Les sacrements sont des trésors

Abbé Bruno Tignières

Chers amis, les sacrements, vous le savez par votre catéchisme, sont les signes de réalités sacrées, ce sont des signes sensibles qui produisent ce qu'ils signifient, c'est-à-dire la grâce, la vie divine, la vie du Ciel. Les Pères de l’Église ont souvent appelé les sacrements "mysterium", les mystères. Oui, que des signes sensibles, des paroles, communiquent la vie divine, conduisent au bonheur éternel, c'est assurément un grand mystère. Et ce mystère ne peut s'expliquer que par le lien intime, profond, essentiel, des sacrements avec la Passion de Notre-Seigneur, cause de la grâce, et dont ils sont le fruit : La vie divine que nous recevons dans les sacrements est donc le fruit du Sang de Jésus-Christ.

Chers amis, je vous le dis avec insistance, je voudrais que nous réfléchissions davantage à ces réalités sublimes que sont les sacrements, pour nous en émerveiller, et les recevoir avec des âmes mieux disposées, spécialement lorsque nous communions, et lorsque nous nous confessons. Si Jésus a institué les sacrements, c'est parce qu'Il a voulu que sa grâce, sa vie divine, absolument nécessaire pour aller au Ciel, nous soit dispensée par eux. Et pour nous mériter ce don, Il a souffert sa Passion, en mourant sur la Croix ; pensons-y avec plus d'amour, de ferveur, et de résolution.
 
Comprenons bien que la réception de la grâce se fait selon ce principe : "tout ce qui est reçu est reçu selon la capacité (et donc selon les dispositions) de celui qui le reçoit".  Alors si nous aimons vraiment le Seigneur Jésus-Christ, si nous avons quelque reconnaissance au souvenir de tant de souffrances endurées pour nous, nous aurons à cœur de mieux nous préparer à recevoir la vie divine de Jésus :
  • Pour communier, outre l'état de grâce (exigé pour éviter un sacrilège), nous veillerons à être animés d'une foi vive en la présence réelle du Christ sous les saintes espèces, d'un désir ardent de recevoir Notre-Seigneur dans notre cœur, avec une profonde humilité, et modestie dans notre tenue extérieure.
  • Pour nous confesser validement et fructueusement, nous devons avoir : la contrition ( le regret, la douleur des péchés), parfaite si elle naît de l'amour filial de Dieu ; le ferme propos ( l'intention résolue, avec l'aide de la grâce, de ne plus commettre de péchés délibérés, et d'en fuir les occasions); l'accusation humble et sincère de tous les péchés graves, dans l'intention de recevoir l'absolution. Il convient aussi, après avoir reçu le pardon des péchés, d'effectuer la pénitence, œuvre imposée par le confesseur pour expier la peine temporelle méritée par le péché.
Bien entendu, toutes ces dispositions pour communier ou nous confesser mériteraient d'être précisées, pour  rendre leur exercice plus parfait. C'est ce que nous ferons pendant les prédications du Temps de la Septuagésime et du Carême, soyez y attentifs. Cela peut se faire aussi par un entretien individuel, je suis toujours à votre disposition.
 
Chers amis, aimons le Seigneur en perfectionnant les dispositions avec lesquelles nous recevons sa grâce divine, lors de nos communions et de nos confessions.  Nous nous préparerons ainsi à faire un bon Carême. Oui les sacrements sont des trésors, si nous pouvions mieux le comprendre et le mettre en pratique, avec la grâce de Dieu ; c'est le vœu que je forme, en vous bénissant de tout cœur dans le Seigneur Jésus.
 
Abbé Bruno Tignères.
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