ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle ? « Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n'ont péché, mais c'est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui. (En ce miracle de l’aveugle,  la messianité en effet du Fils de Dieu va éclater….) « Il faut, tandis qu'il est jour, que je fasse les œuvres de celui qui m'a envoyé…Ayant ainsi parlé, il cracha à terre, fit de la boue avec sa salive, puis il l'étendit sur les yeux de l'aveugle, et lui dit : « Va, lave-toi dans la piscine de Siloé (mot qui se traduit : Envoyé). «  Il partit, se lava, et s'en retourna voyant clair. (et venit videns)

« Les voisins, et ceux qui l'avaient vu auparavant demander l'aumône, - (voici les premiers témoins)-  disaient : « N'est-ce pas là celui qui était assis et mendiait ? » 
Les uns répondaient : « C'est lui » ; d'autres : « Non, mais il lui ressemble ». « Mais lui disait : « C'est moi ». Ce dialogue est la preuve de la réalité du miracle ; il était aveugle, maintenant il voit. Est-ce possible que cela soit le même que l’on voyez faire l’aumône ? 
« Ils lui dirent donc : « Comment tes yeux ont-ils été ouverts ? » (Nouvelle affirmation de la réalité du miracle…)
Il répondit : " Un homme, celui qu'on appelle Jésus, a fait de la boue, il l'a étendue sur mes yeux, et m'a dit : Va à la piscine de Siloé et lave-toi. J'y ai été, et, m'étant lavé, j'ai recouvré la vue. — (et abii et lavi et video) (l’aveugle guéri explique le mode de la guérison et nomme l’auteur du guérisseur ; c’est un homme qui s’appelle Jésus. (ille homo qui dicitur  Jésus) (Voilà que les choses se précisent…)
Où est cet homme ? " lui dirent-ils. Il répondit : " Je ne sais pas. »

 

Alors interviennent les Pharisiens : « Ils menèrent aux Pharisiens celui qui avait été aveugle. « Adducunt eum ad phariaeos qui caecus fuerat…)
« Or, c'était un jour de sabbat que Jésus avait ainsi fait de la boue et ouvert les yeux de l'aveugle. (Quel scandale. Cet homme, ce Jésus ne respecte pas le sabbat, comment peut-il être de Dieu. C’est un pécheur…)
(Les Pharisiens veulent à leur tout s’informer. Ils s’informent d’abord directement auprès de l’aveugle. L’aveugle leur répète la vérité, ce qui s’est passé. De ce fait, de ce miracle, il en est le meilleur témoin, il ne peut le nier : « video »: « A leur tour, les Pharisiens lui demandèrent comment il avait recouvré la vue, (quomodo vidisset) (et le miraculé recommence son récit: et il leur dit : « Il m'a mis sur les yeux de la boue, je me suis lavé, et je vois. »
La discussion alors s’établit, tendue, discordante : « Sur cela, quelques-uns des Pharisiens disaient : « Cet homme n'est pas envoyé de Dieu, puisqu'il n'observe pas le sabbat. » D'autres disaient : « Comment un pécheur peut-il faire de tels prodiges ? « Et la division était entre eux ». (Et schisma erat inter eos)

 

C’est le trouble (schisma) qui s’établit : « Ils dirent donc de nouveau à l'aveugle : " Et toi, que dis-tu de lui, de ce qu'il t'a ouvert les yeux ? » (C’est un  nouveau témoignage) Il répondit : « C'est un prophète »

 

(Ils ne contestent plus le fait du miracle…) « C’est un prophète », dit l’aveugle : Malheur ! C’était le mot à ne pas prononcer…Comment un prophète !  Celui qui n’applique pas la loi de Moïse…Le Christ était déjà exclu par le sanhédrin du Temple. Il ne pouvait plus y entrer…Qui le fréquentait était lui-même exclu de la communauté…
Les Juifs firent venir les parents. Il était impossible qu’il fut un aveugle…La mauvaise volonté apparait : « Les Juifs ne voulurent donc pas croire que cet homme eut été aveugle et qu'il eût recouvré la vue, jusqu'à ce qu'ils eussent fait venir les parents de celui qui avait recouvré la vue.
Ils leur demandèrent : « Est-ce là votre fils, que vous dites être né aveugle ? Comment donc voit-il maintenant ? »
Ses parents répondirent : « Nous savons que c'est bien là notre fils, et qu'il est né aveugle ; ( nouveau témoigne de la réalité du fait) mais comment il voit maintenant, nous l'ignorons, et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas. Interrogez-le lui-même ; il a l'âge, lui-même parlera de ce qui le concerne. »
« Ses parents parlèrent ainsi, parce qu'ils craignaient les Juifs. Car déjà les Juifs étaient convenus que quiconque reconnaîtrait Jésus pour le Christ serait exclu de la synagogue. C'est pourquoi ses parents dirent : « Il a l'âge, interrogez-le. »

 

Les parents confessent que c’est bien leur fils, qu’il était aveugle et que maintenant il voit. Ils sont les troisièmes témoins de la véracité du miracle. Comment voit-il ? Interrogez le, il a l’âge : « aetaem habet ».

 

L’attitude des Juifs confirme de nouveau la réalité du miracle : l’aveugle voit. « Videt ». Mais ils vont recevoir une leçon de sagesse de l’aveugle. Cette leçon va les mettre en furie et Ils vont l’expulser. Ecoutez :
« Les Pharisiens firent venir une seconde fois l'homme qui avait été aveugle, et lui dirent : « Rends gloire à Dieu. Nous savons que cet homme est un pécheur. »
Celui-ci répondit : « S'il est un pécheur, je l'ignore ; je sais seulement que j'étais aveugle, et qu'à présent je vois. » (quia caecus essem, modo video)
Ils lui dirent : « Qu'est-ce qu'il t'a fait ? Comment t'a-t-il ouvert les yeux ? » (ils reconnaissent le fait…)
Il leur répondit : « Je vous l'ai déjà dit et vous ne l'avez pas écouté : pourquoi voulez-vous l'entendre encore ? Est-ce que, vous aussi, vous voulez devenir ses disciples ? »

 

L’aveugle devient cinglant, piquant. Il les touche dans ce qu’ils ont de plus certain : la haine de celui qui, s’il gagne, risque de prendre leur pouvoir, de les réduire à rien... la remarque a porté : « Ils le chargèrent alors d'injures, et dirent : « C'est toi qui es son disciple ; pour nous, nous sommes disciples de Moïse. Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-ci, nous ne savons d'où il est. » (hunc autem nescimus unde sit)
C’est là surtout que je veux en venir…De la vue  retrouvée, l’aveugle commence à s’élever vers le mystère de Jésus, de cet homme qui lui a ouvert les yeux. L’homme leur répondit : « Il est étonnant que vous ne sachiez pas d'où il est, et cependant il m'a ouvert les yeux. Nous savons que Dieu n'exauce point les pécheurs ; mais si quelqu'un l'honore et fait sa volonté, c'est celui-là qu'il exauce. Jamais on n'a entendu dire que quelqu'un ait ouvert les yeux d'un aveugle-né. Si cet homme n'était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. »

 

Merveilleuse réponse…réponse apologétique, réponse théologique. Réponse que vous devez faire vous-même…Continuerez-vous à être des chrétiens « en peau de lapin », hésitant, incertain. « Est-il celui qui doit venir ou doit-on en attendre un autre ». Les disciples de Saint Jean Baptiste ont vu…Vous avez vu ; saint Jean a vu, il a cru : « Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui enlève les péchés du monde ». Le croyez-vous ? Le vivez-vous ? Confessez-vous ?
Les Juifs, eux,  s’enferment dans leur refus, malgré l’évidence du fait, refus qui les conduira à demander à Pilate la mort de ce Jésus. « Ils lui répondirent : « Tu es né tout entier dans le péché, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le chassèrent. (C’est plus simple. Ils sont exaspérés…

 

Quel merveilleux dialogue. Quel merveilleux récit !

