Actualité religieuse

Mgr Aillet : “la société s’engouffre dans la dictature."

Monsieur l'abbé Tignères est absent de Rolleboise.
           Son retour sera effectif pour la messe dominicale du 9 août.



Mgr Aillet : “la société s’engouffre dans la dictature. Il y a une manipulation des esprits grâce à une gestion par la peur”

 

Dans un entretien donné à Valeurs Actuelles, Mgr Marc Aillet ne mâche pas ses mots sur la loi de bioéthique, nos parlementaires, la crise du COVID… :

[…]

L’Église s’est toujours opposée à la PMA bien avant que le gouvernement veuille l’ouvrir aux couples lesbiens. Quand on parle d’avancées et de progrès, on ne dit pas que le taux de réussite de la PMA est extrêmement faible. La réussite ne dépasse pas 14%. Non seulement, c’est un parcours du combattant pour les couples qui recourent à la PMA, mais en fin de parcours ce sont aussi des destructions d’embryons. Toute PMA induit une destruction et le tri d’embryons. A la conclusion de toute opération, il y a des « réductions embryonnaires », autrement dit des avortements. C’est scandaleux. Scientifiquement, l’être prend vie dès la première cellule fécondée. Il n’y a pas de seuil entre la fécondation et la mort qui puisse indiquer le commencement d’une vie humaine. Aussi, la PMA qui sera ouverte aux couples lesbiens sera remboursé à 100% par la sécurité sociale sans qu’il y ait une cause d’infertilité médicalement diagnostiquée. Alors que certaines maladies ne sont pas, peu ou plus remboursées, les traitements de la maladie d’Alzheimer par exemple. Les Français doivent savoir que le budget de la sécurité sociale pour lequel ils cotisent pourra être utilisé dans le cadre de la PMA pour toutes. Les Français cotiseront pour une opération qui fabriquera des enfants intentionnellement et légalement privés de père. Les autres sujets ne sont pas à omettre. Par l’ouverture sur la recherche sur les embryons transgéniques et chimériques, la frontière entre l’homme et l’animal est abolie. Mais il ne faut pas aussi oublier la généralisation du diagnostic pré-implantatoire des aneuploïdies (DPI-A) pour traquer les embryons porteurs d’anomalies chromosomiques. C’est ni plus ni moins un eugénisme d’État qui est mis en place. De plus, la manipulation des embryons va être a nouveau libéralisée. L’embryon devient une souris de laboratoire.

[…]

L’Église de France s’est assez bien mobilisée. Pourtant, je pense que l’on aurait dû avoir une voix unie pour avoir une voix forte. Cela était prévu mais on a beaucoup tardé à le faire parce que les sujets qui préoccupaient les Français étaient très éloignés de la loi bioéthique : réforme des retraites, Covid-19, confinement, réouverture des lieux de cultes, etc. Mais, les évêques de manière personnelle et par les réseaux sociaux ont été fermes. Il est important d’avoir un message pour réveiller les consciences. Même si nous avons perdu une bataille, la guerre est toujours à gagner. Je ne crois plus au dialogue courtois avec les parlementaires, les scientifiques ou le gouvernement comme nous avons pu le croire avant. De fait, le dialogue n’est pas à double-sens. En face, les personnes ne s’intéressent absolument pas aux arguments de raison que nous avançons. L’idée en faveur de la vie depuis la conception naturelle est imparable. Les gens avec qui nous discutons ont des oreilles mais n’entendent ou alors ne veulent pas entendre. Ce n’est donc plus l’heure du dialogue. Il faut avoir une parole d’autorité, une parole ferme qui parle à la conscience des hommes et des femmes de bonne volonté. Ce n’est pas cela qui fera basculer les parlementaires même si les citoyens convaincus vont essayer de joindre les parlementaires de notre diocèse pour les mettre en face leur responsabilité. Nous courrons vers une rupture anthropologique majeure, un défi civilisationnel qui ne concerne pas seulement la vie quotidienne des gens mais l’avenir de l’humanité. Ceci dit, je crois beaucoup à la prière et au jeûne. Je pense que la conversion de tous est nécessaire parce que la destruction de l’humanité accoure et qui à la fin se retournera contre tous. Je finis par dire comme le prophète Jonas, seul prophète que Dieu envoie vers des païens : encore 40 jours et Ninive sera détruite. C’est un symbole mais cela veut dire que le mission de l’Église est prophétique. Il ne faut pas avoir peur de ne pas être audible car ce n’est pas un problème. Le danger serait de parler selon les critères de l’audimat. Si cette parole est celle de la Vérité, elle touchera les coeurs de ceux qui sont prêts à l’entendre.

