SI LE LAXISME M’ÉTAIT POLITIQUEMENT CONTÉ  Réfléchir avant de s’émouvoir ! (2/2)

Partie II : Ces communautés si peu communautaires

 

Ces communautés, comme on les nomme, de gens venus s’installer sur le territoire national constituent normalement les futurs citoyens français désireux de s’intégrer totalement dans ce pays vers lequel ils ont accouru librement.

 

Le pays d’accueil, ayant accepté de recevoir des immigrés, affiche, par cette attitude, sa volonté d’en faire des citoyens. Il lui appartient donc de prendre toutes les dispositions nécessaires pour ce faire, sans dénigrement, ni favoritisme. En revanche, il est du devoir des immigrés, et ce pour la réussite même de leur propre intégration et l’obtention de leur citoyenneté, de respecter ces mesures, d’observer, sans détour, les lois de la République et de se plier généreusement aux us et coutumes du pays d’accueil qui leur ouvre les portes. Ces attitudes réciproques sont, naturellement, les garants d’un accès paisible à la citoyenneté qui ne soulèvera aucune difficulté, hormis celles qui sont inhérentes à toute procédure administrative. Il conviendra, alors, que chacun s’efforce d’être zélé et patient. Il apparaît donc que le dysfonctionnement d’un tel système ne peut provenir que du non-respect des responsabilités incombant à chacune des parties.

Le pays d’accueil qui, en général, s’efforce d’être à la hauteur de son engagement, ne peut être exhaustif dans tous les domaines qu’il tentera petit à petit de satisfaire. Certes, la politique s’en mêlant, bien des choses sont à reconsidérer, mais ne revêtent pas, normalement, un caractère hypocrite ou sournois, tout au moins dans ce domaine. Cependant, l’immigré peut alors se considérer frustré et se montrer vindicatif, voire rebelle. Il peut aussi se reclure dans une posture de victime du racisme. Il appartient, alors, à l’Etat de dialoguer, d’expliquer, mais de maintenir le cap sans sombrer dans le laxisme. Ce type éventuel de permissivité ne fera que susciter auprès des natifs du pays un sentiment d’injustice, préjudiciable pour les immigrés eux-mêmes et générateur de malaise pour toute la nation.

 

A cet immigré s’estimant être floué peut s’adjoindre un autre type d’individu, bien moins loyal, qui peut-être un Français issu de l’immigration ou un Français qui n’en est pas issu mais qui adhère à l’esprit de victime, par déception, par découragement ou même par nonchalance. Cet autre type d’individu, profitant d’un Etat Providence, jugera être abandonné parce qu’il n’obtient pas ce qu’il demande, sans l’effort ou l’investissement personnel nécessaire pour l’acquérir. Enfin, les immigrés clandestins peuvent trouver auprès de ces « mécontents » un réconfort et un appui leur permettant de se conforter dans leur illégalité.

L’alchimie de ces diverses situations peut alors constituer les prémices d’une scission sociale. L’entretien d’un tel séparatisme, arrivé à maturité, conduira à la naissance d’un mouvement résolument revendicateur, brandissant l’offense du racisme, même si ses rangs comportent des Français issus ou non de l’immigration. Adroitement manipulés par des gens malintentionnés ou des fanatiques, ces groupes peuvent alors verser dans un extrémisme qui peut s’avérer très destructeur.

 

Le mot d’apartheid, prononcé par un de nos gouvernants, apparaît, en effet, quelque peu choquant ou déplacé car la France ne se comporte pas, ni intellectuellement ni moralement, comme les pays qui ont connu ce type de régime. Il n’en reste pas moins que cette scission, opérée par ceux-là même qui jugent avoir été rejetés, est, de nos jours, palpable en certains endroits. Des zones de non-droit existent. Si l’apartheid devait être évoqué, bien que ce mot ne soit pas approprié, ne serait-il pas celui des rois de ces ghettos vis-à-vis du pays d’accueil ? Certes, la question est osée et peut sembler une extrapolation, mais elle révèle une certaine vérité :

 

L’extrémisme, lié à une scission sociale, est toujours latent. Il ne peut être brisé dans l’œuf qu’en repérant les meneurs pour les empêcher de nuire, mais aussi en forçant le dialogue et la compréhension mutuelle dans le respect de la dignité de chacun. Cela nécessite de fournir à nos jeunes des idéaux qui les attirent et les valorisent et ce dans tous les domaines. Enfin, la prise de conscience sur les devoirs et responsabilités qui nous incombent doit être permanente et partagée par tous.  

 

- Encore une fois, il faut nous réveiller, nous réveiller de notre léthargie intellectuelle, sociétale et affective, nous réveiller de la peur de l’autre et de la crainte de nous-mêmes.

- Il faut nous réveiller de l’assistanat d’un Etat providence dont on exige tout et attendons qu’il agisse à notre place, sans se souvenir ni se soucier de nos devoirs et de nos responsabilités.

- Nous réveiller de cet égocentrisme qui maintient les uns dans leur tour d’ivoire et incite les autres à se rebeller et à défigurer une France qui les accueille.

- Ne point avoir peur d’être une France, riche de son patrimoine, fière de sa culture, que nos aïeux ont façonnée à la sueur de leur front et au prix de leur sang.

- Ne point avoir peur de l’autre, disais-je, en l’incitant à respecter les richesses d’un pays qui s’offre à lui, richesses qui en font sa valeur et sa grandeur. Ne point avoir peur de s’intégrer loyalement pour une citoyenneté sans détour dans un pays qui, alors, sourira à celui qu’elle accueille en son sein.

 

De même que l’identité nationale ne peut être un frein à l’ouverture vers ceux qui la sollicitent loyalement, de même cette identité ne peut être galvaudée au risque de détruire l’unité nationale et réduire à néant  tout ce qui fait la personnalité de chaque nation. C’est cette personnalité identitaire qui attire nos immigrés. Il faut, à leur tour, qu’ils la respectent, l’embrassent sans hésiter et œuvrent pour sa valorisation et non sa défiguration, voire sa destruction.

 

L’identité nationale est le ciment de cette famille que constitue chaque pays dans son histoire, dans son présent et pour son avenir. Il convient d’entretenir jalousement ce trésor tant courtisé par ceux qui viennent a priori pour le partager. Cet « a priori » doit alors être une réalité de tous les jours pour ceux-là même qui ont accouru vers elle.

 

La France ne restera ce beau pays libre, noble et généreux qu’en demeurant fidèle à ses racines chrétiennes qui sont le socle de sa civilisation, qu’en construisant sur les valeurs qui la grandissent, sans les galvauder, et qu’en s’ouvrant à ceux qui veulent réellement s’impliquer dans son épanouissement. Alors nous pourrons parler d’une France pour tous si tous la respectent pour elle-même, pour ceux qui l’ont bâtie et enfin pour eux-mêmes…

 

                                                                                        La chouette

 

 

 

Pour mémoire: La première partie