« Jésus apprit qu'ils l'avaient ainsi chassé, et l'ayant rencontré, il lui dit : « Crois-tu au Fils de l'homme ? » (Croyez-vous au Fils de l’homme). Il répondit : " Qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui ?  « Jésus lui dit : " Tu l'as vu ; et celui qui te parle, c'est lui-même. " — (Et vidisti eum, et qui loquitur tecum, ipse est ». « Tu l’a vu » « Vidisti eum ».  Voyez donc ce miracle et croyez en Celui qui la fait.
« Je crois, Seigneur " dit-il ; et se jetant à ses pieds, il l'adora ». « Credo Domine et Procidens adoravit eum ».

 

Et vous aussi : voyez, croyez adorez.

 

Alors Jésus dit : « Je suis venu dans ce monde pour un jugement, afin que ceux qui ne voient pas, voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles. ». Nous étions aveugles, dans les ténèbres. Mais,  ayant vu le miracle par les yeux de saint Jean, nous croyons. Mais, sous un autre rapport : « bienheureux ceux qui croient sans avoir vu… »
Quelques Pharisiens qui étaient avec lui, lui dirent : " Sommes-nous, nous aussi des aveugles ? « Jésus leur répondit : « Si vous étiez des aveugles, vous n'auriez point de péché ; mais maintenant vous dites : Nous voyons ; votre péché demeure. »

 

Ils voient, mais ils ne veulent pas croire, leur péché demeure !

 

Prédication pour le 4ème dimanche après l’Epiphanie

« Adorez Dieu, vous tous ses Anges, Sion a entendu et s’est réjouie et les filles de Juda ont tressailli de joie »

 

Il me plait, MBCF, en ce quatrième dimanche après l’Epiphanie d’arrêter ma réflexion sur ce beau verset du Psaume 96 qui constitue le chant de l’Introït: « Adorez Dieu, vous tous ses Anges, Sion a entendu et s’est réjouie et les filles de Juda ont tressailli de joie ». L’adoration due à Dieu en est l’objet, sa louange, sa bénédiction.

 

Voilà exprimée, MBCF, une dimension essentielle de toute existence, une dimension essentielle de toute vie. Saint Ignace le confesse dans ses exercices spirituels : « l’homme a été créé pour louer, honorer et servir Dieu et par ce moyen, sauver son âme ». Saint Ignace établit une relation ontologique entre l’adoration et le salut, entre l’adoration et la vie éternelle. C’est en dire l’importance. La vie éternelle s’obtient par la louange pratiquée !

Prenons-y garde.

Le « monde » oublieux de Dieu, de sa grandeur et de sa majesté, ne vit plus dans la louange de Dieu. Il ne connaît plus la transcendance de Dieu. Il est « focalisé » par lui-même et son seul univers, le « moi », l’ « ego ». Le « moi » est la seule valeur qu’il recherche, qu’il aime, qui a tout son intérêt. Le « monde » moderne vit dans un « anthropocentrisme » formidable, sclérosant, réducteur, atrophiant. Et s’il utilise les concepts religieux, comme les fêtes chrétiennes, Noël etc ce n’est pas pour en vivre, ce n’est pas pour en rechercher la spiritualité, c’est pour profiter de la fête, « faire la fête », c’est dans un simple esprit « ludique », pour « s’éclater » davantage et faire à l’occasion ripaille. « C’est quoi Noël pour Darty »? Voilà ce que vous entendiez à longueur de publicité dans les radios…ces derniers temps. On entendait la réponse (avec une grande tristesse) :  « C’est ceci, c’est cela…Des choses matérielles ». L’homme est tourné vers lui-même, oublieux de Dieu. Il cultive à toute occasion, non le culte de Dieu mais le culte de l’homme… Ne subissons pas ce courant, réagissons fortement car ce courant « égocentrique » ne peut avoir que de graves conséquences, la perte de la vraie liberté, car faire « ripaille » ne peut développer que la « concupiscence de la chair », et à terme, la mort, la mort de l’âme. Comme le dit saint Paul, « le salaire du péché, c’est la mort ». « Stipendia peccati mors ». Non ! Développons, au contraire, dans nos âmes la résolution ferme, décidée, réfléchie de la louange divine et de son honneur, de son adoration.

Et profitons de nos dimanches pour vivifier notre louange.

Nous nous souvenons de notre « gloria in excelsis Deo ».

C’est à bon droit que ce chant est chanté chaque dimanche sur cet autel qui symbolise le Christ et sa gloire, chose qui mérite notre vénération, nos encensements, nos fleurs. Cet encensement m’aide à louer Notre Seigneur, Son autel, sa Croix. Ces gestes ont une finalité. Ils ne peuvent être faits n’importe comment. Ils ont une raison. Je n’encense pas l’air et le néant ou n’importe quoi ! Non ! Cet encensement « finalisé », par cet encens aussi odorant, aide, soutient ma louange, mon adoration…Mon encensement a un sens. Tous mes encensement sont autant d’actes d’amour à Jésus Christ, sont autant d’actes de foi en l’unique Fils de Dieu, engendré de toute éternité, consubstantiel au Père, son égal en toutes choses et son semblable en toute manière, étant l’éclat de sa lumière, « la splendeur de sa gloire », comme le dit saint Paul aux Hébreux (Hb 1 3), ou encore le « caractère de sa substance », l’image de sa bonté, partant « vie de vie, lumière de lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu », comme nous le fait dire le Symbole de Nicée. Par mes encensements, mes génuflexions, mes inclinations que le rituel m’impose, je confesse que Jésus est le principe et la fin de tout et, comme le confesse saint Jean, qu’Il a fait le monde et qu’en conséquence, Il est le maître souverain de tout. Et c’est bien à ce titre qu’Il doit être loué, honoré, qu’il doit être « cultivé », comme un paysan cultive son champ, avec méthode. C’est la raison de la liturgie. La liturgie a pour finalité : le culte de Dieu. Elle rend honneur à Dieu, elle le loue, elle l’adore. Et elle obtient ce but par le concours d’un ensemble de choses, du prêtre par son observance des rites prévus par l’Eglise depuis des siècles, des enfants de chœur, de la chorale polyphonique, grégorienne, de l’assistance des fidèles par leur piété.. La liturgie est comme une  pièce de musique, une symphonie, « une symphonie de Beethoven ». Un choral de Bach a son rythme, son « timpo », ses notes, ses nuances…Si quelque chose manque, si un « dies » d’un « pupitre » manque, si un accord n’est pas franc…etc… tout manque, le « choral » est raté et n’entrainera pas l’admiration et les applaudissements de la foule. La liturgie, c’est la même chose…Aussi je remercie tous les « opérateurs du culte »,  de l’application qu’ils mettent à bien faire leurs fonctions liturgiques. J’aime voir les enfants tenir bien comme il faut leurs mains jointes, de bien se saluer entre eux, de bien saluer le prêtre, qui, là, n’est pas l’homme, mais Jésus Christ…qui mérite leur adoration.

La raison de la louange, de l’adoration dans les fonctions liturgiques est l’excellence de Dieu. A Lui est due une adoration spéciale parce que Dieu  - qui est l’objet du culte de l’Eglise- jouit d’une excellence spéciale « en tant qu’Il dépasse à l’Infini toutes choses et tous biens et dans tous les ordres ».

