Prédications

Présentation de Jésus au Temple - 01/01/2017

Les vœux du vice chapelain de Rolleboise

Saint Paul est un homme d’action de grâce. « Je rends grâce au Seigneur » écrivait-il de nombreuses fois dans ses lettres. Le mystère du Christ était sa joie, son chant d’allégresse, son action de grâce. Sa lettre aux Ephésiens en est l’exemple type. Elle n’est qu’une action de grâce à Dieu le Père: « Béni soit le Dieu et le Père de NSJC qui nous a comblés dans le Christ de toutes sortes de bénédiction spirituelles toutes célestes » (Eph 1 3)

Quelles sont donc ces bénédictions ? Quels sont donc ces bienfaits ?

J’aimerais vous les rappeler brièvement pour que vous en viviez toujours mieux.

J’en ferai ainsi l’expression de mes vœux pour cette nouvelle année.

Le premier de ces bienfaits, c’est l’amour de Dieu qu’il a manifesté dans son Fils, par l’envoi de son Fils. « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique (Jn 3 16). La Nativité du Christ est bien la manifestation de la Charité de Dieu. Elle en est la preuve évidente. Et cette charité est immense, sans limite, généreuse, bienfaisante. Aussi on peut comprendre facilement que Saint Paul puisse écrire que la Charité du Christ le presse : « Caritas urget nos ». Si Dieu est ainsi charité – et quelle charité - : « Deux caritas est », on peut comprendre facilement qu’il faut que nous grandissions dans cette charité divine pour en mieux vivre.

C’est le vœu que saint Paul formulait aux Ephésiens : « … que Jésus-Christ habite vos cœurs par la foi afin que étant enracinés et fondés sur la charité, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur et connaître l‘amour du Christ qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu ».

Et de fait qui pourrait douter de cette charité du Christ. Nous la contemplons dans la crèche. Lui le Fils de Dieu n’a pas craint pour notre salut de se faire homme. Quelle charité ! Nous l’avons vu dans sa vie publique, multiplier les miracles, soulager les douleurs physiques, morales… Nous l’avons vu à la porte de Naïm, arrêter le cortège funèbre et par compassion ressusciter l’enfant et le remettre à sa mère, qui était veuve. Nous l’avons vu portant sa croix, aller jusqu’au Golgotha sous le regard de sa Mère et là, cloué sur la Croix, remettre son âme en les mains de son Père. « Père, je remets mon âme entre vos mains ». Et au paravent, il avait pardonné à ses bourreaux. Il nous a donné sa Mère pour qu’elle soit aussi notre Mère….. Nous l’avons vu affectueux auprès des petits : « laissez venir à moi les petits enfants c’est à de telle qu’appartient le Royaume de Dieu ». Nous l’avons vu enseigner, nous avons écouté son enseignement ! Quelle tendresse ! Quelle bonté dans sa parole. Il s’est défini comme le Bon Pasteur qui connait ses brebis et qui donne sa vie pour elles. Nous l’avons entendu dire qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l’on aime…Et de fait, le jour de Vendredi Saint il réalisa sa parole. Nous l’avons vu le Jeudi saint instituer la sainte Eucharistie pour que nous ayons la vie éternelle. Nous l’avons vu instituer le sacerdoce et l’Eglise pour que tous ses trésors ne se perdent pas mais soient à jamais gardés fidèlement et prêchés à toutes les générations et aujourd’hui à nous et fassent la joie de nos intelligences et de nos cœurs. Quelle joie en effet de méditer toutes les vérités de notre sainte religion. Et Marie gardez toutes ces choses en son cœur, les méditant.

Il a raison saint Paul de dire aux Ephésiens que Jésus-Christ habite vos cœurs par la foi afin que étant enracinés et fondés sur la charité, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur et connaître l‘amour du Christ qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu ».

Oui ! Forts de toutes ces révélations, nous ne pouvons pas ne pas comprendre quelle est la largeur, la longueur et la hauteur de la charité de NSJC. De sorte que nous soyons, tous, remplis de cet amour.

Tel est mon premier vœu ! Que vous grandissiez dans la connaissance de l’amour de Dieu.

Le deuxième bienfait de Dieu, c’est notre filiation divine qui est un effet de son amour et nullement de nos mérites : « C’est en lui ( en Jésus) que Dieu nous a élus …, nous ayant dans son amour, prédestinés à être ses fils adoptifs par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de la magnificence de sa grâce, par laquelle il nous a faits agréables à ses yeux en son Fils bien aimé » (Eph 1 4-6)

Quelle richesse d’expression ! Nous sommes les « élus » de Dieu, l’objet de son « élection », nous sommes « les choisis » de Dieu, non en raison de nos mérites personnels mais par pure gratuité, en raison de son amour. Il nous a prédestinés à être ses fils adoptifs. Ce que le Fils de Dieu, le Verbe fait chair, est par nature, nous le sommes pas grâce. Si nous sommes fils, nous sommes aussi héritiers de Dieu, cohéritiers du Christ. C’est-à-dire que nous avons part au même héritage que le Fils par nature, à la même béatitude, au même royaume. Que de grâces ! Que de bienfaits !

Fasse le Ciel que nous grandissions toujours plus dans cette filiation divine !

Ce sera mon deuxième vœu ! Qu’est-ce, à côté de ces grandeurs, MBCF, les soucis de ce monde ? Rien ! Ils doivent fondre comme neige au soleil !

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Messe de Noël - 25/12/2016

Il vous est né aujourd’hui… un Sauveur qui est le Christ Seigneur.

MBCF, ne cessons pas de méditer, en cette nuit de Noël, les paroles de l’ange aux bergers : « …et l'ange leur dit : " Ne craignez point, car je vous annonce une nouvelle qui sera pour tout le peuple une grande joie : il vous est né aujourd'hui, dans la ville de David, un Sauveur, qui est le Christ Seigneur. Et voici ce qui vous en sera le signe : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une crèche. " Tout à coup se joignit à l'ange une troupe de la milice céleste, louant Dieu et disant : " Gloire, dans les hauteurs, à Dieu ! Et, sur terre, paix aux hommes de bonne volonté ! ».

Ici, MBCF, l’ange donne le motif de l’Incarnation : « un Sauveur vous est né qui est le Christ Seigneur ». Cette raison est la grande révélation de l’Evangile. C’est la bonne nouvelle de la Nuit de Noël. Et cette bonne nouvelle du salut apportée par le Christ Seigneur est, sera, doit être, bien évidemment, la raison de la joie du peuple : « Je vous annonce une nouvelle qui sera pour tout le peuple une grande joie : Il vous est né aujourd’hui un Sauveur » 

Toujours, dans tous les écrits évangéliques, MBCF, l’Incarnation est liée au salut. Le Christ Seigneur est venu nous apporter le salut. C’est l’affirmation de l’ange. Et qui pourrait oser affirmer n’avoir pas besoin du salut de Dieu …Il faudrait être saisi par la perversité de ce monde moderne pour l’oser l’affirmer. Le monde moderne n’éprouve en effet aucune nécessité du salut parce qu’il ne se sait pas pécheur. Ca ne lui dit rien ! Il ne sait plus ce qu’est le péché parce qu’il ne sait plus ce qu’est Dieu et sa perfection. Et c’est pourquoi n’ayant aucun sens du péché, il n’éprouve aucune nécessité d’un Sauveur. Et c’est pourquoi il traîne sa vie sans espérance, sans désir du ciel, sans amour de Dieu, sans reconnaissance et sans joie. Il vit seulement la fête, il profite des fêtes chrétiennes pour se divertir un peu mais dans la tristesse et demain dans la casse….Quand on pense que 7000 hommes d’armes sont conviés pour garder cette année, l’ordre dans la cité…On peut mesurer le déclin d’une société…

Mais nous nous le savons. Le péché existe. Le péché originel, les péchés personnels. Pour nous en libérer, le Christ Seigneur est venu en cette Nuit.

