Prédications

2018 - Dimanche de la septuagésime

« Allez, vous aussi à ma vigne »

Cela fut dit aussi aux ouvriers de la 11ème heure. C’est dire que nul n’est exclu de cette vigne. Nul n’est exclu de cet héritage. Nul n’est exclu de ce royaume de Dieu. Autrement dit, le vouloir divin du salut éternel est universel, il est pour chacun.

Voilà une affirmation des plus importantes qu’il nous faut expliquer.

Quoiqu’il en soit, pour être reçu dans cette vigne, il faut être fait enfant de Dieu. C’est une condition nécessaire et suffisante. C’est-à-dire qu’il faut avoir reçu la grâce sanctifiante par le baptême, parce que c’est cette grâce appelée grâce sanctifiante qui nous fait participants de la nature divine, « divinae consortes naturae », (2 Pet 1 4) , nous fait enfants de Dieu et par là, héritier de cette vigne. Par la réception de cette grâce, nous sommes faits fils adoptifs de Dieu avec droit à l’héritage paternel. « Allez vous aussi à ma vigne ». « Si nous sommes fils, nous sommes héritiers ».

La filiation et l’héritage : c’est tout un ! C’est dire que cette filiation est notre titre de noblesse dans le présent, et notre gage de félicités pour l’avenir. « Allez vous aussi à ma vigne ». C’est tout l’Evangile !

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Homélie du 3ème Dimanche de l'Avent 2017

Saint Jean-Baptiste

Nous avons dit, Dimanche dernier, que parmi toutes les figures de l’AT qui annonçaient le Messie, - comme celle du serpent d’airain, celle du bouc émissaire, - il y en avait une qui surpassait toutes les autres figures, c’était celle de l’ « Agneau pascal ».

Le sang de cet agneau fut la vie et la libération du peuple hébreu de l’esclavage du Pharaon. Vous connaissez l’histoire, je n’insiste pas.

C’est donc au sang de l’agneau immolé, disions nous, et non à leur propre mérite que les hébreux doivent vie et liberté.

Innocence de l’agneau ! Immolation de l’agneau!

Il nous est donné, à nous chrétien du Nouveau Testament, de connaître le symbole et surtout de connaître le Véritable Agneau et d’en comprendre le rôle extraordinaire. Mais nous sommes fils de la Tradition, alors écoutons l’évêque de Sardes, Méliton de Sardes, qui, dans son merveilleux poème sur la Pâque, nous en donne la véritable connaissance. Vivons-en ! de grâce !

« Conduit comme un agneau et immolé comme une brebis, il nous a délivrés de l'idolâtrie du monde comme de la terre d'Egypte; (Est-ce vrai, chrétiens de Rollboise !) il nous a libérés de l'esclavage du démon comme de la puissance de Pharaon; il a marqué nos âmes de son propre Esprit, et de son sang les membres de notre corps »

C’est vrai ! Nous lui rendons grâce et nous le confessons.

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Prédication pour la fête du Christ-Roi 2017

 

La fête du Christ-Roi

Jésus-Christ est roi, MBCF. Il est roi, non seulement du ciel mais encore de la terre. Et il lui appartient d’exercer une véritable et suprême royauté sur les sociétés humaines. Et ces sociétés humaines, elles mêmes, doivent le confesser. C’est un point incontestable de la doctrine chrétienne. Telle seront les trois idées que je voudrais développer devant vous en ce dimanche.

Jésus est roi, non seulement parce que Dieu, mais dans sa nature humaine, en tant qu’homme. Il est roi de la terre.

Ne multiplions pas les références scripturaires. Elles sont multiples. Contentons nous de l’enseignement de saint Paul, le docteur des Nations et citons son fameux texte aux Philipppiens :

« Dieu l’a exalté et lui a donné un nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’an nom de Jésus tout genou fléchisse, au ciel, sur la terre et dans les enfers ; et que toutes langue confesse que le Seigneur Jésus-Christ est dans la gloire de Dieu le Père » (Phil 2 9-11)

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Prédication pour le 19ème dimanche après la Pentecôte 2017

 

En l’honneur de Saint Michel

 

 

« L’Ange se tint près de l’autel du temple, un encensoir d’or à la main »

« Et tandis que l’archange Michel luttait contre le dragon, on entendit la voix de ceux qui disaient : «le  Salut est à notre Dieu ».

Telles sont, MBCF, les deux premières antiennes des Premières Vêpres de la fête de saint Michel Archange.

Elles feront l’objet de notre méditation de ce dimanche puisque nous voulons être en harmonie avec la paroisse de Bonnières qui va honorer mercredi 18 octobre saint Michel.

Ces strophes nous parlent des hauts faits de Saint Michel et ses anges

Quels sont donc ces hauts faits de saint Michel archange  et de ses anges ?

Ils sont doubles.

« L’Ange se tint près de l’autel du temple, un encensoir d’or à la main ». Voilà sa fonction dans la cour céleste « un encensoir d’or à la main » pour honorer Dieu, le louer, chanter sa gloire.  Assurer le chant glorieux de Dieu.

