UNE RELIGION A GÉOMÉTRIE VARIABLE : Du cimeterre à la kalachnikov !

21/11/2015

Par le Colonel Anrès

 

Lorsque l’imam de Bordeaux, Tareq Oubrou, proclame haut et fort en référence aux attentats que la radicalisation correspond à une lecture du Coran qui date du Moyen-Age dans un contexte historique de dominance et de construction d’un empire… cela prouve bien que la doctrine islamiste comporte des incitations au combat et donc à la violence. Selon les propres termes de ce guide spirituel, ces actes terroristes seraient compréhensibles et applicables au Moyen âge mais à tempérer (pour l’instant) de nos jours. Notre époque n’étant plus l’époque de la « con-quête » serait donc, pardonnez-moi l’expression, celle de la « quête des cons » ! (Les nations manifestant une empathie déraisonnée pour cette religion au point de la laisser détruire le patrimoine de leur civilisation et de leur culture se sentiraient-elles visées ?...)

 

Une telle doctrine à géométrie variable témoigne de l’arme effroyable que constitue l’Islam pour assouvir les instincts machiavéliques d’une religion guerrière. Certes, il convient de ne pas faire d’amalgames mais de quels amalgames parle-t-on ? Celui du musulman modéré avec le musulman radicalisé ? Je conviens que cela est à éviter. Celui de l’Islam avec le djihad et sa violence ? Pour cela, il suffit de lire le coran : Sourate Al-Baqara, la Vache, 216 – Sourate Al-Anfâl, le butin, 60.  D’aucuns en concluront alors que le terme d’amalgame est un euphémisme par rapport à la réalité doctrinale de cette religion. Rappelons que la tolérance, le pardon et la générosité financière ou hospitalière dont se targuent les musulmans ne s’appliquent qu’entre eux, conformément à ce que stipule le coran : Sourate 60-8…

 

Ainsi, contrairement aux autres religions qui, d’une façon générale, prônent l’ouverture vers autrui quel qu’il soit et privilégient des relations d’amour, l’islam s’inscrit dans un rapport de force qui conduit à un sectarisme « religio-sociétal ».

 

Le caractère « à géométrie variable » que revêt l’Islam n’altère en aucune façon le but incessant de guerre sainte inhérent à sa doctrine. Le coran, par la voie de ses docteurs de la loi, les oulémas, stipule que la pratique de l’islam doit endosser, selon le temps et le lieu, un comportement adapté à la situation allant jusqu’à la dissimulation : c’est la fameuse Taqiya ! Cette attitude permet d’éviter tout préjudice et surtout d’évoluer en secret sans éveiller de soupçons, tout en préparant les actions qui honoreront la finalité première, à savoir la guerre sainte… Notre imam modéré de Bordeaux, Tareq Oubrou, ancien militant de l’Union des Organisations islamiques de France, d’obédience Frères musulmans, en est un célèbre praticien ! La Taquiya est le corolaire de la doctrine à géométrie variable en matière de comportement. Cette posture s’avère particulièrement efficace dans les sociétés à la laïcité niaise et au laïcisme de tolérance ciblée. On constate alors que sous ce manteau de sérénité, l’embrigadement de futurs adeptes pour le djihad se révèle plus aisé…

 

Ainsi, la plupart de nos jeunes qui sont désabusés, qui se sentent dévalorisés constituent des proies idéales pour ceux qui leur proposent un avenir les invitant à sortir de la fadeur de leur existence. Les Djihadistes ne leur font point miroiter des avantages matériels ; ils ne leur offrent point de belles demeures, de rutilantes voitures ou une vie luxueuse ; ils leur mettent seulement en mains une kalachnikov ! Seulement voilà, derrière cette kalachnikov ou plus exactement autour de cette kalachnikov, ils leur vantent des mérites qui les valorisent et les animent d’un idéal, certes fort discutable, mais qui les galvanise et leur semble donner un sens à leur vie. La laïcité telle qu’elle est définie en France, empêtrée dans le cortège de ses « valeurs » républicaines, n’est malheureusement qu’un laïcisme qui refuse toute spiritualité et donc coupe court à tout idéal dépassant le niveau communautaire ou sociétal. Les dernières humeurs du gouvernement concernant le montage de crèches en est une pure illustration. En effet, la crèche, symbole religieux fondamental pour les Catholiques, reste un symbole culturel et affectif très fort pour tous. Il fait partie du patrimoine de notre civilisation judéo-chrétienne et de notre culture française. Seulement, ce type de tradition dégage une spiritualité contraire au principe de la laïcité qui, de ce fait, nous cantonne au niveau le plus bas de notre humanité.