Déjà dans l’Ancien Testament, les prophètes lient la venue du Messie à la Rédemption. L’Ancien Testament montre du Christ futur son rôle de Rédempteur. La première promesse de l’Incarnation, faite aussitôt après la chute, prédit un Sauveur qui doit briser la tête du serpent. C’est affirmé dans la Genèse au chapitre 3, verset 15. Vous en connaissez le texte. Les prophètes entrevoient un Messie qui se substitue à nous pour expier. Et c’est pourquoi ils nous le présente – c’est Isaïe – comme un Messie brisé, broyé à cause de nos iniquités. C’est le fameux texte d’Isaïe sur le « serviteur souffrant ». Il mettra fin ainsi au péché, détruira le mal et amènera le règne de la justice éternelle. C’est Daniel qui l’annonce.

Mais le Nouveau Testament est plus explicite encore.

L’ange de l’Annonciation annonce à Marie l’Incarnation et annonce en même temps que le Christ vient comme Sauveur et qu’il faudra l’appeler Jésus : «  Voici que vous concevrez, et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus », lui dit l’ange. Quand Joseph est dans le trouble, le céleste messager lui révèle que le Fils de Marie est du Saint Esprit, que son nom doit être Jésus parce qu’il sauvera les hommes de leurs péchés : « Joseph, son mari, qui était juste et ne voulait pas la diffamer, se proposa de la répudier secrètement. Comme il était dans cette pensée, voici qu'un ange du Seigneur lui apparut en songe, et lui dit :" Joseph, fils de David, ne craint point de prendre chez toi Marie ton épouse, car ce qui est conçu en elle est du Saint-Esprit. Et elle enfantera un fils, et tu lui donneras pour nom Jésus, car il sauvera son peuple de ses péchés. » Voilà qui est clair ! Après la naissance de Jésus, souvenez vous des paroles de l’ange aux bergers : «  Il vous est né aujourd’hui un Sauveur, le Christ Seigneur, dans la cité de David ». Plus tard, Saint Jean Baptiste saluera Jésus comme l’Agneau victime qui efface le péché du monde : « Le lendemain, Jean vit Jésus qui venait vers lui, et il dit: "Voici l'agneau de Dieu, voici celui qui enlève le péché du monde ». Jésus, lui-même, dans toute sa vie publique et ses prédications, se donne comme le médecin qui vient guérir l’humanité malade. Ainsi quand les pharisiens se scandalisent de voir NSJC assister chez Lévi à un grand dîner de publicains et de gens mal famés parmi les scribes, Notre Seigneur leur explique, en ces termes, la raison de sa Mission : « Ce ne sont pas ceux qui sont en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais ceux qui sont malades. Je ne suis pas venu appeler les justes mais les pécheurs, afin qu’ils fassent pénitence » (Lc 5 31-32) C’est la même déclaration très nette quand il répond à Zachée : « Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Lc 19 10). C’est aussi l’affirmation de saint Paul à Timothée : « C’est donc une parole certaine et entièrement digne d’adhésion, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier » (1 Tm 1 15) Et il répète ce même enseignement lorsqu’il s’adresse aux Galates : « Mais lorsque est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, formé d'une femme, né sous la Loi, afin qu’il rachetât ceux qui sont sous la Loi, afin de nous conférer l'adoption ».
Et saint Jean confirme en son évangile même doctrine : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle » (Jn 3 15).

Et les pères de l’Eglise – la Tradition - parlent tous dans le même sens que les Ecritures. Saint Irénée affirme que « si la chair n’avait pas eu besoin d’être sauvée, jamais le Verbe de Dieu ne se serait fait chair » (Adv. Haer. 1. 5, 14).

Saint Augustin dit encore : « Le Christ n’avait aucune raison de venir, sinon pour sauver les pécheurs : pas de maladie, pas de blessures, pas non plus besoin de remède » et ailleurs, il écrit : « S’li n’aimait pas vraiment les pécheurs, il ne descendrait pas du ciel sur terre ». On ne peut lier en termes plus formels l’Incarnation d’avec la délivrance de nos péchés. NSJC n’est pas venu pour un autre motif que celui de vivifier, de sauver, de délivrer, de racheter les hommes.

C’est pourquoi, MBCF, en ce jour de Noël, il nous faut lever la tête et savourer la paix de Seigneur. C’est ce que nous récitions lors des premiers vêpres de la fête : « Levez la tête : voici qu’approche votre rédemption ». Et au Capitule des premières Vêpres, toujours, l’Eglise nous donne à méditer, le texte de saint Paul : « La bonté de Dieu, notre Sauveur, et son amour pour les hommes ont paru ; il nous a sauvés non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais en vertu de sa miséricorde » (Tit 3 4-5). Et nous répétons cela dans la merveilleuse hymne des Vêpres : « Jesu Redemptor omnium » Nous chantons que l’espérance du salut n’est qu’en Lui : « O vous, lumière et splendeur du Père, vous, l’éternelle espérance de tous, écoutez les prières que répandent vos serviteurs dans le monde entier….Ce jour, que chaque année nous ramène dans son cycle, est témoin que seul descendu du sein du Père, vous êtes venu pour le salut du monde » (Mundi salus). Mais cette hymne reste parfaitement joyeuse et dit : « Les astres, la terre, la mer et tout ce qui est sous le ciel saluent par un cantique nouveau l’auteur de ce nouveau salut » « Salutis auctorem novae Novo salutat contico » et le poème se termine par cette merveilleuse strophe : « Et nous, que l’onde bienheureuse de votre sang divin a lavés, nous acquittons le tribut de cette hymne en l’honneur de votre jour natal ».

Vraiment l’Eglise exprime merveilleusement la doctrine catholique dans sa liturgie.

Les Matines de ce jour sont vraiment source de joie et de paix.

Le choix des textes et des lectures est absolument formidable.

La première lecture est tirée du prophète Isaïe : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière, et sur ceux qui habitaient le pays de l'ombre de la mort, la lumière a resplendi. Vous avez multiplié votre peuple vous avez rendu grande la joie; il se réjouit devant vous comme on se réjouit à la maison, comme on pousse des cris au partage du butin. Car le joug qui pesait sur lui, la verge qui frappait son épaule, le bâton de son exacteur, vous les avez brisés comme au jour de Madian! Car toute sandale du guerrier dans la mêlée, et tout manteau roulé dans le sang sont livrés à l'incendie; le feu les dévore. Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné; l'empire a été posé sur ses épaules, et on lui donne pour nom: Conseiller admirable, Dieu fort, Père éternel, Prince de la paix ».

