Foi

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Méditation Eucharistique - Juin 2019

Le Sacré-Coeur de Jésus et la divine Eucharistie
 
 
En ce mois de juin, je vous propose de méditer sur la relation entre le Sacré-Coeur de Jésus et le Saint Sacrement.
 
1. Tout l'amour du Seigneur pour nous dans sa vie ici-bas, spécialement son amour de victime sur la Croix, est réuni, et triomphe, dans son Cœur vivant au Saint Sacrement.
C'est là que nous devons venir Le chercher, et nous nourrir de son amour. Notre dévotion envers le Sacré-Coeur doit donc être eucharistique, se fixer sur la divine Eucharistie comme l'unique centre personnel et vivant de l'amour et des grâces du Sacré-Coeur pour nous.
Ainsi, le Cœur de Jésus vit dans la sainte Eucharistie, puisque son corps y est vivant. Nous ne Le voyons pas, ce Cœur eucharistique de Jésus, mais nous Le possédons, Il est à nous, Il nous garde, Il veille sur nous dans le silence et l'apparente impuissance de l'Hostie, "Cor meum vigilat".
 
2. La manière dont Jésus a manifesté son Cœur, et aussi les raisons pour lesquelles la fête du Sacré-Coeur a été instituée, nous disent aussi que c'est dans l'Eucharistie que nous devons honorer son Cœur. 
C'est devant le Très Saint Sacrement exposé que sainte Marguerite-Marie a reçu la révélation du Sacré-Coeur : C'est en effet. dans l'Hostie que Jésus se manifeste à elle, tenant son Cœur entre ses mains, et lui disant : "Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes !". Et le but de la fête du Sacré-Coeur est d'honorer avec plus de ferveur et de dévotion l'amour de Jésus-Christ souffrant et instituant le Sacrement de son Corps et de son Sang. Pour entrer dans l'esprit de la dévotion au Sacré-Coeur de Jésus, nous devons donc honorer les souffrances du Seigneur, et réparer les ingratitudes et les offenses qu'Il subit dans le Saint-Sacrement : ingratitudes et offenses pour le vrai Dieu présent et vivant avec nous pour obtenir notre amour ; voilà le suprême tourment du Coeur de Jésus au Très Saint Sacrement. 
 
3. Entourons l'Eucharistie de nos adorations, de notre amour, de nos réparations ferventes, de notre compassion.  L'homme d'aujourd'hui est indifférent à ce don suprême de l'amour de Jésus pour lui, il n'en tient pas compte ; ou, plus offensant encore, il n'y pense même pas ; il ne veut pas de l'amour de Jésus-Christ. Et il va jusqu'à nier cette présence, à apostasier, dans nos pays d'ancienne tradition chrétienne. A insulter ce Cœur vivant
, à blasphémer de façon sacrilège le Dieu de l'Eucharistie. Quel risque court-il ? il sait que, comme dans sa Passion, l'amour du Coeur de Jésus Le rend muet. Jamais Jésus n'a reçu, pendant sa Passion, tant d'humiliations et de douleurs que dans son Saint Sacrement. Dans son agonie, Jésus cherchait des consolateurs, Il demandait sur la Croix qu'on voulût bien compatir à sa douleur. C'est aujourd'hui, plus que jamais, que la réparation, l'amour et l'adoration eucharistique du Coeur de Jésus sont nécessaires.
 
Au Cœur de Jésus vivant au Très Saint Sacrement, soient honneur, louange, adoration, amour et royauté,  à jamais.
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Conférence sur la Bioéthique - Partie 4

Monsieur l'abbé Tignères est un ancien médecin. Et c'est donc naturellement qu'il nous a proposé dès son arrivée à Rolleboise une conférence sur les sujets actuels concernant la bioéthique.

 

 

Euthanasie : faut-il en finir avec l'interdit de donner la mort ?  
  1. Introduction
  2. Définition
  3. Le Magistère de l'Eglise
  4. Le cadre législatif actuel
  5. Arguments avancés et réponses
  6. Les soins palliatifs
  7. Le traitement de la douleur
  8. Conclusion : le devenir des personnes âgées et des malades incurables

 

Les précédentes conférences :

 

 

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Conférence sur la Bioéthique - Partie 3

Monsieur l'abbé Tignères est un ancien médecin. Et c'est donc naturellement qu'il nous a proposé dès son arrivée à Rolleboise une conférence sur les sujets actuels concernant la bioéthique.

 

 

Le sommaire de la conférence est le suivant :

1 Critères fondamentaux pour un jugement moral

1.1 Les deux valeurs que défend l’Église : Inviolabilité du droit à la vie de l’être humain innocent dès l’instant de la conception et originalité de la transmission de cette vie dans le mariage
1.2 Les principales références du magistère de l’Église.