Si c’est l’excellence de Dieu qui est raison de mon culte dominical et de mon application, vous comprenez combien il est important de cultiver en nous l’excellence de Dieu. C’est dans la mesure où nous saurons apprécier l’excellence divine tout au long de notre vie que nous resterons fidèles à Dieu et à la nécessité de la beauté de son culte…bien fait. Il est « la pierre précieuse » dont parle l’Evangile. Il est « le trésor caché » dans le champ qui mérite la vente de tout pour l’acheter….Il est l’excellence même. Il est le principe, l’Alpha et l’Oméga, le Principe et la fin. Il est la lumière du monde.

Et notez bien que si cette louange que nous donnons à Dieu, n’ajoute rien à la gloire de Dieu - Dieu est à Lui-même sa propre gloire et n’a pas besoin ni pour être ni pour être glorieux de notre propre louange -, elle contribue, par contre, à notre propre perfection. Saint Thomas l’explique très bien : « Si nous rendons à Dieu hommage et honneur, ce n’est point pour Lui qui est en Lui-même plein de gloire et à qui nous ne pouvons rien ajouter, mais pour nous : en ce sens que du fait que nous révérons Dieu et que nous l’honorons, notre esprit se soumet à Lui ; et c’est en cela que consiste la perfection de (notre) esprit, car tout être est rendu parfait par cela même qu’il se soumet à son supérieur ; comme le corps du fait qu’il est vivifié par l’âme ; et l’air du fait qu’il est illuminé par le soleil ». (II II 81)

Quel principe merveilleux ! Quel principe tout à fait opposé au temps présent. Mais pour nous, catholiques, il ne faut pas craindre de vivre à contre temps du temps. Si nous ne le faisions pas, c’est alors que nous pourrions nous poser la question : sommes-nous dans le vrai, dans la vérité de la foi ? Est-ce que je vis en toute fidélité à la foi ? Vous tous qui m’écoutez,  retenez ce principe thomiste : la perfection de l’être humain consiste à se soumettre à Dieu, (à son supérieur, à ses parents). Or la louange due  à Dieu est cet acte qui me permet précisément de me soumettre à Dieu. En conséquence la louange  et tous ses actes, comme l’offrande du sacrifice par lesquels nos esprits se soumettent à Dieu, participent nécessairement à notre perfection, à notre sainteté. Qui cherche la perfection qui consiste en une claire soumission de l’intelligence à Dieu, doit développer en son cœur le culte divin. Autrement dit, aucune perfection n’est possible sans la pratique du culte, sans la piété filiale, sans l’obéissance, sans la louange. C’est pourquoi nous pouvons dire que le Christ qui s’est soumis à la volonté de son Père est le modèle par excellence de toute perfection.

Il est impossible d’éduquer une génération en dehors de la louange qui s’exprime aussi dans  le sacrifice de la messe et donc dans la soumission à Dieu. La perfection ne se trouve que dans la pratique de la louange. Ce n’est pas d’abord pour faire plaisir aux parents qu’on vient à la messe. Mais c’est pour louer le Christ Seigneur connaissant son excellence et son amour « fou »  pour nous  et que l’on est   en « quête » de perfection. Cette perfection se trouve dans la louange, dans la louange du sacrifice de la messe. Et donc la messe est au cœur de la civilisation et de sa perfection.

 

Prédication pour la première communion de la petite de Jaeger

Je ne doute pas un instant que vous ayez été bien préparée pour ce jour de votre première communion et pour bien recevoir ce merveilleux sacrement qu’est l’Eucharistie.

Vous me permettrez cependant de vous rappeler quelques vérités essentielles sur ce merveilleux sacrement qu’est la sainte Eucharistie

  • quand et par qui et où ce sacrement a été institué,
  • que devons-nous croire au sujet de ce sacrement
  • et enfin quelle doit être notre attitude envers la Sainte Eucharistie.

A- Et tout d’abord quand et par qui et où ce sacrement a-t-il été institué

Pour répondre à cette question, il nous suffit de nous rappeler le récit de saint Luc, l’Evangéliste.Souvenez-vous de son chapitre 22 : Nous sommes très précisément aujour des Azymes, le jour où l'on devait manger l’Agneau pascal en souvenir de la délivrance du peuple juif de l’esclavage d’Egypte, selon l’ordre de Moïse… C’était la troisième fête pascale que Jésus célébrait avec ses disciples…Alors Jésus dit à Pierre et Jean : " Allez, leur dit-il, nous préparer le repas pascal. " Ils lui dirent : " Où voulez-vous que nous le préparions ? " Il leur répondit : " En entrant dans la ville, -Jérusalem - vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau ; suivez-le dans la maison où il entrera,et vous direz au maître de cette maison : Le Maître te fait dire : Où est la salle où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? Et il vous montrera un grand cénacle meublé : préparez-y ce qu'il faut. Ils partirent, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque ».

« L'heure étant venue, Jésus se mit à table, et les douze Apôtres avec lui ; et il leur dit : " J'ai désiré d'un grand désir de manger cette Pâque avec vous avant de souffrir. Car, je vous le dis, je ne la mangerai plus jusqu'à la Pâque parfaite, célébrée dans le royaume de Dieu. " Et prenant une coupe, il rendit grâces et dit : " Prenez et partagez entre vous. Car, je vous le dis, je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu'à ce que le royaume de Dieu soit venu. " Puis il prit du pain, et ayant rendu grâces, il le rompit et le leur donna, en disant : " Ceci est mon corps, qui est donné pour vous : faites ceci en mémoire de moi. "Il fit de même pour la coupe, après le souper, disant : " Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, lequel est versé pour vous.

C’est donc à Jérusalem, lors de la fêtede la Pâque juive, au jour même des Azymes, que Jésus, entouré de ses disciples,dans une « salle », appelé « le Cénacle »,la salle était grande et meublé comme à l’époque de lits sur lesquels les convives s’étalaient tout de long, les lits étant disposés en fer à cheval, le service des plats se faisant par le centre, que Jésus institua la sainte Eucharistie par ces paroles. « Ceci est mon Corps », « Ceci est mon Sang ». « Faites ceci en mémoire de moi ».

Le témoignage est identique en Saint Mathieu : « Le premier jour des Azymes, les disciples vinrent trouver Jésus, et lui dirent : " Où voulez-vous que nous préparions le repas pascal ? " Jésus leur répondit : " Allez à la ville chez un tel, et dites-lui : Le Maître te fait dire : Mon temps est proche, je ferai chez toi la Pâque avec mes disciples. " Les disciples firent ce que Jésus leur avait commandé, et ils préparèrent la Pâque. Le soir étant venu, il se mit à table avec les Douze. » Puis Il annonce la trahison de Judas. « Et Pendant le repas, nous dit saint Matthieu, Jésus prit le pain ; et, ayant prononcé une bénédiction, il le rompit et le donna à ses disciples, en disant : " Prenez et mangez, ceci est mon corps. " « Il prit ensuite la coupe, et, ayant rendu grâces, il la leur donna en disant : " Buvez-en tous : car ceci est mon sang, le sang de la nouvelle l'alliance, répandu pour la multitude en rémission des péchés. Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu'au jour où je le boirai nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. " Après le chant de l'hymne, ils s'en allèrent au mont des Oliviers. » (Mt 26 17-31)

Ainsi il est clair, il est net que c’est Jésus qui institua la sainte Eucharistie, quand ? le jour des Azymes. Où ? à Jérusalem dans une grande salle qui s’appelait le Cénacle, entouré de ses disciples.

B- Que devons-nous croire au sujet de la sainte Eucharistie ?

Que c’est le Corps et le Sang de Notre Seigneur. Ce n’est plus du pain azyme. i.e. sans levain,mais bel et bien le Corps et le Sang de NSJC, c’est la matière du sacrement, la forme étant les paroles même prononcées par Jésus : « Ceci est mon Corps, Ceci est mon Sang ». Ce que les théologiens et l’Eglise appellent la « transsubstantiation ». C’est-à-dire, Le changement de la substance du pain en la substance du Corps de NSJC et du Vin en son Sang.