La seconde lecture chante la délivrance de Jérusalem. Il en sera ainsi aussi le jour de la Nativité : «  Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. Parlez au coeur de Jérusalem, et criez-lui: Que sa servitude est finie, que son iniquité est expiée, qu'elle a reçu de la main de Yahweh le double pour ses péchés. Une voix crie: Frayez dans le désert le chemin de Yahweh, aplanissez dans le steppe une route pour notre Dieu ! Que toute vallée soit relevée, toute montagne et toute colline abaissées; que la hauteur devienne une plaine, et les roches escarpées un vallon ! Alors la gloire de Yahweh apparaîtra, et toute chair sans exception la verra; car la bouche de Yahweh a parlé »

Il en de même de la 3ème lecture :

 « Réveille-toi, réveille-toi, revêts ta force, Sion ! Revêts tes habits de fête, Jérusalem, ville sainte !.... Secoue ta poussière, relève-toi, assieds-toi, Jérusalem; détache les chaînes de ton cou, captive, fille de Sion! Car ainsi parle Yahweh: Vous avez été vendus pour rien, et sans argent vous serez rachetés!
Car ainsi parle le Seigneur Yahweh: Mon peuple descendit jadis en Egypte pour y séjourner puis Assur l'opprima sans cause. Et maintenant qu'ai-je à faire ici? -- oracle de Yahweh, puisque mon peuple a été enlevé sans droit? Ses tyrans poussent des hurlements, -- oracle de Yahweh et sans cesse, tout le jour, mon nom est outragé. C'est pourquoi mon peuple connaîtra mon nom ; oui, il saura en ce jour que c'est moi qui dis : "Me voici !" Qu'ils sont beaux sur les montagnes les pieds du messager; qui publie la bonne nouvelle de la paix ; de celui qui annonce le bonheur, qui publie le salut; de celui qui dit à Sion: "Ton Dieu règne !" La voix de tes sentinelles ! Elles élèvent la voix, elles poussent ensemble des cris d'allégresse, car elles voient de leurs yeux le retour de Yahweh en Sion. Eclatez ensemble en cris de joie, ruines de Jérusalem ! Car Yahweh a consolé son peuple, il a racheté Jérusalem. Yahweh a découvert le bras de sa sainteté, aux yeux de toutes les nations; et toutes les extrémités de la terre verront le salut de notre Dieu. Partez, partez, sortez de là ; ne touchez rien d'impur ! Sortez du milieu d'elle ; purifiez-vous; vous qui portez les vases de Yahweh ».

N’appréciez vous pas ces lectures ? Ce sont les plus beaux récits que l’on puisse proposer à notre méditation.

Viennent ensuite les belles lectures de saint Léon le Grand, pape. Il nous appelle lui aussi à la joie : « Notre Sauveur est né aujourd’hui : réjouissons nous. Il ne peut y avoir de tristesse au jour où naît la vie, qui dissipant la crainte de la mort, répand en nos âmes la joie, par la promesse de l’éternité. Il n’y a personne qui est sa part de cette allégresse. Tous ont un même motif de se réjouir car notre Seigneur, destructeur du péché et de la mort, nous trouvant tous assujettis au péché, est venu pour nous affranchir tous. Qu’il trésaille celui qui est saint, car la palme approche pour lui. Que le pécheur se réjouisse : voici qu’on l’invite au pardon. Que le Gentil prenne courage : car il est convié à la vie. En effet, le Fils de Dieu dans la plénitude des temps fixés par les impénétrables profondeurs du conseil divin, a pris la nature humaine, pour la réconcilier avec son auteur, afin que l’inventeur de la mort, le diable, fut vaincu par où il avait triomphé ».Pour ne pas allonger, nous en resterons là. Amen.

3ème dimanche de l’Avent - 11/12/2016

MBCF, hier samedi, il m’a été donné de relire la belle lettre de saint Paul aux Ephésiens, cette lettre qu’il écrivit alors qu’il était en prison, qu’il écrivit pour toutes les communautés de l’Asie. Cette lettre est un cri d’amour pour le Christ Jésus, un cri d’amour  pour son œuvre rédemptrice. Prisonnier, il est tout adonné à la prière et à la contemplation de cette œuvre salvifique en le Christ. Ses ennemis veulent « rabaisser le Christ et son œuvre ». Ce rabaissement de Jésus est pour lui un blasphème insupportable. Il le repousse et  veut, tout au contraire, l’exalter. Il le veut. Il le fait. Le Christ, le salut, est la plus belle chose du monde. Hors du Christ, nul salut, Mais en Lui: justification, sanctification, béatitude, rédemption universelle. Tout est dans le Verbe incarné. En Lui « toutes les richesses » de sainteté, d’espérance, de charité. Elles s’y trouvent, non point d’une manière quelconque mais d’une manière « insondable », dit saint Paul. Il ne trouve pas toujours les mots pour exprimer sa pensée tant les richesses du Christ qu’il veut confesser face à ses détracteurs,  sont grandes. Le dessein de Paul, en cette lettre, c’est de révéler, en son développement majestueux,  le mystère divin, le mystère de l’Incarnation, le « mystère de l’amour du Christ surpassant toute connaissance, nous donnant Dieu en plénitude, rendant, dès lors, superflue, inutile, impossible même toute autre révélation ».
La prière était devenue chez Saint Paul en prison sa vie même, l’occupation continue de son âme. C’est l’esprit tout à Dieu qu’il dicta cette lettre aux Ephésiens. Cette lettre n’est qu’une action de grâces au Père qui nous donne tout don parfait dans son Fils incarné. Ecoutez cet accent de son cœur : « Béni soit le Dieu et Père de Notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a comblé dans le Christ de toutes sortes de bénédictions spirituelles toutes célestes » (Eph 1 3).

Dès l’éternité, il nous a choisis dans le Christ, et pour la plus noble fin, pour nous faire « immaculés, saints devant lui en amour ». La charité, qui ne peut pas ne pas naître de la contemplation de ce mystère du Christ, est le principe de toute sainteté. Oui ! C’est de cette vertu surnaturelle qu’est la charité, que jaillit toute sainteté. Il nous a prédestiné par là à devenir dans notre union au Christ, « ses enfants adoptifs », Il nous a prédestiné à obtenir par le sang de Jésus la rédemption, la rémission des péchés. Sans Lui, nulle réparation possible. Telle est, pour saint Paul, la volonté éternel de Dieu, volonté demeurée mystérieusement cachée jusqu’à l’heure où les temps se trouvant accomplie, la révélation s’en est faite : « tout a été réuni dans le Christ, tant les choses du ciel que les choses de la terre » (Eph 1 10) Aussi est-ce en Lui « que nous avons été élus », nullement selon nos œuvres, mais selon la seule « résolution de celui qui opère toutes choses d’après le conseil de sa volonté », élus «pour que nous servions à la louange de sa gloire ». C’est donc en Lui que nous pouvons accomplir toute justice, rendre gloire à Dieu. Et c’est dans cette élection divine, nous qui croyons au Fils incarné, que nous nourrissons notre espérance : « nous qui d’avance avons espéré en NSJC ».

Aussi saint Paul qui connaît mieux que quiconque ce mystère de Jésus-Christ, se réjouit-il pour cette église d’Asie : « Je ne cesse de rendre grâce pour vous dans mes prières ». Et que demande-t-il dans son action de grâce ?  Il demande  que les Ephésiens grandissent dans la « connaissance » de Dieu « en le Christ ; qu’ils sachent toujours mieux l’espérance à laquelle ils sont appelés, qu’ils comprennent les « richesses de la gloire » auxquelles ils sont destinés et surtout qu’ils comprennent que le Christ est tout : « Il (Dieu) a tout mis sous ses pieds et l’a donné pour chef sur toutes choses à l’Eglise qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous ».

Ephésiens, avant votre venu à la foi, avant notre prédication, vous étiez aux yeux de Dieu « enfants de colère » (2 1-3), Mais Dieu qui est riche en miséricorde, poussé par le grand amour qu’il a pour vous, alors que vous étiez morts par le péché, vous a rendu la vie dans le Christ…vous a ressuscités avec lui ( pour que comme Lui vous viviez désormais pour Dieu, « vivit Deo »), Il vous a fait asseoir dans le ciel en Jésus-Christ, afin de montrer aux siècles à venir, dans sa bonté sur vous dans le Christ Jésus, les richesse surabondantes de sa grâce » (Eph 2 4-7).

Mais vous n’étiez pas seulement, avant la venue du Christ, « enfants de la colère », vous étiez « étrangers aux alliances de la promesse, sans Messie, sans espérance, sans Dieu en ce monde ». Mais dans et grâce à Jésus, à son Incarnation rédemptrice, « dans Jésus seul et par la vertu de son sang, éloignés autrefois des choses divines, vous en êtes proches maintenant ».

Qu’il en soit ainsi de vous, chrétiens de Rolleboise !