[…]

La législation de la gestation pour autrui (GPA) est certaine. Nous courrons tout droit vers la manipulation de l’être humain et plus seulement celle de l’embryon. Jour après jour, la société s’engouffre dans la dictature. On l’a bien vu dans le traitement préventif du fameux coronavirusIl y a une manipulation des esprits grâce à une gestion par la peur. Même si je ne minimise pas les effets de cette épidémie, je me dis que les 30 000 morts en six mois ne méritaient pas autant de privations de libertés individuelles. On est en droit de se poser des questions. Pour l’Église, le premier principe n’est pas la santé des corps mais le salut des âmes. Cela nous appelle encore plus à l’annonce de l’Évangile, à la conversion et à se souvenir que notre fin dernière n’est pas sur Terre mais dans les cieux. […]

A propos du projet de loi bioéthique – Pour un réveil des consciences

 

 

Communiqué de Monseigneur Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, en date du 18 juillet 2020

En dépit de la crise sanitaire du coronavirus et des graves difficultés économiques et sociales qui en découlent (récession, faillites en chaîne, explosion prévisible du nombre de demandeurs d’emploi, etc.), le Président de la République a souhaité prolonger jusqu’au 31 juillet la session extraordinaire du Parlement

en vue de l’examen, en seconde lecture, à l’Assemblée nationale, du projet de loi relatif à la bioéthique. Le Président de la République et le gouvernement font ainsi de l’adoption de ce texte une priorité absolue, contrairement à l’écrasante majorité de nos concitoyens qui, dans le contexte actuel, sont 71% à penser que ce projet de loi devrait être suspendu ou retiré… ou qui ne sont que 1% à considérer que la procréation médicalement assistée pour les femmes seules et les couples de femmes est une priorité, selon une enquête IFOP réalisée du 12 au 15 juin 2020 auprès d’un échantillon représentatif de 1005 personnes…

Ce parti-pris en dit long sur les présupposés idéologiques qui semblent inspirer l’action des pouvoirs publics, comme sur l’influence prédominante qu’exercent, au sein de la classe politique et des milieux dirigeants, certains lobbies, pourtant ultra-minoritaires.

Faut-il rappeler que l’ouverture, sans motif thérapeutique d’infertilité, de la procréation médicalement assistée aux femmes célibataires comme aux couples de femmes, revient à priver délibérément les enfants ainsi conçus de toute possibilité de connaître leur père et leur filiation paternelle, en dépit de la Convention internationale des droits de l’enfant de l’ONU ratifiée par la France selon laquelle tout enfant a « dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux »(art 7-1) ?

Le projet de loi bioéthique sera examiné en séance publique à partir du 27 juillet à l’Assemblée nationale, mais les travaux de la « commission spéciale bioéthique » qui viennent de s’achever ont considérablement aggravé le contenu du texte que l’Assemblée nationale avait adopté en première lecture au mois d’octobre 2019 et que le Sénat avait profondément remanié en février dernier.

Ne reculant devant aucune transgression, les « apprentis-sorciers » de la « commission spéciale » sont en effet à l’origine d’un certain nombre de dispositions, qui se traduisent incontestablement par une « rupture anthropologique majeure ».

C’est ainsi que la « méthode ROPA » (« réception des ovocytes de la partenaire »), qui consiste à féconder l’ovocyte d’une femme avant de le réimplanter dans l’utérus de sa compagne, pour que l’une et l’autre puissent être reconnues comme étant la mère du même enfant, pourrait être légalisée, au prix d’un véritable éclatement de la maternité… A moins qu’il s’agisse d’une tactique visant à minimiser la gravité de la « PMA sans père » auprès des députés pour emporter plus facilement leur adhésion !

La commission spéciale entend également autoriser la création d’embryons transgéniques, c’est-à-dire la modification génétique des embryons humains, qui risque fort d’aboutir, à plus ou moins brève échéance, à la naissance d’enfants génétiquement modifiés.

Les membres de la commission ont encore la prétention d’autoriser la fabrication d’embryons chimères homme-animal, par insertion de cellules-souches humaines dans des embryons d’animaux.

