A la fin, le cœur immaculée de Marie triomphera

Dans ce nouveau numéro du « Quis ut Deus », le n° 8, de juin 2017, je vous propose la lecture du texte que j’ai appelé « présentation », qui sera en exergue de mon nouveau petit livre sur la Mère de Dieu que j’ai intitulé : « A la fin, le cœur immaculée de Marie triomphera ». Il va bientôt paraître après les ultimes corrections que notre bon abbé Pillet, professeur de latin au séminaire de Courtalain, a acceptées de faire.

Que trouverez-vous dans ce livre ? Un commentaire des hymnes mariales du Bréviaire romain.

Un commentaire littéral, nullement historique. Je ne m’intéresse pas à l’auteur ni à son temps. Je vous renvoie éventuellement aux études de Dom Guéranger et à son Année Liturgique.

Mais vous trouverez un commentaire théologique sur les « Grandeurs de Notre-Dame ». Ces hymnes les « chantent » merveilleusement. Il y a beaucoup de poésie dans ces hymnes. C’est en latin qu’elles furent écrites : je suis sensible aux mots. J’essaye d’en donner le sens profond pour mettre en valeur l’idée exprimée.

S’il y a beaucoup de poésie dans ces hymnes, il y a aussi et surtout beaucoup de théologie. Là, se vérifie, mieux qu’ailleurs, le principe « lex orandi, lex credendi » : « La loi de la prière est la loi de la foi ». C’est le dogme surtout qui retient mon attention. Dans ces vingt chapitres, vous trouverez un poème et même plusieurs poèmes ̶ puisque l’Eglise chante ces hymnes aux Premières Vêpres, à Matines, aux Laudes et aux Secondes Vêpres –, pour chaque mystère : les Mystères de la Nativité, de l’Immaculée Conception, de la Maternité divine, de sa Royauté, de sa Co-Rédemption, du très Saint Rosaire, de l’Assomption, de sa Victoire finale sur Satan : « Elle t’écrasera la tête ». Ces hymnes sont de vraies méditations, d’une richesse extraordinaire. C’est un vrai traité de Mariologie que l’on découvre dans ces hymnes. C’est une étude passionnante. Dans la récitation du bréviaire, on passe trop vite. Elles méritent qu’on s’y arrête.

C’est ce que nous faisons dans ce livre.

J’ai toujours été intéressé par la Mariologie. Le premier livre scientifique que j’ai lu sur le dogme marial fut ̶ à Rome, au Séminaire français à Santa Chiara, alors que je faisais mes études à la Grégorienne   le livre du Père Réginald Garrigou Lagrange, son beau livre sur « Marie », « La Mère du Sauveur et notre vie intérieure », (Lyon, les Éditions de l'Abeille; 1941. In-16 (205 x 135)

Ce livre m’ouvrit au mystère de la Vierge, cette créature unique sortie des mains du Très-Haut. J’ai pu ensuite étudier les œuvres de saint Bernard, ses homélies sur la Vierge Marie, les traités de saint Alphonse de Ligurie, Les gloires de Marie, et le petit traité de saint Grignion de Montfort, La vraie dévotion mariale…

Je fus toujours frappé d’admiration par la dévotion que Mgr. Marcel Lefebvre portait à la Vierge Marie. Il ne terminait jamais une homélie sans invoquer Notre-Dame, « Notre Bonne Mère du Ciel », comme il aimait l’appeler. Il était fidèle à son chapelet qu’il n’omettait pas et qu’il terminait toujours par la prière de saint Bernard. Lorsqu’il me fut donné l’honneur de le conduire en voiture, il faisait réciter le chapelet, toujours… Au séminaire, il n’aurait pas voulu qu’on omette la récitation en communauté du chapelet…

Je m’étais promis, lorsque le temps me serait donné, d’écrire un jour sur Notre-Dame pour la faire mieux aimer : chanter les merveilles de Marie, parler de son rôle unique dans l’œuvre de la Rédemption... Les Hymnes mariales du Bréviaire Romain le permettent absolument.

Le temps est venu. Ecrire prend du temps et absorbe tout votre être et votre pensée. Il m’est donné aujourd’hui… Je ne manquerai pas l’occasion.

Faire aimer Notre-Dame, tel est le but de ce livre que j’intitule : «A la fin, le cœur immaculé de Marie triomphera », en sous-titre « les Grandeurs de Notre dame ». « Les hymnes mariales du Bréviaire Romain ». . Je suis heureux de lui offrir ce livre à l’occasion du centenaire de ses apparitions à Fatima. Qu’elle veuille bien protéger cet ouvrage, écrit avec amour et pour sa gloire.

Que les fidèles de Saint-Michel de Rolleboise (Yvelines), que j’ai l’honneur de servir, me fassent la joie de le lire et de le méditer. Je le leur offre.

En plus du commentaire des hymnes, vous trouverez dans les chapitres sur Notre-Dame du Très Saint Rosaire, des poèmes que le Colonel Anrès, homme pieux et juste, a écrits à ma demande. Alors que j’informais les fidèles de Rolleboise de ma nouvelle étude, je l’ai interpellé du haut de la chaire, comme je le fais volontiers, lui proposant qu’il se mette au travail, lui aussi. Aussitôt dit, aussitôt fait. Vous apprécierez ses poèmes !

Voilà ce que vous trouverez dans ce livre.