C’est pourquoi dans l’office de la fête de saint Michel, l’Eglise a choisi 9 psaumes de louange

Nous avons le psaume 8. : « Je te chanterai Seigneur car ta majesté s’élève au dessus des cieux …O Seigneur, notre Dieu que ton nom est glorieux par toute la terre « quam admirabile est nomem tuum in universa terra ».

L’antienne du psaume 14 nous maintient dans cette atmosphère de louange : « la fumée de l’encens monte devant le Seigneur des mains de l’ange », comme celle de l’enfant de chœur devant l’autel du Seigneur.

Et le psaume 23 donne les raisons de la gloire due à Dieu : « la terre est à Dieu avec ce qu’elle renferme, le monde avec ceux qui l’habitent : car c’est lui qui l’a affermie par-dessus les mers. Il l’a établie par-dessus les fleuves…O portes élevez vos têtes Oui soulevez-vous, portails éternels et le roi de gloire entrera ! Et quel est ce roi de gloire. C’est le Seigneur, puissant héros. C’est le Seigneur, héros des combats ».

Et puis nous avons le merveilleux psaume 33 : « O justes acclamez le Seigneur, la louange convient sur les lèvres des justes. Louez le Seigneur sur la harpe, chantez le sur la cithare à dix cordes. Chantez-lui un cantique nouveau. Harmonisez à l’envi vos harpes avec vos trompettes…La bonté du Seigneur remplit toute la terre. La parole du Seigneur a fait les cieux et le souffle de sa bouche, toute la milice céleste. Il fait un seul amas des eaux de la mer, dans ses trésors il met les océans. Que toute la terre craigne le Seigneur, que tous les habitants du monde le révèrent. Car il a parlé et tout a été fait. Il a commandé et le monde s’est dressé ».

Et puis dès le troisième nocturne nous reprenons ce chant de gloire : « Chantez au Seigneur un cantique nouveau, chantez le Seigneur par toute la terre. Chantez et bénissez son nom. Redites chaque jour la puissance de son salut, racontez sa gloire parmi les nations et ses merveilles parmi les peuples. Car Le seigneur est grand et souverainement digne de louange, il est terrible plus que tous les dieux car ils ne sont tous, les dieux des nations, que des idoles vaines. Mais le Seigneur a créé les cieux, la gloire et la majesté marchent devant sa face, la puissance et la splendeur  éclatent dans son sanctuaire. Rendez donc au Seigneur, ô familles des peuples, rendez au Seigneur gloire et honneur, rendez au Seigneur la gloire due à son nom. Prenez vos offrandes et venez dans  ses parvis, adorez le Seigneur avec les vêtements sacrés…Que les cieux se réjouissent et que la terre soit dans l’allégresse, que la mer frémisse avec tout ce qu’elle renferme, que les champs jubilent avec tous ce qu’ils contiennent, qu’enfin les arbres des forets tressaillent, devant la face de Dieu, car le voici qui vient, qui vient juger la terre, juger le monde selon la justice et les peuples selon la vérité ».

Telle est, MBCF, la fonction essentielle de saint Michel devant le trône de gloire du Seigneur. Saint Jean est formel, dans son Apocalypse. Au milieu des choeurs des anges et des saints, il chante, lui et tous les anges avec lui : « Sain t Saint Sain t est le Seigneur Dieu, le Tout Puissant qui était, qui est et qui vient…Vous êtes digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir l’honneur, la gloire et la puissance car c’est vous qui avez créé toutes choses et c’est à cause de votre volonté qu’elles ont eu l’existence et qu’elles ont été créées » (Ap 4 8 11)

Il porte bien son nom cet archange qui est capable d’une telle louange devant son Dieu. Qui est comme Dieu. « Quis ut Deux ». Il sait que rien ne peut égaler. Son Dieu. Il est le tout puissant. Et c’est à ce titre qu’il doit être loué.

Voilà son nom. Voilà sa fonction, sa raison : « « L’Ange se tint près de l’autel du temple, un encensoir d’or à la main ».

Alors je me permets de vous dire : et vous glorifiez-vous, comme il se doit votre Dieu, et Sauveur? Vous me répondrez en prenant en main le psaume 102 qui conclut l’office de la saint Michel : « O mon âme bénis le Seigneur et que  tout ce qui est en moi bénisse son saint nom. Oui, bénis le Seigneur, ô mon âme et n’oublie jamais tous ses bienfaits. C’est lui qui pardonne toutes tes fautes, lui qui guérit toutes tes infirmités, lui qui arrache ta vie au tombeau, lui qui te couronne de bonté et de miséricorde, lui qui te rassasie de biens, au cours de tes années pour que tu reprenne comme l’aigle, une jeunesse nouvelle…Bénissez le, anges du Seigneur, héros puissants, exécuteurs de ses ordres, dociles au son de sa voix ; bénissez le toutes les armées du Seigneur. Bénissez le toutes les créatures du Seigneur en tous lieux de son empire. Et toi aussi, ô mon âme bénis le Seigneur » (Benedic anima mea Domino)

Voilà, ce que nous devons  nous rappeler quand nous pensons à saint Michel. Il nous donne l’exemple de glorifier Dieu. Celui qui est sans égal, « Quis ut Deus », doit être béni et loué. Voilà une de nos caractéristiques à Rolleboise : L’amour de la louange de Dieu.