L’élargissement du diagnostic préimplantatoire (DPI), c’est-à-dire du dépistage prénatal en vue de la destruction des embryons porteurs de certaines anomalies chromosomiques (telles que la trisomie 21) serait autorisé, à des fins ouvertement eugénistes.

Dans le même esprit, la commission spéciale bioéthique de l’Assemblée nationale autorise l’autoconservation des ovocytes (sans raison médicale) afin d’inciter les femmes en âge de procréer à remettre à plus tard leur projet de maternité… par PMA. Elle valide la technique du « bébé médicament », qui consiste à permettre la naissance d’un embryon exempt d’anomalies en vue d’utiliser ses cellules pour soigner un frère ou une sœur. Elle a voté la suppression du délai de réflexion d’une semaine avant une IMG (« Interruption Médicale de Grossesse », qui peut être pratiquée jusqu’à la veille de la naissance). Elle prévoit enfin la transcription automatique à l’état civil des enfants nés à l’étranger d’une GPA (« Gestation pour Autrui »).

Dans ces conditions, qui ne serait effrayé devant une telle manipulation de l’être humain, réduit à un matériau disponible aux désirs égoïstes d’une minorité de privilégiés qui pèsent sur le marché, ou à des fins de recherche médicale, quand on prétend par ailleurs déployer tant d’énergies pour sauvegarder les espèces animales au nom de la protection de l’environnement ?

Comment ne pas manifester son indignation devant ce qui apparaît comme un passage en force, en plein cœur de la torpeur estivale, alors qu’après l’épreuve du confinement, les français sont en quête de détente et d ‘évasion ? Il est même à craindre que la psychose entretenue par la classe politico-médiatique autour d’une hypothétique deuxième vague de l’épidémie, conduisant à la mise en œuvre autoritaire de moyens disproportionnés pour lutter contre la pandémie, serve à détourner l’attention des citoyens de ces basses manœuvres politiques. Pourquoi en effet le Premier Ministre, dans son Discours de politique générale, omet-il d’évoquer le projet de loi bioéthique, alors qu’il est traité en urgence à l’Assemblée nationale ?

Faut-il que la conscience de nos contemporains soit à ce point anesthésiée pour ne plus savoir prendre la mesure de la gravité de telles transgressions destructrices de la dignité de la personne humaine, à commencer par la plus vulnérable ? Pourra-t-on longtemps encore offenser le Créateur en son dessein de sagesse et d’amour ?


Dans son encyclique « Evangile de la Vie », sur la valeur et l’inviolabilité de la vie humaine (25 mars 1995), saint Jean Paul II écrivait, en glosant l’épitre de saint Paul aux Romains :

« Une grande partie de la société actuelle se montre tristement semblable à l’humanité que Paul décrit dans la Lettre aux Romains. Elle est faite d’« hommes qui tiennent la vérité captive dans l’injustice » (1, 18): ayant renié Dieu et croyant pouvoir construire sans lui la cité terrestre, « ils ont perdu le sens dans leurs raisonnements », de sorte que « leur cœur inintelligent s’est enténébré » (1, 21); « dans leur prétention à la sagesse, ils sont devenus fous » (1, 22), ils sont devenus les auteurs d’actions dignes de mort et, « non seulement ils les font, mais ils approuvent encore ceux qui les commettent » (1, 32). Quand la conscience, cet œil lumineux de l’âme (cf. Mt 6, 22-23), appelle « bien le mal et mal le bien » (Is 5, 20), elle prend le chemin de la dégénérescence la plus inquiétante et de la cécité morale la plus ténébreuse ».

« Cependant, ajoutait-il, toutes les influences et les efforts pour imposer le silence n’arrivent pas à faire taire la voix du Seigneur qui retentit dans la conscience de tout homme ; car c’est toujours à partir de ce sanctuaire intime de la conscience que l’on peut reprendre un nouveau cheminement d’amour, d’accueil et de service de la vie humaine » (n. 24).


Il ne manque pas d’hommes et de femmes de bonne volonté, dont la conscience est droite, et qui par leur témoignage, parfois héroïque, contribueront au Réveil des consciences.