Comprenez que Jésus est votre Paix : « car c’est lui qui est notre paix ». C’est Lui qui est « venu annoncer la Bonne Nouvelle » : « et paix aux hommes de bonne volonté » chantent les anges sur la crèche de l’enfant Jésus.

C’est pourquoi devant cette volonté de bienveillance divine qui éclate en son Fils Jésus, sur vous, en vous, il vous faut comprendre avec tous les saints « quelle est la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur de ce mystère, connaître l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance, afin d’être remplis selon la toute plénitude de Dieu même ».

« Vous pouvez, en écoutant ce discours, reconnaître l'intelligence que Saint Paul a du « mystère du  Christ », de Celui que nous fêterons en cette nuit de Noël. Il est clair que ce mystère « n'a pas été manifesté aux hommes dans les âges antérieurs, comme il a  été révélé de nos jours par l'Esprit aux saints apôtres et prophètes de  Jésus-Christ et surtout en saint Paul ».

Puissions-nous, MBCF, donner au Mystère du Christ toute sa valeur, toute sa place dans notre vie personnelle. A la lumière de ce que nous venons de dire en suivant saint Paul, nous pouvons affirmer que c’est dans notre relation au Christ que le jugement de Dieu sera porté sur nous. Si nous sommes dans une relation vivante avec NSJC alors nous nous préparons à la vie éternelle et nous participerons à la gloire de Jésus par la présence de l’Esprit Saint en nous. Ailleurs NSJC dit « Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il sèche, puis on ramasse les sarments, on les jette au feu et ils brûlent » (Jn 15 6)

Alors on conçoit qu’il  est capital de répondre à cette question : Mais où trouverais-je ce Christ ? Je vous réponds avec certitude : nulle part ailleurs que dans  l’Eglise. C’est en elle, en l’Eglise, que je trouve les saintes Ecritures qui me parlent de Lui. C’est en elle que je trouve les Apôtres, que je trouve leurs Ecrits qu’elle m’interprète grâce à ses docteurs, à ses saints. C’est en elle que je trouve l’eucharistie qui n’est rien d’autre que le Christ présent réellement, substantiellement sous les apparences du pain et du vin dans nos tabernacles. C’est en elle alors que je trouve la vie divine : « Qui mange mon corps et boit mon sang, a la vie éternelle ». L’Eglise  a été fondée pour cela : pour faire part aux âmes des mérites infinis du Christ, pour les faire vivre du Christ. L’Eglise est alors vraiment « cette fontaine de vie », « cette source de vie ».

Cette source de vie qui est tellement bien exprimée par la mosaïque,  du XII ème  siècle, de la Basilique de saint Clément dans l’abside, à Rome. C’est le Christ cloué en croix. On peut y observer la floraison luxuriante d’un pied d’acanthe, duquel partent de très nombreux rameaux qui s’étendent dans toutes les directions avec leurs fleurs et leurs fruits. La vitalité de cette plante vient de NSJC et de sa croix qui est principe de vie. Jésus est le Nouvel Adam qui, par le mystère de son Incarnation rédemptrice, fait refleurir l’humanité, fait revivre l’humanité,  en la réconciliant avec Dieu le Père. Autour du Christ en Croix,  il y a douze colombes blanches qui représentent les douze Apôtres. Au pied de la Croix se trouvent Marie et l’Apôtre Jean. En haut, apparaît la main du Père qui offre une couronne de gloire à son Fils, victorieux de la mort par sa vie crucifiée. A la base de la plante, un petit cerf combat le serpent du mal. De cette plante qui représente l’arbre de la rédemption, naît une source d’eau jaillissante qui donne vie aux quatre petits ruisseaux qui symbolisent les quatre évangiles, auxquels s’abreuvent les fidèles, comme le font les cerfs aux sources d’eau vive. L’Eglise est ainsi représentée ici comme un jardin céleste vivifié par Jésus et son mystère, véritable arbre de vie. Je suis cette biche qui, au pied de la Croix veut s’abreuver…pour vivre.

De la dépendance vis-à-vis de Dieu - Prédication du 06/11/2016

 Je voudrais, en ce dimanche, méditer sur la dépendance vis-à-vis de Dieu. Voilà une vérité fondamentale. Nous sommes dépendants de Dieu. Nous devons vivre dans cette dépendance, dans le respect des lois et des commandements de Dieu. L’oraison m’en donne l’occasion.

 

Abbé Paul AulagnierDe la dépendance à Dieu 

 

La sagesse philosophique ainsi que la théologie  nous enseignent cette dépendance à l’égard de Dieu.

 

La Sagesse philosophique nous apprend que nous recevons notre être de Dieu. Nous n’avons pas  l’être par nous-même. Nous le recevons. Nous sommes dépendants dans l’existence d’un Autre qui, lui, a l’être par Lui-même. Et cela nécessairement.  Autrement rien ne serait, rien de ce qui est, aurait sa raison d’être. Relisons notre théodicée et les conclusions sont là, inéluctables, d’une logique implacable : l’homme, par lui-même, n’est rien. Il est dans les mains de  Dieu constamment. Nous ne pouvons rien faire par nous-même, Nous sommes totalement, dans l’être et dans l’agir,  dans la dépendance de Dieu. 

 

D’autre part la théologie nous apprend que nous sommes pécheurs, que notre Seigneur est venu pour nous racheter, qu’Il a versé son sang sur la croix et que, sans Lui, nous ne pouvons rien faire de nous-mêmes pour le ciel.

 

Alors nous sommes réellement dans la dépendance de Dieu, pour notre salut.

 

C’est cette dépendance qui caractérisa  toute la civilisation chrétienne. Elle est caractérisée par cette dépendance vis-à-vis de Dieu, L’Eglise et son clergé vivaient dans cette dépendance ; les  rois, les princes, les familles, les personnes, les petits et les grands. Tout était soumis à Dieu. Ce principe était admis de tous, même s’il n’était pas toujours pratiqué. Tout dépendait de Dieu, de NSJC. Le Christ était vraiment le Roi, le Roi accepté officiellement, publiquement, par tout le monde, par toute la société, publiquement. Il y avait partout cet esprit de respect de la nature, création de Dieu, mais aussi de simplicité, de discrétion, d’humilité dans les personnes, dans les  foyers. La règle, c’était le Christ et sa loi, son Evangile. Il y avait partout cette dépendance à l’Evangile du Seigneur.  D’où naissait ce désir d’instaurer en nous et en la cité, le Règne de NSJC. « Instaurare omnia in Christo ». C’est la devise de saint Pie X. Mais bien avant, c’était  l’affirmation de Saint Paul : « Recapitulare omnia in Christo ». « Recapitulare » ! L’avantage de ce verbe, c’est qu’il contient le mot latin  « caput », qui  veut dire  « tête ». Tout doit être ramené à la tête qui est NSJC. Il n’y a rien en dehors de Lui.

 

Je pense qu’il faut méditer souvent cela.  C’est la principale réalité.