Mais nous avons dit également : « Et tandis que l’archange Michel luttait contre le dragon, on entendit la voix de ceux qui disaient : «le  Salut est à notre Dieu ».

Voilà la deuxième grande gloire de saint Michel. Oui ! Il prit, si l’on peut dire,  le parti de Dieu. Dieu, après avoir créé les anges, leur révéla le mystère de l’Incarnation du Verbe dans le sein d’une femme sans égale, l’Immaculée. Il leur donna l’ordre d’honorer le Verbe incarné comme leur Roi et de l’adorer comme leur Dieu : « Et que tous les anges l’adorent », lisons nous dans l’Epître aux Hébreux (Hb 1 6). Ils reçurent aussi l’ordre d’honorer et de vénérer la Mère, créature pourtant non angélique et seulement humaine, comme leur Reine et leur Souveraine : « Ave Regina Coelorum, Ave, Domina Angelorum ». « Salut, Reine des Cieux ! Salut, Souveraine des Anges » chantons nous à Complies du 2 février au mercredi saint.

Le  salut nous vient par le Christ Jésus qui est le fruit de la Vierge Marie. Voilà un des mystères divins ! Le décret divin !

Le plus grand nombre des anges se soumit au décret divin et fut confirmé en grâce, obtenant la béatitude parfaite de la vision de Dieu.

Mais Lucifer, le premier des Anges, pourtant l’ange de Lumière, refusa de se soumettre à ce  décret divin. Il considéra comme un déshonneur de s’incliner devant une nature inférieure, la nature humaine et du Fils et de la Mère.  C’est alors qu’Il prit la tête d’une redoutable rébellion, entraînant à sa suite un tiers des anges. Michel prit l’étendard de la fidélité et lui cria : « Quis ut Deux », pour te permettre de contester ses décrets.

Ecoutez ! C’est le fameux chapitre 12 de l’Apocalypse :

« Et il y eut un combat dans le ciel.  Michel et ses anges combattaient contre le dragon; et le dragon et ses anges combattaient; mais ils ne purent vaincre, et leur place même ne se trouva plus dans le ciel. Et il fût précipité, le grand dragon, le serpent ancien, celui qui est appelé le diable et Satan, le séducteur de toute la terre, il fût précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. Et j'entendis dans le ciel une voix forte qui disait : " Maintenant le salut, la puissance et l'empire sont à notre Dieu, et l'autorité à son Christ ; car il a été précipité, l'accusateur de nos frères, celui qui les accuse jour et nuit devant notre Dieu.  Eux aussi l'ont vaincu par le sang de l'Agneau et par la parole à laquelle ils ont rendu témoignage, et ils ont méprisé leur vie jusqu'à mourir.».

« Et j'entendis dans le ciel une voix forte qui disait : « Maintenant le salut, la puissance et l'empire sont à notre Dieu, et l'autorité à son Christ »

 

Voilà la voix de saint Michel, qui crie du haut du ciel : « Maintenant le salut, la puissance et l'empire sont à notre Dieu, et l'autorité à son Christ ».

Nous aussi nous confessons que « le salut, la puissance et l’empire sont à notre Dieu et l’autorité à son Christ ». Vous aussi vous voulez vous soumettre à l’autorité de ce Christ. Qui est aussi l’autorité de l’Eglise. 

Homélie du 1er Dimanche de l'Avent 2017

La venue du Messie

Son annonce dans l’Écriture Sainte

 

L’Avent, MBCF, est le temps de l’attente, de l’attente du Messie, de l’attente de la venue du Messie, du Fils de Dieu.

Et s’il en est ainsi, c’est parce que Dieu dans sa Sagesse et sa grande Bonté – car le propre de la bonté, c’est de se donner et l’Incarnation promise est le don même que Dieu fait de lui-même à l’humanité pécheresse - oui Dieu dans sa bonté a formé ce grand projet, merveilleux projet, « d’envoyer son propre Fils en ce monde pour racheter la race humaine » (Gal 4 4) perdue par le péché d’Adam et d’Eve et pour lui redonner tous ses droits à l’héritage céleste, toute espérance.

En effet, vous vous souvenez que seul un acte théandrique, divin et humain tout à la fois, peut réparer, en toute justice, si toutefois la justice le requiert, l’infinie malice du péché originel. L’Incarnation, un Dieu-Homme, était donc requise pour le salut du genre humain. C’est ce qu’on appelle « l’économie du salut ». Or cette économie de salut, pensée en Dieu, est restée « cachée pendant des siècles dans les profondeurs des secrets divins », ainsi que s’exprime saint Paul : « Sacramentum absconditum a saeculis in Deo » (Ephes 3. 9) ;

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Prédication pour le 20ème dimanche après la Pentecôte 2017

 

Le sacerdoce

 

Je voudrais vous parler du prêtre en souvenir de mon ordination sacerdotal, le 17 octobre, des mains de Mgr Lefebvre.