+ Marc Aillet

Évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, le 18 juillet 2020

APPEL POUR L'ÉGLISE ET POUR LE MONDE

 aux fidèles Catholiques et aux hommes de bonne volonté

Veritas liberabit vos. Gv 8:32

En ce temps de très grave crise, nous, Pasteurs de l’Église
Catholique, en vertu de notre mandat, considérons comme notre devoir
sacré de lancer un Appel à nos Confrères dans l’Épiscopat, au Clergé, aux
Religieux, au Peuple de Dieu et à tous les hommes de bonne volonté. Cet
appel est également signé par des intellectuels, des médecins, des avocats,
des journalistes et des professionnels, qui en partagent le contenu. Il est
ouvert à la signature de ceux qui voudront en partager le contenu.
Les faits ont montré que, sous prétexte de l’épidémie de Covid-19,
en bien des cas les droits inaliénables des citoyens ont été violés, en
limitant d’une manière disproportionnée et injustifiée leurs libertés
fondamentales, y compris l’exercice de la liberté de culte, d’expression et
de mouvement. La santé publique ne doit pas et ne peut pas devenir une
excuse pour bafouer les droits de millions de personnes dans le monde, et
encore moins pour exonérer l’autorité civile de son devoir d’agir avec
sagesse pour le bien commun; cela est d’autant plus vrai que les doutes
croissent quant à l’effective contagiosité, à la dangerosité et à la résistance
du virus: de nombreuses voix faisant autorité dans le monde de la science
et de la médecine confirment que l’alarmisme à propos du Covid-19
amplifié par les médias ne semble absolument pas justifié.

Nous avons des raisons de croire - sur la base des données officielles
relatives à l’incidence de l’épidémie, et sur celle du nombre de décès - qu’il
existe des pouvoirs fort intéressés à créer la panique parmi la population
dans le seul but d’imposer de façon permanente des formes de limitation
inacceptables de la liberté, de contrôle des personnes, de suivi de leurs
mouvements. Ces formes de limitions liberticides sont un prélude
inquiétant à la création d’un Gouvernement Mondial hors de tout contrôle.
 

Nous croyons aussi que dans certaines situations les mesures de
confinement prises, y compris la fermeture des activités commerciales, ont
conduit à une crise qui a submergé des secteurs entiers de l’économie, ce
qui favorise l’ingérence des puissances étrangères, avec des
répercussions sociales et politiques graves. Ces formes d’ingénierie sociale
doivent être empêchées par ceux qui ont la responsabilité du
gouvernement, en adoptant des mesures pour protéger les citoyens, dont
ils sont les représentants et pour les intérêts desquels ils ont l’obligation de
s’engager. Il est également nécessaire d’aider la famille, cellule de base de la
société, en évitant de pénaliser déraisonnablement les personnes faibles et
âgées par la séparation forcée et douloureuse de leurs proches. La
criminalisation des relations personnelles et sociales doit également être
jugée comme une partie inacceptable du projet de ceux qui favorisent
l’isolement des individus afin de mieux les manipuler et les contrôler.
Nous demandons à la communauté scientifique de veiller à ce que
les soins pour le Covid-19 soient promus honnêtement pour le bien
commun, en évitant scrupuleusement que des intérêts iniques
influencent les choix des gouvernements et des organismes internationaux.
Il n’est pas raisonnable de pénaliser des remèdes qui se sont révélés
efficaces, souvent peu coûteux, uniquement parce qu’on veut donner la
priorité à des traitements ou des vaccins qui ne sont pas aussi fiables mais
qui garantissent aux sociétés pharmaceutiques des bénéfices bien plus
importants, qui pèsent sur la santé publique. Nous rappelons également,
en tant que Pasteurs, que pour les Catholiques, il est moralement
inacceptable
de recevoir des vaccins dans lesquels du matériau provenant
de fœtus avortés est utilisé.

Nous demandons également aux Gouvernements de veiller afin
d’éviter de la manière la plus rigoureuse toute forme de contrôle des
personnes, à la fois par le biais de systèmes de suivi et par toute autre
forme de localisation : la lutte contre le Covid-19 - aussi grave soit-il – ne
doit pas être le prétexte pour approuver des projets douteux d’entités
supranationales nourrissant de très forts intérêts commerciaux et
politiques. En particulier, les citoyens doivent avoir la possibilité de refuser
ces limitations de la liberté personnelle, sans qu’il soit imposé aucune
forme de sanction à ceux qui ne veulent pas recourir aux vaccins, ni
accepter des méthodes de suivi et tout autre instrument similaire. Il faut
considérer également la contradiction flagrante dans laquelle se trouvent
ceux qui poursuivent des politiques de réduction drastique de la
population et qui se présentent en même temps comme des bienfaiteurs
de l’humanité sans aucune légitimité politique ou sociale. Enfin, la
responsabilité politique de ceux qui représentent le peuple ne peut
absolument pas être confiée à des techniciens qui vont jusqu’à revendiquer
pour eux-mêmes des formes inquiétantes d’immunité pénale.