 

Principale réalité ! Alors, le but essentiel de l’ apostolat sacerdotal doit être de mettre les fidèles dans cette dépendance : songez à Dieu, vous ne pouvez rien faire sans Dieu, alors pensez à Dieu, priez le, unissez-vous à lui ; vous ne pouvez rien faire sans NSJC; vous ne pouvez pas sauver vos âmes sans Lui ; vous ne le pouvez pas, c’est impossible, vous ne pouvez pas avoir le moindre mérite pour le ciel sans le sang de NSJC, sans sa charité qui habite en vos cœurs, sans sa grâce. « Nihil mihi prodest », disait saint Paul : il ne me sert de rien de donner mon corps à brûler pour un amour quelconque, si je n’ai pas la charité, la vraie charité. « Nihil mihi prodest », cela ne me sert de rien. NSJC l’a répété : « sine me, nihil potestis facere ». Il faut en être convaincu. Prenez garde de ne pas travailler en vain… La conclusion du Canon de notre belle messe, nous le laisse entendre : « Per Ipsum et cum Ipso et in Ipso…omnis honor et gloria ». Il n’y a de gloire, de louange, d’honneur possible, ici-bas, rendu à Dieu « qu’en Lui, avec Lui, par Lui ». Toutes nos prières se terminent par cette formule : « Per Dominum nostrum Jesus Christum ». C’est plus qu’une formule. C’est la réalité. Tout doit se faire en Lui, par Lui et avec Lui. Saint Paul le dit bien : « Mihi vivere Christus est ». « Vivre pour moi c’est le Christ». Quelle affirmation de dépendance totale. Son être, c’est celui-là même du Christ. Il n’a plus de volonté propre. Il n’a qu’une seule volonté en Saint Paul, celle du Christ. Il est dans sa dépendance totale. Il est un instrument, l’instrument du Christ, comme le pinceau l’est dans la main du peintre. « Voilà ce que vous devrez apprendre à vos fidèles », nous disait Mgr Lefebvre, « leur apprendre cette dépendance à Dieu par les sacrements, par la grâce du Bon Dieu, par la prière, par l’accomplissement de la volonté de Dieu. L’accomplissement de la volonté de Dieu, c’est cela la sainteté. Le teste de la sainteté, qui consiste dans  la charité, c’est l’accomplissement de la volonté de Dieu. « Vous êtes mes disciples si vous accomplissez mes commandements », disait NSJC. « Si vous accomplissez mes commandements nous viendront en vous et nous ferons en vous notre demeure ». C’est bien clair. La sainteté, c’est la dépendance en NSJC.

 

Ce fut l’attitude de Notre Dame : « Que votre volonté soit faite » dit-elle à l’ange Gabriel. Voilà la valeur essentielle du monde catholique !

 

Aussi nous trouvons-nous  en cela, en cette volonté de dépendance, en opposition fondamentale avec le monde moderne qui professe, lui, au contraire, la volonté d’indépendance vis-à-vis de Dieu. C’est une « contre-valeur ». Il mène une guerre inlassable contre toute dépendance de Dieu, contre toutes les lois de Dieu, contre tous les dogmes, contre toutes les lois surnaturelles et naturelles. Il veut tout détruire de l’œuvre divine. Tout ce qui rappelle Dieu, tout ce qui rappelle une dépendance à Dieu doit être brisé, doit être changé. Il faut faire la révolution dans tous les domaines : se libérer de Dieu, se libérer de la dépendance de Dieu dans tous les domaines, naturels et surnaturels. C’est l’esprit de Satan. Reconnaissez que c’est le principe de la législation actuelle. Elle est dominée par le « non serviam » de Satan. Ce « non serviam » est de plus en plus actuel. « Nolumus hunc regnare super nos ». Voilà le cri de la Révolution. Voilà encore le cri du monde juif qui refuse encore le Christ, son Messie. Voilà le cri de la Franc-maçonnerie. « Solve et Coagula ». Ils s’y emploient. Ö Combien !

 

Il n’y a donc  pas le moindre mariage possible entre nous et le monde animé d’un tel esprit. Si mariage, il y avait, ce serait un « adultère », ce serait une fornication.

Si mariage, il y avait, il ne pourrait être conclu devant cet autel qui est le lieu du saint Sacrifice de la messe. Là, est le cœur de l’Eglise, comme le sacrifice de la Croix fut le centre de la vie du Christ. Or là, est l’expression la plus réelle de la dépendance de Dieu. NSJC –ici, au Golgotha, là, à la messe, -  unit sa volonté à celle de son Père. « Père, Non ma volonté mais la vôtre ». « Que votre volonté soit faite et non la mienne». Voilà affirmée la totale et absolue dépendance.  Et nous l’imitons merveilleusement en chaque messe, dans la récitation du « Notre Père ». Et nous l’imitons merveilleusement lorsque nous nous agenouillons devant la Croix, devant l’Eucharistie. Nous professons notre dépendance de Dieu  « Dites seulement une parole et mon âme sera guérie ». Nous professons une totale dépendance à NSJC, véritable « médecin » de nos âmes.

 

Et voilà pourquoi les libéraux, qui veulent « fricoter » avec le monde et son principe, ne nous aiment pas et même veulent notre disparition. Nous opposons doctrine à doctrine, « valeur » à « contre-valeur »…

 

Mais plus fondamentalement encore, voilà pourquoi la nature elle-même se révolte contre l’homme…comme jadis en Adam et Eve, au Paradis terrestre, après le péché originel…D’où ces tremblements de terre à répétition, jusqu’au cœur de l’Italie qui détruisent même le sanctuaire le plus illustre, celui de saint Benoît, à Nurcia, symbole de la chrétienté et de la soumission à Dieu et à sa Loi.

 

Aussi lisez ce commentaire de Roberto de Matthei qui suit cette méditation dominicale. Il vous convaincra de l’obligation pour l’homme de vivre dans cette dépendance vis-à-vis de  Dieu, si seulement il veut vivre…Autrement le monde lui-même, la nature se déchaîne…

 

 

Abbé Paul Aulagnier 

 

Article de la revue Item pour compléter la prédication

 

(Prédication pour le 25 dimanche après la Pentecôte. 5ème dimanche après l’Epiphanie)

 

Messe de Minuit - 24/12/2016

Essayons, MBCF, de faire le lien entre le conte de Noël que vous venez de voir dans notre belle petite église, en cette nuit de Noël, entre  son message essentiel et le Mystère de la Nativité que nous fêtons en cette Nuit sainte. Vous verrez, notre charité et notre dévotion mariale n’en seront que renforcées. 

Car de fait il y a un lien profond entre ce conte et le mystère de la Nativité.

Voyons de près les choses !

Quel est le sens fondamental de ce conte de Noël composé par notre cher Colonel pour cette veillée de Noël? Qu’est-ce qui  constitue l’essentiel du conte ? C’est finalement la conversion du chasseur Stephane, conversion  qu’il publie en cette Nuit de Noël. « Vois-tu, Thérèse, j’étais un mécréant mais la charité dont ta sœur et  toi avez fait preuve quand j’étais blessé ainsi que la croix et la médaille que j’ai toujours gardées par devers moi en ce souvenir de ce jour mémorable, ont suscité ma conversion. Aujourd’hui je suis heureux de fêter Noël avec vous tous ».

Vous le voyez, le chasseur Stéphane attribue sa conversion à l’acte de charité que les deux enfants ont manifesté alors qu’il était, en raison de son indiscipline, entre la vie et la mort…Mais il attribue  aussi sa conversion « à la croix et à la médaille » que les enfants lui ont jetées fuyant le lion. Il  s’agit, bien sûr, de la médaille miraculeuse de la Rue du Bac que de nombreux soldats portaient à la guerre et qui les ont protégés des balles ennemis. Le fait est connu. Sa conversion est due à la fois à la charité et à la dévotion mariale des enfants – lui envoyant cette médaille, mais aussi à celle de ce mécréant, qui malgré tout, a conservé précautionneusement cette médaille.  Il fut délivré de la fureur du lion près à le dévorer en serrant dans ses mains cette médaille. Souvenez-vous de sa déclaration : A Thérèse qui lui pose la question : « Vous êtes vivant ? Le lion ne vous a pas mangé ? » Il répond « Non, ma chérie, le lion ne m’a pas dévoré. Il s’est cependant approché de moi. C’était horrible ; mon corps frissonnait de la tête aux pieds et se couvrait de sueur. J’ai vu son énorme crinière se pencher sur moi. J’ai fermé les yeux, persuadé que ma dernière heure était arrivée. J’ai alors serré bien fort la croix et la médaille que tu avais lancées sur moi. J’ai senti l’haleine fétide du fauve réchauffer mes mains dont j’ai augmenté l’étreinte. Le lion s’est alors mis à pousser un rugissement terrifiant et puis plus rien…Quelques secondes plus tard, j’ai ouvert les yeux, et me retournant sur le côté, je l’ai aperçu qui s’éloignait d’un pas de sénateur, comme dégouté par le mets que je représentais pour lui » ».

