Monseigneur Lefebvre - Tradidi quod et accepi

J’ai transmis ce que j’ai reçu - Réponse au livre d’Yves Chiron sur « Dom Gérard ». En mémoire de Mgr Lefebvre et pour son honneur.

« Tradidi quod et accepi ». Ces paroles expriment tout l’idéal épiscopal de Mgr Lefebvre, une volonté de fidélité. Il voulut être un évêque fidèle. « J’ai transmis ce que j’ai reçu ». C’est ce qu’il voulut faire durant sa vie épiscopale tant en Afrique qu’en France. Ces paroles furent prononcées par Mgr Lefebvre lors de sa prédication, du 30 juin 1988, alors qu’il conférait le sacre épiscopal à quatre de ses disciples au séminaire d’Ecône, devant une foule importante de fidèles. D’aucuns y ont vu un « acte schismatique ». Yves Chiron, dans son nouveau livre sur Dom Gérard : « Dom Gérard. Tourné vers le Seigneur » le dit haut et fort, invoquant sans autre argument, la discipline ecclésiastique, le Droit Canon, sans tenir compte de la « crise » de l’Eglise pourtant réelle.

Ce livre est très historique et sous ce rapport, intéressant. Il faut l’en féliciter. Un vrai travail de moine ! Que d’archives consultées, ordonnées, analysées ! C’est un livre en « commande ». L’auteur ne le nie pas, mais il affirme tout autant avoir gardé toute sa liberté d’écrivain, d’historien…C’est d’autant plus grave et pour lui et pour les commanditaires, tant les accusations sont graves et lourdes de conséquences pour l’honneur de Mgr Lefebvre et pour le monastère. Les commanditaires en sont les moines du Barroux puisque il est édité aux « éditions Sainte Madeleine », les éditions du monastère…. Si les « accusations » sont du seul chef d’Yves Chiron….la publication du livre laisse entendre que les moines épouse sa pensée, sa « doctrine » ses accusations » (Voir la lettre aux amis du monastère n° 165)… Autrement, les moines ne l’auraient pas édité… Ce livre est révélateur d’une pensée…Il ne faudra pas l’oublier…

Ce livre est très sévère pour Mgr Lefebvre et son « combat » dans l’Eglise, très sévère pour la Fraternité sacerdotale saint Pie X, son œuvre, pourtant si brillante et si missionnaire. L’auteur et donc les moines parlent du « schisme de Mgr Lefebvre », ni plus ni moins, en raison des Sacres » faits par ce dernier, le 30 juin 1988, soutenu par Mgr de Castro Mayer, évêque émérite de Campos, au Brésil. Il en parle non pas une fois, comme en passant, mais « mille » fois. C’est même comme un leit-motif, lancinant et pénible. Il ne donne aucune preuve sinon l’argument « canonique », le seul, l’argument disciplinaire. «Mais attention la lettre tue et l’esprit vivifie ». C’est ce que disait NSJC face aux pharisiens. Ces derniers condamnèrent même Jésus en raison de leur « Loi »…C’est ce qu’ « il » fait lui aussi condamnant Mgr Lefebvre, utilisant uniquement la « lettre ». J’ai lu tout le livre avec attention.

La suite dans la feuille paroissiale de Juin 2018 :