Nous demandons instamment aux médias de s’engager activement
dans une information objective qui ne pénalise pas la dissidence en
recourant à des formes de censure, comme cela se produit couramment sur
les réseaux sociaux, dans la presse et à la télévision. L’information correcte
exige qu’un espace soit accordé aux voix qui ne sont pas alignées sur la
pensée unique, permettant aux citoyens d’évaluer consciemment la réalité,
sans être indûment influencés par des interventions partisanes. Une
confrontation démocratique et honnête est le meilleur antidote au risque
de voir imposées des formes subtiles de dictature, vraisemblablement
pires que celles que notre société a vu naître et mourir dans un passé récent.

Enfin, Nous rappelons, en tant que Pasteurs responsables du
Troupeau du Christ, que l’Église revendique fermement son autonomie
dans le gouvernement, dans le culte, dans la prédication. Cette
autonomie et cette liberté sont un droit inhérent que le Seigneur Jésus-Christ
lui a donné pour la poursuite de ses propres fins. Pour cette raison,
en tant que Pasteurs, Nous revendiquons fermement le droit de décider de
manière indépendante de la célébration de la Messe et des Sacrements,
tout comme nous exigeons une autonomie absolue dans les questions qui
relèvent de notre juridiction immédiate, telles que les normes liturgiques
et les méthodes d’administration de la Communion et des Sacrements.
L’État n’a pas le droit de s’ingérer, pour quelque raison que ce soit, dans la
souveraineté de l’Église. La collaboration de l’Autorité ecclésiastique, qui
n’a jamais été refusée, ne peut impliquer de la part de l’Autorité civile des
formes d’interdiction ou de limitation du culte public ou du ministère
sacerdotal. Les droits de Dieu et des fidèles sont la loi suprême de
l’Église à laquelle elle ne veut ni ne peut déroger. Nous demandons que
les limitations à la célébration des fonctions publiques du culte soient supprimées. 

Nous invitons les personnes de bonne volonté à ne pas se soustraire
à leur devoir de coopérer en vue du bien commun, chacune selon son état
et ses possibilités et dans l’esprit d’une sincère Charité fraternelle. Cette
coopération, souhaitée par l’Église, ne peut cependant être dissociée du
respect de la Loi naturelle, ni de la garantie des libertés des individus. Les
devoirs civils auxquels les citoyens sont tenus impliquent la reconnaissance
par l’État de leurs droits.

Nous sommes tous appelés à évaluer les faits actuels conformément
à l’enseignement de l’Évangile. Cela implique de choisir son camp : avec le
Christ, ou contre le Christ. Ne soyons pas intimidés ou effrayés par
ceux qui nous font croire que nous sommes une minorité : le Bien est
beaucoup plus répandu et puissant que ce que le monde veut nous faire
croire. Nous nous trouvons en train de lutter contre un ennemi invisible,
qui sépare les citoyens entre eux, les enfants des parents, les petits-enfants
des grands-parents, les fidèles de leurs pasteurs, les étudiants des
enseignants, les clients des vendeurs. Ne permettons pas que des siècles de
civilisation chrétienne soient anéantis sous le prétexte d’un virus, en
laissant s’établir une tyrannie technologique haineuse dans laquelle
des personnes anonymes et sans visage peuvent décider du sort du monde
en nous confinant dans une réalité virtuelle. Si tel est le plan auquel les
puissants de la terre entendent nous plier, sachez que Jésus-Christ, Roi et
Seigneur de l’Histoire, a promis que « les portes des Enfers ne prévaudront
pas » (Mt 16, 18).

