2018 - Présentation de Notre Seigneur au Temple

Nous déclarons de plus :

Que par une miséricorde ineffable, le Père, plein d’amour, de clémence et de justice, a daigné l’envoyer dans le monde pour le salut ; alors s’étant fait chair, restant ce qu’il était, s’unissant à ce qu’il avait fait, ce Fils a paru dans le monde comme vrai Dieu en un homme véritable, Jésus: celui-là même qui est dans les bras de Siméon. Par là, Il est devenu le chef non seulement des hommes mais des anges, de tout. C’est en Lui que Dieu nous a prédestinés, élus, gratifiés et bénis de toute bénédiction spirituelle (Eph 1 3). C’est en Lui qu’il a opéré notre salut. Et par l’accomplissement de cette œuvre salvifique, il est devenu Prince des siècles, Roi des rois et Seigneur des seigneurs (Apoc 19 16). Il lui a tout mis dans ses mains (Jn 13 3), « et toute puissance lui est donnée au ciel et sur la terre » (Mat 28 18). Et de même que le Père vivifie qui il veut, de même la Fils vivifie qui bon lui semble ayant en Lui les clefs de la mort et de la vie. Le plus beau des exemples étant saint Paul converti sur le chemin de Damas. Du reste se rendant ouvertement témoignage à lui-même, il déclare qu’il est le « principe et la fin », « l’alpha et l’oméga », « la vérité, la lumière, la résurrection et la vie », donnant la vie éternelle à tous ceux qui croient en Lui et qui lui obéissent. C’est saint Jean qui l’affirme. Le but de sa mission, comme l’affirme Siméon, est de sauver le monde, i.e. de la purifier de ses péchés, de le délivrer de la servitude du mauvais, et de donner à tous l’éternité dans la gloire et le bonheur de Dieu.

Pour croire en Lui, il suffit de s’en remettre au témoignage des Ecritures qui toutes ont parlé de Lui, l’ont annoncé longtemps à l’avance, le dépeignant trait pour trait. Pensez au Serviteur souffrant…Il a eu le témoignage de Jean Baptiste, « Voici l’Agneau de Dieu… ». Mais surtout le témoignage même de Dieu qui, plus d’une fois, rendit témoignage à sa divinité. « Voici mon Fils bien aimé en qui j’ai mis toutes mes complaisances. Ecoutez le ». Mais, de plus, Il a dit lui-même des choses qu’aucun homme n’avait dites avant Lui et ne dira jamais plus après Lui : racontant par exemple les choses les plus profondes sur Dieu, prédisant l’avenir… le reniement de Pierre, la trahison de Judas…révélant le secret des cœurs. Il a fait, de plus, un grand nombre de choses dont lui-même a pu dire : « Si vous ne voulez pas me croire, croyez du moins à mes œuvres : ce sont elles qui rendent témoignage de moi » Aussi multiplia-t-il les miracles….ce qui tirait du cœur des juifs, ses ennemis, ces paroles : « Ces choses - ces miracles - sont manifestes et il n’y a pas moyen de les nier » (Act 4 16). Ainsi nous aussi nous confessons sa divinité et nous voulons le suivre. « A qui irions-nous Seigneur, vous avez les paroles de la vie éternelle ».

Nous déclarons :

Que le Christ n’a pas voulu que ce grand ouvrage qu’il était venu accomplir –le salut -et que Siméon confesse, s’accomplisse sans sacrifice. Ainsi pour réparer la gloire de Dieu, bafouée par les péchés des hommes, pour expier les péchés des hommes, il utilisa l’exécrable trahison de Judas, l’inique attitude des Juifs, l’ignoble lâcheté de Pilate, et s’offrit spontanément lui-même à Dieu son Père sur l’autel de la Croix comme victime pour notre rédemption et notre vie éternelle.