  • Pie XII "Humani generis" 1950
  • Constitution pastorale "Gaudium et spes" Concile Vatican II
  • Encyclique "Humane vitae" Paul VI 1968
  • "Déclaration sur l'avortement provoqué" congrégation pour la doctrine de la foi, 1974
  • Exhortation "Familiaris consortio" Jean-Paul II 1981
  • Instruction "Donum vitae" CDF 1987
  • Encyclique "Evangelium vitae" Jean-Paul II 1995
  • Instruction "Dignitas personae" CDF 2008

2 la procréation médicalement assistée (PMA)

2.1 Présentation
2.2 PMA homologue Le lien moralement requis entre procréation et acte conjugal. La PMA homologue peut-elle être moralement licite ?
2.3 Insémination artificielle homologue
2.4 PMA hétérologue
2.5 Ouvrir la PMA aux femmes seules ou aux couples de femmes ?

3 La gestation pour autrui (GPA)

3.1 Présentation
3.2 Ce qui est en jeu
3.3 Arguments avancés
3.4 Enjeux éthiques

 

Les précédentes conférences : Conférence sur la Bioéthique - Partie 2 et Conférence sur la Bioéthique - Partie 1.

 

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Méditation Eucharistique - Mars 2019

Méditation eucharistique

Vendredi 1er mars 2019

1)L'amour de Jésus dans l'institution de la Sainte Eucharistie :
"Sachant que son heure était venue de passer de ce monde à son Père, Jésus, après avoir aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout" (Jn 13,1).
 
Avant de partir pour sa Passion, et de mourir pour nous, Jésus voulut nous laisser le plus grand témoignage possible de son amour, et ce fut le don de la Sainte Eucharistie. Il nous laisse son corps, son âme, son sang, sa divinité, Il nous laisse Lui-même tout entier, sans aucune réserve. Il n'a rien gardé pour Lui, Il nous a donné tout. Il a voulu, dans ce don de l'Eucharistie, répandre, et comme épuiser les richesses de l'amour qu'Il gardait dans son Coeur pour nous.
 
Jésus se préparait à donner sa vie pour nous, et dans l'ardeur de son amour, cela ne Lui suffit pas : L' "excès" de son amour Le contraint à réaliser une œuvre plus grande encore, celle de demeurer avec nous dans le saint tabernacle, et de nous donner son propre corps en nourriture.
Seul l'amour infini du Seigneur pour chacun de nous L' amena à ce don suprême. Devant l'amour de Jésus dans le Très Saint Sacrement, même les saints ne trouvent pas leurs mots : c'est "l'amour des amours" pour saint Bernard, " l'Amour" pour saint Philippe Néri.
 
2)L'amour aspire toujours, et tend, à l'union:
Deux êtres qui s'aiment désirent ne faire plus qu'un seul être, ils voudraient être unis jusqu'à ne plus faire qu'un. Jésus se tient là, derrière la cloison des Saintes Espèces, et son doux regard nous fixe. Nous ne Le voyons pas de nos pauvres yeux d'ici bas, mais Lui nous voit, parce qu'Il est là, réellement présent, pour nous assurer la possession de Lui-même. Mais Il se cache, pour se faire désirer par nous. Ainsi, dès avant notre entrée au Ciel, le Seigneur veut se donner à nous tout entier, et rester intimement uni avec nous.
 
3) Adorer, c'est unir son âme à celle de Jésus :
Pendant ce temps d'Adoration, le monde ne doit plus exister pour nous, ni famille, ni amis, ni rien d'autre...Jésus-Eucharistie seul. 
Lui et nous unissant, identifiant, nos âmes, nos coeurs, nos volontés. Une seule chose peut entrer dans nos coeurs pendant ces instants bénis, pour y accompagner l'amour, la douleur : douleur d'avoir tant offensé Jésus, et de L'avoir si peu aimé ; douleur de n'être pas à Lui comme nous le voudrions et le pourrions ; douleur de tant d'ingratitudes et d'offenses de la plupart des hommes ; douleur de tant de Précieux Sang répandu sur la Croix, sans personne pour le recueillir.
 
C'est ici, Seigneur Jésus-Eucharistie, lorsque nous sommes devant Vous, que vous nous fortifiez pour porter notre croix, que vous nous enseignez les remèdes à nos misères, que vous nous ouvrez votre Cœur, refuge assuré pour les coupables, et lieu de repos pour les âmes si souvent fatiguées que nous sommes.
 
4) Adorer, c'est offrir sa pauvreté au Seigneur :
Si nous sommes dans l'aridité, glorifions la grâce de Dieu, sans laquelle nous ne pouvons rien. Et ouvrons notre âme à Jésus, comme une fleur ouvre son calice au soleil pour recevoir ses rayons bienfaisants.
 
Si nous sommes dans l'impuissance, notre pauvre esprit dans les ténèbres, notre pauvre cœur sans un mot pour parler à Jésus, notre corps souffrant, faisons alors l'Adoration du pauvre, en offrant au Seigneur notre pauvreté pour qu'Il l'enrichisse.
 