Jésus, du reste, avait déjà annoncé ce mystère à ses disciples le lendemain du jour de la multiplication des pains, dans la ville deCapharnaüm. Il dit à la foule qui le recherchait et qui venait de la retrouver : " Je suis le pain de vie : celui qui vient à moi n'aura jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif.« Les Juifs murmuraient à son sujet, parce qu'il avait dit : " Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel. " Et ils disaient : " N'est-ce pas là Jésus, le fils de Joseph, dont nous connaissons le père et la mère ? Comment donc dit-il : Je suis descendu du ciel ? " Jésus leur répondit : " Ne murmurez point entre vous…En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle.. Il répète : « Je suis le pain de vie.Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts. Voici le pain descendu du ciel, afin qu'on en mange et qu'on ne meure point Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c'est ma chair, pour le salut du monde. "Là-dessus, les Juifs disputaient entre eux, disant : " Comment cet homme peut-il donner sa chair à manger ? " Jésus leur dit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme, et ne buvez son sang, vous n'avez point la vie en vous-mêmes. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui. Comme le Père qui est vivant m'a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra aussi par moi. C'est là le pain qui est descendu du ciel : il n'en est point comme de vos pères qui ont mangé la manne et sont morts ; celui qui mange de ce pain vivra éternellement »

Jésus dit ces choses, enseignant dans la synagogue à Capharnaüm.Beaucoup de ses disciples, l'ayant entendu, dirent : " Cette parole est dure, et qui peut l'écouter ? "

Et beaucoup de ses disciples seretirèrent : « Dès ce moment, beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n'allaient plus avec lui.Jésus donc dit aux Douze : " Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller ? "Simon-Pierre lui répondit : " Seigneur, à qui irions-nous ? Vous avez les paroles de la vie éternelle.Et nous, nous avons cru et nous avons connu que vous êtes le Saint de Dieu. " (Jn 634-69)

C- Quelle doit être notre attitude envers la Sainte Eucharistie ?

C’est après de si belles paroles de saint Jean que je peux répondre à la troisième question que je vous posais : quel doit être notre attitude vis-à-vis de la sainte Eucharistie. Une attitude de foi. Seule la foi en la divinité de NSJC peut me permettre de croire en ce mystère. La chair ne sert de rien. Seule la foi compte. Je crois Seigneur, « Vous avez les paroles de la vie éternelle ». Vous êtes la Vérité même. Vous l’avez enseigné : « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie » « Qui me suit ne marche pas dans les ténèbres ». « Vous êtes la Vérité ». « Qui d’entre vous me convaincra de péché, avez-vous dit un jour aux Juifs. Ce que vous dites, vous le faites. Vous avez annoncé la venue de l’Esprit Saint, votre Ascension accomplie. Saint Jean l’affirme souvent et de manière très claire dans son discours le jour de l’Institution de l’Eucharistie. Vous avez dit : « je vous dis la vérité : il vous est bon que je m'en aille ; car, si je ne m'en vais pas, le Consolateur ne viendra pas en vous ; mais si je m'en vais, je vous l'enverrai.…Quand le Consolateur, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous guidera dans toute la vérité. Car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Celui-ci me glorifiera, parce qu'il recevra de ce qui est à moi, et il vous l'annoncera. Tout ce que le Père a est à moi. C'est pourquoi j'ai dit qu'il recevra ce qui est à moi, et qu'il vous l'annoncera ».

Jésus dit la Vérité. Comment ? De fait, ce que Jésus promet aux disciples, le don du Saint Esprit, ce don se réalisa le jour de la Pentecôte. Les disciples réunis dans le Cénacle, toujours cette grande salle, reçurent le jour de la Pentecôte le Saint Esprit » sous forme de langue de feu ». Vous connaissez tous le récit de saint Luc dans les Actes des Apôtres : « Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils étaient tous ensemble en un même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent qui souffle avec force et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Et ils virent paraître comme des langues de feu qui se partagèrent et se posèrent sur chacun d'eux. Ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils se mirent à parler d'autres langues, selon que l'Esprit-Saint leur donnait de s'exprimer ».

Oui, ce que Jésus dit, il le fait. C’est ce qu’il fit, en promettant le Saint Esprit aux disciples. Il le promit. Il le fit. C’est ce qu’il fit au fils de l’officier de Capharnaüm. « Ton fils vit ». Il le dit. Il le fit. L’officier crut. Et de retour chez lui, ces serviteurs vinrent au-devant de lui tous en joie : « ton fils vit ». La fièvre le quitta. L’officier s’inquiète du moment où la fièvre le quitta. Il reconnut que c’était le moment où Jésus lui dit « ton fils vit ». Il crut lui et toute sa maison. Jésus est la Vérité. Ce qu’il dit il le fait. « Ceci est mon Corps. Ceci est mon Sang » Oui Seigneur Je le crois. Il est la Vérité. Mais plus, il est le Tout Puissant. Ce qu’Il dit, il le fait. Il le fait parce qu’Il le peut. Il fait ce qu’il annonce. Il a manifesté sa Toute Puissance. « Lèves-toi, prends ton grabat et vas ». Tous ces nombreux miracles le prouvent Ô combien !« Si vous ne croyez pas à ma parole, croyez au moins à mes actes ».

« Ceci est mon Corps, Ceci est mon Sang » Comme le dit Saint Pierre : « Seigneur, nous le croyons. A qui irions-nous Seigneur Vous avez les paroles de la vie éternelle ».

Je me souviens du baptême de Jésus dans le Jourdain par Saint Jean Baptiste ; une voix se fit entendre : « Voici mon Fils bien aimé en qui j’ai mis toutes mes complaisances. Écoutez-le. » Oui écoutez le. « Ceci est mon Corps, Ceci est mon sang ». Croyez-le. C’est tout à fait raisonnable de le croire, même si cela dépasse mon intelligence, ma raison…Et dans l’autre Théophanie, celle du mont Thabor, Les disciples, les trois qui ont assisté à cette manifestation céleste, Pierre, Jacques et Jean, je remarque leur attitude, ils sont prosternés devant le divin. C’est l’attitude, la seule, qui convienne devant Dieu. C’est l’adoration, la prosternation.

Foi, Adoration. Prosternation. À genou. Voilà l’attitude que nous devons avoir devant la sainte Eucharistie.

J’ai dit et répondu à mes trois questions. Que le Bon Dieu vous éclaire et vous bénisse.

Présentation de Jésus au Temple - 01/01/2017

Les vœux du vice chapelain de Rolleboise

Saint Paul est un homme d’action de grâce. « Je rends grâce au Seigneur » écrivait-il de nombreuses fois dans ses lettres. Le mystère du Christ était sa joie, son chant d’allégresse, son action de grâce. Sa lettre aux Ephésiens en est l’exemple type. Elle n’est qu’une action de grâce à Dieu le Père: « Béni soit le Dieu et le Père de NSJC qui nous a comblés dans le Christ de toutes sortes de bénédiction spirituelles toutes célestes » (Eph 1 3)

Quelles sont donc ces bénédictions ? Quels sont donc ces bienfaits ?

J’aimerais vous les rappeler brièvement pour que vous en viviez toujours mieux.

J’en ferai ainsi l’expression de mes vœux pour cette nouvelle année.

Le premier de ces bienfaits, c’est l’amour de Dieu qu’il a manifesté dans son Fils, par l’envoi de son Fils. « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique (Jn 3 16). La Nativité du Christ est bien la manifestation de la Charité de Dieu. Elle en est la preuve évidente. Et cette charité est immense, sans limite, généreuse, bienfaisante. Aussi on peut comprendre facilement que Saint Paul puisse écrire que la Charité du Christ le presse : « Caritas urget nos ». Si Dieu est ainsi charité – et quelle charité - : « Deux caritas est », on peut comprendre facilement qu’il faut que nous grandissions dans cette charité divine pour en mieux vivre.