C’est de nouveau très clair.

Il fut sauvé par la médaille… Non point que le lion fut dégouté du met à sa portée, mais, comme le fait très bien remarquer Thérèse, c’est l’intervention de la Sainte Vierge qui a obtenu ce miracle : « je ne crois pas, Monsieur, qu’il ait été dégouté par vous, mais je pense que c’est la croix et la médaille de la sainte Vierge qui l’ont fait fuir, parce que j’avais demandé à Jésus et à sa maman de vous protéger ».

C’est encore très clair. Notre auteur, le colonel, veut insister sur la force de la médiation mariale dans notre vie quotidienne.

Le chasseur Stéphane, du reste le reconnait aussi : « Tu as raison, ma chérie et c’est pour cela que je te rends ces précieux objets qui te serviront toute ta vie et qui, grâce à toi, ont sauvé la mienne ».

Retenons la leçon !

Mais la charité  et la dévotion mariale, ne sont pas les seuls messages du conte.

Il y en a un troisième. Lequel ?  C’est la reconnaissance. Reconnaissance qui ici se manifeste de deux manières : - en utilisant sa puissance politique pour châtier les coupables du crime des brigands contre le village et en laissant sa fortune aux petites. C’est bien la reconnaissance qui le fait agir ainsi : « Mon souhait le plus cher est de vous léguer à vous quatre, mes biens chers enfants, toute ma fortune. Je suis certain que vous en ferez bon usage ».

Ainsi charité, dévotion mariale, reconnaissance : tels sont les messages du conte.

Mais ce sont aussi  les messages de la nuit de Noël ?

C’est par charité que le Fils de Dieu s’est fait chair. « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit ait la vie éternelle » (Jn 3 16) Oui ! le mystère de la nuit de Noël est un mystère de charité. C'est cette charité, que l’on contemple dans l’enfant Jésus, qui a allumé la charité dans le monde, de  celle de Thérèse…. Comme le dit saint Paul : « Caritas urget nos ». « La charité nous presse ». C’est cette charité qui a animé les Apôtres à porter, de par le monde, la Bonne Nouvelle. C’est cette Charité qui a donné la force aux premiers martyrs de supporter leurs terribles souffrances. C’est cette charité du Christ qui a donné la force aux nombreux chrétiens d’Orient de porter leurs martyrs devant cette puissance brutale et primitive de cet Islam décadent et tortionnaire. C’est cette charité qui devra nous animer lorsque l’heure sera venue de porter, à notre tour, cette croix pour la rémission des péchés de ce monde. Ces milliers d’avortements et autres qui crient vengeance au Ciel. C’est cette Charité du Christ que  saint François d’Assise prêchait dans les pleines d’Assise, criant à tue-tête : « l’amour n’est pas connu, l’amour n’est pas aimé ». Où le connaître ? Mais bien sûr, dans la crèche de la Sainte Famille. Où Thérèse et apollinaire ont-ils puisé leur charité qu’ils exprimèrent sur le Chasseur Stéphane, sinon dans la crèche de Jésus.  A vous tous, je vous crie en cette nuit de Noel : comme Thérèse et Apollinaire puisez votre charité auprès de l’enfant Jésus de Nazareth.

L’autre message de notre conte, c’est la dévotion que l’on doit avoir à l’égard de Notre Dame. Elle obtient toutes les grâces. Elle a obtenu la conversion du chasseur Stéphane par la force de la médaille de la rue du  Bac, justement appelée médaille miraculeuse. C’est précisément  elle, qui est médiatrice de toutes grâces. Et la première des grâces, qu’elle nous ait obtenue, c’est la venue du Fils de Dieu. Si le Fils est devenu l’un des nôtres pour notre rédemption, c’est par le consentement de Marie. «  Que votre volonté soit faite » et « le Verbe s’est fait chair ». S’il en fut ainsi dès l’origine de notre salut, si Marie est la raison de notre vie éternelle par son obéissance à la parole de l’ange, il en sera toujours ainsi. Dieu ne changera pas sa manière de faire. Toutes ses grâces passent, passeront par la médiation de Marie.

C’est l’affirmation merveilleuse de Saint Grignion de Montfort exprimée dans son ouvrage merveilleux : du Traité de la Vraie dévotion.

« … Dieu ayant voulu commencer et achever ses plus grands ouvrages par la Très Sainte Vierge depuis qu'il l'a (Marie) formée, il est à croire qu'il ne changera point de conduite dans les siècles des siècles, car il est Dieu, et ne change point en ses sentiments ni en sa conduite. Dieu le Père n'a donné son Unique au monde que par Marie. Quelques soupirs qu'aient poussés les patriarches, quelques demandes qu'aient faites les prophètes et les saints de l'ancienne loi, pendant quatre mille ans, pour avoir ce trésor, il n'y a eu que Marie qui l'ait mérité et trouvé grâce devant Dieu par la force de ses prières et la hauteur de ses vertus. Le monde étant indigne, dit saint Augustin, de recevoir le Fils de Dieu immédiatement des mains du Père, il l'a donné à Marie afin que le monde le reçût par elle. Le Fils de Dieu s'est fait homme pour notre salut, mais en Marie et par Marie. Dieu le Saint-Esprit a formé Jésus-Christ en Marie, mais après lui avoir demandé son consentement par un des premiers ministres de sa cour…

Si nous examinons de près le reste de la vie de Jésus-Christ, nous verrons qu'il a voulu commencer ses miracles par Marie. Il a sanctifié saint Jean dans le sein de sa mère sainte Elisabeth, par la parole de Marie ; aussitôt qu'elle eut parlé, Jean fut sanctifié, et c'est son premier et plus grand miracle de grâce. Il changea, aux noces de Cana, l'eau en vin à son humble prière, et c'est son premier miracle de nature. Il a commencé et continué ses miracles par Marie ; et il les continuera jusqu'à la fin des siècles par Marie.

Dieu le Fils a communiqué à sa Mère tout ce qu'il a acquis par sa vie et sa mort, ses mérites infinis et ses vertus admirables, et il l'a faite trésorière de tout ce que son Père lui a donné en héritage ; c'est par elle qu'il applique ses mérites à ses membres, qu'il communique ses vertus et distribue ses grâces ; c'est son canal mystérieux, c'est son aqueduc, par où il fait passer doucement et abondamment ses miséricordes

Comme dans la génération naturelle et corporelle il y a un père et une mère, de même dans la génération surnaturelle et spirituelle il y a un père qui est Dieu et une mère qui est Marie. Tous les vrais enfants de Dieu et prédestinés ont Dieu pour père et Marie pour mère ; et qui n'a pas Marie pour Mère n'a pas Dieu pour Père

C’est assez !

Enfin, la troisième idée du conte, c’est la reconnaissance.

Devant un bienfait donné gratuitement, comme la conversion de Stéphane, comme la médaille de la Vierge et la charité de ces deux cœurs d’enfant, au  Chasseur Stéphane, celui-ci  répondit par un merveilleux acte de reconnaissance : cette reconnaissance se manifeste par le don de son cœur, qu’il donna à la Vierge Marie en cette nuit de Noël et toute sa fortune aux quatre enfants. Nous, de même, devant cette charité de l’enfant Jésus, donnée par l’acte d’obéissance merveilleux de Marie, sachons répondre par notre reconnaissance, par notre foi. Cette reconnaissance est un simple acte de justice. Il nous est plus profitable qu’il l’est à Notre Seigneur qui n’a besoin d’aucun de nos biens…Il se suffit à lui-même dans la contemplation d’amour de la sainte Trinité. Par contre, cette reconnaissance nous est nécessaire, elle nous vaudra la vie éternelle : « Afin que quiconque croit ne périsse pas mais ait la vie éternelle ». Cette reconnaissance religieuse nous donnera la récompense éternelle.