Ce qui fait le prêtre, sa joie, c’est la découverte toute particulière du mystère de Dieu. Le prêtre, plus que tout autre baptisé, contemple ce mystère. Dieu est l’objet de ses études. Il en scrute le mystère. Il en scrute la bonté. « Dieu est chose si bonne que meilleure ne se peut », disait, je crois, saint Louis.

Il en étudie d’abord l’existence, les propriétés. C’est l’objet de la théodicée. C’est une des premières études du prêtre. La théodicée, l’étude de Dieu, de son existence, de ses propriétés telles que la raison peut les connaître…

Que d’heures merveilleuses passées sur ce sujet par le séminariste. Il s’applique d’abord à comprendre les cinq voies de saint Thomas qui permettent d’affirmer l’existence de Dieu. Il s’efforce d’en avoir l’intelligence. Il s’arrêtera plus ou moins sur l’une ou l’autre, par exemple sur la preuve dite de l’être contingent. « L’être contingent » ? Qu’est-ce à dire ? C’est l’être qui peut être ou ne pas être. Il est, sans être pourtant un être nécessaire. Il est aujourd’hui. Il ne sera pas demain. Il est l’être non nécessaire. Il n’a pas en lui-même sa raison d’être. Et pourtant il est. Si donc il n’a pas en lui-même sa raison d’être, tout en étant, c’est qu’il l’a par un autre qui a l’être en lui-même. Car on ne peut remonter sans cesse dans la chaîne des causes secondes, des causes contingentes. Il faut nécessairement en arriver à un être premier qui a sa raison d’être en lui-même et nullement en un autre, autrement rien de ce qui est, n’aurait sa raison d’être et donc rien ne serait. Il faut donc s’arrêter à un être nécessaire, à une cause première. Et cet être nécessaire qui a sa raison d’être en lui-même, est ce qu’on appelle Dieu. L’intelligence aime scruter la raison de cet être nécessaire car, de là, elle va en tirer quelques propriétés. Il est au principe de tout. Il est donc le maître de toutes choses. Il est le Tout-Puissant. Il est le principe et la fin  de tout. Il est le principe. Il est l’ « Alpha » et l’ « Omega ». Il est le principe, à l’origine de tout. Tout dépend de lui, de son existence nécessaire. Il est la fin de tout. C’est en lui que toute chose a sa fin, sa finalité, sa raison d’être. Il est le Créateur. Il est la perfection. Il  est l’être subsistant par lui-même. Il se suffit à lui-même. Il n’a besoin de rien. S’il  crée, parce que tout puissant, c’est pour donner et être possédé par tout être créé. Il est l’être provident, la Providence.

L’intelligence du séminariste, futur prêtre, s’enthousiasme de la découverte de l’être, de Dieu. Il arrive à avoir la certitude de l’existence de Dieu. Il va contempler, dans son intelligence, l’être divin. Il va s’initier à chanter sa gloire. Sa raison, là, dans ces premières études qui portent sur Dieu, va fortifier sa foi, son « Credo », « je crois » : « Credo in unum Deum, patrem omnipotentem ». Il pourra dire, à cet instant, « je sais que Dieu est ». Je sais qu’il est « l’acte pur », la perfection même, sans mélange de puissance et d’acte, sans mélange de non être et d’être. Il est. C’est tout et cela me suffit. Et je chante sa gloire. C’est donc bien les créatures – tous êtres contingents -, qui me révèlent l’existence de Dieu comme l’effet révèle la cause.

Aussi le prêtre ne peut tenir cacher dans son cœur l’être divin. Il ne peut tenir captive la vérité dans son cœur. Il vibre à la condamnation de saint Paul écrivant aux Romains : « La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute  impiété et toute injustice des hommes, qui, par leurs injustices retiennent la vérité captive, car ce qui est connu de Dieu est manifeste pour eux : Dieu le leur a fait connaître. Car ses perfections invisibles, son éternelle puissance et sa divinité sont depuis la création du monde, aperçues par l’intelligence au moyen de ses œuvres ». Alors le prêtre comprend ses paroles de Paul : « Ils sont donc inexcusables, puisque ayant connu Dieu, ils ne l’ont pas glorifié comme Dieu et ne lui ont pas rendu grâces ».

Voilà aussi l’injustice du monde moderne. Voilà aussi l’impiété du monde moderne.

Ce monde voit les œuvres et pourtant il ne conclut pas à l’existence de Dieu. Dès lors, il vit dans l’injustice. Il vit dans l’impiété. Dans l’injustice, en ne rendant pas à Dieu son dû : la gloire. A Lui, la gloire. A Lui, l’action de grâces. Dans l’impiété, il crée nécessairement  de faux dieux.