C’est le vœu que saint Paul formulait aux Ephésiens : « … que Jésus-Christ habite vos cœurs par la foi afin que étant enracinés et fondés sur la charité, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur et connaître l‘amour du Christ qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu ».

Et de fait qui pourrait douter de cette charité du Christ. Nous la contemplons dans la crèche. Lui le Fils de Dieu n’a pas craint pour notre salut de se faire homme. Quelle charité ! Nous l’avons vu dans sa vie publique, multiplier les miracles, soulager les douleurs physiques, morales… Nous l’avons vu à la porte de Naïm, arrêter le cortège funèbre et par compassion ressusciter l’enfant et le remettre à sa mère, qui était veuve. Nous l’avons vu portant sa croix, aller jusqu’au Golgotha sous le regard de sa Mère et là, cloué sur la Croix, remettre son âme en les mains de son Père. « Père, je remets mon âme entre vos mains ». Et au paravent, il avait pardonné à ses bourreaux. Il nous a donné sa Mère pour qu’elle soit aussi notre Mère….. Nous l’avons vu affectueux auprès des petits : « laissez venir à moi les petits enfants c’est à de telle qu’appartient le Royaume de Dieu ». Nous l’avons vu enseigner, nous avons écouté son enseignement ! Quelle tendresse ! Quelle bonté dans sa parole. Il s’est défini comme le Bon Pasteur qui connait ses brebis et qui donne sa vie pour elles. Nous l’avons entendu dire qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l’on aime…Et de fait, le jour de Vendredi Saint il réalisa sa parole. Nous l’avons vu le Jeudi saint instituer la sainte Eucharistie pour que nous ayons la vie éternelle. Nous l’avons vu instituer le sacerdoce et l’Eglise pour que tous ses trésors ne se perdent pas mais soient à jamais gardés fidèlement et prêchés à toutes les générations et aujourd’hui à nous et fassent la joie de nos intelligences et de nos cœurs. Quelle joie en effet de méditer toutes les vérités de notre sainte religion. Et Marie gardez toutes ces choses en son cœur, les méditant.

Il a raison saint Paul de dire aux Ephésiens que Jésus-Christ habite vos cœurs par la foi afin que étant enracinés et fondés sur la charité, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur et connaître l‘amour du Christ qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu ».

Oui ! Forts de toutes ces révélations, nous ne pouvons pas ne pas comprendre quelle est la largeur, la longueur et la hauteur de la charité de NSJC. De sorte que nous soyons, tous, remplis de cet amour.

Tel est mon premier vœu ! Que vous grandissiez dans la connaissance de l’amour de Dieu.

Le deuxième bienfait de Dieu, c’est notre filiation divine qui est un effet de son amour et nullement de nos mérites : « C’est en lui ( en Jésus) que Dieu nous a élus …, nous ayant dans son amour, prédestinés à être ses fils adoptifs par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de la magnificence de sa grâce, par laquelle il nous a faits agréables à ses yeux en son Fils bien aimé » (Eph 1 4-6)

Quelle richesse d’expression ! Nous sommes les « élus » de Dieu, l’objet de son « élection », nous sommes « les choisis » de Dieu, non en raison de nos mérites personnels mais par pure gratuité, en raison de son amour. Il nous a prédestinés à être ses fils adoptifs. Ce que le Fils de Dieu, le Verbe fait chair, est par nature, nous le sommes pas grâce. Si nous sommes fils, nous sommes aussi héritiers de Dieu, cohéritiers du Christ. C’est-à-dire que nous avons part au même héritage que le Fils par nature, à la même béatitude, au même royaume. Que de grâces ! Que de bienfaits !

Fasse le Ciel que nous grandissions toujours plus dans cette filiation divine !

Ce sera mon deuxième vœu ! Qu’est-ce, à côté de ces grandeurs, MBCF, les soucis de ce monde ? Rien ! Ils doivent fondre comme neige au soleil !

Lire la suite : Présentation de Jésus au Temple - 01/01/2017

2ème dimanche après l’Epiphanie - Les noces de Cana - 14/01/2017

MBCF,

Dimanche dernier, nous avons médité sur les vertus de la Sainte Famille et nous avons pu admirer quelques unes de ses vertus. L’adoration de Notre Dame à la parole de l’Ange, la promptitude dans le service de Notre Dame se hâtant près de sa cousine Elizabeth pour lui porter secours. Nous avons contemplé aussi la joie de Notre Dame exprimée tout particulièrement dans le chant de son Magnificat. Nous avons pu voir que cette joie était essentiellement surnaturelle. Elle avait pour objet le plan salvifique de Dieu, son mystère de l’Incarnation rédemptrice. Nous avons pu admirer également le sens de la contemplation de Notre Dame. « Elle méditait toutes ces choses dans son cœur ». Et j’affirme que l’on ne peut réaliser son salut, sauver son âme et celles de ses enfants sans avoir ce sens du « recueillement », ce sens du « silence ». On ne peut vivre sans cesse dans le bruit et l’agitation. Il faut s’avoir s’asseoir…brodant… et laisser sa pensée se perdre en Dieu. Nous avons admirer la promptitude de l’obéissance de saint Joseph, cherchant dans  l’énergie de sa résolution, et la fidélité à l’ordre angélique, à sauver l’enfant Jésus, cherchant à sauver la « Vie »…Et c’est ainsi que cette après midi ce défilé de nombreuses familles chrétiennes à Paris a pour finalité la vie à sauver, à sauvegarder, la proclamation ferme et décidée pour la vie, la vie étant un don de Dieu, la vie, fruit du respect de la loi de la Création, de la loi du Seigneur.

Voilà quelques vertus qu’il nous faut imiter…en famille.

Mais il me semble que l’on pourrait poursuivre notre méditation sur la famille et ses vertus en méditant ce passage de l’épître aux Romains dont l’Eglise nous propose la lecture en ce dimanche du miracle de Cana. Ce n’est pas sans raison que l’Eglise en a choisie ce passage le jour même où elle nous fait contempler Jésus bénissant de sa présence l’institution familiale et manifestant à tous sa divinité par le miracle du changement de l’eau en vin..

« Nous avons des dons différents, nous dit saint Paul, selon la grâce qui nous a été accordée ». Les premiers dons dont il parle, me semble plutôt concerner le clergé…Mais très vite, dans cette énumération, les dons concernent aussi la famille, ses éléments constituants, le père, la mère, les enfants.

Le père, tout d’abord. Le père doit être animé de la « sollicitude ». « Qui praeest in sollicitudine ». Cette expression concerne, me semble-t-il, particulièrement le père. « La sollicitude pour celui qui préside ». En effet « praeesse », « praeest » du verbe praeesse veut dire « être à la tête de… », « être le premier » et de là « commander, diriger », « être le guide, l’instigateur ». Tous ces termes désignent le chef, le père de famille. Il doit avoir de la sollicitude pour tous, pour son épouse d’abord, pour ses enfants ensuite. De la sollicitude, c’est-à-dire de la préoccupation, du souci, de l’attention…Oui !  De l’attention, de la vigilance. Il est comme celui qui est « aux aguets». Voilà le père de famille. Voilà saint Joseph auprès de Notre Dame, de l’enfant Jésus. La sollicitude est à l’opposé de « l’indifférence », de la « nonchalance ». Dans les litanies de saint Joseph, l’Eglise nous le fait acclamer par cete expression fabuleuse : « defensor sedule Christi». « Défenseur zélé du Christ ». « Sedule » veut dire « servir avec zèle, avec empressement », « être empressé », « être assidu auprès de… » . Tel doit être le père. C’est une belle vertu qui doit se trouver  dans un cœur paternel.