Voilà le message de Noël, résumé, voilà le message de la crèche. Voilà ce que le colonel a voulu nous rappeler de sa plume poétique. AMEN

De la crèche au Calvaire - 02/11/2016

Abbé Paul AulagnierMes Bien chers Frères, nous célébrons aujourd'hui le deuxième dimanche  de l'Avent. A cette occasion, nous méditerons sur la spiritualité de l'Avent. Pour cela, nous nous poserons quatre questions :

- quel est celui qui vient ?
- d’où il vient et comment il vient ?
- pourquoi il vient ?
- et comment il réalise la raison de sa venue ?

Si nous arrivons à répondre à ces quatre questions, nous pénétrerons un peu dans la spiritualité de ce grand mystère, dans  le mystère de l’Incarnation.


1- En premier lieu, quel est celui qui vient ?


C'est, dit l'ange Gabriel à Notre Dame, « le Fils même du Très-Haut », égal au Père dans sa Grandeur et sa Puissance. Ne nous laissons pas tromper par la faiblesse de Celui qui est aussi l’Enfant de la crèche. C’est « le Fils du Très Haut ». Il est là pour que nous devenions, nous aussi, en lui,  fils de Dieu par grâce.  Ce qu’Il est, Lui, par nature, nous le devenons par grâce, si, du moins nous croyons en Lui.
Aussi sachons garder la fierté de ce que nous sommes et vivons vraiment en fils de Dieu. Voilà un premier principe de la spiritualité du temps de l’Avent.
Que notre préparation à Noël soit ardente. Celui que nous attendons, est le Fils de Dieu. N’éprouverions nous pas une grande joie à la pensée que nous allons recevoir un grand personnage aimé ?  Qu’il en soit ainsi de cette attende du Fils de Dieu, du Roi des rois…une attente aimante, joyeuse et ardente.


2- Vous avez entendu, mes Frères, quel est Celui qui vient, écoutez maintenant d'où Il vient et où Il va.


Il vient « de loin », nous dit Isaïe, Il vient du sein du Père et va dans celui d'une « Vierge Mère ». J’attire votre attention sur cette expression « Vierge Mère ».C’est mystérieux ! La liturgie nomme Marie toujours de cette manière. C’est une appellation constante qui se retrouve dans toutes les hymnes du Bréviaire Romain. Et n’oublions pas que la liturgie est un lieu théologique… Nous devons alors conserver grande estime et profonde dévotion à Notre Dame puisque c’est en elle que le Fils du Très Haut s’est incarné… alors que l’Univers ne pouvait le contenir. Gardons grande dévotion mariale. Nous devons également reconnaître « l'honneur inestimable et presque incompréhensible que Dieu daigne nous faire en descendant de si haut vers nous  dans « le séjour de notre prison ». Mais c’est pour nous en délivrer…
Qui  pourrait alors douter, nous dit saint Bernard,  « qu'il ne fallût rien moins qu'une bien grande cause pour qu'une si grande Majesté daignât descendre de si loin dans un séjour si peu digne d'elle »?
C’est par compassion et une immense charité qu’Il vint « chez les siens ». « Et les siens ne l’ont pas connu » (Jn 1 5) ne soyons pas de ceux-là ?.


3- Répondons maintenant à la question de la raison de sa venue ?


Nous n’avons pas de mal à répondre à cette question tant les paroles et les actes de ce « Fils du Très haut » sont clairs.  En effet, c'est pour chercher ceux qui étaient perdus, pour chercher les brebis perdues et errantes, sans Pasteur. C’est pour nous qu'il est venu. Il vient  nous chercher ! Quel  mystère ! Quel amour ! Mais aussi quelle  dignité de l'homme que Dieu recherche ainsi! « Seigneur, qu'est-ce donc que l'homme, s’exclame saint Bernard, pour que vous le combliez de tant de gloire et pourquoi votre coeur est-il porté en sa faveur »?
N’oublions pas ces fortes paroles de saint Paul qui contiennent tout le mystère de notre rédemption : « Mais Dieu montre son amour envers nous en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Jésus-Christ est mort pour nous. A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés dans son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère…Bien plus, nous nous glorifions même en Dieu par NSJC par qui maintenant nous avons obtenus la réconciliation » (Rm 5 6-11). La doctrine de saint Paul est claire. Je la résume : « par l’Incarnation rédemptrice, nous sommes réconciliés avec Dieu » ! La théologie devra l’expliquer…


Comme le dit encore saint Paul : « Comme par la faute d’un seul la condamnation est venue sur tous les hommes, ainsi par la justice d’un seul vient à tous les hommes la justification qui donne la vie » (Rm 5 18). La justification ! Voilà le mot qu’il faut garder en notre cœur lorsque nous essayons de comprendre la raison de la venue du Christ en terre. Ce mystère est un mystère de justification, un mystère de vie, de vie surnaturelle, de vie éternelle. « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique fin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle « (Jn 3 16)


Jésus-Christ, MBCF, est donc la seule source de vie et de salut des hommes, pour tous les hommes. La seule source de vie, de vie divine. La seule source de salut. Saint Pierre le confesse le jour de la Pentecôte : Il n’y a pas d’autre nom sous le ciel par lequel nous puissions être sauvés » que celui de Jésus, le « Fils du Très-Haut ».
Il est, pourrions-nous dire « l’unique fontaine de vie au milieu du désert ». On comprend que notre dévotion doit être « christologique ». Elle doit avoir « le Christ » comme objet. Toute notre dévotion doit être centrée et sur le Christ et sur sa Mère, puisque c’est elle qui nous a donné le « Sauveur » justificateur.


Mais le Christ n’a cessé de vouloir la Croix. J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous »…. Mais cette Pâque, la troisième que vécut le Christ précédait de quelques heures son chemin de Croix. Et ce désir, nous le trouvons en toute la vie du Christ. Dès Bethléem il a dit : « je viens o Dieu pour faire votre volonté ». Et cette volonté était le Calvaire, le Golgotha. C’est là et seulement là que le Christ a dit « tout est consommé » et « penchant la tête, nous dit saint Jean, il remit son âme entre les mains de son Père ». Voilà pourquoi le Christ n’a cessé de parler de son heure »…. « Mon heure vient »… « Mon heure n’est pas encore venue ». Cette heure était l’heure de son sacrifice. Dès lors, on peut dire que cette justification, raison de la venue du Christ, le Christ nous l’a obtienue par le sacrifice de la Croix.


Ainsi à  la question : par quel moyen, Dieu nous communique-t-il cette vie nouvelle ? Nous devons  répondre par le sacrifice de la Croix.
Puissions-nous alors donner au Mystère de la Croix, raison de la venue du Christ,  toute sa valeur, toute sa place dans l’économie du salut.
C’est donc dans cette relation de chaque âme, avec Jésus crucifié que le jugement de Dieu sera porté. « …afin que quiconque croit en Lui… ». Si l’âme est dans une relation vivante avec Jésus crucifié, alors elle se prépare à la vie éternelle et participe déjà à la gloire de Jésus par la présence de l’Esprit Saint en elle. Autrement, je tremble…« Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il sera jeté dehors comme le sarment, et il sèchera, puis on ramassera les sarments, on les jettera au feu où ils brûleront » (Jn 15 6)


Pour notre justification, pour notre sanctification, Jésus organisera tout autour de cette fontaine de vie qu’est son sacrifice du Calvaire. Il fonde l’Eglise au Clavaire, il transmet son sacerdoce à la Cène, il institue les sacrements pour faire part aux âmes des mérites infinis du Calvaire. Aussi on comprend que saint Paul puisse dire : « Je n’ai pas jugé que je devais savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié » (I Cor 2 2)


Or ce sacrifice du calvaire est perpétué sur nos autels dans le sacrifice de la messe. La messe  réalise le Sacrifice de la Croix et en elle le sacrement de l’Eucharistie, qui nous rend participant à la divine Victime.


