Saint Roch

Notre église Saint Michel de Rolleboise possède une statue de Saint Roch. Une série de Quis ut Deus sera consacrée à ce saint très présent dans nos églises de campagne. En ce mois d’avril, la biographie de Saint Roch.

L’Église catholique romaine et la ferveur populaire ont fait de Roch de Montpellier un saint protecteur et guérisseur des maladies contagieuses en raison de son charisme auprès des exclus de son temps : les pestiférés. Par extension, il a ensuite été considéré comme un guérisseur des maladies de peau et de toutes sortes de pestilences, d’abord sur les terres du Languedoc, puis dans toute la France et l’Italie, et finalement dans toute l’Europe. Comment ce jeune homme inconnu, dont rien de sa vie n’est clairement authentifié, et qui n’a laissé ni parole ni écrit, a-t-il pu être invoqué comme un saint dans tout l’Occident par la vox populi, si peu de temps après les trente années de sa courte vie ? I - Sa vie Saint Roch est né à Montpellier entre 1348 et 1350, fils unique d’un haut magistrat Jean Roch de La Croix, et de sa mère Libère. Lorsque l’enfant naquit, il portait au côté droit l’image de la croix : c’était là l’indice d’une vocation de dévouement et de sacrifice, d’un véritable appel de Dieu. Élevé par sa pieuse mère comme étaient élevés les enfants à cette époque de foi, il se montra, dès ses jeunes années, d’une piété et d’une charité sans bornes pour les pauvres. Son bonheur était de les accueillir dans la maison paternelle et de leur distribuer toutes les petites épargnes qu’il avait pu faire sur ses vêtements et sur sa nourriture. À seize ans, il commença à fréquenter l’université déjà célèbre de Montpellier. Roch venait d’atteindre sa vingtième année lorsqu’il perdit, à peu de distance, son père et sa mère. Avant de s’endormir du sommeil des justes, Jean de La Croix avait fait à son fils ces suprêmes recommandations : « Mon fils, sois toujours le serviteur dévoué de notre Rédempteur et Maître, Jésus-Christ. Assiste les veuves et les orphelins ; emploie en bonnes œuvres les trésors que je te laisse ; visite souvent les hôpitaux où sont les pauvres et les infirmes, ces membres souffrants de notre Sauveur, et que Dieu te bénisse. » Tout au long de la vie de Roch, de nombreux événements devaient favoriser l’accomplissement de ce testament suprême.