Le jeune lévite, lui, au contraire, vit de tout son être, de tout son cœur, dans l’action de grâces, pour ce Dieu, principe de tout le créé. Il aime. Il contemple. Son intelligence possède, en cette affirmation, «  Dieu est », son bien qui est le vrai. Et c’est alors la joie de son intelligence, tant il est vrai que la joie de l’intelligence est la possession du vrai, c’est son bien. Dieu est le vrai. Dieu est le bien. Dieu est l’objet de la béatitude de l’être contemplatif. Le prêtre est le contemplatif de Dieu. Il est dans la béatitude.

Et cette théodicée qui, au prêtre, lui parle de Dieu, s’épanouie, se développe, se fortifie, par les affirmation de la foi, de la théologie, par les affirmations révélées, objet de la théologie.

Et nous avons alors le merveilleux prologue de l’Evangile de saint Jean qui  nous dit : « In principio erat Vervum »…Au principe de toutes choses, au commencement est le Verbe et le Verbe est en Dieu et le Verbe est Dieu. Il était au commencement en Dieu…Toutes choses ont été faites par Lui et rien de ce qui a été fait, n’a été fait sans Lui ». La foi vient conforter la raison. Heureuse complémentarité. L’auteur inspiré, saint Jean, confirme les conclusions de la raison : « In principium erat Vebum ». Le Verbe, en Dieu, Dieu lui-même est le principe de tout. Rien de ce qui est, n’a été fait sans Lui. Il est la cause de toutes choses… Mais ce qui reste pour la raison une abstraction, grâce à la Révélation, prend un nouveau visage. Ce premier principe, c’est Le Verbe, la deuxième personne de la Trinité, en qui Dieu le père a mis toutes ses complaisances. A Lui toute honneur et toute gloire. C’est ainsi que la théodicée et la théologie, ayant même objet, Dieu, mais l’appréhendant selon un objet formel différent  - ce sont deux sciences distingues, s’appuient mutuellement pour mieux chanter encore la gloire de Dieu. Ainsi le prêtre entretient-il dans son cœur ce désir de la contemplation de Dieu. Entretient-il dans son cœur, la joie intérieure par la possession du bien parfait, Dieu. Il fuit ainsi toute injustice et toute impiété. La vérité de Dieu, pour lui, n’est pas captive dans son cœur. Non ! Que non pas ! Ce qu’il contemple de Dieu, son existence, ses perfections, il veut le prêcher, l’annoncer. Il veut que ses fidèles, chantent comme lui la gloire de Dieu et chantent leurs actions de grâces. Il veut les prévenir des dangers des ténèbres dont nous parle toujours saint Paul dans la même épître aux Romains. Ceux qui nient Dieu et son existence « sont devenus vains dans leurs pensées et leur cœur sans intelligence s’est enveloppé de ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous et ils ont changé la majesté de Dieu incorruptible par des images représentants l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, des reptiles ». La négation de Dieu et de son existence ne va pas sans entraîner l’idolâtrie. On se détourne de Dieu pour se tourner vers des fables, des faux dieux. L’idolâtrie est le  fruit de l’agnosticisme. L’idolâtrie ! Mais c’est l’homme lui-même qui se fait Dieu et s’adore lui-même. Aujourd’hui l’anthropocentrisme est la nouvelle idéologie du monde moderne, son idolâtrie. L’homme devient le centre de tout, au détriment de Dieu, du vrai.

Mais aussi Dieu, poursuit saint Paul, les « a-t-il livrés, au milieu des convoitises de leurs cœurs, à l’impureté, en sorte qu’ils déshonorent entre eux, leurs propres corps, eux qui ont échangé le Dieu véritable pour le mensonge et qui ont adoré et servi les créatures de préférence au Créateur, lequel est béni éternellement ».

Les conséquences de la négation divine sont gravissimes pour l’homme.

« Ils ont adoré et servi les créatures de préférence au Créateur, lequel est béni éternellement ». Vous remarquerez la conclusion, MBCF, «  lequel est béni éternellement ». C’est une conclusion énergique, forte, une conclusion enflammée d’un cœur amoureux de Dieu. Voilà, de fait, les sentiments de celui qui étudie la science de Dieu, la plus belle des sciences, du séminariste, du prêtre. Je ne peux que souhaiter que les jeunes qui m’entendent réfléchissent à ce témoignage vrai que je donne du haut de cette chair.