Confions à Dieu Tout-Puissant ceux qui gouvernent les nations, afin
qu’ils les éclairent et les guident dans ces moments de grande crise. Qu’ils
se souviennent que, tout comme le Seigneur jugera les Pasteurs pour le
troupeau qui leur a été confié, de même Il jugera ceux qui détiennent le
pouvoir et qui ont le devoir de préserver et de gouverner leurs peuples.
Prions avec foi le Seigneur pour qu’Il protège l’Église et le monde.
Que la Très Sainte Vierge, Auxiliatrice des Chrétiens, écrase la tête de
l’ancien Serpent, confonde et déroute les plans des enfants des ténèbres.

 

8 Mai 2020   Vierge du Rosaire de Pompéi 

Pour signer l’appel:    www.veritasliberabitvos.info

 

 

SIGNATAIRES PRELATS ET PRÊTRES
 
Mgr Carlo Maria Viganò, Archevêque, Nonce apostolique
Cdl Joseph Zen Ze-kiun, Evêque émérite de Hong Kong
Cdl Janis Pujats, Archevêque émérite de Riga
Cdl Gerhard Müller, ancien Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi
 
Mgr Luigi Negri, Archevêque émérite de Ferrara-Comacchio
Mgr Thomas Peta, Archevêque métropolitain d’Astana
Mgr Athanasius Schneider, Evêque auxiliaire d’Astana
Mgr Jan Pawel Lenga, Archevêque émérite de Karaganda
Mgr Rene Henry Gracida, Archevêque émérite de Corpus Christi
Mgr Andreas Laun, Evêque auxiliaire de Salzbourg
Mgr Robert Mutsaerts, Evêque auxiliaire de Bois-le-Duc
 
NDLR: Le Cardinal Sarah qui dans un premier temps avait 
approuvé et signé ce texte, s'est finalement rétracté. (Détails sur le 
blog de Jeanne Smits)

« Marie qui guérit les couples » : les sessions qui font des miracles…

Voici un phénomène nouveau qui attire de plus en plus de couples. La dernière session en a attiré une cinquantaine. Guillaume d’Alançon, directeur de l’Institut pour la Famille en Europe, fait le point de la situation :
Guillaume d’A : Je tiens d’abord à vous dire que la prochaine session se tiendra les 21 et 22 mars à l’abbaye ND de Fontgombault, dans l’Indre. Pour s’inscrire c’est ici :
https://www.weezevent.com/les-24-heures-du-couple-2

Concrètement, oui, on peut dire que des couples sont miraculés. Certains, séparés et venus chacun de leur côté… sont repartis ensemble, d’autres nous ont écrit leur joie d’avoir franchi une étape décisive dans la consolidation de leur amour ; il y a aussi ceux qui, déprimés pour des tas de raisons, sont rentrés chez eux le moral au beau fixe… C’est sans compter les foyers qui « marchent plutôt bien » et ont pris la décision d’effectuer un petit « contrôle technique ».
Au niveau des chiffres, actuellement un peu plus de 210 couples se sont inscrits aux 5 précédentes sessions, soit au-delà de 420 personnes. Nous ne dirons pas combien d’enfants ont bénéficié des effets collatéraux, mais on en a sans doute des milliers.
La durée ne dépasse pas 24 heures. Du samedi 17h au dimanche 16h. Ce qui rend la proposition accessible au grand nombre, même à des foyers dont l’un des deux est tout sauf une grenouille de bénitier.

La raison de la fécondité de ces sessions est simple : la soif de joie, de paix profonde, qui motive les époux présents. Le courage aussi. Un vrai courage. Et Notre-Dame qui aime et connaît ses enfants le remarque et les inonde de consolation, de grâce et de lumière.

Ce n’est pas d’abord le charisme du prédicateur ou même le contenu de sa prédication qui font des merveilles, c’est avant tout la disposition humble et confiante, toute abandonnée à la volonté divine.
C’est alors que Marie, notre Mère du Ciel, peut conduire chacun sur un chemin de croissance et de guérison.
Oui, seul le cœur d’enfant rend possible le miracle. Et, chose bien banale pour une maman, celle-ci vient guérir ce qui était blessé…
O Marie qui guérissez les couples, priez pour nous, intercédez auprès de votre Fils pour ceux qui en ont besoin !
En attendant, ceux qui souhaitent connaître la neuvaine à “Marie qui refait les couples” et le sanctuaire qui lui est attaché, c’est ici : https://www.life-editions.com/product-page/marie-qui-refait-les-couples
Et là : https://www.mariequigueritlescouples.com/