C’est donc autour de la messe que s’organisera, que vivra le Sacerdoce catholique et le baptisé pour édifier le Corps mystique du Christ, par le sacrifice eucharistique, par la manducation de la divine Victime. La messe doit être au cœur de la vie chrétienne comme elle fut au cœur de la vie du Christ.

Abbé Paul Aulagnier

 

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Fatima - Communion reparatrice des premiers samedis du mois

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Communions réparatrices des premiers samedis du mois 29 mai 1930 : date importante dans l’histoire de Fatima et de la dévotion des premiers samedis du mois La date du 29 mai 1930 n’est pas très connue dans l’histoire de Fatima. Pourtant c’est une date importante, presque aussi importante que celles du 13...

Homélie du 3ème Dimanche de l'Avent 2017

Homélie du 3ème Dimanche de l'Avent 2017

Saint Jean-Baptiste Nous avons dit, Dimanche dernier, que parmi toutes les figures de l’AT qui annonçaient le Messie, - comme celle du serpent d’airain, celle du bouc émissaire, - il y en avait une qui surpassait toutes les autres figures, c’était celle de l’ « Agneau pascal ». Le sang de cet...

Homélie du 1er Dimanche de l'Avent 2017

Homélie du 1er Dimanche de l'Avent 2017

La venue du Messie Son annonce dans l’Écriture Sainte   L’Avent, MBCF, est le temps de l’attente, de l’attente du Messie, de l’attente de la venue du Messie, du Fils de Dieu. Et s’il en est ainsi, c’est parce que Dieu dans sa Sagesse et sa grande Bonté – car le propre de la...

Les âmes du Purgatoire

Les âmes du Purgatoire

MARIA SIMMA, QUI EST MARIA SIMMA ? Maria Simma est une mystique autrichienne. Par un don particulier de Dieu, déjà vu dans l'histoire de l'Eglise, elle reçoit depuis 50 ans la visite d'âmes du purgatoire. Que lui disent ces âmes ? Elles donnent des avertissements, demandent des prières, et parlent de...

Prédication pour la fête du Christ-Roi 2017

Prédication pour la fête du Christ-Roi 2017

  La fête du Christ-Roi Jésus-Christ est roi, MBCF. Il est roi, non seulement du ciel mais encore de la terre. Et il lui appartient d’exercer une véritable et suprême royauté sur les sociétés humaines. Et ces sociétés humaines, elles mêmes, doivent le confesser. C’est un point incontestable de la doctrine chrétienne....

Prédication pour le 20ème dimanche après la Pentecôte 2017

Prédication pour le 20ème dimanche après la Pentecôte 2017

  Le sacerdoce   Je voudrais vous parler du prêtre en souvenir de mon ordination sacerdotal, le 17 octobre, des mains de Mgr Lefebvre. Ce qui fait le prêtre, sa joie, c’est la découverte toute particulière du mystère de Dieu. Le prêtre, plus que tout autre baptisé, contemple ce mystère. Dieu est l’objet de...

Prédication pour le 19ème dimanche après la Pentecôte 2017

Prédication pour le 19ème dimanche après la Pentecôte 2017

  En l’honneur de Saint Michel     « L’Ange se tint près de l’autel du temple, un encensoir d’or à la main » « Et tandis que l’archange Michel luttait contre le dragon, on entendit la voix de ceux qui disaient : «le  Salut est à notre Dieu ». Telles sont, MBCF, les deux premières antiennes des Premières Vêpres de...

Prédication pour le 18ème dimanche après la Pentecôte 2017

Prédication pour le 18ème dimanche après la Pentecôte 2017

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus Je ne voudrais pas laisser passer cette année sans parler, du haut de cette chair, de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, patronne secondaire de la France. Les saints sont mis sur notre chemin pour que nous les prions, contemplions, les imitions. Sainte Thérèse, Thérèse Martin, naquit à...

16ème Dimanche après la Pentecôte

16ème Dimanche après la Pentecôte

En la solennité de saint Michel   En cette fête de Saint Michel, patron de notre petite église, je voudrais vous dire la joie de mon âme, d’être au milieu de vous. C’est en effet au milieu de vous que s’accomplit ma vie sacerdotale. Le prêtre vit au milieu d’un peuple, au...

15éme Dimanche après la Pentecôte 2017

15éme Dimanche après la Pentecôte 2017

« Celui qui sème dans l’esprit moissonnera de l’esprit, la vie éternelle ». C’est le Christ qui est au principe de la Vie éternelle C’est inéluctable. Je posséderai la vie éternelle - la finalité de ma vie - si j’en prends le chemin, si je pratique les œuvres de l’esprit : la charité, la joie...

14éme Dimanche après la Pentecôte 2017

14éme Dimanche après la Pentecôte 2017

« Cherchez d’abord le Royaume de Dieu » MBCF, faisons court et disons simplement que le « Royaume de Dieu », c’est Jésus lui-même. Oui ! Ce « Royaume de Dieu », dont le thème est si fréquent dans la prédication de NSJC, n’est finalement rien d’autre que Jésus-Christ lui-même et Jésus-Christ c’est la charité, n’est rien d’autre...

Assomption de la Sainte Vierge 2017

Assomption de la Sainte Vierge 2017

Fête de l’Assomption de la Sainte Vierge   L’Eglise, dans ces hymnes liturgiques, chante, cela ne vous étonnera pas, les différentes fêtes de NSJC, tout comme les fêtes de Notre Dame. Elle consacre trois hymnes à cette fête du 15 août, à ce mystère. Nous allons méditer sur l’hymne des premières Vêpres...

10éme Dimanche après la Pentecôte

10éme Dimanche après la Pentecôte

  « Personne, parlant par l’Esprit de Dieu, ne dit anathème à Jésus »   Ce sera le thème de notre entretien dominical. « Personne, parlant par l’Esprit de Dieu, ne dit anathème à Jésus »… Bien au contraire.  Tous ceux qui sont animés de l’Esprit Saint par suite de la réception du baptême, tout baptisé chante avec...

La Rébellion cachée

La Rébellion cachée

Je voudrais, à la reprise de l’année apostolique, en octobre, faire diffuser dans le cadre paroissial, « saint Michel de Rolleboise », le film, dont on parle beaucoup aujourd’hui : « La Rébellion cachée » de Daniel Rabourin sur l’épopée vendéenne. L’Homme Nouveau vient de publier une interview de l’auteur. En...

9ème Dimanche après la Pentecôte

9ème Dimanche après la Pentecôte

« Si tu connaissais, toi aussi, au moins ce qui te procurerait la paix » « Tu n’as pas connu le temps où tu as été visité »   Terrible reproche, MBCF, que ce reproche adressé par NSJC au peuple juif : « Tu n’as pas connu le temps où tu as été...

7ème Dimanche après la Pentecôte 2017

7ème Dimanche après la Pentecôte 2017

Le salaire du péché, c’est la mort. La grâce de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ     MBCF, voilà des belles paroles mais, je pense, un peu mystérieuses. Elles demandent éclaircissements. « Le salaire du péché, c’est la mort » dit Saint Paul « Stipendia peccati mors ». Un peu plus haut, il...

La dévotion au premier samedi du mois

La dévotion au premier samedi du mois

Parce que je serais très heureux que dans la paroisse Saint Michel de Rolleboise, la dévotion au premier samedi du mois se développe comme l'a demandée  Notre Seigneur à Sœur Lucie de Fatima, il me semble heureux de porter à  votre connaissance, dans ce numéro de juillet, les documents officiels...

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