Mais la théodicée, sans être oubliée est vite dépassée par la théologie. Et le prêtre va ainsi pénétrer dans le plus beau des mystères, l’intimité de Dieu, dans le mystère de la charité de Dieu que seule la Révélation peut nous faire connaître. Alors le prêtre est ravi au ciel, je ne dis pas au troisième ciel, mais il est ravi au ciel dans une joie plus exaltante encore quand la théologie lui dit, avec saint Jean : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie  éternelle » (Jn 3 16) Voilà le véritable et unique mystère de Dieu. Voilà le mystère de l’Incarnation, le mystère de la Rédemption. Voilà sa cause : la charité de Dieu. Voilà sa finalité : le ciel, la béatitude. Le prêtre, le lévite va se consacrer des années durant, des mois, des semaines, à scruter ce mystère de la charité de Dieu. Il va comprendre que Dieu est charité. « Deus caritas est ». Il va scruter ce mystère du salut, « l’Evangile du salut ». Il va comprendre que « Dieu est riche en miséricorde », « qu’à cause du grand amour dont il nous a aimés et alors que nous étions morts par nos offenses, nous a rendu vivants dans le Christ » (C’est par grâce que nous sommes sauvés) « qu’il nous a ressuscités ensemble et nous a fait asseoir ensemble dans les cieux en Jésus-Christ afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ ».

Le prêtre va scruter, vous dis-je, cette charité divine, sa gratuité, son immensité, sa volonté de bien, sa volonté bienfaitrice. Il va comprendre que le ciel des béatitudes est la raison de l’Incarnation rédemptrice, « propter nostram salutem », disons-nous dans notre Credo. Le prêtre va comprendre et s’enflammer de cet amour divin. Il comprendra que c’est par grâce que nous sommes sauvés. Il va comprendre que la foi au Christ Seigneur est la voie royale du salut, et qu’elle est unique, la seule : « le salut par le moyen nécessaire de la foi au Christ. Il va comprendre que le salut ne vient pas de nous mais qu’il est un don de Dieu. Il va comprendre que le salut ne vient pas de nos œuvres afin que nul ne se glorifie. Alors il comprendra que nous sommes tous, baptisés, « l’ouvrage de Dieu » par le sang rédempteur du Christ, œuvre de charité.

Ce sera là sa prédication, le thème central de sa prédication. Ce fut la prédication de saint Paul. Sa prédication fut le mystère du Christ et rien d’autre. Il ne cesse de le répéter :

- Aux Corinthiens , il dit : « Moi, mes frères, lorsque je suis venu chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis venu vous annoncer le témoignage de Dieu. Car je n’ai pas jugé que je dusse savoir parmi vous autre chose que Jésus et Jésus crucifié ».

- Aux Ephésiens, il écrit encore plus explicitement : « J’ai été fait ministre de cet Evangile selon le don de la grâce de Dieu qui m’a été accordée par l’efficacité de sa puissance. C’est à moi le moindre de tous les saints, qu’a été accordé cette grâce d’annoncer parmi les gentils, les richesses incompréhensibles du Christ et de mettre en lumière aux yeux de tous l’économie du mystère qui avait été cachée depuis le commencement en Dieu, le créateur de toutes choses afin que les principautés et les puissances dans les cieux connaissent aujourd’hui à la vue de l’Eglise, la sagesse infiniment variées de Dieu, selon le dessein éternel qu’il a réalisé par Jésus-Christ notre Seigneur en qui nous avons par la foi en lui l’assurance et l’accès en toute confiance auprès de Dieu »

Voilà ce qu’apprend le prêtre durant son séminaire : le mystère de Dieu, le mystère du Christ, expression, manifestation  de la charité de Dieu qui a pour unique finalité la rédemption et la glorification des hommes dans la vision de gloire, au ciel, un jour.

Voilà ce qu’il contemple, contemplera, prêche, prêchera, « afin que le Jésus Christ habite dans vos cœurs par la foi »

« afin que, étant enracinés et fondés dans la charité, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur et la longueur et la profondeur et la hauteur de la charité du Christ »

« afin que vous puissiez connaître l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu »

Vous avez fait attention, je pense, à ces dernières expressions de l’Apôtre :

-connaître l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance. Je traduis : la connaissance du Christ et son mystère est l’objet de la Théologie. Dès lors cette science est la science des sciences. Elle surpasse toute connaissance. Que vaut la science du Droit, la science physique, la mathématique face à la théologie. La théologie fut bien en Sorbonne la science des sciences.

« En sorte que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu » : Celui qui s’adonne à cette science, la théologie, est rempli de la plénitude de Dieu. Il est avec Dieu, il vit de Dieu et de sa plénitude. Il est dans une joie spirituelle et intellectuelle profonde, celle que donne la possession de l’être divin, la Sagesse éternelle.

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2018 - Concert de carême

2018 - Concert de carême

Nous avons eu le plaisir d'avoir un concert dans notre église de Rolleboise le 18 mars dernier. Monsieur l'abbé souhaite en faire profiter le plus grand nombre ! Vous pouvez profiter des morceaux enregistrés ci-dessous : Chœur de femmes : {mp3}choeur-femmes-roll-concert_18mar18{/mp3} Stabat Mater : {mp3}Pergolese_stabat-mater_roll_18mar18{/mp3}      

2018 - Jeudi Saint

2018 - Jeudi Saint

Le sacerdoce. La Sainte Messe Le Jeudi Saint, NSJC n’a pas seulement institué le sacrement de son Corps et de son Sang, mais, en son Corps et en son Sang consacrés séparément et réellement présents sous les espèces eucharistiques, Il a institué son Sacrifice et ordonna prêtres ses Apôtres, pour qu’eux...