En Chine, la persécution des églises catholiques rebelles s'intensifie

Pression sur les objecteurs de conscience catholiques pour les pousser à rejoindre l'Église patriotique. Pendant ce temps, les églises sont fermées, les prêtres chassés et les communautés intimidées.

par Zhao Mingzhe

Deux ans après la signature de l' accord entre le Saint-Siège et la Chine en 2018, la persécution des fidèles qui n'ont pas l'intention de rejoindre l' Association patriotique catholique chinoise ( APCC ) se poursuit sans relâche. Ignorant les directives du Vatican de 2019 , qui autorisent les prêtres et les évêques de ce qui était connu comme l'Église catholique clandestine à ne pas rejoindre l'APCC pour des raisons de conscience , le PCC persiste dans une tentative de forcer tous les catholiques sous son contrôle. .

En novembre, une église catholique non enregistrée dans le diocèse de Mindong dans la province du Fujian au sud - est a été fermée parce que son prêtre avait refusé de rejoindre l'APCC. Depuis lors, la communauté a continué à se réunir en secret dans une cabane construite aux dépens des fidèles avec des tôles métalliques. Un membre de l'église a déclaré à Bitter Winter que des représentants du gouvernement avaient fait une descente dans l'église improvisée le 24 janvier alors que des croyants chantaient des hymnes et priaient, menaçant de démolir l'installation si la communauté se ralliait.

Les fidèles ont expliqué que l'année dernière, suite à la fermeture de l'église, le prêtre a été contraint de quitter la ville et de se cacher. Cependant, pendant l'épidémie de coronavirus, la police a continué de le rechercher en offrant des récompenses aux résidents pour le signaler. De plus, les autorités ont menacé d'impliquer les familles des personnes surprises de protéger le prêtre.

Le croyant croit que le gouvernement a voulu user de l'influence du prêtre pour "rallier la communauté comme s'il s'agissait d'un troupeau de moutons pour la livrer à l'APCC" puis s'en débarrasser. L'homme a ajouté: "Ce sont les ruses habituelles du Parti communiste. Ils attaquent et accusent des prêtres de divers crimes, affirmant avoir désobéi à l'État en refusant de se conformer aux lois et règlements. Les prêtres qui n'ont pas l'intention de rejoindre l'APCC savent qu'ils seront sûrement persécutés. Je suis dégoûté par le comportement du gouvernement. Ils ont installé des caméras de surveillance à l'intérieur et à l'extérieur des églises gérées par le gouvernement. Seuls les prêtres approuvés par l'État peuvent célébrer la messe alors que les prêtres non autorisés ne peuvent même pas entrer dans l'église. "

Les fidèles ont poursuivi: «Si nous rejoignons l'APCC, nous serons sous le contrôle du gouvernement et les prêtres dans leurs homélies devront parler des politiques, lois et réglementations nationales. La nature de notre foi sera complètement déformée. Il n'y a jamais eu d'accord entre le gouvernement et la religion. Le régime vise à nous faire croire au parti et nous interdit d'avoir foi en Dieu ».

Selon un document intitulé Déclaration de responsabilité pour les objectifs du travail religieux pour 2019 , publié par l'administration d'une localité du Fujian, les autorités devraient continuellement intensifier leurs efforts pour contrôler et réprimer l'Église catholique non enregistrée. Non seulement les activités religieuses doivent être limitées et interdites, mais toutes les religions où il peut être "transformé par l'éducation" dispensées par du personnel spécial.

Les catholiques du diocèse de Yujiang dans la province sud-est du Jiangxi qui refusent de rejoindre l'APCC sont persécutés de la même manière.

En juillet et août, des responsables de l'administration municipale de Fuzhou ont fait une descente dans une église catholique non enregistrée que la communauté avait déguisée en temple des ancêtres, un site sacré dans la Chine rurale où les familles rendent hommage et offrent des sacrifices à leurs ancêtres. Les autorités ont ordonné la vidange de l'église, menaçant de la détruire si la communauté désobéissait et se réunissait. Les symboles religieux de l'Église ont été remplacés par le slogan "N'oubliez pas l'intention originale, gardez la mission à l'esprit" et d'autres affiches de propagande.

 

Depuis lors, les membres de la communauté ont commencé à se rencontrer secrètement chez eux. Cependant, lorsque l'administration en a eu connaissance, ces réunions clandestines ont également été interdites. Les fidèles ont peur d'accueillir des réunions chez eux car les administrations ont menacé de licencier leurs familles et de priver leurs enfants de la possibilité d'aller à l'école ou de chercher du travail.

