Le mois de Marie

Bien chers amis, en ce mois de mai, l'Eglise désire que nous nous rapprochions de la Vierge Marie. Parce que le culte de la Vierge immaculée est au centre de notre sanctification. En effet, soyons sûrs que le degré de la grâce sanctifiante en nous dépend de notre rapprochement de la Vierge Marie, puisqu'elle est la Médiatrice de toutes les grâces, que toute grâce nous est donnée par elle. Et il faut reconnaître que nous nous tournons encore trop peu vers elle, que nous sommes encore bien loin de cette vie constante avec elle, cette vie mariale qui doit nous saisir et mettre son empreinte sur notre âme. Alors, que tout l'effort de notre vie spirituelle pendant ce mois de mai, et bien sûr au delà, soit de tendre à "s'approcher d'elle, à être à elle" ( selon la belle formule de saint Maximilien Kolbe ), pour s'approcher vraiment de Dieu, et finir par être à Lui totalement :

S'approcher de la Vierge Marie, la connaître de mieux en mieux, imiter ses vertus (sa douceur, son humilité, sa pureté), s'identifier à elle, l'aimer toujours davantage, lui permettre d'envahir notre cœur et tout notre être, pour qu'elle vive et agisse en nous, que nous lui appartenions sans limites, tel doit être notre idéal ! "S'approcher d'elle et vivre dans le rayonnement de sa présence" (Pie XII, Alloc. 29-09-1957).
 
Et être à elle, puisque la Vierge immaculée est notre mère, et la Mère de Dieu, nous devons être sa propriété. Il faut que nous désirions être possédés par elle, afin qu'elle même pense, parle, et agisse en nous ; lui appartenir tellement qu'il ne reste rien en nous qui ne soit pas à elle, pour que nous soyons comme anéantis en elle, qu'il ne reste plus qu'elle ; et que nous soyons à elle. Là où elle n'est pas, il n'y a pas Dieu non plus, ni donc Jésus. Mais là où elle est, il y a la Trinité Sainte, et donc Jésus, puisque la Vierge immaculée est tellement unie à Dieu que ce qui est à elle est à Dieu.
 
Pendant ce mois qui lui est consacré, prions pour que nous soyons toujours plus près d'elle, et que nous soyons toujours plus à elle. Qu'elle nous serre contre son cœur immaculé, et que nous ne puissions jamais parvenir à nous séparer d'elle, pour que le Seigneur Jésus soit en nous, et que soyons en Lui, jusqu'à la fusion de notre vie avec Sa vie. Vous voyez, il est nécessaire que nous portions, dans la physionomie de notre âme, la ressemblance avec la Vierge Marie, pour que, comme le dit le pape Pie XII, nous puissions "faire passer, à travers un monde enveloppé dans les ténèbres, des faisceaux de sa lumière, et le parfum d'une pureté sans tache" ( Alloc. 8-12-1953).
 
Bien chers amis, si nous n'arrivons pas, pauvres que nous sommes, à exprimer ces considérations à la Vierge sainte, il nous suffit de les faire nôtres, et d'en désirer les fruits, en égrenant notre chapelet : nos "Ave Maria" porteront nos saints désirs à la Vierge Marie, bien mieux que nos faibles paroles. Et la puissance divine de cette prière nous unira à elle, et au Seigneur, pour toujours.
 
Je vous bénis, et vous porte dans mon cœur.
 
Abbé B. Tignères.
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