 

Il nous faut donc nous réveiller, éduquer nos jeunes et ne pas craindre d’inciter notre entourage à prendre conscience du danger qui menace notre civilisation, notre patrimoine et nos âmes.

 

L’éducation aux « valeurs » de la République, dans le cadre de la laïcité, comme ne cessent de le proclamer nos politiques, est, à mon humble avis, insuffisante pour lutter contre le terrorisme qui n’a que faire de tels principes. Cela freinera-t-il les départs de nos jeunes pour le Djihâd ? Je souhaiterais en être certain ! En effet, ces jeunes exaltés ne rechercheraient-ils pas de voir associées à ces « valeurs » républicaines d’autres valeurs que peut leur voiler notamment la laïcité ?... Je reste perplexe sur ces jeunes-hommes et ces jeunes-femmes qui s’enrôlent ainsi, conscients d’être appelés à accomplir des actes extrêmes qu’ils ne considèrent pas, bien sûr, comme des exactions, puisqu’ils agissent au nom d’Allah !... Ne serait-ce pas là que se situe la pierre d’achoppement ? Ne serait-ce pas là-dessus qu’il faille réfléchir et se démener pour maintenir nos jeunes en place, en les informant sur les idéologies qui les entourent ? Peut-être, alors qu’un enseignement pertinent et objectif sur les religions, en particulier sur l’Islam compte tenu de son expansion dans notre pays, serait à même de combler en grande partie cette lacune ?...

 

- Proposons à nos jeunes, dès leur plus jeune âge, des idéaux qui les incitent à s’ouvrir généreusement à l’autre ; des idéaux qui les valorisent dans l’usage qu’ils en feront et leur donnent une raison de vivre dignement auprès de leur semblables ; des idéaux, enfin, qui les rendent fiers de ce qu’ils ont acquis, de ce qu’ils sont et qu’ils auront à cœur de transmettre.

 

- Efforçons-nous d’aider nos enfants et les jeunes à s’impliquer dans ce qu’ils admirent et les grandit, à embrasser les domaines correspondant à leurs aptitudes et qui les valorisent, à canaliser leur ardeur et leur impétuosité vers le don d’eux-mêmes, tant sur le plan physique qu’intellectuel ou moral, les poussant ainsi à se dépenser avec joie et honneur.

 

- Incitons-les à la compétition loyale et constructive. Proposons-leur des défis et des objectifs motivants pour qu’ils prennent conscience d’eux-mêmes, de leurs capacités et soient ainsi poussés à se surpasser, à considérer l’autre dans sa dignité et à s’entraider.

 

- N’hésitons pas à nous inciter nous-mêmes à être pour eux des exemples, non parfaits car cela n’est pas possible, mais qui donnent le meilleur d’eux-mêmes, quelles que soient nos faiblesses et quels que soient nos défauts inhérents à notre nature humaine. Nos jeunes voudront alors en faire autant s’ils nous voient fiers, épanouis et heureux de nos actes et de nos engagements. De plus, en ce qui nous concerne, cela ne nous fera pas de mal…

 

- N’ayons pas peur d’être les défenseurs pacifiques des valeurs pour lesquels beaucoup sont morts, meurent encore et qui constituent le socle et le patrimoine de notre civilisation ; cette civilisation judéo-chrétienne dont nous vivons, même en tant qu’athées, et qui a été le point d’appui, qu’on le veuille ou non, de cette laïcité tant dorlotée.

 

- Refusons de galvauder ces richesses qui, peu à peu abandonnées, laisseront libre cours aux potentats de tous ordres qui conduiront notre pays vers la désolation et le chaos.

- Réveillons nos jeunes du ghetto de leurs envies et de leurs lubies, en les éveillant aux aspirations qui surpassent leurs convoitises désordonnées et supplantent leurs mauvaises fantaisies.

- Ainsi, n’ayons pas peur de les éveiller à la civilisation d’un pays qui fait leur identité, ainsi qu’aux valeurs qui le magnifient et, bien sûr, aux devoirs qui en découlent.

- Enfin, n’ayons nulle crainte à leur enseigner à promouvoir et à leur faire aimer la satisfaction de l’effort visant à l’excellence et à la solidarité.

- Inculquons enfin à nos jeunes le goût des responsabilités et faisons leur apprécier le mérite de la récompense.

 

La France d’aujourd’hui pourra alors souffrir dignement et celle de demain sera assurément sauvée…

 

Colonel J. Anrès