Lire la suite : 2ème dimanche après l’Epiphanie - Les noces de Cana - 14/01/2017

Fête de saint Jean Baptiste - 13/01/2017

Que dirons-nous cette année sur saint Jean Baptiste.
Nous rappellerons tout d’abord le récit de  sa naissance, merveilleuse, récit qui nous fait comprendre le caractère tout divin du personnage, quant à son origine.
Nous rappelons ensuite sa mission qui nous fait comprendre la grandeur du personnage. Sa mission fut essentiellement de montrer du doigt le Messie. Ce qu’il fit.
Nous rappellerons le panégyrique qu’en fit un jour NSJC. Il ne peut y avoir de plus grand éloge ici-bas que celui qui fut rendu à Jean Baptiste.
Et nous rappellerons enfin le récit de sa mort et surtout la raison de sa décapitation. Ce qui, en ces temps troublés, nous permettra de comprendre la beauté de la défense des lois du mariage et tout particulièrement de son indissolubilité. Ce n’est pas inutile de rappeler cela alors que l’Église se déchire autour  de la publication « d’Amoris Laetitia » et son fameux chapitre 8.

A-    Sa naissance

Une naissance miraculeuse. Elizabeth étant âgée et stérile. Mais rien n’est impossible à Dieu. Et ce signe de la conception d’Elizabeth  est donné à Notre Dame, pour l’encourager à croire au message de l’Ange.
Le récit de Luc est le plus complet. Suivons le
« Aux jours d'Hérode, roi de Judée, il y avait un prêtre, nommé Zacharie, de la classe d'Abia ; et sa femme, qui était une des filles d'Aaron, s'appelait Elisabeth.
Tous deux étaient justes devant Dieu, marchant dans tous les commandements et ordonnances du Seigneur, d'une manière irréprochable. Ils n'avaient point d'enfants, parce qu'Elisabeth était stérile, et ils étaient l'un et l'autre avancés en âge ».
C’est là un bel éloge des parents, de Zacharie et d’Elizabeth. On peut difficilement dire mieux et faire mieux.
« Or, pendant que Zacharie s'acquittait devant Dieu des fonctions sacerdotales, dans l'ordre de sa classe, il fut désigné par le sort, selon la coutume observée par les prêtres, pour entrer dans le sanctuaire du Seigneur et y offrir l'encens.
Et toute la multitude du peuple était dehors en prière à l'heure de l'encens.
Mais un ange du Seigneur lui apparut, debout à droite de l'autel de l'encens.
Zacharie, en le voyant, fut troublé, et la crainte le saisit. Mais l'ange lui dit : " Ne crains point, Zacharie, car ta prière a été exaucée ; ta femme Elisabeth te donnera un fils que tu appelleras Jean. Il sera pour toi un sujet de joie et d'allégresse, et beaucoup se réjouiront de sa naissance ; car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin, ni rien qui enivre, car il sera rempli de l'Esprit-Saint dès le sein de sa mère. Il convertira beaucoup d'enfants d'Israël au Seigneur leur Dieu ; et lui-même marchera devant lui, dans l'esprit et la puissance d'Elie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les indociles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple parfait. "
Zacharie dit à l'ange : " A quoi reconnaîtrai-je que cela sera ? Car je suis vieux, et ma femme est avancée en âge. " 
Légère expression de scepticisme !
« L'ange lui répondit : " Je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu ; j'ai été envoyé pour te parler et t'annoncer cette heureuse nouvelle. Et voici que tu seras muet et ne pourras parler jusqu'au jour où ces choses arriveront, parce que tu n'as pas cru à mes paroles, qui s'accompliront en leur temps. »
Cependant le peuple attendait Zacharie, et il s'étonnait qu'il demeurât si longtemps dans le sanctuaire. Mais étant sorti, il ne pouvait leur parler, et ils comprirent qu'il avait eu une vision dans le sanctuaire, ce qu'il leur faisait entendre par signes ; et il resta muet.
« Quand les jours de son ministère furent accomplis, il s'en alla en sa maison.
Quelque temps après, Elisabeth, sa femme, conçut,
Dieu est fidèle en ses promesses.
et elle se tint cachée pendant cinq mois, disant : " C'est une grâce que le Seigneur m'a faite, au jour où il m'a regardée pour ôter mon opprobre parmi les hommes. »
Elizabeth est une femme d’action de grâce !
C’est alors que l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu à Nazareth auprès de Marie pour lui annoncer qu’elle a trouvé grâce auprès de Dieu et qu’elle concevra un fils, dont le nom sera Jésus. Pour faciliter le consentement de la Vierge, l’ange Gabriel lui parle d’Elizabeth, sa parente : « Déjà Elisabeth, votre parente, a conçu elle aussi, un fils dans sa vieillesse, et c'est actuellement son sixième mois, à elle que l'on appelle stérile : car rien ne sera impossible à Dieu. « Marie dit alors : " Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon votre parole. " Et l'ange la quitta. »
Fort de cette nouvelle, Marie, en hâte, alla dans les montagnes de Judée chez Zacharie et Elisabeth.
« Or, dès qu'Elisabeth eut entendu la salutation de Marie, l'enfant tressaillit dans son sein, » au témoignage de la mère, de joie et d’allégresse, et il fut rempli du Saint Esprit.
Marie demeura avec Elisabeth environ trois mois, et s'en retourna chez elle.
Alors le temps s'accomplit où Elisabeth devait enfanter, et elle mit au monde un fils. La circoncision eut lieu ; Zacharie retrouva la parole. Il fut appelé Jean, comme l’avait ordonné l’Ange et Zacharie put alors chanter son « Benedictus » grandiose acclamation qui nous révèle toute la grandeur du précurseur.
« Quant à toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut, Car tu marcheras devant la face du Seigneur, Pour lui préparer les voies ; Pour apprendre à son peuple à reconnaître le salut dans la rémission de leurs péchés :
… Pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et l'ombre de la mort,
Pour diriger nos pas dans la voie de la paix. «  Quelle mission !

B- Sa mission

Voilà la mission de saint Jean Baptise affirmée par le père qui eut la vision.
Et de faite, Saint Jean Baptiste fut fidèle à cette mission. Il montra le Messie du doigt : « Voici celui qui vient au nom du Seigneur ». Souvenez-vous du récit de saint Jean :
«  Et voici le témoignage que rendit Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : " Qui êtes-vous ? "
Il déclara, et ne le nia point ; il déclara : «  Je ne suis point le Christ. »
C’est un homme de vérité !
«  Et ils lui demandèrent : « Quoi donc ! Etes-vous Elie ? » Il dit : « Je ne le suis point — Etes-vous le prophète ? « Il répondit : «  Non. — Qui êtes-vous donc, lui dirent-ils, afin que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dites-vous de vous-même ? « Il répondit : «  Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme l'a dit le prophète Isaïe. »
Or ceux qu'on lui avait envoyés étaient des Pharisiens. Et ils l'interrogèrent, et lui dirent : « Pourquoi donc baptisez-vous, si vous n'êtes ni le Christ, ni Elie, ni le Prophète ? » Jean leur répondit : «  Moi je baptise dans l'eau ; mais au milieu de vous il y a quelqu'un que vous ne connaissez pas, c'est celui qui vient après moi ; je ne suis pas digne de délier la courroie de sa chaussure. »
J’admire l’humilité de ce personnage. Vérité. Humilité.
« Cela se passait à Béthanie, au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.
« Le lendemain, Jean vit Jésus qui venait vers lui, et il dit : " Voici l'agneau de Dieu, voici celui qui ôte le péché du monde. C'est de lui que j'ai dit : un homme vient après moi, qui est passé devant moi, parce qu'il était avant moi.
Et moi, je ne le connaissais pas, mais c'est afin qu'il fût manifesté à Israël, que je suis venu baptiser dans l'eau. »
Quelle fidélité à la mission à lui donnée par l’ange et précisé par Zacharie. Que demande-t-on à un ministre, dira plus tard saint Paul ? Sa fidélité. C’est chose faite.
« Et Jean rendit témoignage en disant : " J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe, et il s'est reposé sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a dit : Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et se reposer, c'est lui qui baptise dans l'Esprit-Saint.
Et moi j'ai vu et j'ai rendu témoignage que celui-là est le Fils de Dieu. "
« Le lendemain, Jean se trouvait encore là, avec deux de ses disciples.
Et ayant regardé Jésus qui passait, il dit : " Voici l'Agneau de Dieu. "
Les deux disciples l'entendirent parler, et ils suivirent Jésus ».

