L’émotion de Mgr Joseph Strickland lors de sa première célébration de la forme extraordinaire

 

Mgr Joseph Strickland (Tyler, Texas), a été bouleversé lors de sa première célébration de la messe tridentine le 11 juin. Jeanne Smits a traduit son entretien dans le New Catholic Register. Extrait :

[…] C’est le fait de prier devant le Christ dans le Saint-Sacrement qui m’a attiré vers ce rite. J’ai fait l’expérience d’une montée en flèche de ma vie spirituelle depuis que je suis devenu évêque, et surtout depuis que je me suis centré sur Notre Seigneur eucharistique. Vous savez, j’essaie de faire une adoration deux fois par jour, pour accompagner mes prières du matin et du soir – et l’Office [divin] peut être bien long. Pourtant, je constate que je prie maintenant les psaumes comme si je Lui parlais. J’ai fait des Psaumes ma prière personnelle.

Ce que j’ai constaté, c’est que ce rite est tellement centré sur Lui. Il faut que vous compreniez qu’avant janvier de cette année, je n’avais même pas lu les prières de la forme extraordinaire. Je partais littéralement de zéro. […]

Ce n’est probablement pas si facile à décrire. Ce sentiment d’émerveillement et d’admiration n’a cessé de croître tout au long du processus. Bien sûr, j’avais déjà entendu de nombreux termes en latin, mais je ne savais pas vraiment comment ils s’accordaient aussi profondément dans la forme extraordinaire. C’est presque comme s’il manquait quelques pièces dans un puzzle, et je ne m’en suis rendu compte que lorsque j’ai enfin dit la messe. La prise de conscience que l’on a, en tant que prêtre, de la signification profonde de ces prières, de ces mots, je peux la comprendre maintenant de façon profonde. Comme je l’ai dit, cette liturgie est entièrement consacrée à Lui, à l’adoration de Dieu. Il s’agit du Fils de Dieu descendant du ciel, descendant à l’autel pour prendre l’apparence du pain et du vin – il s’agit de Dieu. On peut y voir où la « ligne mélodique » du Novus Ordo a été reprise, mais on est pris par la splendeur, ici, de l’« orchestre » complet. Il n’y a de place que pour l’émerveillement. Ne serait-ce que la beauté du corporal, et la façon dont l’hostie et le calice sont traités… et je dois dire [longue pause, pleine d’émotion] que je pouvais à peine prononcer les mots de la consécration, tant j’ai été submergé par l’émotion, tant j’ai été profondément touché par ces mots. Dieu merci, nous devons seulement les murmurer dans ce rite, parce que je ne suis pas sûr que j’aurais pu parler plus fort que ce murmure, tellement j’ai été frappé par la profondeur des mots. C’était la première fois de ma vie que je les prononçais en latin, et j’avais du mal à les faire sortir. En fait, c’est indescriptible. […]
Source: Le Salon Beige

Autres articles