Semaine Sainte 2018 - La passion de NSJC

Semaine Sainte 2018 - La passion de NSJC

La passion de Notre Seigneur Jésus-Christ Jésus au jardin des oliviers Gethsémani L’agonie   Jn 18 1-3 ; Mat 26 36-56 ; Marc 14 32-52 ; Luc 22 39-53   De l’autre côté du Cédron, au pied de la colline, se trouve un jardin ombragé d’oliviers et nommé Gethsémani. Rien ne troublait la solitude de ses...

2018 - Dimanche de la Quinquagésime

2018 - Dimanche de la Quinquagésime

Jésus-Christ, notre Sauveur Le péché originel Notre Dame     Dimanche dernier, MBCF, je vous ai rappelé l’enseignement de l’Eglise sur la personne adorable du Christ Seigneur. Je me suis posé la question, avec le prophète Siméon : Qui est donc ce Christ que tant et tant d’êtres humains, depuis des siècles, et particulièrement en...

2018 - Présentation de Notre Seigneur au Temple

2018 - Présentation de Notre Seigneur au Temple

Vous trouverez ci-dessous la prédication de l'abbé Aulagnier pour la fête de la présentation de Notre Seigneur au temple ainsi que quelques photos de la messe. {phocagallery view=category|categoryid=4|limitstart=0|limitcount=0|detail=5|displayname=0|displaydetail=0|displaydownload=0|displaybuttons=1|displaydescription=0|enableswitch=1|overlib=1|piclens=1|displayimgrating=0|pluginlink=0|type=1|imageordering=3}     Solennité de la Présentation de Jésus au Temple et purification de Notre-Dame Ma profession de foi Et le prophète Siméon prit l’enfant dans ses bras et...

2018 - Dimanche de la septuagésime

2018 - Dimanche de la septuagésime

« Allez, vous aussi à ma vigne » Cela fut dit aussi aux ouvriers de la 11ème heure. C’est dire que nul n’est exclu de cette vigne. Nul n’est exclu de cet héritage. Nul n’est exclu de ce royaume de Dieu. Autrement dit, le vouloir divin du salut éternel est universel,...

Communion reparatrice des premiers samedis du mois

Communion reparatrice des premiers samedis du mois

La date du 29 mai 1930 n’est pas très connue dans l’histoire de Fatima. Pourtant c’est une date importante, presque aussi importante que celles du 13 mai ou du 13 octobre 1917. En effet, quelques jours avant, la Sainte Vierge apparut à Lucie, qui était alors novice chez les sœurs...

Fatima - Communion reparatrice des premiers samedis du mois

Fatima - Communion reparatrice des premiers samedis du mois

Communions réparatrices des premiers samedis du mois 29 mai 1930 : date importante dans l’histoire de Fatima et de la dévotion des premiers samedis du mois La date du 29 mai 1930 n’est pas très connue dans l’histoire de Fatima. Pourtant c’est une date importante, presque aussi importante que celles du 13...

Homélie du 3ème Dimanche de l'Avent 2017

Homélie du 3ème Dimanche de l'Avent 2017

Saint Jean-Baptiste Nous avons dit, Dimanche dernier, que parmi toutes les figures de l’AT qui annonçaient le Messie, - comme celle du serpent d’airain, celle du bouc émissaire, - il y en avait une qui surpassait toutes les autres figures, c’était celle de l’ « Agneau pascal ». Le sang de cet...

Homélie du 1er Dimanche de l'Avent 2017

Homélie du 1er Dimanche de l'Avent 2017

La venue du Messie Son annonce dans l’Écriture Sainte   L’Avent, MBCF, est le temps de l’attente, de l’attente du Messie, de l’attente de la venue du Messie, du Fils de Dieu. Et s’il en est ainsi, c’est parce que Dieu dans sa Sagesse et sa grande Bonté – car le propre de la...

Les âmes du Purgatoire

Les âmes du Purgatoire

MARIA SIMMA, QUI EST MARIA SIMMA ? Maria Simma est une mystique autrichienne. Par un don particulier de Dieu, déjà vu dans l'histoire de l'Eglise, elle reçoit depuis 50 ans la visite d'âmes du purgatoire. Que lui disent ces âmes ? Elles donnent des avertissements, demandent des prières, et parlent de...

Prédication pour la fête du Christ-Roi 2017

Prédication pour la fête du Christ-Roi 2017

  La fête du Christ-Roi Jésus-Christ est roi, MBCF. Il est roi, non seulement du ciel mais encore de la terre. Et il lui appartient d’exercer une véritable et suprême royauté sur les sociétés humaines. Et ces sociétés humaines, elles mêmes, doivent le confesser. C’est un point incontestable de la doctrine chrétienne....