Nous confessons que ce sacrifice rédempteur du Christ se perpétue dans le saint sacrifice de la messe. Et c’est pourquoi nous sommes tellement attachés à cette messe de toujours qui est comme le chant de nos âmes : en elle nous chantons les louanges de Dieu, de son amour, de sa miséricorde, en elle et par elle, nous chantons les louanges de NSJC, notre Rédempteur, notre Sauveur qui s’est fait homme pour verser son sang pour nous. En ce sacrifice de la Croix, il a donné naissance à son Eglise que nous aimons, au sacerdoce, la joie de notre cœur, afin que la Rédemption se continue. Ainsi serons-nous admis un jour dans la famille de la Sainte Trinité pour l’éternité. Si la messe n’est plus la continuation de la croix de NSJC, si la messe n’est plus la réalité de sa rédemption, ce n’est plus notre Credo. Si la messe n’est plus qu’un repas, qu’un partage où l’on prononce en mémoire les paroles du Christ prononcées à la Cène, n’est plus qu’une « présidence », alors ce n’est plus notre sacrifice de la messe, ce n’est plus la rédemption de NSJC qui s’accomplit. Nous avons besoin de la Rédemption de NSJC, nous avons besoin du Sang de NSJC. Il est venu sur terre pour nous donner, par son Sacrifice, sa Vie. C’est la Vie que Siméon tenait en ses mains au Temple, que, nous prêtres, nous élevons pour votre adoration. Notre sainte messe nous donne cette Vie divine. A la messe, le sacrifice continue réellement, NSJC est réellement présent dans son Corps, dans son Sang, dans son Ame et sa Divinité. C’est cela qui fait la beauté du sacerdoce. La messe est le « soleil » de notre vie parce qu’elle est pour nous l’espérance de la gloire puisque par ce sacrifice, « morte est la mort ».

Nous déclarons enfin:

Que trois jours écoulés comme l’avaient annoncé déjà les Ecritures et comme lui-même l’avait annoncé à ses disciples, il ressuscita d’entre les morts par sa puissance divine. Il se montra souvent à ses disciples plein de vie, leur parlant, se faisant toucher par eux, mangeant en leur compagnie.

Et qu’après quarante jours, en présence de ses apôtres, en plein midi, sur la montagne des Oliviers, il s’éleva visiblement dans le ciel où Il siège maintenant dans la gloire à la droite de son Père jusqu’à ce que le Père ait réduit ses ennemis qui sont légions à lui servir de marchepied (Hb 10 13)

Et là, à la droite de son Père, toujours vivant, toujours priant et défendant notre cause (Hb 7 25) il ne cesse sa mission de médiateur. Il est notre avocat et en remplit la charge.

C’est là notre foi, notre espérance, notre religion, hors de laquelle il n’y a pas de salut ni pour nous ni pour personne. C’est là notre Jésus-Christ, le vrai et unique Jésus, le Maître en qui nous croyons, le Chef que nous suivons, le Roi que nous acclamons, le Pontife que nous vénérons, le Seigneur que nous confessons, le Dieu que nous louons, que nous adorons et que nous attendons finalement comme juge ; juge de tous, bons et méchants ; qui récompensera les bons, i.e. les fidèles, les humbles, les véridiques, et qui auront persévéré dans la sainte grâce de leur baptême et dans son souverain amour. Il réprouvera au contraire et perdra les méchants, i.e. les infidèles, les apostats, les menteurs, les orgueilleux, les scandaleux, les blasphémateurs et les impies de toutes espèces.

C’est ce Credo, qui longtemps fut cru, en Europe. Ce fut l’Europe chrétienne. Cette foi fut sa charte. Elle anima les familles entières, les époux, les épouses, les pères, les mères, les vieillards, les jeunes hommes, les maîtres et les serviteurs, les souverains et les sujets. Dans une même maison, toutes les intelligences et les volontés étaient soumises à l’Evangile et à l’Eglise.

Aujourd’hui, chose terrible et scandaleuse, l’Europe renie son Credo. Adoptera-t-elle la Charia ? A Dieu ne plaise !