Fête de l'Annonciation

Message de Monsieur l'abbé Tignères

Chers amis

En cette si belle fête de l’Annonciation, la Vierge Marie nous invite à découvrir les dispositions de son âme lorsqu’elle vécut ces instants bénis, que saint Luc nous raconte au début de son évangile (I, 26-38). Nous pourrions résumer ces dispositions à deux, pour les faire nôtres :
1) Marie veut tout ce que Dieu veut.
2) En conséquence, elle accepte à l’avance d’être associée à l’œuvre rédemptrice de Jésus, c’est-à-dire d’être unie intimement à sa Croix.
Examinons brièvement ces deux dispositions, avec le grand désir d’imiter la Vierge de l’Annonciation :

1) Vouloir ce que Dieu veut.
Vivant sous la direction continuelle de l’Esprit-Saint depuis son Immaculée Conception, Marie avait fait, sous Son inspiration, vœu de virginité. Mais Dieu lui fait savoir par l’Ange Gabriel qu’Il l’a élue pour devenir la Mère de son Fils. Dès que la Vierge Marie comprend, par les paroles de l’Ange, que sa maternité sera l’œuvre de l’Esprit-Saint et respectera sa virginité, elle embrasse immédiatement la volonté divine, avec la plus entière adhésion, et l’amour le plus pur :
« Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole ». La Vierge Marie accepte sans retenue, aussitôt, en s’offrant, en se donnant totalement. Elle adhère par anticipation à tout ce que Dieu voudra d’elle. Elle est le modèle de l’âme entièrement unie, pleinement donnée, à la volonté de Dieu.
 
2) Accepter de participer à la Croix de Jésus-Christ.
L’explication de l’Ange n’empêche pas que les événements futurs demeurent impénétrables au regard de Marie. Elle se trouve devant un mystère, avec l’intuition qu’il s’agit d’un mystère de souffrance, puisqu’elle connaît les Saintes Ecritures, et elle sait que le Rédempteur sera l’Homme des douleurs. La joie ineffable de la Maternité divine s’offre donc à elle dans un mystère de douleur : accepter d’être la Mère du Fils de Dieu signifie consentir à être la Mère d’un supplicié, d’un condamné à mort. La Vierge Marie accepte tout cela dans son « fiat  » : dans la joie comme dans la douleur, elle n’a qu’une seule réponse, « je suis la servante du Seigneur » ; par une adhésion aussi totale de sa volonté à la volonté de Dieu, Marie est intimement associée à l’œuvre rédemptrice de Jésus, et elle devient la Mère spirituelle de tous les hommes de bonne volonté, la Mère de la Grâce.
 
Dieu donne à chacun d’entre nous une même vocation, qui est de participer à la rédemption que le Seigneur Jésus nous a acquise sur la Croix. Et nous devons répondre à cet appel en imitant, à chaque occasion , le renoncement de la Vierge de l’Annonciation : « Ecce ancilla Domini, fiat mihi secundum verbum tuum ». C’est ainsi seulement que nous serons vraiment des enfants de l’Eglise, des enfants de Marie, et que nous serons missionnaires, en vivant pleinement de la grâce de Jésus, puisque la vie surnaturelle est le fruit du sacrifice. C’est déjà la grande leçon de la fête de l’Annonciation, au cœur du Carême.
Courage et confiance, je suis près de vous par la pensée et la prière, que le Seigneur vous bénisse.
 
abbé B Tignères 
 

 

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