C- le témoignage de jésus sur saint jean Baptiste.

Voici le témoignage que Jésus rendit de Jean Baptiste au témoignage de saint Luc : « Lorsque les envoyés de Jean furent partis, Jésus se mit à dire au peuple, au sujet de Jean : " Qu'êtes-vous allés voir au désert ? Un roseau agité par le vent ? Qu'êtes-vous allés voir au désert ? Un homme vêtu d'habits moelleux ? Mais ceux qui portent des vêtements précieux et vivent dans les délices sont dans les palais royaux. Enfin qu'êtes-vous allés voir ? Un prophète ? Oui, je vous le dis, et plus qu'un prophète. C'est de lui qu'il est écrit : J'envoie mon messager devant votre face, pour vous précéder et vous préparer la voie. Je vous le dis en effet, parmi les enfants des femmes, il n'y a pas de prophète plus grand que Jean-Baptiste ; mais le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui ».(Lc 7 24 et ss)

D- Enfin sa mort.

Il rendit témoignage à la vérité sur l’indissolubilité du mariage. Il reprocha publiquement à Hérode d’avoir pris avec lui la femme de son frère, Philippe, Hérodiade. Par vengeance, elle obtint d’Hérode son emprisonnement. Lors d’une fête, l’anniversaire d’Hérode, la fille d’Hérodiade plut à Hérode par ses mouvements de danse. Il lui promit, devant les grands de la cour, de lui donner ce quelle désirerait, fut-ce une partie de son royaume. Sous les conseils de sa mère, elle demanda et obtint d’Hérode la tête de Jean Baptiste. Voilà quelque un de grand qui a été capable de défendre la vérité jusqu’au don de lui-même.

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Prev Next

Dimanche du Bon Pasteur 2018

Dimanche du Bon Pasteur 2018

Dimanche du Bon Pasteur MBCF, « Je suis le Bon Pasteur », dit NSJC. C’est sous ce patronage du Bon Pasteur que notre Institut a voulu se placer. C’est Lui notre guide ! C’est Lui notre joie ! C’est Lui notre joie, car la joie « jaillit de la certitude que le...

L’Eglise, l’Islam et la République

L’Eglise, l’Islam et la République

Permettez-moi un petit retour sur la rencontre entre l'épiscopat et Emmanuel Macron au Collège des Bernardins. Beaucoup ont critiqué cette initiative saucisson-pinard faite pour imiter le dîner du CRIF, ce que j'ai trouvé plutôt intelligent. Avec grande naïveté je croyais que Monseigneur Aupetit, nouvel archevêque de Paris, allait faire le discours...

On peut toujours rêver !

On peut toujours rêver !

L’épiscopat a rencontré Emmanuel Macron lundi soir aux Collège des Bernardins. Ceci est une nouveauté dans la paysage politique de notre pays et l’on peut s’en féliciter. Pour autant, y a t-il un dialogue possible avec le président de la République? Bien au chaud depuis des décennies sous la couette de...

Saint Roch

Saint Roch

Notre église Saint Michel de Rolleboise possède une statue de Saint Roch. Une série de Quis ut Deus sera consacrée à ce saint très présent dans nos églises de campagne. En ce mois d’avril, la biographie de Saint Roch. L’Église catholique romaine et la ferveur populaire ont fait de Roch de...

2018 - Vendredi Saint - Chemin de Croix

2018 - Vendredi Saint - Chemin de Croix

Prédication du Chemin de Croix Introduction La Passion de Jésus, vous le savez, est son œuvre principale. Presque tous les détails en ont été prédits et annoncés avec soin par les prophètes de l’Ancien Testament. Et Jésus, dans sa passion, s’attache à tous les accomplir, à les réaliser scrupuleusement. Il dit lui-même...

2018 - Concert de carême

2018 - Concert de carême

Nous avons eu le plaisir d'avoir un concert dans notre église de Rolleboise le 18 mars dernier. Monsieur l'abbé souhaite en faire profiter le plus grand nombre ! Vous pouvez profiter des morceaux enregistrés ci-dessous : Chœur de femmes : {mp3}choeur-femmes-roll-concert_18mar18{/mp3} Stabat Mater : {mp3}Pergolese_stabat-mater_roll_18mar18{/mp3}      

2018 - Jeudi Saint

2018 - Jeudi Saint

Le sacerdoce. La Sainte Messe Le Jeudi Saint, NSJC n’a pas seulement institué le sacrement de son Corps et de son Sang, mais, en son Corps et en son Sang consacrés séparément et réellement présents sous les espèces eucharistiques, Il a institué son Sacrifice et ordonna prêtres ses Apôtres, pour qu’eux...

Semaine Sainte 2018 - La passion de NSJC

Semaine Sainte 2018 - La passion de NSJC

La passion de Notre Seigneur Jésus-Christ Jésus au jardin des oliviers Gethsémani L’agonie   Jn 18 1-3 ; Mat 26 36-56 ; Marc 14 32-52 ; Luc 22 39-53   De l’autre côté du Cédron, au pied de la colline, se trouve un jardin ombragé d’oliviers et nommé Gethsémani. Rien ne troublait la solitude de ses...

2018 - Dimanche de la Quinquagésime

2018 - Dimanche de la Quinquagésime

Jésus-Christ, notre Sauveur Le péché originel Notre Dame     Dimanche dernier, MBCF, je vous ai rappelé l’enseignement de l’Eglise sur la personne adorable du Christ Seigneur. Je me suis posé la question, avec le prophète Siméon : Qui est donc ce Christ que tant et tant d’êtres humains, depuis des siècles, et particulièrement en...

2018 - Présentation de Notre Seigneur au Temple

2018 - Présentation de Notre Seigneur au Temple

Vous trouverez ci-dessous la prédication de l'abbé Aulagnier pour la fête de la présentation de Notre Seigneur au temple ainsi que quelques photos de la messe. {phocagallery view=category|categoryid=4|limitstart=0|limitcount=0|detail=5|displayname=0|displaydetail=0|displaydownload=0|displaybuttons=1|displaydescription=0|enableswitch=1|overlib=1|piclens=1|displayimgrating=0|pluginlink=0|type=1|imageordering=3}     Solennité de la Présentation de Jésus au Temple et purification de Notre-Dame Ma profession de foi Et le prophète Siméon prit l’enfant dans ses bras et...

2018 - Dimanche de la septuagésime

2018 - Dimanche de la septuagésime

« Allez, vous aussi à ma vigne » Cela fut dit aussi aux ouvriers de la 11ème heure. C’est dire que nul n’est exclu de cette vigne. Nul n’est exclu de cet héritage. Nul n’est exclu de ce royaume de Dieu. Autrement dit, le vouloir divin du salut éternel est universel,...

Communion reparatrice des premiers samedis du mois

Communion reparatrice des premiers samedis du mois

La date du 29 mai 1930 n’est pas très connue dans l’histoire de Fatima. Pourtant c’est une date importante, presque aussi importante que celles du 13 mai ou du 13 octobre 1917. En effet, quelques jours avant, la Sainte Vierge apparut à Lucie, qui était alors novice chez les sœurs...