 

Un prêtre d'une église non constituée en société dans le diocèse de Yujiang a déclaré à Bitter Winter : "Afin de tuer notre religion, le régime nous fatigue progressivement, interdisant les activités religieuses et l'éducation des fidèles. Espérons que le pape ne croira pas aux déclarations unilatérales du PCC et n'entendra pas ce que disent les fidèles des églises non enregistrées. Si nous faisons partie de l'APCC, notre croyance sera corrompue »

Pendant l'épidémie de coronavirus, les autorités du pays ont continuellement réprimé les églises catholiques non enregistrées, invoquant l'insuffisance des mesures de santé ou de prévention des incendies comme prétexte. Les administrations ont obligé les communautés à se conformer à toutes les exigences du gouvernement, y compris l'adhésion à l'église d'État, menaçant de fermer les lieux de culte.

Un membre d'une église non enregistrée à Wengyang, un sous-district de la ville de Yueqing dans la province orientale du Zhejiang, a commenté: "Les fonctionnaires tentent de trouver des lacunes dans les églises en inspectant tous les aspects de leurs activités. Ils vérifient si les salles à manger ont l'équipement pour désinfecter et stériliser la vaisselle et combien y a-t-il de poubelles. Mais ce que le régime veut vraiment, c'est nous forcer à rejoindre l'APCC pour nous contrôler. "

Commentaire de ACC : Comment est-ce possible que le Vatican ne soit pas au courant? Pourquoi n'y a t-il aucune réaction de sa part? 

Cette statue de la Sainte Vierge va parcourir la France en calèche

 

 

 

 Du 1er mai au 15 août , deux calèches vont sillonner l’Hexagone avec une statue de Notre-Dame de France.

« Une statue de Marie posée sur une calèche sillonnant les petites routes de France sur des centaines de kilomètres, on espère au minimum que cela va susciter quelques questions ! » Sans parler des dizaines de pèlerins que Claire d’Hébrail voit déjà marcher et prier autour de l’attelage, de village en village, kilomètre après kilomètre. Chargée de la communication du pèlerinage du Grand M de Marie, la mère de famille trace les contours de cette initiative hors du commun : « Du 1er mai au 15 août, deux calèches tirées par des chevaux vont s’élancer de Lourdes, à l’ouest, et de La Salette, à l’est du pays. Cap sur le nord et Pontmain pour la première ; vers Paris et la rue du Bac pour la seconde. Les deux attelages se retrouveront le 15 août à Pellevoisin au terme dun périple de 1 500 kilomètres. » En reliant cinq sanctuaires mariaux, elles auront tracé sur la France au gré de leurs pérégrinations le « M » de Marie. « L’idée est dconsacrer à nouveau la France à la Mère de Dieu et d’œuvrer à un réveil spirituel de la France », explique la jeune femme.

Des veillées organisées à chaque halte

Un pèlerinage doublé d’un projet missionnaire. D’une dizaine de kilomètres seulement, les étapes quotidiennes ont été pensées pour permettre la rencontre et l’échange. Des dizaines de communes seront visitées, rurales et déchristianisées pour la grande majorité. « Nous pensons que la figure de Marie peut être d’une grande aide dans l’évangélisation. En effet, elle apparaît souvent comme plus accessible à ceux qui sont loin de la foi. » Sur la route, plusieurs milliers de prières de consécration à Marie seront ainsi distribuées aux personnes rencontrées. À chaque halte, des veillées seront organisées et une copie miniature de la statue de Notre-Dame de France sera laissée aux hôtes afin de matérialiser le passage de cet insolite pèlerinage.

Le pèlerinage du M de Marie attire particulièrement les jeunes. « Ils sont nombreux à s’être manifestés pour venir passer un week-end, voire une semaine de marche entre amis », se réjouit de son côté Maxime Bonnassies, étudiant qui consacre six mois au projet.

Cette initiative nécessite néanmoins d’être portée par des acteurs locaux (paroisses, communautés religieuses...) le temps d’une semaine et au fil des étapes. « À cette heure, nous avons trouvé une vingtaine de référents sur les trente nécessaires », explique Claire d’Hébrail. Il s’agit donc de trouver les responsables et bénévoles restants pour assurer la continuité du parcours 

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