Et si nous sommes dans l'esprit de tentation et de tristesse, que tout nous porte à quitter l'Adoration parce que nous pensons davantage offenser Dieu que Le servir, à cause, pensons-nous, de nos mauvaises dispositions, surtout n'écoutons pas cette tentation subtile du démon : combattons, restons fidèles à Jésus contre nous-mêmes ; persuadons nous que nous ne Lui déplaisons pas, qu'Il connaît la faiblesse de notre nature, et qu'Il veut seulement l'hommage de notre persévérance, jusqu'à la dernière minute du temps que nous devions Lui consacrer. Donnons à Jésus ce temps, en nous exposant aux rayons de son amour miséricordieux : Jésus nous mendie ce temps pour nous remplir de sa puissance eucharistique, c'est la plus grande action de grâces que nous pouvons Lui rendre. Nous ne Le contristons pas dans notre fragilité, si nous restons alors près de Lui ; au contraire nous réjouissons son Coeur, nous sommes face à la miséricorde infinie, à un océan d'amour et de tendresse.
 
Restons fidèles absolument à l'Adoration, quoiqu'il nous en coûte : l'Adoration en effet n'est pas une dévotion parmi d'autres, elle est le culte que l'on doit rendre à Dieu, en esprit et en vérité.
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L'anéantissement et l'humilité de Jésus dans la Sainte Eucharistie

C'est l'anéantissement qui domine et caractérise l'état de Notre Seigneur au Saint Sacrement. Or, le Seigneur Jésus est notre modèle, au Saint Sacrement comme dans les actes de sa vie publique. Nous devons donc étudier cet état d'anéantissement eucharistique, pour que nous puissions ressembler à notre divin modèle, et pour être dans la grâce de la sainteté eucharistique.
 
Au Saint Sacrement, Jésus est dans un état d'extrême pauvreté.
Que l'autel soit d'or, que mille lumières y resplendissent, Jésus n'en est pas moins pauvre ni moins obscur dans l'état des saintes espèces. Il est vraiment le Grand Pauvre, sous le voile de l'hostie. Il n'a aucune beauté visible, Lui qui était le plus beau des enfants des hommes. Il n'est plus quelqu'un, en apparence Il est seulement quelque chose, immobile, inanimé ; ni mouvement ni action, comme emprisonné, Lui qui est le Verbe, la Vie du monde et le moteur de tous les êtres. On pourra L'insulter, Le profaner, blasphémer, Il ne se défendra pas. S'Il pouvait encore souffrir, Il souffrirait plus dans l'hostie que pendant sa vie terrestre. Pensons à ces abaissements inouïs de Jésus-Christ au Très Saint Sacrement ; ne nous dit-Il pas : "voyez, et faites comme moi"?

Jésus au Saint-Sacrement nous appelle à une humilité profonde.
Son anéantissement eucharistique éclipse sa gloire et sa divinité bien plus que durant sa vie mortelle. Jésus a voulu voiler sa gloire sous le voile impénétrable de l'hostie. Cette leçon que Jésus nous donne doit nous conduire à nous humilier nous aussi, dans le bien que nous pouvons faire, les vertus que nous pratiquons, les dons naturels que nous avons : Jésus-Eucharistie nous demande d'en faire remonter toute gloire et tout mérite à Dieu seul, sans qui nous ne pouvons rien faire. Que le Seigneur nous préserve de l'orgueil qui stérilise nos actes les meilleurs.

Sans l'Eucharistie dans nos vies, il n'y aura pas d'humilité non plus. Et d'où vient notre orgueil spirituel, qui s'élève des grâces reçues, des dons de Dieu ? Il vient de l'oubli de l'Eucharistie. Méditer Notre Seigneur anéanti au Saint Sacrement est le vrai chemin de l'humilité. l'Eucharistie nous apprend à renvoyer à Dieu les dons que nous recevons de Lui, et non pas seulement à nous humilier de nos misères. Ainsi toute âme vraiment eucharistique doit devenir humble, elle n'agit plus que sous la motion de cette divinité anéantie.
 
Jésus-Eucharistie est le modèle des âmes intérieures.
La vie spirituelle consiste dans la prière et l'immolation intérieure de l'âme avec Dieu. Cette prière doit être cachée, humble et anéantie, comme la prière de Jésus-Eucharistie. La vie anéantie de Jésus au Saint Sacrement est aussi le modèle de notre immolation : qui s'immole mieux que Lui ? S'immoler en effet veut dire se mettre dans l'état et la volonté du sacrifice ; c'est ce que le Seigneur Jésus a fait lorsqu'Il a institué le Sacrement et revêtu son état de victime : il y a, dans le mystère de l'Eucharistie, à la fois la vie et l'immolation, la gloire et l'humiliation. Alors comme Jésus-Eucharistie, nous devons nous abaisser, nous anéantir. Il faut qu'Il grandisse en nous, et que nous diminuions. Il faut que l'anéantissement soit comme le caractère de notre vertu, et de toute notre vie. Que nous devenions comme les saintes espèces qui n'ont plus rien à elles, que nous ne soyons plus rien pour nous, que nous soyons anéantis comme Jésus dans l'Eucharistie.
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