Fatima - Communion reparatrice des premiers samedis du mois

Fatima - Communion reparatrice des premiers samedis du mois

Communions réparatrices des premiers samedis du mois 29 mai 1930 : date importante dans l’histoire de Fatima et de la dévotion des premiers samedis du mois La date du 29 mai 1930 n’est pas très connue dans l’histoire de Fatima. Pourtant c’est une date importante, presque aussi importante que celles du 13...

Homélie du 3ème Dimanche de l'Avent 2017

Homélie du 3ème Dimanche de l'Avent 2017

Saint Jean-Baptiste Nous avons dit, Dimanche dernier, que parmi toutes les figures de l’AT qui annonçaient le Messie, - comme celle du serpent d’airain, celle du bouc émissaire, - il y en avait une qui surpassait toutes les autres figures, c’était celle de l’ « Agneau pascal ». Le sang de cet...

Homélie du 1er Dimanche de l'Avent 2017

Homélie du 1er Dimanche de l'Avent 2017

La venue du Messie Son annonce dans l’Écriture Sainte   L’Avent, MBCF, est le temps de l’attente, de l’attente du Messie, de l’attente de la venue du Messie, du Fils de Dieu. Et s’il en est ainsi, c’est parce que Dieu dans sa Sagesse et sa grande Bonté – car le propre de la...

Les âmes du Purgatoire

Les âmes du Purgatoire

MARIA SIMMA, QUI EST MARIA SIMMA ? Maria Simma est une mystique autrichienne. Par un don particulier de Dieu, déjà vu dans l'histoire de l'Eglise, elle reçoit depuis 50 ans la visite d'âmes du purgatoire. Que lui disent ces âmes ? Elles donnent des avertissements, demandent des prières, et parlent de...

Prédication pour la fête du Christ-Roi 2017

Prédication pour la fête du Christ-Roi 2017

  La fête du Christ-Roi Jésus-Christ est roi, MBCF. Il est roi, non seulement du ciel mais encore de la terre. Et il lui appartient d’exercer une véritable et suprême royauté sur les sociétés humaines. Et ces sociétés humaines, elles mêmes, doivent le confesser. C’est un point incontestable de la doctrine chrétienne....

Prédication pour le 20ème dimanche après la Pentecôte 2017

Prédication pour le 20ème dimanche après la Pentecôte 2017

  Le sacerdoce   Je voudrais vous parler du prêtre en souvenir de mon ordination sacerdotal, le 17 octobre, des mains de Mgr Lefebvre. Ce qui fait le prêtre, sa joie, c’est la découverte toute particulière du mystère de Dieu. Le prêtre, plus que tout autre baptisé, contemple ce mystère. Dieu est l’objet de...

Prédication pour le 19ème dimanche après la Pentecôte 2017

Prédication pour le 19ème dimanche après la Pentecôte 2017

  En l’honneur de Saint Michel     « L’Ange se tint près de l’autel du temple, un encensoir d’or à la main » « Et tandis que l’archange Michel luttait contre le dragon, on entendit la voix de ceux qui disaient : «le  Salut est à notre Dieu ». Telles sont, MBCF, les deux premières antiennes des Premières Vêpres de...

Prédication pour le 18ème dimanche après la Pentecôte 2017

Prédication pour le 18ème dimanche après la Pentecôte 2017

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus Je ne voudrais pas laisser passer cette année sans parler, du haut de cette chair, de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, patronne secondaire de la France. Les saints sont mis sur notre chemin pour que nous les prions, contemplions, les imitions. Sainte Thérèse, Thérèse Martin, naquit à...

16ème Dimanche après la Pentecôte

16ème Dimanche après la Pentecôte

En la solennité de saint Michel   En cette fête de Saint Michel, patron de notre petite église, je voudrais vous dire la joie de mon âme, d’être au milieu de vous. C’est en effet au milieu de vous que s’accomplit ma vie sacerdotale. Le prêtre vit au milieu d’un peuple, au...

15éme Dimanche après la Pentecôte 2017

15éme Dimanche après la Pentecôte 2017

« Celui qui sème dans l’esprit moissonnera de l’esprit, la vie éternelle ». C’est le Christ qui est au principe de la Vie éternelle C’est inéluctable. Je posséderai la vie éternelle - la finalité de ma vie - si j’en prends le chemin, si je pratique les œuvres de l’esprit : la charité, la joie...

14éme Dimanche après la Pentecôte 2017

14éme Dimanche après la Pentecôte 2017

« Cherchez d’abord le Royaume de Dieu » MBCF, faisons court et disons simplement que le « Royaume de Dieu », c’est Jésus lui-même. Oui ! Ce « Royaume de Dieu », dont le thème est si fréquent dans la prédication de NSJC, n’est finalement rien d’autre que Jésus-Christ lui-même et Jésus-Christ c’est la charité, n’est rien d’autre...

Assomption de la Sainte Vierge 2017

Assomption de la Sainte Vierge 2017

Fête de l’Assomption de la Sainte Vierge   L’Eglise, dans ces hymnes liturgiques, chante, cela ne vous étonnera pas, les différentes fêtes de NSJC, tout comme les fêtes de Notre Dame. Elle consacre trois hymnes à cette fête du 15 août, à ce mystère. Nous allons méditer sur l’hymne des premières Vêpres...

10éme Dimanche après la Pentecôte

10éme Dimanche après la Pentecôte

  « Personne, parlant par l’Esprit de Dieu, ne dit anathème à Jésus »   Ce sera le thème de notre entretien dominical. « Personne, parlant par l’Esprit de Dieu, ne dit anathème à Jésus »… Bien au contraire.  Tous ceux qui sont animés de l’Esprit Saint par suite de la réception du baptême, tout baptisé chante avec...

La Rébellion cachée

La Rébellion cachée

Je voudrais, à la reprise de l’année apostolique, en octobre, faire diffuser dans le cadre paroissial, « saint Michel de Rolleboise », le film, dont on parle beaucoup aujourd’hui : « La Rébellion cachée » de Daniel Rabourin sur l’épopée vendéenne. L’Homme Nouveau vient de publier une interview de l’auteur. En...

9ème Dimanche après la Pentecôte

9ème Dimanche après la Pentecôte

« Si tu connaissais, toi aussi, au moins ce qui te procurerait la paix » « Tu n’as pas connu le temps où tu as été visité »   Terrible reproche, MBCF, que ce reproche adressé par NSJC au peuple juif : « Tu n’as pas connu le temps où tu as été...

7ème Dimanche après la Pentecôte 2017

7ème Dimanche après la Pentecôte 2017

Le salaire du péché, c’est la mort. La grâce de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ     MBCF, voilà des belles paroles mais, je pense, un peu mystérieuses. Elles demandent éclaircissements. « Le salaire du péché, c’est la mort » dit Saint Paul « Stipendia peccati mors ». Un peu plus haut, il...

La dévotion au premier samedi du mois

La dévotion au premier samedi du mois

Parce que je serais très heureux que dans la paroisse Saint Michel de Rolleboise, la dévotion au premier samedi du mois se développe comme l'a demandée  Notre Seigneur à Sœur Lucie de Fatima, il me semble heureux de porter à  votre connaissance, dans ce numéro de juillet, les documents officiels...

Les communions réparatrices des premiers samedis du mois

Les communions réparatrices des premiers samedis du mois

29 mai 1930 : date importante dans l’histoire de Fatima et de la dévotion des premiers samedis du mois La date du 29 mai 1930 n’est pas très connue dans l’histoire de Fatima. Pourtant c’est une date importante, presque aussi importante que celles du 13 mai ou du 13 octobre 1917. En...

Veille Actualité