Prédication pour le 20ème dimanche après la Pentecôte 2017

Prédication pour le 20ème dimanche après la Pentecôte 2017

  Le sacerdoce   Je voudrais vous parler du prêtre en souvenir de mon ordination sacerdotal, le 17 octobre, des mains de Mgr Lefebvre. Ce qui fait le prêtre, sa joie, c’est la découverte toute particulière du mystère de Dieu. Le prêtre, plus que tout autre baptisé, contemple ce mystère. Dieu est l’objet de...

Prédication pour le 19ème dimanche après la Pentecôte 2017

Prédication pour le 19ème dimanche après la Pentecôte 2017

  En l’honneur de Saint Michel     « L’Ange se tint près de l’autel du temple, un encensoir d’or à la main » « Et tandis que l’archange Michel luttait contre le dragon, on entendit la voix de ceux qui disaient : «le  Salut est à notre Dieu ». Telles sont, MBCF, les deux premières antiennes des Premières Vêpres de...

Prédication pour le 18ème dimanche après la Pentecôte 2017

Prédication pour le 18ème dimanche après la Pentecôte 2017

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus Je ne voudrais pas laisser passer cette année sans parler, du haut de cette chair, de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, patronne secondaire de la France. Les saints sont mis sur notre chemin pour que nous les prions, contemplions, les imitions. Sainte Thérèse, Thérèse Martin, naquit à...

16ème Dimanche après la Pentecôte

16ème Dimanche après la Pentecôte

En la solennité de saint Michel   En cette fête de Saint Michel, patron de notre petite église, je voudrais vous dire la joie de mon âme, d’être au milieu de vous. C’est en effet au milieu de vous que s’accomplit ma vie sacerdotale. Le prêtre vit au milieu d’un peuple, au...

15éme Dimanche après la Pentecôte 2017

15éme Dimanche après la Pentecôte 2017

« Celui qui sème dans l’esprit moissonnera de l’esprit, la vie éternelle ». C’est le Christ qui est au principe de la Vie éternelle C’est inéluctable. Je posséderai la vie éternelle - la finalité de ma vie - si j’en prends le chemin, si je pratique les œuvres de l’esprit : la charité, la joie...

14éme Dimanche après la Pentecôte 2017

14éme Dimanche après la Pentecôte 2017

« Cherchez d’abord le Royaume de Dieu » MBCF, faisons court et disons simplement que le « Royaume de Dieu », c’est Jésus lui-même. Oui ! Ce « Royaume de Dieu », dont le thème est si fréquent dans la prédication de NSJC, n’est finalement rien d’autre que Jésus-Christ lui-même et Jésus-Christ c’est la charité, n’est rien d’autre...

Assomption de la Sainte Vierge 2017

Assomption de la Sainte Vierge 2017

Fête de l’Assomption de la Sainte Vierge   L’Eglise, dans ces hymnes liturgiques, chante, cela ne vous étonnera pas, les différentes fêtes de NSJC, tout comme les fêtes de Notre Dame. Elle consacre trois hymnes à cette fête du 15 août, à ce mystère. Nous allons méditer sur l’hymne des premières Vêpres...

10éme Dimanche après la Pentecôte

10éme Dimanche après la Pentecôte

  « Personne, parlant par l’Esprit de Dieu, ne dit anathème à Jésus »   Ce sera le thème de notre entretien dominical. « Personne, parlant par l’Esprit de Dieu, ne dit anathème à Jésus »… Bien au contraire.  Tous ceux qui sont animés de l’Esprit Saint par suite de la réception du baptême, tout baptisé chante avec...

La Rébellion cachée

La Rébellion cachée

Je voudrais, à la reprise de l’année apostolique, en octobre, faire diffuser dans le cadre paroissial, « saint Michel de Rolleboise », le film, dont on parle beaucoup aujourd’hui : « La Rébellion cachée » de Daniel Rabourin sur l’épopée vendéenne. L’Homme Nouveau vient de publier une interview de l’auteur. En...

9ème Dimanche après la Pentecôte

9ème Dimanche après la Pentecôte

« Si tu connaissais, toi aussi, au moins ce qui te procurerait la paix » « Tu n’as pas connu le temps où tu as été visité »   Terrible reproche, MBCF, que ce reproche adressé par NSJC au peuple juif : « Tu n’as pas connu le temps où tu as été...

7ème Dimanche après la Pentecôte 2017

7ème Dimanche après la Pentecôte 2017

Le salaire du péché, c’est la mort. La grâce de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ     MBCF, voilà des belles paroles mais, je pense, un peu mystérieuses. Elles demandent éclaircissements. « Le salaire du péché, c’est la mort » dit Saint Paul « Stipendia peccati mors ». Un peu plus haut, il...

La dévotion au premier samedi du mois

La dévotion au premier samedi du mois

Parce que je serais très heureux que dans la paroisse Saint Michel de Rolleboise, la dévotion au premier samedi du mois se développe comme l'a demandée  Notre Seigneur à Sœur Lucie de Fatima, il me semble heureux de porter à  votre connaissance, dans ce numéro de juillet, les documents officiels...

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